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La Découverte
EAN : 9782707194398
Code sériel : 87
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 486
Format : 125 x 190 mm

L'Odyssée

Suivi de « Des dieux et des hommes », par François Hartog

Philippe JACCOTTET (Traducteur, Notes), François HARTOG (Postface)
Date de parution : 07/02/2017

« Ô muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
souffrant beaucoup d’angoisse dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins
sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu’il en eût :
par leur...

« Ô muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
souffrant beaucoup d’angoisse dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins
sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu’il en eût :
par leur propre fureur ils furent perdus en effet,
ces enfants qui touchèrent aux troupeaux du dieu d’En Haut,
le Soleil qui leur prit le bonheur du retour…
À nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits ! »
Ainsi s’ouvre le premier des vingt-quatre chants de L’Odyssée – mais faut-il présenter ce « très vieux poème » ? La superbe traduction versifiée de Philippe Jaccottet fait revivre l’épopée d’Homère, qui vient « à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l’air cristallin de la Grèce… ».
D’après la tradition antique, Homère, l’aède aveugle, aurait vécu au IXe siècle avant notre ère et serait l’auteur de cette épopée universellement connue, composée après L’Iliade.

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EAN : 9782707194398
Code sériel : 87
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 486
Format : 125 x 190 mm
La Découverte

Ils en parlent

L’Odyssée,cette épopée de l’errance, est aussi une histoire d’hospitalité. Celle de
Nausicaa, par exemple, qui fait donner ici à Ulysse vêtements, nourriture et boissons. Accueillir l’étranger, c'est alors respecter les dieux. Être humain, en somme. Au contraire de Polyphème, monstre cyclope, qui se nourrit des migrants.
Louis Chevaillier / Le 1
Faut-il présenter ce très vieux poème ? La superbe traduction de Philippe Jaccottet fait revivre l'épopée d'Homère qui vient à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l'air cristallin de la Grèce...
La semaine du Roussillon

