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Robert Laffont
EAN : 9782221221433
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 121
Format : 122 x 182 mm

Zacharie l'escarcelle et autres récits

Alfreda AUCOUTURIER (Traducteur), Georges NIVAT (Traducteur), Lucile NIVAT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 22/11/2018

Zacharie l’Escarcelle, tel est le sobriquet de Zacharie Dimitrich, le gardien chargé de la surveillance du Champ-des-Bécasses, où l’on a dressé un mémorial en hommage aux deux cent mille soldats russes morts pour leur patrie au XIVe siècle. Zacharie prend sa mission très à coeur mais il manque totalement de...

Zacharie l’Escarcelle, tel est le sobriquet de Zacharie Dimitrich, le gardien chargé de la surveillance du Champ-des-Bécasses, où l’on a dressé un mémorial en hommage aux deux cent mille soldats russes morts pour leur patrie au XIVe siècle. Zacharie prend sa mission très à coeur mais il manque totalement de moyens – l’escarcelle où il range le livre d’or qu’il fait signer à chaque visiteur est cousue dans son propre veston… À travers le portrait de ce paysan costaud et roublard à la fois, Soljenitsyne fait partager à ses lecteurs l’immense amour que chaque Russe porte à son pays.
Les trois autres textes qui accompagnent ce récit (La Main droite, La Procession de Pâques et Études et Miniatures) témoignent de la variété du génie de l’écrivain, prix Nobel de littérature en 1970, dont cette édition célèbre le centenaire de la naissance.

