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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350873879
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 205
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Animals

Joachim Zemmour (Traducteur), Marianne Colombier (Traducteur)
Date de parution : 03/11/2016
Drôle de carnaval chez les animaux
Au seuil de la Vie Éternelle, Elizabeth patiente. À ses côtés, dix animaux tués lors de conflits armés. Aucune âme ne sera autorisée à passer avant qu'elle n'ait fourni la preuve irréfutable de sa foi. Alors pour tromper l'ennui, elles racontent leur histoire. Une moule victime de Pearl Harbour, un... Au seuil de la Vie Éternelle, Elizabeth patiente. À ses côtés, dix animaux tués lors de conflits armés. Aucune âme ne sera autorisée à passer avant qu'elle n'ait fourni la preuve irréfutable de sa foi. Alors pour tromper l'ennui, elles racontent leur histoire. Une moule victime de Pearl Harbour, un ours affamé durant le siège de Sarajevo, un chien fauché sur le Front Est de la Seconde Guerre mondiale, un perroquet mort sous les bombes à Beyrouth en 2006, ou encore une tortue (ayant appartenu à la fille de Tolstoï !) égarée dans l'espace pendant la Guerre Froide…
 
Pourquoi les animaux suscitent-ils une empathie que nous semblons incapables d'éprouver envers nos semblables ? À travers ces dix trajectoires, et autant d'hommages littéraires – à Jack Kerouac, Sylvia Plath ou encore Colette –, Ceridwen Dovey nous offre une fable malicieuse aux accents philosophiques. Regard sur le monde animal, victime collatérale de notre absurde brutalité, mais aussi sur l'humanité, cette relecture de l’Histoire contemporaine en dix chapitres nous rappelle le pouvoir de rédemption de la littérature et de l’imaginaire. Animals en dit plus sur nous que nous ne voulons bien l'admettre...
 
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EAN : 9782350873879
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 205
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • blandine5674 Posté le 18 Octobre 2020
    Quel beau dépaysement, je viens d'avoir ! C'est comme ci ce livre m'avait emmené sur une autre planète. Dix nouvelles, avec la particularité que les narrateurs sont des animaux. On y trouve, en autre, La chatte de Colette, la chienne de Hitler, le perroquet de Flaubert. Et aussi un ours, un dauphin, etc. Une excellente histoire de la tortue qui a vécu avec la fille de Tolstoï puis qui fut envoyé en Angleterre à Virginia Woolf qui demande dans son testament que George Orwell la recueille. En toile de fond la guerre, les services secrets, dans l'espace, dans la mer et autres, mais surtout le plaisir de croiser des écrivains. Se mettre dans la peau d'un animal et observer notre égoïsme et cruauté. Qui est le plus pourvu d’humanité ? Original, intelligent et captivant.
  • chrisylivres Posté le 19 Juillet 2017
     Animals est traduit de l’anglais (Australie) par Joachim Zemmour et Marianne Colombier. Il s'agit, selon moi, d'un véritable chef-d'oeuvre. L’ouvrage se présente comme un recueil de dix histoires indépendantes. 10 vies non-humaines condamnées par l’Homme, durant une période chaotique de l'histoire : un ours affamé durant le siège de Sarajevo, une moule victime de Pearl Harbor, un chien fauché sur le front au cours de la Seconde Guerre mondiale, un perroquet tombé sous les bombes de Beyrouth, ou encore une tortue, ayant appartenu à la fille de Tolstoï, évanouie dans l'espace pendant la guerre froide... La particularité de ces histoires ? Ce sont les animaux eux-mêmes qui les racontent. De petites biographies de ces laissés-pour-compte de l'Histoire.   Un peu d'humour au sein de ce chaos Malgré la tristesse des événements, l'auteur parvient à éparpiller ici-et-là des petites touches d'humour. Les personnages de la tortue de la fille de Tolstoï, et du chat de Colette vont feront sans aucun doute sourire. Quelques exemples : « Cette nuit-là, le matou a insisté pour que nous chassions en no cat’s land, comme il l’appelle » (le chat de Colette) « Il paraît qu’il n’a même pas daigné mettre une tortue dans l’histoire –pas même une tortue totalitaire ! – ce qui en dit long sur...  Animals est traduit de l’anglais (Australie) par Joachim Zemmour et Marianne Colombier. Il s'agit, selon moi, d'un véritable chef-d'oeuvre. L’ouvrage se présente comme un recueil de dix histoires indépendantes. 10 vies non-humaines condamnées par l’Homme, durant une période chaotique de l'histoire : un ours affamé durant le siège de Sarajevo, une moule victime de Pearl Harbor, un chien fauché sur le front au cours de la Seconde Guerre mondiale, un perroquet tombé sous les bombes de Beyrouth, ou encore une tortue, ayant appartenu à la fille de Tolstoï, évanouie dans l'espace pendant la guerre froide... La particularité de ces histoires ? Ce sont les animaux eux-mêmes qui les racontent. De petites biographies de ces laissés-pour-compte de l'Histoire.   