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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350873589
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 153
Format : 140 x 205 mm

Tomber

Date de parution : 14/04/2016
Set et match !
Sa mère les a quittés. Elle n’est plus qu’une question, une question sans réponse, glaciale. Après l’abandon maternel, Mariano est confié à son père, inspecteur de police, qui lui préfère largement la bière. Face au désespoir de ce dernier, Mariano se réfugie dans ses rêveries, ses amitiés avec les « durs »... Sa mère les a quittés. Elle n’est plus qu’une question, une question sans réponse, glaciale. Après l’abandon maternel, Mariano est confié à son père, inspecteur de police, qui lui préfère largement la bière. Face au désespoir de ce dernier, Mariano se réfugie dans ses rêveries, ses amitiés avec les « durs » du lycée, et surtout sa passion, le sport, incarnée par un homme : Yannick Noah. Nous sommes en juin 1983 et Mariano trépigne d’impatience, Noah va jouer la finale de Roland Garros ! L’excitation est à son comble, mais c’était sans se douter que cette journée, bien au-delà de l’exploit sportif, changera le cours de sa vie…
 
Tomber est le récit poignant d’un enfant blessé, en échec scolaire, dont le rêve, simple et pourtant inaccessible, est d’être aimé par ses parents. Du haut de ses treize ans, en proie à la culpabilité, Mariano lutte maladroitement pour échapper au mutisme de son père. Avec douceur, justesse et empathie, le narrateur brosse le portrait d’une adolescence douloureuse, sans jamais sombrer dans le pathos.
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EAN : 9782350873589
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 153
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • fuji Posté le 3 Mars 2017
    1982, Mariano 12 ans part pour un rendez-vous chez le médecin à Strasbourg. Le couperet tombe Mariano est dyslexique... « Je venais d'avoir douze ans, j'étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie. » A cet instant ce n'est pas la fête qui se termine, mais la vie de famille qui est rompue. En effet sa mère quitte le domicile conjugal, sans l'emmener ni laisser d'adresse. Pour l'enfant qu'il est, le départ de maman correspond à sa dyslexie, car elle est partie quatre jours plus tard. Un fait important m'a interpellé c'est que le seul vecteur de communication dans la famille soit le silence, comme si l'enfant ne pouvait comprendre l'oralité. Le père préfère noyer son « chagrin » dans l'alcool en laissant son fils dans le dénuement tant physique, que psychologique et affectif. Donc à treize ans, ce gamin, à l'âge où les autres se cherchent, essayent de s'affirmer lui reste figer dans son carcan de petit garçon. L'école il ne faut pas lui en parler, il est largué et personne ne lui tendra la main, il cumule les heures de colle comme les mauvaises notes. Une seule chose l'anime le cours de sport. Il est... 1982, Mariano 12 ans part pour un rendez-vous chez le médecin à Strasbourg. Le couperet tombe Mariano est dyslexique... « Je venais d'avoir douze ans, j'étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie. » A cet instant ce n'est pas la fête qui se termine, mais la vie de famille qui est rompue. En effet sa mère quitte le domicile conjugal, sans l'emmener ni laisser d'adresse. Pour l'enfant qu'il est, le départ de maman correspond à sa dyslexie, car elle est partie quatre jours plus tard. Un fait important m'a interpellé c'est que le seul vecteur de communication dans la famille soit le silence, comme si l'enfant ne pouvait comprendre l'oralité. Le père préfère noyer son « chagrin » dans l'alcool en laissant son fils dans le dénuement tant physique, que psychologique et affectif. Donc à treize ans, ce gamin, à l'âge où les autres se cherchent, essayent de s'affirmer lui reste figer dans son carcan de petit garçon. L'école il ne faut pas lui en parler, il est largué et personne ne lui tendra la main, il cumule les heures de colle comme les mauvaises notes. Une seule chose l'anime le cours de sport. Il est fou de sport tous les sports et dans sa petite tête d'enfant perdu il se dit que si Yannick Noah gagne Roland Garros ce 5 juin 1983, alors il pourra parler à son père. « Quand on joue au hand-ball, c'est moi qui marque le plus de buts. Dans ce moment-là, j'existe, je suis respecté, on me tape dans la main, on me sourit. On me choisit. Le reste du temps, je me sens invisible, ou au mieux, un pauvre nul. » « Je n'en peux plus de vivre avec les cris que je ne pousse pas. » ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 3 mars 2017
