Lisez! icon: Search engine
Par Lisez, publié le 09/01/2024

Rentrée littéraire d'hiver : les nouvelles plumes à découvrir

Explorez les nouvelles plumes de la rentrée littéraire d'hiver à travers leur roman ! Des voix captivantes, des univers uniques – une immersion littéraire qui promet de vous emporter.

 
La maison de mon père, Akos Verboczy
La maison de mon père
Un homme débarque à Budapest, sa ville natale, par un chaud matin d’automne, pour un séjour d’une semaine. Il a l’intention de revoir ses anciens amis, sa famille, son premier amour. De parcourir de bas en haut son arbre généalogique, ou du moins ce qu’il en reste, du petit cousin hooligan aux grands-parents qui dorment paisiblement, l’espère-t-il, sous les pierres moussues du cimetière.
Avec Petya, son compagnon d’enfance, il forme le projet d’aller visiter la maison que son père a chérie pendant des années, qu’il a longtemps espéré recevoir en héritage, mais qui a sombré avec tout le reste. Cette maison du lac Balaton, ancien pressoir de vignoble, à flanc de colline, où l’on entrait en passant par le grenier. Il faut donc s’empresser de griffonner sur un napperon le plan pour s’y rendre, mais ce geste n’est-il pas aussi dérisoire que de vouloir retracer les contours d’un rêve dont on émerge à peine avant qu’il nous échappe à jamais ?
 
Seuls les fantômes, Cyrille Falisse
Seuls les fantômes
Depuis que son ex l’a largué parce qu’il était faible et fragile, Melvile ressasse l’histoire d’amour qui vient de le terrasser. Sur les réseaux sociaux où il s’est réfugié, une rencontre virtuelle va réveiller ses disparues. Laetitia, la Galopante, Nina… Trois images manquantes, trois premières fois. Seuls les fantômes est un voyage dans le temps où tournoient les voix du passé. Les grandes vacances à Saint-Dalmas Valdeblore, les truites du Boréon, les émois et les malentendus…
Un premier roman à la poésie singulière, où un homme cherche sa place, où les fantômes parlent et consolent parfois.
 
« Une voix forte et bouleversante. » Jean-Baptiste Andrea, auteur de Veiller sur elle, prix Goncourt 2023.
 
Un été chez Jida, Lolita Sene
Un été chez Jida - Rentrée littéraire janvier 2024
Enfant, Esther passe ses vacances chez sa grand-mère Jida, regard intimidant et canines en or, dont le pavillon modeste, une fois la porte fermée, transporte en Kabylie. Les chants, les odeurs, la cuisine, les danses, les traditions… Tout rappelle le pays d’où la famille a émigré, après la guerre d’Algérie, en passant par des camps de réfugiés. Il y a du monde, une agitation permanente. Esther évolue au milieu de ses tantes, ses oncles, ses cousins, ses cousines.
Et parmi eux, il y a Ziri. Le fils chéri de Jida, qui aime trop les enfants.
Régulièrement, Ziri demande à Esther d’aller l’attendre dans une chambre à l’étage. Elle se demande si personne ne se rend vraiment compte de rien. Comme elle se demande, plus grande, pourquoi sa grand-mère et une partie de la famille s’évertuent à protéger cet homme qui lui a fait tant de mal.
Un été chez Jida raconte une famille de harkis, son héritage d’une richesse profuse et d’une violence terrible. Il raconte aussi l’obstination poignante d’une jeune femme à faire entendre sa voix, se battre contre des mœurs archaïques délétères et tenter de se réapproprier sa culture.
 
Les ardents, Alice Winn
Les ardents
1914. La public school de Preshute, en pleine campagne anglaise, forme l’élite de la nation. Nourris des récits classiques qui glorifient l’honneur et la patrie, les pensionnaires suivent avec enthousiasme le déroulement de la guerre.