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ostotorro Posté le 28 Décembre 2019
    L'expérience de l'Odyssée au travers de la traduction réalisé par P.Jacottet et de la lecture de Gaël Kamilindi est formidable. On se sent voguer et voyager avec Ulysse.
  • Nau Posté le 23 Juillet 2018
    J'ai lu ce livre très jeune, puisque je porte un prénom qui se rapporte fortement à ce livre. Je m'y suis donc très tôt intéressé, à mon plus grand plaisir. Homère nous raconte les aventures d'Ulysse de manière très poétique. Si parfois certains passages peuvent faire peur en raison du style de l'écriture, nous nous laissons finalement très bien embarqué dans cette histoire que Homère raconte si bien. Une pure merveille.
  • jmb33320 Posté le 5 Juin 2018
    Je n'avais jamais lu L'Odyssée, j'ai eu envie de me confronter au texte lui-même. Et je dois dire que c'est un choc culturel : Je ne me suis pas senti si éloigné que ça de l'ancien testament et de ses massacres innombrables, car il faut bien avouer que l'arrière plan est épouvantablement violent. Ce qui m'a étonné, c'est la narration "en continu" au long de ces 24 chants... Mélange détonnant de modernité et d'archaïsmes quasi incompréhensibles. J'ai lu la traduction de Philippe Jaccottet.
  • nowornever Posté le 20 Juin 2013
    Le voyage d'Ulysse à travers les mers. Un voyage fait de rencontres et d'épreuves jusqu'au retour à la maison du héros de la guerre de Troie. Un classique de la culture littéraire et très différent de l’Iliade dans sa construction et sa thèmatique.
  • Chouchane Posté le 18 Avril 2013
    Platon a commenté l’Odyssée et des millions d’autres après lui et me voilà, moi, anonyme du XXI°siècle, devant ma feuille à vouloir dire le tourbillon qui m’a emportée sur le « dos énorme des eaux », car l’écriture homérique ne laisse personne sur le rivage. Mais, il faut commencer par le début car début il y a : l’école communale. C’est là que l’on rencontre Ulysse pour le première fois parmi des extraits choisis, des dessins, des chromos délavés, des films des années 70 avec la très belle Irène Papas en Pénélope… les années passent et sans avoir vraiment lu l’Odyssée on a l’impression de tout savoir. Chemine alors le sentiment que lire Homère sera différent mais en sera-t-on capable ? sera-t-on à même de saisir la beauté de 15 000 vers, de suivre XXIV chants ? Ce « plus grand chef d’œuvre de la littérature » n’est-il pas réservé à l’élite helléniste ? ne doit-on pas se contenter d’extraits choisis ? Je peux vous le dire maintenant : non ! l’Odyssée c’est une expérience monumentale, captivant, poétique (évidemment), époustouflant, on entre dedans sans effraction la porte s’ouvre toute grand dès le premier vers « O muse, conte-moi l’aventure... Platon a commenté l’Odyssée et des millions d’autres après lui et me voilà, moi, anonyme du XXI°siècle, devant ma feuille à vouloir dire le tourbillon qui m’a emportée sur le « dos énorme des eaux », car l’écriture homérique ne laisse personne sur le rivage. Mais, il faut commencer par le début car début il y a : l’école communale. C’est là que l’on rencontre Ulysse pour le première fois parmi des extraits choisis, des dessins, des chromos délavés, des films des années 70 avec la très belle Irène Papas en Pénélope… les années passent et sans avoir vraiment lu l’Odyssée on a l’impression de tout savoir. Chemine alors le sentiment que lire Homère sera différent mais en sera-t-on capable ? sera-t-on à même de saisir la beauté de 15 000 vers, de suivre XXIV chants ? Ce « plus grand chef d’œuvre de la littérature » n’est-il pas réservé à l’élite helléniste ? ne doit-on pas se contenter d’extraits choisis ? Je peux vous le dire maintenant : non ! l’Odyssée c’est une expérience monumentale, captivant, poétique (évidemment), époustouflant, on entre dedans sans effraction la porte s’ouvre toute grand dès le premier vers « O muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif ». L’Odyssée c’est la source de tout notre imaginaire occidental, Pallas Athéna la déesse qui touche de sa baguette d’or (comme les fées) Ulysse, lequel se couvre d’une vieille peau de cerf pour n’être plus reconnaissable (comme peau d’âne), Pénélope qui attend avec ferveur 20 ans son époux (les romantiques allemands), Ulysse qui descendu aux enfers donne son sang aux morts pour réveiller leur vigueur (un peu de vampire là dedans…), c’est à l’avenant, la littérature occidentale ne serait pas ce qu’elle est et nous non plus si Homère n’avait pas écrit cela il y a 2700 ans ! La langue homérique n’est pas seulement poétique elle possède une puissance d’évocation qui provoque une succession d’images éblouissantes dans l’esprit, la mer déchaînée, le geyser de Charybe qui avale et recrache en morceaux les navires et les hommes. Epuisé de ces tempêtes, Ulysse qui s’endort sur la couche d’un « berceau d’oliviers emmêlés », les feuilles sèches constituent épais matelas et couverture protectrice, on entend le crissement des feuilles, on sent l’odeur de la végétation méditerranéenne, on écoute la mer. La nature est propre, des troupeaux gras paissent paisiblement dans les vastes prairies des plaines grecques. C’est vraiment beau. Les dieux sont accessibles puissants mais négociables. La violente est présente, les morts sont brutales, les vengeances terribles, les Dieux nous paraissent souvent injustes mais n’est pas ainsi que nous percevons la vie parfois tellement injuste et absurde à l’image des Dieux. Avant de conclure, je voudrais insister sur la qualité de la traduction, j’ai feuilleté plusieurs Odyssée, une mauvaise ou trop ancienne et vieillotte traduction peut anéantir toute cette magie. J’ai eu la chance de lire celle de Jaccottet, elle est parfaite pour nos esprits et notre siècle. Lire Homère c’est se relier à tous ceux qui avant nous l’on lu, c’est s’inscrire dans le monde et prendre sa place entre les humains vivants ou morts, peu importe.
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