Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714494375
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm
Nouveauté

Quatre heures, vingt-deux minutes et dix-huit secondes

Catherine GIBERT (Traducteur)
Date de parution : 19/08/2021
Avec une plume plus incisive que jamais et un humour ravageur, Lionel Shriver livre un roman explosif sur un couple de sexagénaires en crise, dressant au passage un portrait mordant de nos sociétés obsédées par la santé et le culte du corps. Une bombe de provocation qui prouve, s’il le fallait encore, que Lionel Shriver est une des plus fines observatrices de notre temps
Un beau matin, au petit-déjeuner, Remington fait une annonce tonitruante à son épouse Renata : cette année, il courra un marathon. Tiens donc ? Ce sexagénaire certes encore fringant mais pour qui l’exercice s’est longtemps résumé à faire les quelques pas qui le séparaient de sa voiture mettrait à profit... Un beau matin, au petit-déjeuner, Remington fait une annonce tonitruante à son épouse Renata : cette année, il courra un marathon. Tiens donc ? Ce sexagénaire certes encore fringant mais pour qui l’exercice s’est longtemps résumé à faire les quelques pas qui le séparaient de sa voiture mettrait à profit sa retraite anticipée pour se mettre enfin au sport ? Belle ambition ! D’autant plus ironique que dans le couple, le plus sportif des deux a toujours été Renata jusqu’à ce que des problèmes de genoux ne l’obligent à la sédentarité.
Qu’à cela ne tienne, c’est certainement juste une passade.
Sauf que contre toute attente, Remington s’accroche. Mieux, Remington y prend goût. Les week-ends sont désormais consacrés à l’entraînement, sous la houlette de Bambi, la très sexy et très autoritaire coach. Et quand Remington commence à envisager très sérieusement de participer à un Iron Man, Renata réalise que son mari, jadis débonnaire et volontiers empoté, a laissé place à un être arrogant et impitoyable. Face à cette fuite en avant sportive, leur couple résistera-t-il ?
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714494375
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Sous un ton enjoué, un roman féroce, un portrait au vitriol du monde sportif amateur. Des répliques savoureuses et des piques incisives qui rendent ce couple de sexagénaires attachant."
Martine / Espace Culturel Leclerc

