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Robert Laffont
EAN : 9782221102541
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 930
Format : 132 x 198 mm

Romans - Tome 1

Wuthering Heights - Agnès Grey - Villette

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FRANCIS LACASSIN (Textes réunis par)
Collection : Bouquins
Date de parution : 01/04/2004

Dans le froid et sombre presbytère du petit village de Haworth (Angleterre), il y avait vers le milieu du siècle dernier trois jeunes filles et un garçon privés de mère et tous promis à une existence brève. Comme pour prendre de vitesse l’ange de la mort qui allait les saisir...

Dans le froid et sombre presbytère du petit village de Haworth (Angleterre), il y avait vers le milieu du siècle dernier trois jeunes filles et un garçon privés de mère et tous promis à une existence brève. Comme pour prendre de vitesse l’ange de la mort qui allait les saisir en quelques années, ces enfants doués écrivirent au sortir de l’adolescence quelques chefs-d’œuvre. Dans Agnès Grey (1847), Anne Brontë met en scène des sentiments et un bonheur qu’elle n’a pas eu le temps de vivre. Dans Villette (1852), Charlotte révèle un bonheur qu’elle faillit connaître au prix du scandale. Il revenait à Emily Brontë d’écrire avec Wuthering Heights (1847) un livre ténébreux et orageux (dans lequel on reconnaît, sous le diabolique Heathcliff, leur frère Branwell), le roman de la fatalité et du désespoir, un récit épouvantable et beau que l’on n’attendait pas sous la plume d’une jeune fille de vingt-cinq ans.
Francis Lacassin.

