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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350873770
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 99
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Faim blanche

Claire SAINT-GERMAIN (Traducteur)
Date de parution : 25/08/2016
Jusqu’où aller pour survivre ?
 
1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l'hiver glacial, Marja n'a d'autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l’espoir d’un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger... 1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l'hiver glacial, Marja n'a d'autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l’espoir d’un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger vers le sud, cohortes de paysans errants désespérés mais résolus à survivre. Sur la route, elle rencontre Ruuni, un jeune garçon qui lui semble digne de confiance. Mais face à un tel dénuement pourra-t-il leur venir en aide ? En butte à la méfiance, l’égoïsme et la haine, une lutte de chaque instant s’engage où le vivant tourne au spectre et le climat extrême à l’angoisse pure.
 
Peinture sensible d’un calvaire, alternant descriptions réalistes et passages oniriques, La Faim blanche est un roman d’une grande intensité dramatique, où l’on découvre l’une des dernières marches pour la faim à l’orée du XXe siècle. Aki Ollikainen met au jour les abîmes de la nature humaine, mais aussi les espoirs qu’elle fait naître.
 
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EAN : 9782350873770
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 99
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • saphoo Posté le 16 Novembre 2019
    Un auteur que je découvre, je suis mitigée à cette lecture, autant j'ai apprécié par moments le côté "onirique-poétique" autant j'ai été parfois déçue par le peu de contenu sur le sujet, les personnages, etc... j'ai comme l'impression qu'il n'est pas abouti, ou est - ce la traduction qui est trop terre à terre. Ceci dit, le sujet de la famine et la survie sont traités suffisamment pour nous faire ressentir ce sentiment de fin du monde pour les habitants qui fuient, prennent la route en espérant trouver un bout de pain à se mettre sous la dent. La désolation des paysages, le désespoir des personnages, la douleur de voir partir ses proches font de ce roman, noir et glacial.
  • Manika Posté le 29 Juillet 2019
    Marja décide à la mort de son mari de quitter son domicile pour essayer de trouver un meilleur ailleurs. Avec elle et ses 2 enfants nous traversons des contrées où règnent le froid et la faim. La dureté de ce voyage, l'accueil de ces mendiants par les populations soumises elles aussi à la dure réalité, la mort qui rode, rien en nous est épargné. La souffrance engendrée par la faim ou par la nourriture avalée trop vite, la violence sociale et physique, la mort, tout est décrit avec détail mais poésie. L'écriture est belle et épouvante, le voyage laborieux mais émouvant.
  • nadiouchka Posté le 6 Février 2019
    La Finlande. Le terrible hiver 1867 avec pour conséquence principale une famine qui ravage le pays. Aki Ollikainen, nous en parle dans « La Faim blanche » (« Nälkävuosi »), blanche comme la neige qui recouvre de son linceul immaculé le paysage mais aussi les êtres qui sont encore vivants, mais pour combien de temps. Se basant sur un fait historique méconnu (au milieu du XIXe siècle), l’auteur nous a livré un premier roman court mais d’une beauté glaciale. C’est l’histoire la plus sombre de ce magnifique pays, un récit qui arrive à être un peu poétique. « La mort est blanche. Aux enterrements on se drape de noir. Ceux qui vivent se revêtent de noir. La mort aussi est en noir, engoncé dans les plus beaux vêtements qu’il possédait de son vivant, mais son visage est toujours blanc. Quand son âme le quitte, seul reste le blanc. » (p.35) On suit Marja qui se voit obligée de laisser son mari Juhani mourant et part avec ses deux enfants : sa fille Mataleena et son fils Juho. Son idée est de prendre la route vers Saint-Pétersbourg où elle espère de meilleures conditions de vie (ou de survie) : « Marja ne peut imaginer que quiconque soit livré à la faim dans... La Finlande. Le terrible hiver 1867 avec pour conséquence principale une famine qui ravage le pays. Aki Ollikainen, nous en parle dans « La Faim blanche » (« Nälkävuosi »), blanche comme la neige qui recouvre de son linceul immaculé le paysage mais aussi les êtres qui sont encore vivants, mais pour combien de temps. Se basant sur un fait historique méconnu (au milieu du XIXe siècle), l’auteur nous a livré un premier roman court mais d’une beauté glaciale. C’est l’histoire la plus sombre de ce magnifique pays, un récit qui arrive à être un peu poétique. « La mort est blanche. Aux enterrements on se drape de noir. Ceux qui vivent se revêtent de noir. La mort aussi est en noir, engoncé dans les plus beaux vêtements qu’il possédait de son vivant, mais son visage est toujours blanc. Quand son âme le quitte, seul reste le blanc. » (p.35) On suit Marja qui se voit obligée de laisser son mari Juhani mourant et