Un peu d'humour au sein de ce chaos Malgré la tristesse des événements, l'auteur parvient à éparpiller ici-et-là des petites touches d'humour. Les personnages de la tortue de la fille de Tolstoï, et du chat de Colette vont feront sans aucun doute sourire. Quelques exemples : « Cette nuit-là, le matou a insisté pour que nous chassions en no cat’s land, comme il l’appelle » (le chat de Colette) « Il paraît qu’il n’a même pas daigné mettre une tortue dans l’histoire –pas même une tortue totalitaire ! – ce qui en dit long sur les sentiments qu’il me portait. » (la Tortue qui a vécu une partie de sa vie avec Georges Orwell) « Muss n’était pas très instruit, mais s’il y avait bien une chose qu’il savait mieux que tout autre, c’est qu’il n’avait plus envie de s’entendre dicter, depuis sa prime jeunesse de moule bleue, tout ce qu’il devait faire ou manger, quand sécréter ou non ses filaments de byssus, à quels tuyaux artificiels adhérer et selon quel schéma, etc. […] » (une moule) « Ma mère était sans arrêt contrariée par les noms stupides que la Navy donnait à ses dauphins : pourquoi nous recruter en raison de notre intelligence supérieure, pour ensuite nous appeler Tuffy ? » (un dauphin de l'US Navy)   Une réflexion sur le spécisme La mise en avant de différentes formes d'intelligence permet de reconsidérer la place d'inférieurs que notre société donne aux animaux non-humains. « Eux –les humains – semblent croire que ce qui les distingue des autres animaux, c’est leur capacité à aimer, à éprouver du chagrin, à se sentir coupables, à passer l’abstraction, etc. Mais ils se trompent. Ce qui leur confère une place à part, c’est leur talent pour le masochisme. C’est en cela que réside leur pouvoir. Prendre plaisir à souffrir, tirer sa force de la privation : voilà ce que c’est, l’être humain. » (un chimpanzé) Cette mise en avant se fait tant dans la manière d'écrire - on se rend compte que pour comprendre un animal non-humain, on a besoin qu'il transmette ses pensées par écrit ou en parlant, or c'est évidemment impossible dans la réalité, et cette distance du langage nous incite à les mettre à l'écart - que dans la mise en scène de la nouvelle d'un singe en 1917 en Allemagne : celui-ci a acquis tous les comportements humains - langage, habits, comportement, tenue du corps, etc. - et c'est absolument effrayant. On se rend alors compte que façonner un monde à notre image n'est pas notre but, c'est par définition contre-nature alors pourquoi ne pas vivre en paix avec ces différences et en profiter? « Elle aimait à me rappeler la chance que j’avais d’avoir vu le jour dans un centre d’entrainement militaire d’élite. Je pense que ce qu’elle voulait dire, c’est que je devais être reconnaissante de ne pas être née dans un aquarium, vouée à une existence inutile. C’était sa façon de s’arranger avec la culpabilité d’avoir mis au monde un être qui ne connaîtrait jamais la liberté. Entre jouir de la liberté puis la perdre, ou ne l’avoir jamais connue, quel est le pire ? Je ne peux pas dire que cela m’ait manqué. » (un dauphin de US navy). Comme le rappelle cette citation (J.M. Coetzee) en début de livre : "Toute créature est une clé pour toute créature. Un chien en train de se lécher au soleil, dit-il, est un chien à un moment donné et au moment suivant il est le véhicule d'une révélation." Beaucoup d'écrivains sont mis en avant dans chaque nouvelle comme ayant considéré les animaux non-humains comme leurs égaux. On pourra citer entre autres Kafka, Colette, Hemingway, Jack Kerouac, etc. « Elle avait perfectionné son jeu de mime pour son rôle-titre dans La chatte amoureuse, au Bataclan, en m’observant encore plus attentivement que d’habitude, rampant par terre autour de moi, copiant mes moindres mouvements, mes moindres frémissements, mes moindres mines affectées… » (le chat de Colette) « Dans la hiérarchie affective de notre maîtresse, il avait toujours été clair que les chats étaient supérieurs aux chiens, mais aussi que n’importe quel quadrupède surpassait l’engeance des « Deux-pattes » […]. » (le chat de Colette)
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  • livresetbonheurs Posté le 6 Mars 2017
    Quel beau recueil ! J’aimerais lire ce genre de livres plus souvent ! Du genre à avoir à nos yeux une importance toute particulière… Ceridwen Dovey donne la parole à dix animaux pris au piège dans des conflits armés. On le sait d’avance, ils y perdront tous la vie. Ils se livrent, avec plus d’humanité et de courage que bien des hommes et pointent d’un bout de patte toute la crauté dont seul l’humain est capable à son encontre. Mais aussi à quel point il use et abuse d’eux. On passe avec émotion du singe au dromadaire, du dauphin au chat de Colette, en passant par une moule voyageuse ou un chien. Ces histoires, terriblement poignantes, et terribles tout court, nous hantent et nous questionnent. L’autrice porte la voix de ces animaux avec majesté et force. Jamais elle ne tombe dans la facilité ou le larmoyant. Elle garde l’équilibre sur ce fil ténu qu’est celui de l’ingéniosité et signe ici une très belle réussite littéraire… et humaine !