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MadameTapioca Posté le 6 Octobre 2021
    A 64 ans, Remington qui a toujours été un peu paresseux, décide de courir un marathon. Cette lubie soudaine apparait au moment où Serenata, son épouse, qui a toujours été sportive, doit subir une opération du genou. Le caprice de Remington va vite venir menacer leur sérénité. Le lecteur devient témoin privilégié de cette nouvelle situation qui fragilise l’équilibre d’un vieux couple. Entre l’obsession du mari et la résistance de la femme, on sourit, on rit. A cela se rajoute une galerie de personnages secondaires tous plus drôles les uns que les autres et un talent jouissif pour les dialogues. Les réparties taquines et caustiques fusent ! Lionel Shriver propose une observation minutieuse d'un mariage de longue durée et illustre parfaitement les petites jalousies, les déceptions et les insatisfactions qui peuvent apparaître. L’autrice, éponge de notre époque, nous parle avec intelligence de l’obsession pour la forme physique à l’extrême dans une tentative futile d’éviter le vieillissement mais aussi d’une foule de sous-sujets très actuels. Elle capture l’air du temps avec son regard incisif, sa verve, sa malice pour nous offrir un roman vif et acerbe. Un très bon moment. Traduit par Catherine Gibert
  • maud31 Posté le 4 Octobre 2021
    Voilà un roman fort sympathique sur l'engouement de nos sociétés pour les sports extrêmes. Quoique ce qui est extrême pour l'un peut être un mode de vie pour l'autre. Lionel Shriver analyse cela avec la lucidité et l'humour qui caractérisent cet auteur. Il y a aussi une forte réflexion sur le fait de vieillir, la vie de couple, les difficultés professionnelles, le besoin de valorisation de tout un chacun. Les personnages sont tous crédibles, même dans la caricature. Quelques longueurs cependant.
  • Ldo Posté le 3 Octobre 2021
    Remington, fraichement pensionné, décide de se mettre au marathon. Ce qui devait n’être qu’un passe-temps devient une obsession et va bouleverser sa vie de couple sous le regard très cynique de sa femme Serenata. Voici un drôle de bouquin. Le début est assez prenant, le ton ironique et les dialogues sont savoureux. C’est bourré d’humour noir et j’ai pas mal souri. L’écriture est aussi très belle. Je ne connaissais pas l’auteure sauf à travers le film tiré de son livre « Il faut q’on parle de Kevin » mais je salue l’observation et l’analyse de la société américaine dans tous ses excès. Mais à force de vouloir tirer tous azimuts, cela m’a lassée. Et le « thème » du livre, ce fameux marathon, obsession pour l’un et absurdité sans nom pour l’autre, de sympa au départ devient assez vite redondant. Bref, un avis mitigé. Je ne sais pas vraiment dire si j’ai aimé ce roman ou si je l’aurai oublié le mois prochain.
  • puchkina Posté le 1 Octobre 2021
    Serenata a toujours été une sportive accomplie alors que son mari Remington ne s’est jamais vraiment intéressé au sport. Mais la soixantaine bien entamée, des réalités que l’on pensait immuables s’inversent. Remington mis en retraite anticipée décide un jour de se préparer au marathon pendant que Serenata est immobilisée par un genou qui ne fonctionnera plus jamais comme avant. Remington commence à courir mais Serenata pense qu’il va vite se lasser. Pourtant quand il est pris en main par la super-coach Bambi et stimulé par ses collègues de course, son mari s’accroche et change d'attitude envers sa femme, devenant arrogant et prétentieux. Pourquoi pas le triathlon ? Si en plus, leur fille qui ne jure que par Jésus débarque avec ses quatre enfants pour encourager son père, Serenata voit l’équilibre de son couple et son espace vital menacés… Roman drôle, cruel et juste sur l’entrée d’un couple dans la vieillesse. Arriver à soixante ans et se rendre compte que l’on ne pourra plus faire certaines choses mais qu’il reste peut-être encore trente ans devant soi. Que faire de ce temps-là ? Dépasser ses limites comme Remington ou se résigner comme Serenata ? Un roman souvent acide, politiquement incorrect (voir l’entretien surréaliste... Serenata a toujours été une sportive accomplie alors que son mari Remington ne s’est jamais vraiment intéressé au sport. Mais la soixantaine bien entamée, des réalités que l’on pensait immuables s’inversent. Remington mis en retraite anticipée décide un jour de se préparer au marathon pendant que Serenata est immobilisée par un genou qui ne fonctionnera plus jamais comme avant. Remington commence à courir mais Serenata pense qu’il va vite se lasser. Pourtant quand il est pris en main par la super-coach Bambi et stimulé par ses collègues de course, son mari s’accroche et change d'attitude envers sa femme, devenant arrogant et prétentieux. Pourquoi pas le triathlon ? Si en plus, leur fille qui ne jure que par Jésus débarque avec ses quatre enfants pour encourager son père, Serenata voit l’équilibre de son couple et son espace vital menacés… Roman drôle, cruel et juste sur l’entrée d’un couple dans la vieillesse. Arriver à soixante ans et se rendre compte que l’on ne pourra plus faire certaines choses mais qu’il reste peut-être encore trente ans devant soi. Que faire de ce temps-là ? Dépasser ses limites comme Remington ou se résigner comme Serenata ? Un roman souvent acide, politiquement incorrect (voir l’entretien surréaliste pré-licenciement de Remington qui a osé tapé du poing sur la table devant sa supérieure d’origine nigériane), une descente en flèche du culte de la performance servie par des scènes très visuelles et des dialogues qui font mouche. Savoureux.