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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874562
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 318
Format : 140 x 205 mm

Aucune pierre ne brise la nuit

Date de parution : 03/05/2018
Sur un rythme effréné, porté par un souffle romanesque puissant, Aucune pierre ne brise la nuit explore les cicatrices et les silences laissés par la junte militaire et rend un sublime hommage aux disparus, à leurs proches et à ceux qui œuvrent à la reconstruction du pays. Une fois encore Frédéric Couderc se pose à la croisée des genres, entre quête identitaire et polar sentimental.
En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à un figuratif argentin. Ils l'ignorent encore, mais l'Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux. Chacun croit reprendre le cours de son existence. Pourtant Gabriel va voir ressurgir les douloureux fantômes, qu'il croyait avoir... En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à un figuratif argentin. Ils l'ignorent encore, mais l'Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux. Chacun croit reprendre le cours de son existence. Pourtant Gabriel va voir ressurgir les douloureux fantômes, qu'il croyait avoir abandonnés à Buenos Aires, vingt ans plus tôt. Quant à Ariane, femme de diplomate, qui a vécu aux quatre coins du monde, Buenos Aires — loin de la violence qui frappait alors le pays — représente, jusque là, le plus doux des souvenirs : celui de la maternité tant espérée. Mais en cette fin des années 90, l’annonce de la réouverture des enquêtes liées aux trente mille disparus sous la dictature de Videla, ajouté à l’attitude trouble de son mari, lui font soudain craindre le pire. Ariane, n'aura d'autres choix que de plonger dans l’histoire familiale, entraînant avec elle Gabriel, enfin prêt à faire éclater la vérité.
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EAN : 9782350874562
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 318
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • collectifpolar Posté le 3 Septembre 2019
    Sur un rythme effréné, porté par un souffle romanesque puissant, Aucune pierre ne brise la nuit explore les cicatrices et les silences laissés par la junte militaire et rend un sublime hommage aux disparus, à leurs proches et à ceux qui œuvrent à la reconstruction du pays. En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à un figuratif argentin. Ils l’ignorent encore, mais l’Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux. Chacun croit reprendre le cours de son existence. Pourtant Gabriel va voir ressurgir les douloureux fantômes, qu’il croyait avoir abandonnés à Buenos Aires, vingt ans plus tôt. Quant à Ariane, femme de diplomate, qui a vécu aux quatre coins du monde, Buenos Aires –; loin de la violence qui frappait alors le pays –; représente, jusque là, le plus doux des souvenirs : celui de la maternité tant espérée. Mais en cette fin des années 90, l’annonce de la réouverture des enquêtes liées aux trente mille disparus sous la dictature de Videla, ajouté à l’attitude trouble de son mari, lui font soudain craindre le pire. Ariane, n’aura d’autres choix que de plonger dans l’histoire familiale, entraînant avec elle Gabriel, enfin prêt à faire éclater la vérité. Une... Sur un rythme effréné, porté par un souffle romanesque puissant, Aucune pierre ne brise la nuit explore les cicatrices et les silences laissés par la junte militaire et rend un sublime hommage aux disparus, à leurs proches et à ceux qui œuvrent à la reconstruction du pays. En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à un figuratif argentin. Ils l’ignorent encore, mais l’Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux. Chacun