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Sonatine
EAN : 9782355847776
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 220 mm

Les Lamentations du coyote

Pierre SZCZECINER (Traducteur)
Date de parution : 04/02/2021
Indésirables.
 
La Frontera, une zone de non-droit séparant le Mexique des États-Unis. C’est là que sévit le Coyote. Personne ne connaît son nom, mais à quoi bon ? Il est le Coyote, tout simplement. Celui dont la mission divine est de sauver des enfants mexicains en leur faisant passer clandestinement la frontière... La Frontera, une zone de non-droit séparant le Mexique des États-Unis. C’est là que sévit le Coyote. Personne ne connaît son nom, mais à quoi bon ? Il est le Coyote, tout simplement. Celui dont la mission divine est de sauver des enfants mexicains en leur faisant passer clandestinement la frontière vers la terre promise. La Virgencita veille sur eux – et sur lui, son guerrier sacré, son exécuteur des basses œuvres. Autour de lui, d’autres habitants de la zone, confrontés eux aussi à la violence, au deuil, au désespoir. Tous résolus à se soulever contre un monde qui fait d’eux des indésirables. Cavales, fusillades, cartels, sacrifices sanglants, fantômes et divinités vengeresses… L’heure de la revanche latina a sonné.
 
Après Santa Muerte, on retrouve avec bonheur l’écriture viscérale, puissante et singulière de Gabino Iglesias, qui confirme son statut de grand maître du barrio noir. Roman choral de la communauté latino, Les Lamentations du coyote est un conte horrifique parfaitement maîtrisé, un coup de pied indispensable à la société américaine, qui envoie tout valser.
 
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EAN : 9782355847776
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

A propos de Santa Muerte : « Propulsé d’emblée au rang des très grands. De ces romanciers capables de vous tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne. »
 