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  • Enell Posté le 23 Octobre 2016
    Quand Mariano a-t’il commencé à tomber ? Quand l’orthophoniste a annoncé à sa mère qu’il était dyslexique, et que Mariano a décelé tristesse et déception dans ses yeux ? Quand celle-ci a quitté le domicile conjugal, sans laisser d’adresse, sans donner signe de vie ? Ou avant, quand ses parents ont commencé à se disputer ? Quoi qu’il en soit, il est déjà tombé bien bas au début de ce roman, alors qu’il vit seul avec un père, inspecteur de police, devenu inatteignable, prisonnier de son chagrin et de son alcoolisme. Mariano a treize ans, un profond sentiment d’échec, une terrible culpabilité. Il est écrasé par le destin. Sa mère est partie depuis un an, nous sommes le 5 juin 1983 et Yannick Noah va disputer la finale de Roland Garros. Et pour Mariano, cette finale brille comme un phare dans la brume, un phare qui indiquerait l’entrée du port, un phare comme un espoir. En effet, Mariano n’a qu’une passion dans la vie : le sport. Que ce soit au collège ou à l’extérieur, c’est le sport qui lui permet d’exister, d’être reconnu, d’être apprécié. Alors si Yannick Noah gagne, Mariano aura le courage de parler à son père, de crever l’abcès des non-dits qui les tue... Quand Mariano a-t’il commencé à tomber ? Quand l’orthophoniste a annoncé à sa mère qu’il était dyslexique, et que Mariano a décelé tristesse et déception dans ses yeux ? Quand celle-ci a quitté le domicile conjugal, sans laisser d’adresse, sans donner signe de vie ? Ou avant, quand ses parents ont commencé à se disputer ? Quoi qu’il en soit, il est déjà tombé bien bas au début de ce roman, alors qu’il vit seul avec un père, inspecteur de police, devenu inatteignable, prisonnier de son chagrin et de son alcoolisme. Mariano a treize ans, un profond sentiment d’échec, une terrible culpabilité. Il est écrasé par le destin. Sa mère est partie depuis un an, nous sommes le 5 juin 1983 et Yannick Noah va disputer la finale de Roland Garros. Et pour Mariano, cette finale brille comme un phare dans la brume, un phare qui indiquerait l’entrée du port, un phare comme un espoir. En effet, Mariano n’a qu’une passion dans la vie : le sport. Que ce soit au collège ou à l’extérieur, c’est le sport qui lui permet d’exister, d’être reconnu, d’être apprécié. Alors si Yannick Noah gagne, Mariano aura le courage de parler à son père, de crever l’abcès des non-dits qui les tue peu à peu depuis un an. Une grande partie de ce roman nous fait vivre en direct cette journée particulière. Mariano partage son désespoir, son mal de vivre : « Je venais d’avoir douze ans, j’étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie » Quand Noah s’engage sur le chemin de la victoire, qu’un peu d’optimisme semble permis, il nous confie ses doutes : « Je me demande si je suis autorisé à aimer mon père et ma mère, si l’amour est obligatoirement réciproque. Si on en manque, fait-il des trous ? » Et pour finir, il nous hurle sa détresse : « Le goût rouillé de l’injustice harponne chaque cellule encore vivante de mon corps. » La narration à la première personne nous permet de partager intensément les émotions et les souvenirs qui traversent cette journée fatidique. Le style est concis. Le découpage en paragraphes courts, bien aérés donne des respirations à ce livre mélancolique. Et peut-être est-ce ce qui m’a gênée dans ce roman : il n’évite pas toujours le pathos. Mariano fait le point sur ses vies familiale, scolaire et sociale. Partout il a un sentiment d’échec, d’inutilité. J’aurais préféré plus de légèreté dans la forme afin que ces émotions soient davantage suggérées que martelées. J’ai lu ce livre en une seule traite car il est captivant et facile à lire, mais j’en suis sortie assommée : les trois pages optimistes de la dernière partie n’ont pas réussi à me faire sortir du plomb des 146 pages précédentes. Mail il est vrai que l’adolescence n’est pas l’âge de la demi-mesure. Je vous conseille la lecture de ce roman intimiste. Cependant lisez-le un jour de moral au beau fixe.