croit reprendre le cours de son existence. Pourtant Gabriel va voir ressurgir les douloureux fantômes, qu’il croyait avoir abandonnés à Buenos Aires, vingt ans plus tôt. Quant à Ariane, femme de diplomate, qui a vécu aux quatre coins du monde, Buenos Aires –; loin de la violence qui frappait alors le pays –; représente, jusque là, le plus doux des souvenirs : celui de la maternité tant espérée. Mais en cette fin des années 90, l’annonce de la réouverture des enquêtes liées aux trente mille disparus sous la dictature de Videla, ajouté à l’attitude trouble de son mari, lui font soudain craindre le pire. Ariane, n’aura d’autres choix que de plonger dans l’histoire familiale, entraînant avec elle Gabriel, enfin prêt à faire éclater la vérité. Une fois encore après le très beau « Le jour se lève et ce n’est pas le tiens » Frédéric Couderc se pose à la croisée des genres, entre quête identitaire et polar sentimental. Il pose avec finesse des mots sur l’indicible et l’horreur. On découvre là les abominations de la « guerre sale ». Celle menait par Jorge Rafael Videla. Quand la junte militaire réprima brutalement l’opposition de gauche au nom d’un anti-communisme aveugle. Quand les militaires s’attaquèrent aux opposants civils, aux famille et aux amis de ceux-ci. Quand la dictature argentine fit disparaitre plus de 30 000 personnes. On a tous en tête ces mères et ces grand-mères de la place de mai. On a entendu parlé des Desaparecidos, victimes de disparition forcée, qui ont été secrètement arrêtées et tuées en Argentine pendant cette « guerre sale ». On a lu quelque part que lorsqu’une opposante était enceinte, l’accouchement avait lieu en prison, et le bébé était placé dans une famille de policiers ou de militaires. Les mères assassinées. Mais ici le roman de Frédéric Couderc rend toutes ses victimes palpables, presque vivantes. Elles leur rends leur forme et leurs couleurs dans cette Argentine des année 70/80. Et puis peut-être ce que l’on savait moins c’est la complicité passive des états occidentaux et parfois même active de certains d’entre eux ! Un magnifique roman poignant, douloureux et bouleversant
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  • Charybde2 Posté le 17 Juillet 2019
    Un retour brûlant sur la dictature militaire argentine et certaines de ses filiations et alliances objectives, au fil d’une histoire d’amour paradoxale. Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2019/07/17/note-de-lecture-aucune-pierre-ne-brise-la-nuit-frederic-couderc/
  • Emma7874 Posté le 3 Juin 2019
    Ariane et Gabriel. Deux destins parallèles qui n’auraient pas dû se rencontrer. Lui est refugié argentin, il a fuit la dictature militaire et le proceso après l’enlèvement et la disparition de sa fiancée à la sortie d’un cinéma de Buenos aires. Elle est femme de diplomate, professeur d’arts plastiques, ayant vécu un peu partout dans le monde et particulièrement en Argentine à la fin des années 70 sous la dictature. En 1998, ils vont se rencontrer dans un musé du Havre où se déroule une exposition sur la peinture argentine. Ils sont attirés l’un par l’autre comme aimantés sans bien comprendre pourquoi exactement. Ariane va découvrir par hasard les mensonges de son mari et amorcer une quête de vérité. Au milieu du mouvement de « Grands-mères » qui réclame la vérité sur les 30 000 disparus sous la dictature et les kidnappings des bébés des « subversives », Ariane et Gabriel vont s’épauler dans la recherche de leurs fantômes. Une très belle quête de vérité et d’identité au mépris des dégâts collatéraux dans les vies des deux héros. Une histoire d’amour passionnelle vacillant sur les fêlures, les mensonges et un passé violent. Une écriture magnifique, une grande réussite.