Henry Gaunt, dix-huit ans, s’enrôle dans l’armée britannique pour prouver la loyauté de sa famille envers l’Angleterre et s’éloigner de Sidney, pour lequel il nourrit des sentiments très forts. Sidney, cependant, s’empresse de le rejoindre, bientôt talonné par le reste de leurs camarades. Tous sont alors confrontés à l’abomination des tranchées et à l’omniprésence de la mort. Dans ce décor tragique et sanglant, qu’en sera-t-il de leurs passions et de leurs espoirs ?
 
 
Carpates, Liliana Lazar
Carpates
Un voyage dans les Carpates ne s’improvise pas.
Piégés par la neige au cœur de la montagne roumaine, Jeanne et Boris, un couple de Français, trouvent refuge dans un étrange hameau – la Colonie – dirigée par des femmes.
Alors qu’ils se croient sauvés, débute une plongée vertigineuse dans le monde des vieux-croyants, une communauté aux lois archaïques, qui protège un impensable secret.
 
Les détails, Ia Genberg
Les détails
Une femme est clouée au lit, fiévreuse. Sans pouvoir expliquer pourquoi, elle a soudain l’envie de relire la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster. De là, elle commence à se remémorer des moments de sa vie, notamment sa vingtaine dans les années 1990, à l’aube du tournant de l’an deux-mille. Les méandres de ses souvenirs forment une prose magnétique nourrie de nostalgie et de réflexions existentielles irrésistibles. Le tout agrémenté de références réjouissantes à la littérature. Son existence semble se résumer à quatre relations dont un amour indélébile, une amitié sauvage, une rencontre électrique et éphémère. Elle en tire des portraits inoubliables dont les sujets sont à la fois celle qui raconte et ceux qui sont racontés, une perspective, des détails que l’on remarque ou pas, une histoire de relations qui se font et se défont avant que l’ère numérique ne vienne bouleverser les rapports humains.
 
Les invités de Marc, Tiphaine de Boÿs
Les invités de Marc
Paris s’endort, Léonore s’impatiente. Ce samedi soir, ses amis lui ont promis une fête mémorable. Ils se retrouvent dans le très bel appartement d’un certain Marc où se presse une foule d’invités égotiques, pétris d’ambition et dévorés par leur volonté de paraître. Les masques tombent à mesure que la nuit avance. La tension monte, jusqu’à ce que, par mégarde, Léonore décèle le secret de leur hôte.

Ni amitié, ni faux-semblants ne résistent à cette découverte. Le monde de Léonore vacille, et une question demeure : qui étaient vraiment les invités de Marc ?

La forme resserrée du récit sert une narration tendue. L’esprit aiguisé de Tiphaine du Boÿs se révèle autant dans son humour caustique que dans ses descriptions inatten- dues, souvent à la faveur de flash-back savoureux. L’auteure témoigne d’un style bien à elle, nerveux, précis, tranchant, et façonne un premier roman qui navigue habilement entre comédie de mœurs et roman noir.
 
La Roche, Martin Lichtenberg
La Roche
 
Tous rêvent de fuir cette île désolée, où la ressource en eau est rare et contrôlée. La plupart des habitants s’épuisent à pomper des nappes inaccessibles. Ceux qui refusent cette cadence infernale n’ont d’autre choix que de se tapir dans l’obscurité. Mais dans cet univers de violence, une poignée d’individus n’a pas renoncé à la poésie. Au péril de leur vie, ils vont conjuguer leurs forces et chercher l’espoir et la beauté jusque dans les recoins les plus sombres de cette terre.
Que reste-t-il de l’humanité quand les corps et les esprits sont aliénés? Quel avenir se dessine quand les ressources sont mises sous scellés? Roman d’anticipation à l’onirisme fabuleux qui déploie un monde hostile et fragmenté, La Roche choisit de livrer combat grâce à une langue dont chaque mot virevolte, percute et vient nourrir la possibilité d’un renouveau.
 