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  • carobookine Posté le 21 Mai 2016
    En 1983, Mariano a 13 ans. Il est dyslexique. Depuis que sa mère les a quittés l’année passée, il vit seul avec son père enfermé dans son mutisme, sans règles ni contraintes. A l’école il n’est pas bon élève, il n’a pas d’amis. La seule chose qui compte pour Mariano c’est le sport, la seule discipline dans laquelle il peut s’exprimer pleinement, se laisser aller. En ce jour de finale de Roland Garros, grâce à Yannick Noah son idole, il se prend à rêver. C’est sûr, s’il gagne, Mariano parlera à son père. Et il en a des choses à lui dire… Éric Genetet était à la Foire du livre de Saint-Louis en avril dernier, et je ne l’ai pas rencontré. Mais comment ai-je pu passer à côté ? Heureusement, comme je suis une grande bavarde, il a entendu parler de Carobookine. Et de fil en aiguille, j’ai reçu Tomber de la part des Editions Héloïse d’Ormesson (merci Roxane !). Parfois le destin fait bien les choses car je n’aurais pas aimé rater cette lecture. Mariano est un adolescent blessé, timide, sans confiance en lui, et à douze ans, un docteur met un mot sur son trouble du langage : la... En 1983, Mariano a 13 ans. Il est dyslexique. Depuis que sa mère les a quittés l’année passée, il vit seul avec son père enfermé dans son mutisme, sans règles ni contraintes. A l’école il n’est pas bon élève, il n’a pas d’amis. La seule chose qui compte pour Mariano c’est le sport, la seule discipline dans laquelle il peut s’exprimer pleinement, se laisser aller. En ce jour de finale de Roland Garros, grâce à Yannick Noah son idole, il se prend à rêver. C’est sûr, s’il gagne, Mariano parlera à son père. Et il en a des choses à lui dire… Éric Genetet était à la Foire du livre de Saint-Louis en avril dernier, et je ne l’ai pas rencontré. Mais comment ai-je pu passer à côté ? Heureusement, comme je suis une grande bavarde, il a entendu parler de Carobookine. Et de fil en aiguille, j’ai reçu Tomber de la part des Editions Héloïse d’Ormesson (merci Roxane !). Parfois le destin fait bien les choses car je n’aurais pas aimé rater cette lecture. Mariano est un adolescent blessé, timide, sans confiance en lui, et à douze ans, un docteur met un mot sur son trouble du langage : la dyslexie (un terme d’ailleurs aussi barbare à l’oral qu’à l’écrit). Du jour au lendemain sa mère quitte leur foyer sans jamais plus donner de nouvelle. Chacun réagit à sa manière : son père se met à boire, il se renferme sur lui-même et n’attache plus d’importance à l’éducation de Mariano qui se retrouve seul, intensément seul, livré à lui-même. En proie à la culpabilité (car comment expliquer la disparition soudaine de sa mère si ce n’est à cause de sa dyslexie ?), Mariano s’interroge, il angoisse. Est-elle morte ? C’est une possibilité... Mais comment sortir de cette léthargie ? Comment renouer le contact avec son père, lui dire qu’il est là, qu’il est bien vivant lui ?... Heureusement, ce dimanche 5 juin 1983, Yannick Noah est en finale de Roland Garros face à Mats Wilander. 50 millions de français soutiennent Yannick et Mariano est, face à son écran, son plus fervent supporter. Lui qui n’arrive pas à communiquer, il s’adresse en pensée à son père et prépare ce qu’il va lui dire dès que le match sera terminé. Ecrit à la première personne du singulier au présent (avec Mariano pour personnage principal), Tomber est un court roman (150 pages) sensible, humain et juste. C’est le témoignage poignant d’un adolescent mal dans sa peau, différent des autres, qui souffre de ne rêver que d’une seule chose : obtenir l’amour de ses parents.
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