  • DOMS Posté le 24 Août 2018
    A la fin des années 90, dans un musée au Havre, deux personnes contemplent le même tableau. Il s’agit de l’œuvre d’un inconnu, mais apparemment tous deux connaissent soit l’auteur du tableau, soit l’époque et le pays, l’Argentine, sujet de l’exposition temporaire « Français d’Argentine ». Lorsque Gabriel propose à Ariane de boire un verre, il ne s’attend certainement pas à tout ce qui va suivre. Lui est argentin, émigré en France depuis de nombreuses années, il a fui la dictature, les années sombres, et s’est réfugié dans une vie de marin solitaire. Elle est femme de diplomate, les pérégrinations de son mari l’on emmenée à Buenos Aire aux pires moments de la dictature. C’est d’ailleurs là qu’elle a eu le grand bonheur de pouvoir adopter sa fille chérie, Clara. Leurs destins se sont d’ailleurs peut-être croisés à ce moment-là, tout comme ils se croisent à nouveau aujourd’hui. Attiré par cette femme qui lui rappelle tant Veronica, son amour perdu d’Argentine, Gabriel le solitaire va nouer rapidement des liens étroits avec Ariane. De discussions en découvertes, Ariane s’éveille à la réalité d’une vie dont elle ne soupçonnait rien, elle qui vivait dans le cocon douillet des expatriés aisés et protégés. Elle... A la fin des années 90, dans un musée au Havre, deux personnes contemplent le même tableau. Il s’agit de l’œuvre d’un inconnu, mais apparemment tous deux connaissent soit l’auteur du tableau, soit l’époque et le pays, l’Argentine, sujet de l’exposition temporaire « Français d’Argentine ». Lorsque Gabriel propose à Ariane de boire un verre, il ne s’attend certainement pas à tout ce qui va suivre. Lui est argentin, émigré en France depuis de nombreuses années, il a fui la dictature, les années sombres, et s’est réfugié dans une vie de marin solitaire. Elle est femme de diplomate, les pérégrinations de son mari l’on emmenée à Buenos Aire aux pires moments de la dictature. C’est d’ailleurs là qu’elle a eu le grand bonheur de pouvoir adopter sa fille chérie, Clara. Leurs destins se sont d’ailleurs peut-être croisés à ce moment-là, tout comme ils se croisent à nouveau aujourd’hui. Attiré par cette femme qui lui rappelle tant Veronica, son amour perdu d’Argentine, Gabriel le solitaire va nouer rapidement des liens étroits avec Ariane. De discussions en découvertes, Ariane s’éveille à la réalité d’une vie dont elle ne soupçonnait rien, elle qui vivait dans le cocon douillet des expatriés aisés et protégés. Elle comprend au contact de Gabriel les horreurs et la douleur qu’ont vécus les argentins lors de la dictature dans les années 70/80, celles des jeunes enlevés par la junte, victimes de tortures, disparus à jamais lors des vols de la mort pratiqués par l’ESMA (Escuela de Mecánica de la Armada), celle aussi des grands-mères de place de mai, qui tentent aujourd’hui encore de retrouver leurs petits-enfants, bébés volés par le pouvoir et la plupart du temps adoptés par les nantis protégés par la junte militaire. De découvertes en soupçons, Arien comprend que Clara, peut-être… Mêlant adroitement une belle et intense histoire d’amour, parfois trop belle pour être possible d’ailleurs, tant la douleur et le chagrin peuvent être des obstacles puissants à accepter le bonheur quand il se présente, à une réalité historique édifiante et douloureuse. Le rôle des militaires, la violence de la dictature, les tortures subies par les desaparecidos, le rôle des français de l’OAS en soutien aux tortionnaires argentins, rien ne nous est épargné et c’est tant mieux. Et si le récit foisonne de détails, ils ne sont jamais prégnants et n’effacent pas le plaisir de la lecture, même si avouons-le ils nous tirent parfois quelques larmes et nous procurent de grandes émotions. Ce que j’aime particulièrement dans les romans de Frédéric Couderc, c’est qu’il arrive à créer un subtil équilibre entre l’intrigue romanesque qui fait que l'on s'attache aux personnages et le thème et la vérité historique particulièrement maîtrisée, et qui nous rendent un peu moins ignorants. Chronique complète sur le blog Domi C Lire : https://domiclire.wordpress.com/2018/06/12/aucune-pierre-ne-brise-la-nuit-frederic-couderc/
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  • Squirelito Posté le 10 Août 2018