François Busnel / France Inter

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bookpass Posté le 21 Août 2021
    Les lamentations du coyote est un roman choral exprimant le désarroi, la violence, la pauvreté, les croyances mystiques des habitants de la Frontera. La frontera, cette zone de non droit séparant le Mexique des Etats Unis où chacun lutte pour sa survie. A travers le récit de plusieurs personnages, Gabino Iglesias nous raconte le quotidien d'une zone où la vie compte peu. Il y a ... : Pedrito, un jeune garçon qui lors d'une partie de pêche assiste à l'assassinat de son père et qui n'aura de cesse de vouloir se venger, la Mère, une femme enceinte d'une entité mystérieuse, mi humaine mi animale qui va la rendre folle, le Coyote qui tente - par la violence - de faire sortir les enfants de cette zone sans avenir et dangereuse pour leur permettre de gagner les Etats Unis, et bien d'autres personnages tous plus obscurs les uns que les autres. A la frontière du fantastique, ce roman noir, puissant, magnifiquement écrit, vous embarque dans un univers où l'amour, la violence, le deuil et le désespoir s'entremêlent. Toutefois, la juxtaposition des récits / personnages (qui n'ont pas tous de liens entre eux), m'a laissée un sentiment d'incohérence et d'inabouti.
  • NicolasElie Posté le 1 Août 2021
    Alors d’abord, il y a les bras du garçon qui te raconte l’histoire du coyote. Il boxe pas, il pousse de la ferraille ou des troncs d’arbre, je sais pas exactement, mais je crois savoir pourquoi j’ai pas vu un ouaibeur ou une ouaibeuse qui en dit du mal. C’est pas forcément pour ça que les dithyrambes abondent, mais d’ici à penser qu’il y a un lien de cause à effet, il y a un pas que je franchis en bondissant allègrement. Dans ce roman, Pedrito et son papa vont à la pêche. Ils ont décidé d’attraper un poisson. Le poisson de tous les poissons. Mais sans doute qu’on s’en fout du poisson, ce qui transparaît dans ce chapitre, le premier, c’est l’amour du père et du fils. T’es tombé pile-poil dans le conte de fée que t’attendais pas vraiment aux dires des éditeurs sur la quatrième de couverture, que, comme moi, tu lis jamais. Le papa, il s’appelle Don Pedro, et page 17, « un craquement sonore fit sursauter Pedrito, et la moitié droite de la tête de son père disparut dans un nuage de gouttelettes rouges. » Fin du conte de fée. Il y a du rouge, du sanguinolent, du grisâtre qui s’échappe du... Alors d’abord, il y a les bras du garçon qui te raconte l’histoire du coyote. Il boxe pas, il pousse de la ferraille ou des troncs d’arbre, je sais pas exactement, mais je crois savoir pourquoi j’ai pas vu un ouaibeur ou une ouaibeuse qui en dit du mal. C’est pas forcément pour ça que les dithyrambes abondent, mais d’ici à penser qu’il y a un lien de cause à effet, il y a un pas que je franchis en bondissant allègrement. Dans ce roman, Pedrito et son papa vont à la pêche. Ils ont décidé d’attraper un poisson. Le poisson de tous les poissons. Mais sans doute qu’on s’en fout du poisson, ce qui transparaît dans ce chapitre, le premier, c’est l’amour du père et du fils. T’es tombé pile-poil dans le conte de fée que t’attendais pas vraiment aux dires des éditeurs sur la quatrième de couverture, que, comme moi, tu lis jamais. Le papa, il s’appelle Don Pedro, et page 17, « un craquement sonore fit sursauter Pedrito, et la moitié droite de la tête de son père disparut dans un nuage de gouttelettes rouges. » Fin du conte de fée. Il y a du rouge, du sanguinolent, du grisâtre qui s’échappe du crâne du père. « Tuer le père » qu’il disait le barbu au cigare, donc ça, c’est fait. Et le coyote ? Le coyote, il sauve des mômes. Les mômes exploités et fracassés par les gangs, ces mômes à qui il permet d’entrevoir le chemin de la « frontera » qui les mène au pays de tous les espoirs. Le coyote, c’est un prêtre sans la soutane qu’ils entrouvrent devant les enfants. Un mec qui est sûr que Dieu lui file un coup de main, et qu’il ferme les yeux sur les trucs un peu limites qu’il est obligé d’envisager. Un roman choral dont certains feraient bien de s’inspirer. Jaime, Alma, Eduardo, Cookie, Immaculada… et puis la Bruja. Autant d’histoires différentes et qui se rejoignent toutes à travers les pages de Gabino Iglesias. Donc, la frontera, l’endroit où le mec avec la mèche orange mettait les gosses dans des cages. T’avais oublié ? Gabino, il a pas oublié. Il a pas oublié ce désespoir qui fait mourir des mômes étouffés dans des camions parce Maman appuie trop fort sur leur tête pour pas qu’ils fassent de bruit. La suite : https://leslivresdelie.net/les-lamentations-du-coyote-gabino-iglesias/
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  • micetmac Posté le 13 Juin 2021
    COYOTE SONGS Il paraît que la France est l’un des pays les plus malheureux de la planète. Nous formerions une nation de dépressions latentes se mouvant dans des corps se pressant d’un couvre-feu à l’autre, travaillant et consommant. Le succès de la série En thérapie ne tient pas peut-être pas seulement à sa qualité intrinsèque (et indéniable). Je me demande où le Mexique se situe dans ce classement, si ce classement a une quelconque valeur d’ailleurs : le malheur est portatif et inaccessible à une rationalisation clinique. Parce que le Mexique, putain, c’est un pays magnifique, d’une histoire étourdissante, gangréné par les Cartels. Et les USA à deux jets de pierre, d’une rafale. Les Etats-Unis jouxtant le Mexique, c’est un peu une fontaine d’eau fraiche dont les assoiffés ne profiteraient que de rares gouttelettes. Cette injustice, cette chierie d’être né quelques centaines de kilomètres trop au sud, Gabino Iglesias s’en empare dans son denier livre, aussi sec, âpre et dense qu’une tequila paf à laquelle on aurait ôté le sel et le citron. Déjà présent dans son précédent opus (le hautement recommandable et inflammable Santa Muerte), le mysticisme mexicain, son rapport à la mort, direct, allant