L'enfant de la rage, Anne Boquel
L'enfant de la rage - Rentrée littéraire janvier 2024
C’est un môme. Yohann Bellanger. Un gamin de dix-sept ans qui, par un mélange de provocation et de révolte, s’est engagé dans une ZAD.
Un soir, les CRS débarquent, lacrymos, grenades, blindés. Côté militants, branchages, caillasses, adrénaline. Lorsque les ombres des combattants se retrouvent entre les fumigènes, Yohann manque à l’appel. Il est resté à terre, le corps disloqué. Sortira-t-il ou non du coma ? Et dans quel état ?
Pour ses parents, la vie s’est arrêtée. Il faut attendre. Répondre aux questions de la petite soeur qui cherche son grand frère sans comprendre. Découvrir la vie des activistes qui entouraient Yohann, leurs convictions, leur humanité. Jusqu’à ce que tout s’embrase. Une histoire qui prend aux tripes, car ce destin familial où se mêlent la fureur, l’espoir et la fièvre raconte la France d’aujourd’hui.
 
Trilogie de Helsinki – Tome 1 – Le plus petit dénominateur commun, Pirkko Saisio
Trilogie de Helsinki – Tome 1 – Le plus petit dénominateur commun
Lorsque la narratrice de ce roman perd soudainement son père et voit sa vie bouleversée, elle se remémore son enfance. Alors qu’elle se confronte à ses souvenirs, celle-ci lui apparaît sous un jour nouveau, comme repeinte dans une teinte étrange. De sa maison d’enfance à l’hôpital et la morgue, Le plus petit dénominateur commun est le récit de cette femme et de la petite fille enfouie en elle : une petite fille qui a toujours voulu être un garçon, racontant sa propre histoire à la troisième personne.
Ce récit fragmenté qui interroge l’identité, la sexualité, le rapport au monde, est le premier volet d’une trilogie autofictionnelle dans laquelle on peut voir Helsinki, en toile de fond, évoluer au fil des décennies.

----------
" Si vous avez aimé Deborah Levy, vous adorerez Pirko Saiso. Elle a le même art que Deborah Levy pour nous rendre son monde étrangement familier. On a la sensation de faire la connaissance d’une amie, dans cette Finlande des année 50-60 communiste. Elle raconte  son histoire à hauteur d’enfant et ensuite elle donne le point de vue d’adulte, il y a donc un dédoublement de la narration et en même temps c’est extrêmement fluide.
On fait la connaissance d’une amie, mais surtout d’une écrivaine qui a un style poétique, lumineux, imagé : c’est magnifique !"
Elisabeth Philippe, Le Masque et la plume
 
 
Les Mains vaines, Jérémie Decottignies
Les Mains vaines
Le premier roman d'un poète qui inaugure une nouvelle collection littéraire, Corps célestes.

L’arbre en face de la fenêtre, c’est l’unique paysage de Julien. Il vit seul depuis son accident. Parfois il y a du soleil, mais il ne voit rien : une brume d’alcool et d’antalgiques lui barre tout chemin comme toute croyance. Il ne fait qu’une chose : il attend.

Alors il n’est pas surpris quand Laure, une cousine éloignée, revient vers lui après quinze ans de silence. Enfants, ils passaient leurs vacances dans les Pyrénées. Ça s’est fini, sans explication. Aujourd’hui, Laure revient pour le guérir. C’est en tout cas ce qu’elle lui dit, mais Julien sait qu’elle n’a jamais été aimée. Une nuit d’orage, à la montagne, ils ont failli mourir. Tout vient de là, affirme-t-elle. Son mal à elle, l’accident, et tout le reste.

S’il accepte de l’accompagner, elle connaît un vieux couple de guérisseurs capables d’apaiser sa douleur. Julien ne croit en rien, pourtant il prend quelque plaisir à se laisser faire. Et puis Laure décide qu’il leur faut retourner dans les Pyrénées. La guérison, là-bas, vaudra levée du mystère. Mais qui, dans ces montagnes si loin de l’enfance, saurait les faire revivre ?
 