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EAN : 9782221102541
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 930
Format : 132 x 198 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Adriatik Posté le 14 Novembre 2020
    C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert cette oeuvre de la littérature classique. Emily Brontë décortique le côté sombre de l'âme humaine, l'esprit maladif, qui poussé par l'amour obsessionnel, va vers la vengeance et la folie. Tout a été construit avec habilité : les paysages de lande balayés par le vent sont combinés avec l'atmosphère sinistre qui règne à Hurlevent. Publié en 1847, c'est le seul roman d'Emily Brontë. En lisant la courte biographie de l'auteure ( elle est morte jeune), j'ai compris qu'elle était une fille solitaire et les personnages qui ont pris vie dans son roman sont inspirés de la vie réelle. Pour les lecteurs qui n'aiment pas la littérature classique, il existe un roman moderne qui a été inspiré par ‘Les hauts de Hurlevent. Il s'agit de ‘Taro, un vrai roman' de Minae Mizumura. Par curiosité je l'ai lu et je peux dire que l'ambiance générale est bien rendue, mais bien sûr il y a aussi de l'originalité.
  • Constou Posté le 12 Novembre 2020
    "Les hauts de Hurlevent" livre classique de la littérature anglaise. j'ai hésité un peu avant de la commencer, on m'avait prévenu de la complexité de l'écriture (du vieux français comme on dit, même si c'est un livre d'origine anglaise). J'ai quand même pris ce risque et je ne regrette pas. Certes il prend plus de temps pour le lire mais c'est un livre profond, qu'il faut comprendre à sa juste valeur. On peut croire que le personnage de Heathcliff est au premier abord méchant et aigri mais ce personnage est en réalité complexe. Il est amoureux et se montre quelque peut agressif mais c'est une façade, il est juste effrayé de faire souffrir la personne pour qui son coeur bat. Ce personnage m'a boulversé... De plus, cette auteure, a utilisé de très belles tournures de phrases, certaines m'ont fait réfléchir, j'ai d'ailleurs écrit mes passages préférés pour ne jamais oublié cette sensation inexplicable qu'ils m'ont procuré. Bref, je recommande ce roman aux lecteurs aguerris, qui n'ont pas peur de la longueur du texte ainsi que de la complexité des mots.
  • tatblgn Posté le 31 Octobre 2020
    "Les hauts de Hule-vent", un classique de la littérature anglaise et de la littérature. Un chef d'oeuvres mêlant amour et tragédie.
  • coincescheznous Posté le 17 Octobre 2020
    Classique absolu de la littérature anglaise, Les Hauts de Hurlevent est considéré comme l’une des plus grandes histoires d’amour jamais contée. Certains romans prennent une dimension toute particulière quand on les rapporte à la vie de son auteur. Celui-ci en est l’exemple parfait. Paru en 1847, il fut écrit par une jeune femme de 26 ans qui passa quasiment toute sa vie dans un presbytère du fin fond du Yorkshire, retirée du monde. Ce roman est son unique tentative romanesque, elle mourut à trente ans de la tuberculose, un an après la sortie du livre, sans avoir véritablement connu le monde et l’amour. Et oui, c’est ici toute l’ironie et l’intérêt de l’histoire entre la réalité et la fiction : l’une des plus grandes histoires d’amour de tous les temps a été écrite par une jeune femme qui ne l’a jamais connue dans la vie réelle… La violence et le peu d’égard vis-à-vis des conventions de l’époque choquèrent les critiques mais ce roman fascina avec le temps des générations d’écrivains – de Virginia Woolf à Patti Smith, en passant par Georges Bataille qui le décrivit comme « la plus belle, la plus profondément violente des histoires d’amour. » Impossible également d’évoquer Emily... Classique absolu de la littérature anglaise, Les Hauts de Hurlevent est considéré comme l’une des plus grandes histoires d’amour jamais contée. Certains romans prennent une dimension toute particulière quand on les rapporte à la vie de son auteur. Celui-ci en est l’exemple parfait. Paru en 1847, il fut écrit par une jeune femme de 26 ans qui passa quasiment toute sa vie dans un presbytère du fin fond du Yorkshire, retirée du monde. Ce roman est son unique tentative romanesque, elle mourut à trente ans de la tuberculose, un an après la sortie du livre, sans avoir véritablement connu le monde et l’amour. Et oui, c’est ici toute l’ironie et l’intérêt de l’histoire entre la réalité et la fiction : l’une des plus grandes histoires d’amour de tous les temps a été écrite par une jeune femme qui ne l’a jamais connue dans la vie réelle… La violence et le peu d’égard vis-à-vis des conventions de l’époque choquèrent les critiques mais ce roman fascina avec le temps des générations d’écrivains – de Virginia Woolf à Patti Smith, en passant par Georges Bataille qui le décrivit comme « la plus belle, la plus profondément violente des histoires d’amour. » Impossible également d’évoquer Emily Brontë sans parler de ses sœurs - Charlotte et Anne - qui publièrent également des romans devenus des classiques : Jane Eyre et La Dame du manoir de