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Sa dernière chance
Date de parution : 04/02/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

Sa dernière chance

Date de parution : 04/02/2021
« Armel Job excelle à révéler l’âme de ses personnages, transformant une histoire toute simple en tragédie grecque. » Femme actuelle.

À trente-neuf ans, Élise, célibataire, vit dans la famille de sa soeur, gynécologue réputée, et de son beau-frère, agent immobilier. Elle tient la maison, s’occupe des quatre enfants du foyer,...

À trente-neuf ans, Élise, célibataire, vit dans la famille de sa soeur, gynécologue réputée, et de son beau-frère, agent immobilier. Elle tient la maison, s’occupe des quatre enfants du foyer, et son existence s’écoule ainsi, dans une espèce de rythme immuable : depuis toujours, Élise vit dans l’ombre de sa...

À trente-neuf ans, Élise, célibataire, vit dans la famille de sa soeur, gynécologue réputée, et de son beau-frère, agent immobilier. Elle tient la maison, s’occupe des quatre enfants du foyer, et son existence s’écoule ainsi, dans une espèce de rythme immuable : depuis toujours, Élise vit dans l’ombre de sa soeur. Aux yeux de l’extérieur, elle passe pour une femme fragile, d’une timidité maladive, incapable de se débrouiller seule.
Tout à coup, elle se met en quête d’un homme sur Internet – et c’est le grain de sable qui va enrayer la mécanique parfaitement huilée de cette famille de notables. Mais quelle mouche a donc piqué Élise ? Personne ne comprend. Elle affirme qu’elle a envie de vivre, c’est tout. Et qu’aucune mise en garde, aucun chantage, aucune menace ne la fera renoncer au type charmant, un antiquaire, qu’elle vient de rencontrer.
L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. N’est-ce pas ce qui attend Élise sur le chemin de son émancipation, comme tous ceux qu’elle entraîne à sa suite dans cette rencontre qui n’aurait jamais dû avoir lieu ?

