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Sonatine
EAN : 9782355846885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 220 mm

Allez tous vous faire foutre

Fabrice POINTEAU (Traducteur)
Date de parution : 08/11/2018
Sauvage, déjanté, sans pitié. On vous présente Jack Price.

 
 « Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner :...  « Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner : les gens vous regarderont comme si quelque chose ne tournait pas très rond chez vous. Le mieux, c’est peut-être de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme.

Jack Price est à la cocaïne ce qu’Über est au transport. C’est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C’est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu’un n’aime pas qu’il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider.

Grosse erreur.

Énorme erreur.

Parce que maintenant Jack n’est plus obligé de se contenir. Il n’a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d’obéir aux règles.

Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s’en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje.

Je suis Aidan Truhen. Merci »
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EAN : 9782355846885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 220 mm
Sonatine

Ils en parlent

" Un style qui évoque simultanément James Joyce et South Park. Ahurissant, terrifiant, genial ! (...) Rarement un texte aussi horrible nous aura procuré tant de plaisir. "
 
Der Spiegel
« Un roman bourré d'humoir noir et d'adrénaline. »
Jean-Marie Wynants / Le Soir

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • afriqueah Posté le 25 Mai 2020
    La couverture, j’ai quand même collé un cœur rose sur la tête de mort. C’est d’ailleurs le conseil que donne Aidan Truhen, pseudonyme d’un écrivain anglais connu : « le mieux, c’est de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça, quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme. » Nous sommes aimablement prévenus, ce n’est pas un polar pour grand mères, pour mamies en colère qui vous en font baver si un chien est estropié, elles qui n’ont littéralement rien d’autre à foutre. Moralement répréhensible, et très drôle par l’emploi d’un vocabulaire à la Giordano pour parler de crimes et de drogue. Un certain ton ingénu constate par exemple que « en cette époque éclairée, nous n’avons pas tout à fait réglé la question du racisme dans le monde et les policiers blancs aiment encore souvent avoir l’occasion de faire chier les personnes noires ou basanées. » Répréhensible, et apparemment innocent : il n’est plus question de bien et de mal, le héros, Jack Price, bon, anti héros si vous préférez, enfin le narrateur est un dealer de cocaïne à... La couverture, j’ai quand même collé un cœur rose sur la tête de mort. C’est d’ailleurs le conseil que donne Aidan Truhen, pseudonyme d’un écrivain anglais connu : « le mieux, c’est de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça, quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme. » Nous sommes aimablement prévenus, ce n’est pas un polar pour grand mères, pour mamies en colère qui vous en font baver si un chien est estropié, elles qui n’ont littéralement rien d’autre à foutre. Moralement répréhensible, et très drôle par l’emploi d’un vocabulaire à la Giordano pour parler de crimes et de drogue. Un certain ton ingénu constate par exemple que « en cette époque éclairée, nous n’avons pas tout à fait réglé la question du racisme dans le monde et les policiers blancs aiment encore souvent avoir l’occasion de faire chier les personnes noires ou basanées. » Répréhensible, et apparemment innocent : il n’est plus question de bien et de mal, le héros, Jack Price, bon, anti héros si vous préférez, enfin le narrateur est un dealer de cocaïne à haut niveau. Une autre association vient contrarier ses plans, il tue ou veut tuer toute la bande. En réalité, l’histoire importe peu, ce qui est drôle ce sont les commentaires, style je cherche un accord entre nos deux intérêts, car il en va de mon évolution de carrière, bing, je tue. Avant de tirer il se fait tirer dessus par des professionnels qui se sont introduits « par erreur »chez lui. Bien sûr il désapprouve et essaie de faire partager sa désapprobation générale. Car, lui, il a beau être un dealeur de cocaïne, ce n’est pas son tao les manières précipitées, voire grossières des tueurs. Pas du tout, car il préfère la négociation, en homme raisonnable il se satisfait de la justice réparatrice …mais pas toujours facile. Le déplorable dans l’affaire, c’est le manque de communication. « C’est comme si ils ne voyaient pas que j’ai un point de vue légitime et que celui-ci doit être pris en compte dans nos discussions pour que nous puissions passer outre ce mauvais moment et avancer ensemble dans une harmonie nouvelle ». Il est réglo, le Jack, il donne le choix à son adversaire, pour qu’il n’y ait pas de désaccords éphémères mais regrettables. Mais, bing. Il deale et a ses propres moyens, basés sur le non intérêt que tout le monde a sur le monde qui l’entoure. Si tu paies, le portier ne demande pas ce qu’il y a dans le lourd carton, et le pourboire signifie vas te faire foutre. Qu’est ce qu’il y a dans le carton ? Rien à branler. Basé aussi sur le cryptage des données, le brouillage de ses téléphones, le secret de ses investissements ( pas de cash, pas de bitcoin, pas de kugerrand non plus. Pas d’argent, en fait) Tout à fait non-recommandable, immoral, se moquant de choses aussi nobles que l’honneur, l’amitié, le mouvement hippie, le développement personnel, vraiment iconoclaste, et à la fois, par la manière de raconter, complètement candide et apparemment dans son bon droit, celui de continuer à vivre parmi d’autres hyènes que lui, et d’essayer grâce à son extrême intelligence de non seulement gagner, mais de les exterminer(gentiment, hein, la violence, c’est pas son truc, il l’a déjà dit) Jack nous balade dans une histoire sans grande finalité, sauf ses commentaires. Un autre dealer a été condamné pour, en plus, avoir couché avec une groupie qui n’a en fait que dix sept ans. « Je suis choqué, dit Jack, je vous le dis choqué de découvrir que des gamines de dix sept ans se tapent des musiciens de rock. Nous devons mettre un terme à cette folie ou notre société disparaitra dans un feu nucléaire car comme nous le savons c’est à ça que mène inévitablement l’orgasme féminin adolescent.» Et puis, il y a les riches, quand on dit riches, oh, ceux qui s’ennuient, quel pays vais je acheter se demandent-ils ? et qui se heurtent à des complotistes écolos antiaméricains , qui ont le culot de s’opposer à ce qu’une de leurs compagnies d’énergie fossile brûle quelques villages perdus au fond du Venezuela. Le monde, selon Jack, ce sont les lanceurs d’alerte qui se cachent des sociétés, les sociétés qui se cachent des impôts, les politiciens qui se cachent de la presse et les journalistes qui se cachent des dictateurs et des flics, pas les bouffeurs de donuts à la papa, ceux qui comptent passer aux infos le soir. Bref, ce n’est vraiment pas un polar pour votre grand-mère mais pour moi qui suis grand-mère, oui, grande lecture.
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  • Lili0000 Posté le 23 Avril 2020
    Jack Price mène tranquillement un petit trafic de cocaïne bien rodé. Tout est parfaitement bien organisé et Jack n’est pas le genre d’homme à jouer les Parrains. Mais quand sa vieille voisine du dessous est assassinée, Jack s’inquiète pour lui et veut savoir ce qui a pu conduire la vieille dame à se faire abattre dans son propre appartement. En fourrant son nez dans une affaire qui ne le regarde pas, Jack déclenche la fureur de quelqu’un qui engage les Sept Démons pour le faire taire. Mais Jack n’est pas du genre à se laisser exécuter. Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. J’ai plusieurs fois au cours de ma lecture pensé à une sorte de course poursuite à la Pulp Fiction. J’ai ri aussi. Souvent. Mais l’écriture m’a donné beaucoup de mal. La rédaction ressemble au flot de pensées ininterrompu du narrateur. J’ai déjà du mal avec le langage « parlé ». Alors le langage pensé… En résumé, une expérience pas mauvaise mais je manquais peut-être un peu de cocaïne pour l’apprécier pleinement. A lire sur un échafaudage.
  • Rennath Posté le 28 Février 2020