de soi, imprègne les pages de son roman... COYOTE SONGS Il paraît que la France est l’un des pays les plus malheureux de la planète. Nous formerions une nation de dépressions latentes se mouvant dans des corps se pressant d’un couvre-feu à l’autre, travaillant et consommant. Le succès de la série En thérapie ne tient pas peut-être pas seulement à sa qualité intrinsèque (et indéniable). Je me demande où le Mexique se situe dans ce classement, si ce classement a une quelconque valeur d’ailleurs : le malheur est portatif et inaccessible à une rationalisation clinique. Parce que le Mexique, putain, c’est un pays magnifique, d’une histoire étourdissante, gangréné par les Cartels. Et les USA à deux jets de pierre, d’une rafale. Les Etats-Unis jouxtant le Mexique, c’est un peu une fontaine d’eau fraiche dont les assoiffés ne profiteraient que de rares gouttelettes. Cette injustice, cette chierie d’être né quelques centaines de kilomètres trop au sud, Gabino Iglesias s’en empare dans son denier livre, aussi sec, âpre et dense qu’une tequila paf à laquelle on aurait ôté le sel et le citron. Déjà présent dans son précédent opus (le hautement recommandable et inflammable Santa Muerte), le mysticisme mexicain, son rapport à la mort, direct, allant de soi, imprègne les pages de son roman ramassé, concentré de vies ravagées, de tragédies et d’horreur à venir et qui adviennent. Gabino Iglesias, musculeux, aux avant-bras propres à soulever de la fonte et déloger des mâchoires, a la plume paradoxalement délicate, tendre et poisseuse de sang. Les amateurs de feel-good, les amatrices de mantras rédempteurs, vous guidant sur la résurrection d’une vie réinventée ou du moins un petit-déjeuner réussi, y trouveront peu de motifs de réjouissance. C’est comme un coup de genoux réussi dans les joyeuses ce livre, c’est inattendu et ça coupe le souffle. Les lamentations du coyote ressemblent à ces récits choraux dont on attend la conjonction des trajectoires mais le temps est trop compté, ces existences se brisent net avant de se fondre. Percutant.
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  • Mome35 Posté le 7 Juin 2021
    Situé entre réalité et mysticisme, ce roman provoque deux sentiments contradictoires. Tout d'abord celui des "lamentations" du lecteur, lassé par instant (beaucoup trop) par les représentations scéniques, les divagations paysagères ou les portraits bien ciselés mais à rallonge, dont parfois on ne sentait pas trop la nécessité. Et puis, par-delà ces séquences de narration longuettes pour ne pas exagérer en diarrhées narratives, cette aimantation du sujet sinon du texte. Gabino Iglesias d'origine portoricaine mais vivant à Austin au Texas a parfaitement saisi l'âme latino des immigrés en-delà de "la frontera" ou des Mexicains en-deçà. Sa construction, en vouant un chapitre à chaque personnage pose l'éternelle question du "où veut-il en venir et où veut-il nous emmener." Une attirance qui nous rapelle quelque peu le fado des Portugais. Cette saudade où se mêlent la tristesse, la mélancolie, la nostalgie et par extrapolation dans ce territoire du sud-est des Etats-Unis - où sont enracinés des traditions bien amalgamées à la religion - la pauvreté, le désespoir, le fatalisme et une angoisse permanente. L'auteur fait transparaître toute son humanité, mais aussi toute son émotivité et sa pitié dans cette suite de portraits au scalpel qui se terminent par des situations dramatiques pour ne... Situé entre réalité et mysticisme, ce roman provoque deux sentiments contradictoires. Tout d'abord celui des "lamentations" du lecteur, lassé par instant (beaucoup trop) par les représentations scéniques, les divagations paysagères ou les portraits bien ciselés mais à rallonge, dont parfois on ne sentait pas trop la nécessité. Et puis, par-delà ces séquences de narration longuettes pour ne pas exagérer en diarrhées narratives, cette aimantation du sujet sinon du texte. Gabino Iglesias d'origine portoricaine mais vivant à Austin au Texas a parfaitement saisi l'âme latino des immigrés en-delà de "la frontera" ou des Mexicains en-deçà. Sa construction, en vouant un chapitre à chaque personnage pose l'éternelle question du "où veut-il en venir et où veut-il nous emmener." Une attirance qui nous rapelle quelque peu le fado des Portugais. Cette saudade où se mêlent la tristesse, la mélancolie, la nostalgie et par extrapolation dans ce territoire du sud-est des Etats-Unis - où sont enracinés des traditions bien amalgamées à la religion - la pauvreté, le désespoir, le fatalisme et une angoisse permanente. L'auteur fait transparaître toute son humanité, mais aussi toute son émotivité et sa pitié dans cette suite de portraits au scalpel qui se terminent par des situations dramatiques pour ne pas dire gore dans certains cas. C'est finalement probablement l'attrait principal de son œuvre dans l'air du temps (très actuel) de cette région puisque Donald Trump y est consigné comme "le guignol aux cheveux orange." Une lecture donc à ne pas conseiller aux personnes déprimées.
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  • lehibook Posté le 11 Mai 2021
    Après un court roman aussi sanglant que survolté (Santa Muerte) , Gabino Iglesias propose un nouvel opus tout aussi puissant mais beaucoup plus ambitieux : l’univers décrit est le même , les deux rives du Rio Grande , les hommes , les femmes , les enfants que le rêve d’un avenir possible pousse à affronter la mort et les sévices des prédateurs qui en font leur gibier . Sous la forme d’un récit choral ,empreint de l’imaginaire mexicain , religieux et morbide, l’auteur montre la contagion de la violence , le cycle infini des vengeances et l’abolition de l’espérance . Par ce roman dur et poignant , écrit à un moment où l’on mettait les enfants en cage dans cette partie du monde , Iglesias tague d’un crachat sanglant le mur de Trump .
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