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EAN : 9782221221433
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 121
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sachenka Posté le 30 Novembre 2017
    Alexandre Soljenitsyne nous a accoutumé aux longs et intimidants pavés, comme L’archipel du goulag et Le pavillon des cancéreux. Eh bien, il a réussi à me surprendre avec ce court recueil d’à peine cent pages. Mais il y a plus. Passé la surprise de la brièveté inhabituelle, il y a le style qui est diamétralement à l’opposé de ses autres écrits très réalistes. D’abord, des études et miniatures très, très succinctes (parfois seulement d’une page) mais ô combien jolies. Rarement l’évocation d’un mignon petit animal, d’un arbre ou d’un paysage couché sur papier ne m’a autant inspiré. J’ai découvert à son auteur des élans poétiques insoupçonnés. Puis vient la nouvelle éponyme, Zacharie l’Escarcelle. C’est à la fois un portrait et… je ne saurais trop dire quoi. Dans tous les cas, je l’ai trouvé bien réussie. Lors d’une randonnée à la campagne, des amis tombent sur cet homme, un gardien, à l’air mi-paysan mi-brigand. Cet homme veille autant qu’il le peut sur quelques arpents de terre oubliés de tous, le Champ-des-Bécasses. Ce site d’une bataille historique que les Russes ont gagné sur les Hordes contient entre autres un mémorail vandalisé et... Alexandre Soljenitsyne nous a accoutumé aux longs et intimidants pavés, comme L’archipel du goulag et Le pavillon des cancéreux. Eh bien, il a réussi à me surprendre avec ce court recueil d’à peine cent pages. Mais il y a plus. Passé la surprise de la brièveté inhabituelle, il y a le style qui est diamétralement à l’opposé de ses autres écrits très réalistes. D’abord, des études et miniatures très, très succinctes (parfois seulement d’une page) mais ô combien jolies. Rarement l’évocation d’un mignon petit animal, d’un arbre ou d’un paysage couché sur papier ne m’a autant inspiré. J’ai découvert à son auteur des élans poétiques insoupçonnés. Puis vient la nouvelle éponyme, Zacharie l’Escarcelle. C’est à la fois un portrait et… je ne saurais trop dire quoi. Dans tous les cas, je l’ai trouvé bien réussie. Lors d’une randonnée à la campagne, des amis tombent sur cet homme, un gardien, à l’air mi-paysan mi-brigand. Cet homme veille autant qu’il le peut sur quelques arpents de terre oubliés de tous, le Champ-des-Bécasses. Ce site d’une bataille historique que les Russes ont gagné sur les Hordes contient entre autres un mémorail vandalisé et une église dévastée et remplie de graffitis. C’est un peu triste, nostalgique. Pourquoi j’aime cette nouvelle ? Il y a le portrait de ce vieil homme, fier, probablement un vétéran d’une guerre quelconque, qui prend sa tâche très sérieux malgré la décrépitude des lieux qui auraient dû inspirer le respect. La narration, qui fait des bonds dans le passé (presque comme la réminescence de vieux souvenirs), rend à ces lieux leur gloire d’antan, avec les hauts faits d’armes des Russes des siècles précédents. Un certain hommage aux héros de la Seconde guerre mondiale ? Et il y a ces extraits de poèmes d’Alexandre Blok, parsemés ici et là, qui ajoutent à la beauté et è la majesté des lieux. Tellement que l’écriture de Soljenitsyne s’en trouve, selon moi, elle-même embellie. Les deux dernières nouvelles, d’environ vingt ou trente pages chacunes, m’ont un peu moins plu. Elles sont écrites dans un style assez semblable mais leur sujet m’a moins intéressé alors elles me sont peu restées en mémoire : des blessés dans un hôpital et une procession qui tourne mal. N’empêche, pour des écrits de jeunesse, c’est tout de même assez réussi. Belle petite découverte!
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  • Luniver Posté le 8 Juillet 2013
    Habitué aux longues fresques du « Pavillon des cancéreux » et du « Premier cercle », je me suis retrouvé face à un style totalement différent ici. La première partie du livre est consacrée aux « études et miniatures », série de très courts textes d'une page ou deux seulement : respiration tranquille sous un pommier, caneton qui s'émancipe de sa mère, une petite branche d'orme qui pousse sur un morceau de tronc débité, ... La deuxième partie comprend trois nouvelles un peu plus longue : un vieux garde d'un endroit aujourd'hui oublié par tous, un malade qui arrive péniblement à l'hôpital pour y mourir et qui se fait refouler parce qu'arrivé après les heures d'admission et une procession religieuse dans un village qui a en grande partie déserté la religion. L'occasion de découvrir Soljenitsyne dans un style très poétique et contemplatif peu habituel. Il exprime aussi dans ce recueil sa peur ou sa tristesse de voir la religion peu à peu abandonnée et vidée de toute substance. Ces textes viennent compléter le portrait qu'on se fait de l'auteur avec ses grands succès littéraires.
  • lecassin Posté le 11 Octobre 2012
    « Zacharie l’escarcelle » est le plus long texte de ce recueil qui comprend également trois autres parties : « Etudes et miniatures », « La main droite », « La procession de Pâques ». « Etudes et miniatures », qui ouvre ce recueil est constitué d’une série de petits textes, sortes de poésies en prose sur des thèmes aussi variés que « La respiration », « Le caneton », « Un orage en montagne »… on évoque Tourgueniev… « Zacharie l’escarcelle » est le récit d’une sortie à vélo. Destination ? Un des hauts lieux de l'histoire russe : le mamelon entre le fleuve Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand Prince de Moscou mit en déroute l’armée mongole. Un carnage d’une nuit qui laissa 200 000 morts sur le terrain au petit matin. Sur le site, un mémorial à l’abandon… Ce sera l’occasion pour les randonneurs de rencontrer Zacharie, l’inutile gardien des lieux, crasseux et fort en gueule… Mais n’est pas là l’âme russe ? « La main droite » : un relégué est admis dans une maison de santé à l’article de la mort. La guérison est proche quand arrive un vétéran du détachement de la... « Zacharie l’escarcelle » est le plus long texte de ce recueil qui comprend également trois autres parties : « Etudes et miniatures », « La main droite », « La procession de Pâques ». « Etudes et miniatures », qui ouvre ce recueil est constitué d’une série de petits textes, sortes de poésies en prose sur des thèmes aussi variés que « La respiration », « Le caneton », « Un orage en montagne »… on évoque Tourgueniev… « Zacharie l’escarcelle » est le récit d’une sortie à vélo. Destination ? Un des hauts lieux de l'histoire russe : le mamelon entre le fleuve Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand Prince de Moscou mit en déroute l’armée mongole. Un carnage d’une nuit qui laissa 200 000 morts sur le terrain au petit matin. Sur le site, un mémorial à l’abandon… Ce sera l’occasion pour les randonneurs de rencontrer Zacharie, l’inutile gardien des lieux, crasseux et fort en gueule… Mais n’est pas là l’âme russe ? « La main droite » : un relégué est admis dans une maison de santé à l’article de la mort. La guérison est proche quand arrive un vétéran du détachement de la Révolution Mondiale qui s’illustra lors de combats sanglants en 1921. L’homme est mourant, mais la réceptionniste de bureau des entrées refuse le l’accepter : les horaires d’admission sont passés… « La procession de Pâques ». On attend la procession de Pâques à l’église patriarcale de Pérédelkino… Quelques fauteurs de troubles éméchés quelques miliciens…une bousculade …une bien étrange procession pascale avec transistor, cigarettes et bonnets enfoncés sur les têtes, mais quoi, « on est dehors et le droit de ne pas croire en Dieu est garanti par la constitution ». Un petit recueil qui contraste singulièrement avec les « grandes œuvres » d’Alexandre Soljenitsyne, au moins par la longueur. Quant au style, il reste somptueux…
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