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EAN : 9782221251539
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 135 x 200 mm
EAN : 9782221251539
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 135 x 200 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Esorlecram 05/05/2023
    Rien ne ressemble plus à un roman d’Armel Job qu’un roman d’Armel Job. Sauf que cette fois l’auteur s’est surpassé ! On retrouve comme toujours son style « vintage » parsemé de belgicismes. On retrouve son talent pour donner en une simple phrase son interprétation d’un comportement, d’une parole de ses personnages, avec des comparaisons judicieuses, souvent drôles. Oui, il est en pleine forme quand, pour parler d’une femme plus trop jeune, il écrit que « ce n’est pas un perdreau de l’année » ! Cet ancien directeur du séminaire de Bastogne avait aussi coutume de faire discrètement allusion à Dieu, à l’Eglise, à des habitudes de paroissiens. Plus question de discrétion ici : un des personnages importants est un chanoine qui vit maritalement avec sa gouvernante (péché véniel ?), mais qui est surtout un escroc qui collectionne les objets d’art liturgique, en sachant pertinemment bien qu’il s’agit d’objets volés, objets destinés à l’Eglise mais qu’il garde soigneusement chez lui ! Et quand l’antiquaire qui lui refile ces objets lui souffle le mot « péché » à l’oreille, il le rassure en lui disant qu’il suffit d’aller à confesse pour être blanchi ! Armel Job aurait-il perdu la foi ? En tout cas l’hypocrisie de son ecclésiastique est mise en évidence, et je ne suis pas loin de penser qu’il vise l’Eglise en général. Tout ceci ne prouve pas encore que le roman est de qualité. Mais l’histoire que nous conte Armel Job ferait un grand vaudeville, avec une énigme qui dévoile peu à peu ses nombreux volets qui concernent bien des aspects le la vie actuelle : l’appât du gain, un ménage qui s’écroule, les contacts par internet, la sexualité. Dans ce dernier domaine, l’auteur étonne vraiment en faisant preuve de bien des connaissances, et il nous décrit bien sûr cela sans employer le moindre mot un peu trop cru. Armel Job est comme le vin : le temps le bonifie ! Rien ne ressemble plus à un roman d’Armel Job qu’un roman d’Armel Job. Sauf que cette fois l’auteur s’est surpassé ! On retrouve comme toujours son style « vintage » parsemé de belgicismes. On retrouve son talent pour donner en une simple phrase son interprétation d’un comportement, d’une parole de ses personnages, avec des comparaisons judicieuses, souvent drôles. Oui, il est en pleine forme quand, pour parler d’une femme plus trop jeune, il écrit que « ce n’est pas un perdreau de l’année » ! Cet ancien directeur du séminaire de Bastogne avait aussi coutume de faire discrètement allusion à Dieu, à l’Eglise, à des habitudes de paroissiens. Plus question de discrétion ici : un des personnages importants est un chanoine qui vit maritalement avec sa gouvernante (péché véniel ?), mais qui est surtout un escroc qui collectionne les objets d’art liturgique, en sachant pertinemment bien qu’il s’agit d’objets volés, objets destinés à l’Eglise mais qu’il garde soigneusement chez lui ! Et quand l’antiquaire qui lui refile ces objets lui souffle le mot « péché » à l’oreille, il le rassure en lui disant qu’il suffit d’aller à confesse pour être blanchi ! Armel Job aurait-il perdu la foi ? En...
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  • LudivineBon 26/04/2023
    Élise est diamétralement opposée à sa sœur qui l’a prise sous son aile à la suite de la mort de ses parents. Elle est plutôt effacée, dépendante sur plan financier de sa soeur qui est médecin et de son beau-frère, agent immobilier. Sans doute un peu surprotégée à cause d'un état dit dépressif, Elise se désigne comme la "gouvernante" de ses neveux. En échange, elle est "logée, (...) nourrie, entretenue, habillée". L'équilibre semble parfait. Au début, l’émotion du lecteur naît de la douceur car on fait connaissance avec les deux soeurs dont la complicité a été renforcée par le départ du père à l’adolescence, lorsque leur garde a été confiée à leur mère qui était « triste comme un jour d’hiver ». A la quarantaine, Elise va malgré elle bouleverser l'ordre établi lorsqu'elle manifeste le souhait de gagner son indépendance, d'avoir une vie sentimentale. Dans cette société où la bienséance est de mise, de surcroît dans un environnement religieux décrit comme "salvateur", une rencontre sur internet est entourée de méfiance. Cette grande solitaire fait la connaissance d'un antiquaire et elle lui confie aussi rapidement que naïvement son amour. Pierre, est également un loup solitaire, enfermé dans son chagrin. L’atmosphère feutrée de la première moitié du roman est envoûtante. Ensuite, une pression latente nous maintient sous une agréable tension car on arrive à un point de bascule. Il n'y a pas réellement de heurts entre les deux soeurs hormis une dispute, ni d’effusion de sang au sein de la maisonnée, mais l'atmosphère devient plus pesante. Le roman se mue progressivement en thriller psychologique. On voit des fêlures apparaître dans les relations intra-familiales. Les secrets du passé refont surface, le chantage s'intensifie et cela instaure un suspens haletant. La cadence de lecture s'accélère à un rythme soutenu jusqu'au délitement final auquel je ne m'attendais pas ! La beauté de ce texte repose sur le style d'Armel Job et son écriture très soignée. Il y a beaucoup de poésie dans les périphrases. J’ai trouvé amusant que l’auteur interpelle le lecteur en faisant des petits rappels "au chapitre précédent" ou "les derniers paragraphes du chapitre". Bref, l'auteur s'appuie avec brio sur un fait divers et c'est très réussi, bravo ! J'ai hâte de découvrir un autre titre de cet écrivain belge.