  • TheaBib Posté le 5 Mars 2017
    Un roman original sur le thème de la condition animale. Dans chaque chapitre, un animal raconte en effet sa vie, mais surtout sa mort. Ces animaux, aussi différents qu'un chat, un dromadaire et une moule, parviennent tous à nous émouvoir en racontant comment ils ont en fait été les victimes malheureuses et collatérales de la bêtise et de la cruauté humaine, durant des guerres ou des batailles le plus souvent. Un roman poétique et absolument poignant, qui fait réfléchir sur le sort des animaux et l'égoïsme des hommes ...
  • Mayathoe Posté le 13 Novembre 2016
    J'ai été sélectionnée lors d'une masse critique pour ce livre, et je traine un peu pour en faire la critique, car je ne sais pas vraiment quoi en dire. Tout d'abord lorsque j'ai lu le résumé j'étais persuadée d'adorer cette œuvre. Des nouvelles dont les personnages principaux sont des animaux, qui montreent en plus la cruauté des hommes envers eux, cela ne pouvait que me plaire, moi qui adore les animaux. Mais au final, je ne peux pas dire avoir adoré. En effet, autant j'ai énormément aimé certaines histoires, comme celle de la chatte de Colette, autant je n'en ai pas aimé d'autres, comme celle de Peter le Rouge. De plus, par moment, le livre me tombait un peu des mains, et j'avais du mal à le reprendre pour continuer ma lecture. Il faut quand même reconnaître que c'est très bien écrit. Et le fait d'avoir un autre regard sur l'Histoire à travers ces histoires animales, est vraiment original et intéressant, on apprend des choses. Enfin, ce que j'aime dans cet ouvrage, c'est qu'il nous interroge sur notre rapport aux animaux, la façon dont nous les considérons, dont nous les traitons. En conclusion, j'ai quand même apprécié ma lecture que j'ai trouvé intéressante,... J'ai été sélectionnée lors d'une masse critique pour ce livre, et je traine un peu pour en faire la critique, car je ne sais pas vraiment quoi en dire. Tout d'abord lorsque j'ai lu le résumé j'étais persuadée d'adorer cette œuvre. Des nouvelles dont les personnages principaux sont des animaux, qui montreent en plus la cruauté des hommes envers eux, cela ne pouvait que me plaire, moi qui adore les animaux. Mais au final, je ne peux pas dire avoir adoré. En effet, autant j'ai énormément aimé certaines histoires, comme celle de la chatte de Colette, autant je n'en ai pas aimé d'autres, comme celle de Peter le Rouge. De plus, par moment, le livre me tombait un peu des mains, et j'avais du mal à le reprendre pour continuer ma lecture. Il faut quand même reconnaître que c'est très bien écrit. Et le fait d'avoir un autre regard sur l'Histoire à travers ces histoires animales, est vraiment original et intéressant, on apprend des choses. Enfin, ce que j'aime dans cet ouvrage, c'est qu'il nous interroge sur notre rapport aux animaux, la façon dont nous les considérons, dont nous les traitons. En conclusion, j'ai quand même apprécié ma lecture que j'ai trouvé intéressante, enrichissante et qui permet aussi de se remettre en question.
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