    1976 –1983. Général Videla. Vols de la mort. Bébés volés. Et des milliers de « desaperecidos »… Dans la cruauté la plus absolue, des milliers d’opposants, des mères venant juste de donner la vie, furent jetés en plein vol au-dessus de l’Atlantique pendant la dictature militaire qui a sévit en Argentine. Chaque mercredi, une injection d’anesthésique, un embarquement « sans plus de chance qu’un papillon blessé ». L’écrivain et ancien grand reporter Frédéric Couderc signe un roman assourdissant sur cette tragédie encore trop méconnue. Par le biais de deux personnages, Gabriel et Ariane, au départ que tout oppose, il retrace non seulement l’horreur des bébés volés mais aussi l’incommensurable difficulté pour les familles à retrouver une trace d’un enfant adopté, et, le cheminement, volontairement oublié par les autorités françaises et autres, des faiseurs de dictature. Le récit commence dans un musée, celui du Havre, port de l’Atlantique où se trouve à l’opposé l’Argentine, et, la rencontre des deux protagonistes autour d’un tableau mystérieux, signé d’un auteur bien énigmatique… Gabriel, ancien étudiant aux Beaux-Arts, est un réfugié qui a perdu tous ceux qu’il aimait, excepté son frère ; Ariane, épouse de diplomate, fréquentant les hautes sphères politiques et industrielles, va soudainement plonger dans une... 1976 –1983. Général Videla. Vols de la mort. Bébés volés. Et des milliers de « desaperecidos »… Dans la cruauté la plus absolue, des milliers d’opposants, des mères venant juste de donner la vie, furent jetés en plein vol au-dessus de l’Atlantique pendant la dictature militaire qui a sévit en Argentine. Chaque mercredi, une injection d’anesthésique, un embarquement « sans plus de chance qu’un papillon blessé ». L’écrivain et ancien grand reporter Frédéric Couderc signe un roman assourdissant sur cette tragédie encore trop méconnue. Par le biais de deux personnages, Gabriel et Ariane, au départ que tout oppose, il retrace non seulement l’horreur des bébés volés mais aussi l’incommensurable difficulté pour les familles à retrouver une trace d’un enfant adopté, et, le cheminement, volontairement oublié par les autorités françaises et autres, des faiseurs de dictature. Le récit commence dans un musée, celui du Havre, port de l’Atlantique où se trouve à l’opposé l’Argentine, et, la rencontre des deux protagonistes autour d’un tableau mystérieux, signé d’un auteur bien énigmatique… Gabriel, ancien étudiant aux Beaux-Arts, est un réfugié qui a perdu tous ceux qu’il aimait, excepté son frère ; Ariane, épouse de diplomate, fréquentant les hautes sphères politiques et industrielles, va soudainement plonger dans une autre réalité. Ariane va découvrir que sa fille Clara est probablement un bébé volé et que son mari a menti lors de l’adoption. En parallèle, Gabriel apprend par son frère que le corps de sa fiancée Véro a été retrouvé et qu’elle a bien été envoyée dans un vol de la mort juste après son accouchement. Deux rencontres où tout va se croiser, se décroiser dans les méandres de l’ignominie sans nom… avec heureusement une fresque amoureuse, celle de la vie qui continue. De la fiction à la réalité, c’est une histoire à remonter le temps entre la France et l’Argentine et si les personnages restent fictifs, les faits sont tous réels, des anciens de l’OAS reconvertis en bourreaux argentins au combat des grands-mères de la place de Mai. Des blessures qui ne se refermeront jamais, des destins brisés après tortures du corps et de l’esprit. Un récit magistral qui rend hommage aux disparus, aux familles endeuillées à jamais, argumenté par des notes et archives, ne laissant jamais de répit pour les barbares à l’instar de ces « justes » qui traquent sans relâche les tortionnaires encore libres et vivants, ces sinistres criminels que « seule la mort peut leur rendre une face humaine ». « Aucune pierre ne brise la nuit, aucune main n’avive les cendres du bûcher de tous les étendards » selon Borges et son « Insomnie », la noirceur des plus profondes ténèbres empêche la lumière de revenir sur les âmes rompues par l’infernal trio politico-religieux-financier. Déchirant.
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