Élise est diamétralement opposée à sa sœur qui l’a prise sous son aile à la suite de la mort de ses parents. Elle est plutôt effacée, dépendante sur plan financier de sa soeur qui est médecin et de son beau-frère, agent immobilier. Sans doute un peu surprotégée à cause d'un état dit dépressif, Elise se désigne comme la "gouvernante" de ses neveux. En échange, elle est "logée, (...) nourrie, entretenue, habillée". L'équilibre semble parfait. Au début, l’émotion du lecteur naît de la douceur car on fait connaissance avec les deux soeurs dont la complicité a été renforcée par le départ du père à l’adolescence, lorsque leur garde a été confiée à leur mère qui était « triste comme un jour d’hiver ». A la quarantaine, Elise va malgré elle bouleverser l'ordre établi lorsqu'elle manifeste le souhait de gagner son indépendance, d'avoir une vie sentimentale. Dans cette société où la bienséance est de mise, de surcroît dans un environnement religieux décrit comme "salvateur", une rencontre sur internet est entourée de méfiance. Cette grande solitaire fait la connaissance d'un antiquaire et elle lui confie aussi rapidement que naïvement son amour. Pierre, est également un loup solitaire, enfermé dans son chagrin. L’atmosphère feutrée de la...
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  • fgatz 26/11/2022
    Ayant lu tous les romans de cet auteur, il signe ici à mes yeux, un de ses meilleurs livres, mêlant avec grandiose un scénario tantot a la Simenon, tantot à la Julien Green . Un récit social, historique sur fond policier entre verviers et liege. Une petite !!!
  • jeunejane 02/05/2022
    Armel Job nous emmène dans une famille bien sous tous rapports. Enfin , extérieurement. Marie-Rose et Édouard ont 4 enfants. Elle travaille comme gynécologue dans un hôpital de la ville et son mari a une agence immobilière. La soeur de Marie-Rose, fragile psychologiquement, garde les 4 enfants et vit à demeure chez sa soeur. L'aîné des enfants donne un ordinateur à sa tante et lui en explique petit à petit les rouages. Élise, la tante va donc sur Internet et se met en tête de rechercher un mari. C'est ainsi qu'on pourrait l'imaginer. Elle fait la connaissance d'un antiquaire au comportement plus que fourbe. Il semble tremper dans un trafic d'oeuvres d'art religieux volées avec l'aide d'un chanoine encore plus malhonnête que lui. L'histoire va petit à petit prendre une tournure dramatique et surprenante dans le genre de l'attrapeur attrapé. Le rôle joué par les observations du serveur du bistrot où Élise et Pierre, l'antiquaire se rencontraient, de l'hôtesse de l'hôtel où ils se rencontraient plus intimement nous aident à avancer dans la connaissance des personnages. L'auteur belge admis à l'académie de la langue française De Belgique nous promène dans les rues de la ville de Liège qu'il connaît bien et fait aussi référence à la ville de Verviers où habite Élise. Une analyse très fine ainsi que la trame du roman, un langage très choisi et précis font du roman d'Armel Job une lecture appréciable. Un petit côté désuet et rigide dans la plume de l'auteur m'a un peu éloigné des 5 étoiles. Armel Job nous emmène dans une famille bien sous tous rapports. Enfin , extérieurement. Marie-Rose et Édouard ont 4 enfants. Elle travaille comme gynécologue dans un hôpital de la ville et son mari a une agence immobilière. La soeur de Marie-Rose, fragile psychologiquement, garde les 4 enfants et vit à demeure chez sa soeur. L'aîné des enfants donne un ordinateur à sa tante et lui en explique petit à petit les rouages. Élise, la tante va donc sur Internet et se met en tête de rechercher un mari. C'est ainsi qu'on pourrait l'imaginer. Elle fait la connaissance d'un antiquaire au comportement plus que fourbe. Il semble tremper dans un trafic d'oeuvres d'art religieux volées avec l'aide d'un chanoine encore plus malhonnête que lui. L'histoire va petit à petit prendre une tournure dramatique et surprenante dans le genre de l'attrapeur attrapé. Le rôle joué par les observations du serveur du bistrot où Élise et Pierre, l'antiquaire se rencontraient, de l'hôtesse de l'hôtel où ils se rencontraient plus intimement nous aident à avancer dans la connaissance des personnages. L'auteur belge admis à l'académie de la langue française De Belgique nous promène dans les rues de la ville de Liège qu'il connaît bien et fait aussi référence à la ville de...
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  • Elsaragon 21/04/2022
    Sa dernière chance ou la mise à nu. Comme dans la plupart de ses romans, Armel Job nous entraîne à découvrir ce qui se cache derrière le vernis de ses protagonistes. Entre les sœurs Dubois, que de différences. Pour l’une la réussite sociale, pour l’autre l’effacement. Et là autour gravitent le beau-frère, l’amant potentiel et le chanoine collectionneur. Petit à petit, chacun sera amené à montrer sa vraie nature, dévoilant qui d’un l’appât du gain, qui de l’autre l’envie de se réaliser en empruntant des chemins bien tortueux. Au travers de l ‘émancipation voulue d’Élise, la sœur effacée, chacun sera amené à se dévoiler, à se découvrir. Chaque lecture d’Armel Job m’amène ce plaisir non dissimulé de découvrir en finesse les blessures mais également les vices de « gens comme tout le monde », de ceux que l’on croise tous les jours. Tous n’ont pas des choses à révéler, j’en conviens. Et c’est bien là le talent de l’auteur que de nous amener derrière le miroir.
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