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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350875385
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Torrentius

Date de parution : 29/08/2019
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains...
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains donneraient cher pour le neutraliser. Un bailli zélé mène l’off ensive et le traduit en justice. Sous la menace de la torture, le blasphémateur acceptera-t-il de se renier ?

Aussi précis et raffi né que les toiles de ce génie oublié de la peinture fl amande, Torrentius est le roman du destin manqué d’un avant-gardiste. Recomposant le tableau de cette existence aussi passionnante que tragique, la plume élégante et savoureusement anachronique de Colin Thibert nous invite à côtoyer cet hédoniste libertaire.
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EAN : 9782350875385
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • luocine Posté le 16 Mars 2020
    Petit livre rapidement lu mais tellement édifiant à propos de l’intolérance religieuse ! Nous sommes en Hollande et nous suivons un peintre surnommé Torrentius de son vrai nom Johannes Symonsz Jan Van der Beeck, il n’est connu que pour une seule oeuvreOn sait aussi qu’il faisait partie des « Roses Croix » et qu’il a été jugé pour hérésie à Amsterdam et que toute son oeuvre a été brûlée sauf ce tableau. Le roi d’Angleterre qui admirait son oeuvre le fait venir dans son pays après son procès. Mais ce peintre brisé par la torture n’a plus rien produit. Il n’en suffisait pas plus à Colin Thibert pour nous faire revivre, dans un livre très court, ce qu’a pu être la destinée d’un peintre qui aimait trop la vie sous toute ses formes face à l’intolérance protestante qui n’aimait rien tant que la rigueur et la sécheresse de cœur. Vraiment les intolérances religieuses sont détestables et me révoltent au plus profond de moi. Ce petit roman le raconte très bien et fait donc revivre en quelques pages un grand artiste dont aujourd’hui la Hollande serait si fière si elle avait su museler au XVII° siècle les crétins qui ne voulaient... Petit livre rapidement lu mais tellement édifiant à propos de l’intolérance religieuse ! Nous sommes en Hollande et nous suivons un peintre surnommé Torrentius de son vrai nom Johannes Symonsz Jan Van der Beeck, il n’est connu que pour une seule oeuvreOn sait aussi qu’il faisait partie des « Roses Croix » et qu’il a été jugé pour hérésie à Amsterdam et que toute son oeuvre a été brûlée sauf ce tableau. Le roi d’Angleterre qui admirait son oeuvre le fait venir dans son pays après son procès. Mais ce peintre brisé par la torture n’a plus rien produit. Il n’en suffisait pas plus à Colin Thibert pour nous faire revivre, dans un livre très court, ce qu’a pu être la destinée d’un peintre qui aimait trop la vie sous toute ses formes face à l’intolérance protestante qui n’aimait rien tant que la rigueur et la sécheresse de cœur. Vraiment les intolérances religieuses sont détestables et me révoltent au plus profond de moi. Ce petit roman le raconte très bien et fait donc revivre en quelques pages un grand artiste dont aujourd’hui la Hollande serait si fière si elle avait su museler au XVII° siècle les crétins qui ne voulaient pas reconnaître le génie si celui-ci ne respectait pas leurs codes complètement dépassés maintenant.
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  • DOMS Posté le 2 Décembre 2019
    L'auteur nous entraîne dans les pas de ce peintre qui réalisait les natures mortes les plus incroyables de son temps, dans la Hollande du XVIIe siècle. Torrentius a du talent, mais il a aussi le verbe haut et c'est un homme frivole, ce libertin assumé est aussi grand amateur de vin et de filles. C'est oublier qu'il vit dans un pays calviniste austère où il ne fait pas bon parfois sortir du rang. Le bailli d'Harlem a juré sa perte. En peu de pages, Colin Thibert nous fait ressentir toute l'atmosphère de l'époque, et l'ambiance qui règne alors. Et découvrir ce génial peintre dont il ne reste qu'une seule toile au Rijksmuseum d'Amsterdam.
  • MelleFifi Posté le 21 Octobre 2019
    Haarlem, XVIIe siècle Johannes Van der Beeck est peintre et reconnu pour réaliser de superbes natures mortes. Il se fait appeler Torrentius. Certains le connaissent plus pour les gravures pornographiques qu'il vend discrètement ou encore pour ses excès de boisson... Alors que le roi d'Angleterre lui passe commande d'un tableau il est arrêté par Velsaert, le bailli local. Celui-ci s'est donné l'objectif de le détruire. Il est aussi austère que Torrentius est frivole. Ces deux hommes sont faits pour se haïr. On assiste donc au procès de Torrentius qui cumule les témoignages contre lui : dettes, débauche, suspicion d'appartenir à une secte... Il faut dire que le peintre adore dire que le diable guide sa main lorsqu'il peint. Un roman court qui se lit agréablement. Les personnages sont superbement décrits, très visuels. Une belle mise en contexte et description de l'époque. Pour les amoureux des romans historiques et de l'histoire de l'art. Merci à Babelio et aux éditions Héloïse d'Ormesson pour ce titre envoyé dans le cadre de Masse critique.
  • mellemars Posté le 23 Septembre 2019
    Je n'avais pas lu de bon roman historique depuis très longtemps : j'ai dévoré "Torrentius" en une soirée ! C'est vrai qu'il est très court, ce roman... Trop court, en fait. J'aurais bien aimé lire davantage de l'histoire de ce peintre flamand, mais la force du roman réside justement dans le style clair, efficace et condensé de Colin Thibert. La partie qui concerne le procès est poignante et m'a filé des larmes aux yeux. Je regrette juste l'incursion du présent dans cette intrigue qui se déroule au début du XVIIè siècle, et m'a fait décrocher plusieurs fois, d'autant que ces petites phrases étaient rares : si elles avaient été plus présentes, le décalage aurait créé un effet comique, ce qui n'était pas le cas. (ex : " la psychanalyse aurait sans doute long à dire sur la question, mais [...] elle n'a pas encore été inventée". ) Colin Thibert a brodé autour d'un canevas bien mince, et à l'instar de "La jeune fille à la perle" basé sur le même principe, il l'a fait avec brio !
  • virginie-musarde Posté le 23 Septembre 2019
    Court roman mais grand moment de plaisir ! A peine 160 pages pour faire la connaissance de ce peintre hollandais peu connu, et découvrir ses mœurs pour le moins étonnantes ! Le lecteur ne percera pas le secret de ces lumineuses natures mortes, pourra ne voir que les goûts dispendieux d'un homme qui vit de bonne chair en ces Pays-Bas si pudibonds, prodigue en dépenses somptuaires mais au pinceau fainéant, hâbleur, conteur, trousse-jupons et facteur de gravures licencieuses. Ledit lecteur pourrait passer à travers l'image d'un homme, certes jouisseur, mais érudit, cultivé, doué, habile en paroles autant que de son art pictural, d'une aventure peu commune qui offre un instantané de la Hollande du XVIIème siècle, et ça serait dommage ! Un beau roman, truculent, gai, fort bien écrit !
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