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Michel69004 Posté le 30 Septembre 2021
    Lionel Shriver casse à nouveau la baraque. Qui a dit qu’il était impossible de se remettre de Il faut qu’on parle de Kevin ?? L’écrivaine de 63 ans ( l’âge est important) sort les griffes et nous mange tout cru. Le «nous » en l’occurrence c’est moi. Et tous les baby-boomers au ventre plat qui se prosternent devant le nouvel évangile du Corps. Pas le corps du Christ( qui a pourtant une place dans cette histoire) mais le corps-machine , celui de l’endurance, de la souffrance, celui qui repousse toutes les limites sportives et orthorexiques , celui que j’utilise pour me préparer à plus de soixante ans à un triathlon de type Ironman . On pense avoir l’idée lumineuse qui vous démarquera définitivement de la masse geignarde de losers fatigués. Mais pas du tout en fait, on fait comme beaucoup, on suis …le mouvement. Lionel n’a pas son pareil pour décrire physiquement les individus, en l’occurrence les vieux addicts au sport ( dont je fais/ faisais partie). Et c’est à la fois très triste et désopilant. Au passage elle étripe ( toujours le langage du corps) l’intersectionnalité , la culture woke , et là c’est complètement bidonnant. Deux passages valent à eux... Lionel Shriver casse à nouveau la baraque. Qui a dit qu’il était impossible de se remettre de Il faut qu’on parle de Kevin ?? L’écrivaine de 63 ans ( l’âge est important) sort les griffes et nous mange tout cru. Le «nous » en l’occurrence c’est moi. Et tous les baby-boomers au ventre plat qui se prosternent devant le nouvel évangile du Corps. Pas le corps du Christ( qui a pourtant une place dans cette histoire) mais le corps-machine , celui de l’endurance, de la souffrance, celui qui repousse toutes les limites sportives et orthorexiques , celui que j’utilise pour me préparer à plus de soixante ans à un triathlon de type Ironman . On pense avoir l’idée lumineuse qui vous démarquera définitivement de la masse geignarde de losers fatigués. Mais pas du tout en fait, on fait comme beaucoup, on suis …le mouvement. Lionel n’a pas son pareil pour décrire physiquement les individus, en l’occurrence les vieux addicts au sport ( dont je fais/ faisais partie). Et c’est à la fois très triste et désopilant. Au passage elle étripe ( toujours le langage du corps) l’intersectionnalité , la culture woke , et là c’est complètement bidonnant. Deux passages valent à eux seuls leur pesant de cacahuètes : l’entretien de licenciement de Remington et la «dénonciation » de Serenata sur les réseaux sociaux. L’histoire est donc celle d’un vieux couple qui a du mal à vieillir. Elle a un sérieux problème de genou, il va faire un marathon puis un triathlon. C’est très enlevé , passionnant, édifiant. La demi-étoile en moins tient à 2 choses : C’est un tout petit peu bavard parfois, en particulier les dialogues du couple. Il y a des phrases difficiles à saisir qui , à mon humble avis, sont des problèmes de traduction dans les parties à connotation ironique. Ceci-dit ça vaut vraiment 4 étoiles 3/4. Mais j’ai un doute. J’ai adoré ce livre, je le trouve bouleversant ( waou, quelle fin!!) Il épingle magistralement les travers d’une société nourrie au Red-bull et à la marche nordique. Je me demande juste s’il va intéresser les plus jeunes…..????
    Lire la suite
    En lire moins

les contenus multimédias

Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Focus
    Lisez

    La rentrée littéraire comme vous ne l'avez jamais vue !

    Cette année, nous avons décidé de vous offrir une rentrée littéraire comme vous n'en avez jamais eu. La chroniqueuse RTL et influenceuse Ana Godefroy a moins d'une minute pour vous convaincre de craquer pour l'un de nos livres. Prêt à jouer le jeu ?

    Lire l'article
  • Sélection
    Lisez

    Les romans étrangers de la rentrée littéraire

    Lumière sur les romans étrangers ! À l’occasion de cette rentrée littéraire, ce sont 11 romans venus des quatre coins du monde qui sont à l’honneur. De la jungle d’un pays d’Amérique du Sud à un domaine familial au Venezuela en passant par la campagne finlandaise, offrez-vous un tour du monde à travers la lecture.

    Lire l'article