Camera obscura, Gwenaëlle Lenoir
Camera obscura
Un matin, un photographe militaire voit arriver, à l’hôpital où il travaille, quatre corps torturés. Puis d’autres, et d’autres encore. Au fil des clichés réglementaires qu’il est chargé de prendre, il observe, caché derrière son appareil photo, son pays s’abîmer dans la terreur. Peu à peu, lui qui n’a jamais remis en cause l’ordre établi se pose des questions. Mais se poser des questions, ce n’est pas prudent.
Avec une justesse troublante, ce roman raconte le cheminement saisissant d’un homme qui ose tourner le dos à son éducation et au régime qui a façonné sa vie. De sa discrétion, presque lâche, à sa colère et à son courage insensé, il dit comment il parvient à vaincre la folie qui le menace et à se dresser contre la barbarie.
 
Cinq petites tristesses, Léontine Behaeghel
Cinq petites tristesses - Rentrée littéraire janvier 2024
Léonie a dix-neuf ans et ne connaît rien à l’amour, jusqu’à ce
qu’elle entame une relation avec Gilles, son parrain de soixante-deux
ans. En quelques semaines, Léonie se détache de sa réalité et se
jette à corps perdu dans cette liaison. Malgré les réactions de sa
famille, elle s’installe chez Gilles qui joue dangereusement de son
ascendance.
En écrivant son histoire, Léonie parvient peu à peu à se défaire
de cette emprise pour finalement porter plainte.
Un récit honnête et émouvant. Une voix lumineuse qui transcende
la noirceur de la situation.
 
La encomienda, Margarita Garcia Robayo
La encomienda
À 5 000 kilomètres de son pays natal, la Colombie, une jeune femme qui travaille dans une agence de publicité de Buenos Aires tente d’obtenir une bourse d’écriture aux Pays-Bas. Elle échange régulièrement avec sa sœur qui lui envoie des encomiendas, des colis contenant de la nourriture, des dessins de ses neveux, et parfois une surprise, comme une vieille photo. Souvent, la nourriture arrive avariée et les dessins tachés.
Peu à peu, des événements et des personnages viennent révéler les fissures qui creusent le quotidien de la jeune femme : l’arrivée d’un colis énorme et difficile à ouvrir, un chat qui erre dans son immeuble, les voisins absents et ceux qui frappent à sa porte, les allées et venues de son petit ami, la réapparition de sa mère, une vagabonde… Soudain, tout vacille : « Avec quelle rapidité se brise la coquille d’une routine. N’importe quelle routine, aussi solide soit-elle, peut être balayée par l’imprévu. »
 
Margarita García Robayo entraîne le lecteur au cœur d’un labyrinthe d’incertitudes, de souvenirs et de peurs, dans un roman troublant qui évoque la solitude, la maternité et les liens familiaux.
Un livre d’une intensité contenue, illuminé par des images fugaces, qui confirme l’auteure comme l’une des voix essentielles de la narration latino-américaine actuelle.


« García Robayo s’en prend brillamment aux mythes fondateurs de l’individu, qui portent les noms de père, mère, couple, foyer ou sexe » – El País
 
« Elle narre l’exceptionnel à partir du minuscule avec un ton unique, comme si, pour regarder ces catastrophes en face, il fallait se servir d’un appareil basse définition » – Revista Ñ
 
« Elle éblouit par sa prose minutieuse, une écriture précise et consciencieuse » – El Mundo
 
« Dans ses histoires, les petites passions éclatent entre les lettres, les mots et les verbes, et restent là, planantes, comme si elles étaient réelles, comme si l’ordinaire et le quotidien se hissaient au rang de l’art » – El Mercurio
 
« Je crois que c’est la personne qui écrit le mieux sur l’intimité » – Mariana Enríquez
 
Lisez
Lisez

Lisez maintenant, tout de suite !