Wildfell Hall. Il est à noter que tragiquement, à la suite d’Emily, Anne et Charlotte moururent également dans leur prime jeunesse, comme si à cette élection littéraire devait s’attacher une malédiction. Il y a en tout cas un mythe autour de ces trois jeunes femmes, vivant, d’une certaine façon, retirées du monde dans la lande venteuse du fin fond du nord de l’Angleterre, en pleine époque victorienne, et créatrices de quelques-uns des textes fondateurs de la littérature anglaise du 19ème siècle. Nombre d’ouvrages se sont penchés sur leur histoire, qui fut aussi l’objet d’un film : les sœurs Brontë d’André Téchiné avec Isabelle Adjani, Isabelle Huppert et Marie-France Pisier. Mais revenons au texte, car sans mésestimer les œuvres de ses sœurs, Les Hauts de Hurlevent est aujourd’hui considéré comme le récit le plus important de cette incroyable fratrie et ce n’est pas par hasard. Comment, en effet, une femme qui n’a rien vécu a-t-elle pu concevoir une telle histoire d’amour, de folie et de mort ? Comment, à seulement 26 ans, sans rien connaître du monde, peut-on ainsi créer l’un des personnages les plus emblématiques de toute la littérature mondiale ? Commençons par le commencement, de quoi s’agit-il ici ? Les Hauts de Hurlevent est un domaine perdu dans la lande du Nord de l’Angleterre, balayé par le vent et la pluie. Une famille bourgeoise y vit heureuse jusqu’à ce que le père ramène un jour d’un voyage un jeune orphelin qu’il a recueilli : Heathcliff. L’enfant va vite être détesté par le fils du propriétaire mais nouer en parallèle une relation fusionnelle avec sa fille Catherine. De ce point de départ se construit l’histoire d’un amour maudit qui pèsera sur les destinés de deux générations. Tout est surprenant dans ce roman. On pourrait en premier lieu citer l’omniprésence de la mort qui vient frapper les différents protagonistes, éphémères petits êtres pourtant remplis de passions mais qui succombent les uns après les autres. Mais si la mort rôde partout, les défunts ne sont jamais absents : la présence spectrale de certains d’entre eux vient littéralement hanter ceux qui restent et le poids des vies passées est un prix à payer, comme une malédiction pour leur descendance. Le roman est ainsi viscéralement gothique et frôle parfois le fantastique. L’ouvrage est aussi une formidable charge contre la famille, vue comme le lieu d’une guerre transgénérationnelle et en aucun cas un espace de vie confortable et heureux, comme elle est habituellement dépeinte. Également, il convient de souligner l’ambiguïté des personnages, tous écartelés entre le bien et le mal, entre une destinée tragique et un désir de vengeance. Il n’y a pas de bons et de méchants chez Emily Brontë. Il y a des êtres qui aiment, souffrent et se vengent, sans s’encombrer de morale. Le personnage devenu mythique d’Heathcliff en est le parfait symbole. Amoureux passionné au-delà de la mort, monstre machiavélique, révolté absolu, tour à tour tragique, pathétique, émouvant et effrayant, il constitue l’une des figures les plus passionnantes qui n’ait jamais été créée par la littérature. L’ambiance fascinante des terres dures et violentes où se déroule l’action donne un charme et un cachet unique à cette histoire aux accents shakespeariens. Les éléments s’y déchaînent constamment, mais la beauté y règne sans partage. Et puis il y a le souffle romantique et tragique qui traverse l’histoire, où l’amour existe au-delà de la mort, où le temps n’efface rien, où personne n’est jamais tiède, où la violence est omniprésente. Enfin, il faut noter la prouesse de la narration. Le récit est construit à partir d’une double mise en abyme. Nous découvrons ainsi les principaux protagonistes à travers les yeux d’une servante, qui conte son histoire à un homme de passage, qui lui-même la rapporte au lecteur. Malgré cet enchevêtrement, l’histoire est toujours limpide et cette double distance permet quelques jeux narratifs très audacieux. Sincèrement, il est rare de lire une histoire aussi riche et poignante, il est rare d’être emporté par de tels tourbillons de sentiments, il est rare de découvrir des personnages aussi forts qu’Heathcliff. Savoir que cela est l’œuvre d’une gamine qui n’avait rien vu, rien connu et qui mourut quelques années plus tard me laisse à la fois pantois d’admiration et quelque part bien triste. Quoi qu’il en soit, depuis cette lecture, je ne peux m’empêcher de régulièrement fredonner avec un pincement au cœur, la chanson de Kate Bush inspirée de ce magistral roman : Heathciff, it’s me, i’m Cathy. I’ve come home, i’m so cold. Let me in your window….
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  • MouniaSolis Posté le 15 Octobre 2020
    Premier livre lu de l’auteur. Quel plaisir de plonger dans un roman si riche tant par son vocabulaire que par son originalité! Je comprends pourquoi Emily a tant fait parler d’elle! Un beau drame romantique, avec une pointe de fantastique, qui gagne à être lu et relu P.S : Je reste cependant ravie de ne pas l’avoir pris en VO!
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