part avec ses deux enfants : sa fille Mataleena et son fils Juho. Son idée est de prendre la route vers Saint-Pétersbourg où elle espère de meilleures conditions de vie (ou de survie) : « Marja ne peut imaginer que quiconque soit livré à la faim dans la ville du tsar. À Saint-Pétersbourg, il y a du pain pour tous sans qu’on ait besoin d’y mélanger de l’écorce, du lichen et encore moins du foin. Mais Saint-Pétersbourg est loin. Ce n’est pas derrière la prochaine colline, ni après le village suivant. Mais loin, en Russie. » (p.62) Et en écrivant ce mot « route », cela m’évoque immédiatement Cormac McCarthy. Mais le sujet m’a aussi fait penser à « Vongozero » de Yana Vagner (chroniqué depuis un certain temps mais qui m’est resté en mémoire). La différence est qu’ici, le drame est bien présent et non post-apocalyptique., La route est implacable – peu de personnes viennent en aide même en voyant les enfants. Et le premier drame survient, suivi d’un autre. C’est terrible, impitoyable – ça vous prend aux tripes malgré les magnifiques paysages enneigés. On traverse des endroits tels que Vääräjärvi ou Katajanokka. Pour le lecteur, ce n’est pas la faim qui tord le ventre, c’est le désarroi de ces êtres. Dans cet ouvrage, l’auteur décrit en parallèle ces miséreux affaiblis squelettiques, souvent malades du scorbut ou du typhus,qui tracent la route et des notables de la ville. Avec ces deux mondes si différents, on ressent de la révolte et on ne ressort pas du tout indemne de cette lecture : elle continue à nous hanter car elle est très éprouvante. Ce froid est si cruel, intense et le destin de ces malheureux si incertain que l’on ressent de l’angoisse chaque fois que Marja tente d’obtenir de l’aide, trop souvent en vain : il y a trop de mendiants comme elle ! Voyage tragique – Espoir ? Mort ? Voyage de la dernière chance ? C’est un récit très puissant bien que l’ouvrage ne soit pas bien épais et se lise en peu de temps. Aki Ollikainen, journaliste et photographe professionnel nous décrit à la perfection cette longue marche de la faim dans des paysages à couper le souffle. On passe de l’angoisse à la colère – de la tristesse à l’inquiétude – on voit la méchanceté des uns et l’égoïsme des autres…. J’ai relevé deux critiques qui résument bien ce livre qui a obtenu un succès bien mérité à sa parution : « Dans des pages bouleversantes par leur simplicité, par une forme de pudeur aussi, Aki Ollikainen, sans jamais émettre le moindre jugement, raconte le drame de la famine, telle que l’affrontent Marja et ses enfants. » (Sylvie Bressler , 15 septembre 2016). « Pour son premier roman (…) Aki Ollikainen se penche sur une des pages les plus sombres de l’histoire de la Finlande. Il signe un récit poétique: une ode à la détermination de l’être humain, prêt à tout pour continuer à vivre et rester debout, même au prix de son humanité. » (Anne-Françoise Hivert – Libération).
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  • ondelune Posté le 31 Janvier 2018
    Le récit de la Faim Blanche dévoile un pan d’histoire de la fin du 19ème siècle au sein d’une Finlande broyée par les bises glaciales et la neige, mais surtout la famine qui s’incise, ronge et tue après de mauvaises récoltes, tandis que la politique s’oriente dans une quête d’autonomie du pays. Notamment via la construction d’un chemin de fer pour rallier Saint-Pétersbourg et la création d’une monnaie. Histoire classique s’il en est d’une mère, jetée sur les routes avec ses enfants, souhaitant à tout prix rejoindre la capitale russe d’alors, car symbole d’un avenir plus serein. Sur ces fameuses routes pourtant, nombreux sont les pauvres erres cherchant refuges et de quoi se sustenter, de village en village et de porte en porte sous le mépris des uns ou la pitié des autres, comptant sur la générosité de ceux qui sont restés. Bouillon clair assaisonné de sciure jusqu’aux rumeurs de cannibalisme… Tout est bon pour refréner cette faim qui tenaille et rend fou, tenir debout alors même que les forces s’amenuisent et que la maladie s’en mêle. Nous suivons également quelques autres personnages dont des mieux lotis, observant le tout d’un regard lointain quand d’autres décident d’aider les plus démunis, jusqu’au croisement... Le récit de la Faim Blanche dévoile un pan d’histoire de la fin du 19ème siècle au sein d’une Finlande broyée par les bises glaciales et la neige, mais surtout la famine qui s’incise, ronge et tue après de mauvaises récoltes, tandis que la politique s’oriente dans une quête d’autonomie du pays. Notamment via la construction d’un chemin de fer pour rallier Saint-Pétersbourg et la création d’une monnaie. Histoire classique s’il en est d’une mère, jetée sur les routes avec ses enfants, souhaitant à tout prix rejoindre la capitale russe d’alors, car symbole d’un avenir plus serein. Sur ces fameuses routes pourtant, nombreux sont les pauvres erres cherchant refuges et de quoi se sustenter, de village en village et de porte en porte sous le mépris des uns ou la pitié des autres, comptant sur la générosité de ceux qui sont restés. Bouillon clair assaisonné de sciure jusqu’aux rumeurs de