    Le style est compact, il faut s'accrocher pour suivre l'histoire, d'autant plus que le personnage principal est complètement déjanté. C'est saignant, violent et jubilatoire ...
  • lesjolismotsdeclem Posté le 18 Février 2020
    Du cinéma contemporain, j'affectionne particulièrement deux réalisateurs. Quentin Tarantino et Guy Ritchie. Ils ont un talent certain pour peindre des portraits de paumés au bord de la rupture couplé de dangereux sociopathes. Dont on se prend d'affection. Je n'irai pas jusqu'à dire auxquels on s'identifie. Quoique. Le tout sur une bande son rock et planante. Un cocktail hautement addictif; J'ai retrouvé cette douce folie aromatisée d'hémoglobine sous la plume échevelée d'Anonyme. Point de drogue mais du Bourbon et de la bière en guise d'essence, pour un feu d'artifice de foutraque et politiquement incorrect. Le genre de lecture qui me fait éclater de rire seule dans les transports en commun. D'autant plus seule, que la couverture gracieuse d'Allez tous vous faire foutre d'Aidan Truhen est le meilleur moyen d'obtenir une place assise pour son sac à main : "Jack Price est à la cocaïne ce qu'Über est au transport. C'est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C'est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu'un n'aime pas qu'il la pose. La preuve :... Du cinéma contemporain, j'affectionne particulièrement deux réalisateurs. Quentin Tarantino et Guy Ritchie. Ils ont un talent certain pour peindre des portraits de paumés au bord de la rupture couplé de dangereux sociopathes. Dont on se prend d'affection. Je n'irai pas jusqu'à dire auxquels on s'identifie. Quoique. Le tout sur une bande son rock et planante. Un cocktail hautement addictif; J'ai retrouvé cette douce folie aromatisée d'hémoglobine sous la plume échevelée d'Anonyme. Point de drogue mais du Bourbon et de la bière en guise d'essence, pour un feu d'artifice de foutraque et politiquement incorrect. Le genre de lecture qui me fait éclater de rire seule dans les transports en commun. D'autant plus seule, que la couverture gracieuse d'Allez tous vous faire foutre d'Aidan Truhen est le meilleur moyen d'obtenir une place assise pour son sac à main : "Jack Price est à la cocaïne ce qu'Über est au transport. C'est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C'est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu'un n'aime pas qu'il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider. Grosse erreur. Énorme erreur. Parce que maintenant Jack n'est plus obligé de se contenir. Il n'a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d'obéir aux règles. Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s'en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje." Jack Price. L'anti heros élégant. Tout en discrétion et distinction. Un parangon de péchés en col blanc qui se mue en psychopathe quand sa vie est sous contrat d’exécution. Sept mercenaires aiguisés comme des lames de couteaux qui ont maille à partir avec ce fieffé gourgandin, qui sème le chaos par ses méthodes peu orthodoxes et très imaginatives. Le règlement de comptes prend ici toutes ses lettres de noblesse dans cet aventure des 7 méchants et du psychopathes en goguette. Le traitement de l'intrigue est unique en son genre. Un récit d'une traite par un narrateur omniscient, aux phrases concises et à la ponctuation lapidaire. Une lecture haletante sans vraie fil directeur si ce n'est que découvrir pour quel raison un gougnafier à dessouder la paisible vieille voisine. Le postulat de base est littéralement improbable. et c'est ainsi qu'on rentre dans la tête d'un véritable barjo en littéral pétage de plomb au niveau de sa personne. Le pire dans tout cela ? C'est que je me suis amusée comme une petite folle. Allez tous vous faire foutre d'Aidan Truhen est un ovni littéraire qui m'a ravie autant que régalée. Je n'avais pas autant ri d'absurde dans une lecture depuis longtemps. Amateur d'humeur noir, ce roman est fait pour vous. Âmes sensibles s'abstenir. Bonne lecture barrée à vous !
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  • Pivoine29 Posté le 5 Février 2020
    C'est drôle, incisif, cynique, déjanté, amoral, jouissif.
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