cannibalisme… Tout est bon pour refréner cette faim qui tenaille et rend fou, tenir debout alors même que les forces s’amenuisent et que la maladie s’en mêle. Nous suivons également quelques autres personnages dont des mieux lotis, observant le tout d’un regard lointain quand d’autres décident d’aider les plus démunis, jusqu’au croisement et dénouement final, qui amènera un brin de lumière et d’espoir quand cette famine aura éradiqué un tiers de la population finlandaise. Effet d’empathie ou non, on a vite froid et faim tout autant que les protagonistes durant la lecture, pitié d’eux et ce, jusqu’à se rendre compte à quel point nous sommes chanceux dans un monde contemporain où la surproduction et le gâchis alimentaire sont de mise. On finit par transposer cette faim qui touche encore tant de pays à une époque où elle devrait être éradiquée et, même à certains coins de rue juste à côté de chez nous, où certains crèvent encore la dalle et n’ont même pas de quoi se loger. Enfin, face à de semblables circonstances, la lectrice que je suis s’est mise à trembler intérieurement en se disant qu’elle ne survivrait ou n’aurait pas survécu bien longtemps. Comme quoi, le pouvoir et la force de certains livres…
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  • LadyDoubleH Posté le 3 Décembre 2017
    Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. La Faim blanche a été en tous cas un coup à l’estomac. Un récit dur, très dur même par moments. La beauté scintillante aux contours oniriques d’une gemme taillée dans le vif, dans laquelle l’âme humaine se reflèterait, peut-être. Finlande, octobre 1867. L’hiver vient et une terrible famine s’abat sur le pays. Je savais déjà que ce milieu du dix-neuvième siècle avait été effroyable pour l’Irlande, pour la Suède aussi (je conseille la lecture de la magnifique Saga des émigrants du suédois Vilhem Moberg, à ce sujet). Mais la Finlande a également payé un bien lourd tribut à ce fléau. Dans ce premier roman d’Aki Ollikainen, on va suivre les pas de Marja, obligée de quitter leur métairie de Korpela et de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, Mataleena et Juho. Pas à pas dans la neige avec la faim, la peur et l’épuisement physique et moral au ventre ; de porte en porte, ouverte sur un bout de pain à la farine coupée d’écorce d’arbre, ou fermée avec agressivité au nez des mendiants ; de village en village, parfois dans un coin de traineau tiré par un cheval, souvent... Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. La Faim blanche a été en tous cas un coup à l’estomac. Un récit dur, très dur même par moments. La beauté scintillante aux contours oniriques d’une gemme taillée dans le vif, dans laquelle l’âme humaine se reflèterait, peut-être. Finlande, octobre 1867. L’hiver vient et une terrible famine s’abat sur le pays. Je savais déjà que ce milieu du dix-neuvième siècle avait été effroyable pour l’Irlande, pour la Suède aussi (je conseille la lecture de la magnifique Saga des émigrants du suédois Vilhem Moberg, à ce sujet). Mais la Finlande a également payé un bien lourd tribut à ce fléau. Dans ce premier roman d’Aki Ollikainen, on va suivre les pas de Marja, obligée de quitter leur métairie de Korpela et de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, Mataleena et Juho. Pas à pas dans la neige avec la faim, la peur et l’épuisement physique et moral au ventre ; de porte en porte, ouverte sur un bout de pain à la farine coupée d’écorce d’arbre, ou fermée avec agressivité au nez des mendiants ; de village en village, parfois dans un coin de traineau tiré par un cheval, souvent au milieu des congères. D’embûches en épreuves, Marja est portée par un espoir, celui de permettre à ses enfants de rejoindre Saint Pétersbourg, la ville du tsar où sûrement on ne connait pas la faim. « Son rire trace un chemin dans le désespoir gris. Au bout ne se trouve pas la mort blanche, mais le vert tendre du printemps pétersbourgeois. » Le grand talent de l’auteur est d’alterner des chapitres sur Marja, Mataleena, Juho, la vie, la survie dans les campagnes, avec d’autres, plus courts, où parle « le sénateur », l’homme politique de la ville, le médecin. Ces apartés rythment le récit et lui donnent une profondeur frappante, rappelant à chaque fois au lecteur qu’il n’est pas dans un conte de Grimm, mais bien dans la vraie vie. Rappelant aussi que la faim n’est pas la même pour tous, et à quels débordements mènent une telle pénurie : brigandage, ferveur religieuse, folie ; à une prise de conscience des riches, même parfois. L’être humain, capable du pire comme du meilleur. Un style très fort, sec mais souvent lyrique. Un roman marquant, très bien construit, où les visions et les cauchemars ont autant de corps que la réalité physique. Une grande tendresse sous-jacente, malgré tout. Une petite lumière à laquelle s’accrocher quand l’histoire est trop dure. Pour tout cela, c’est une lecture que je conseille. « Quel mal t’avait-il fait, cet homme-là ? Je te crèverai les yeux, Satan, car c’est la seule façon pour que tu voies notre malheur ! »
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