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Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350875385
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Torrentius

Date de parution : 29/08/2019
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains...
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains donneraient cher pour le neutraliser. Un bailli zélé mène l’off ensive et le traduit en justice. Sous la menace de la torture, le blasphémateur acceptera-t-il de se renier ?

Aussi précis et raffi né que les toiles de ce génie oublié de la peinture fl amande, Torrentius est le roman du destin manqué d’un avant-gardiste. Recomposant le tableau de cette existence aussi passionnante que tragique, la plume élégante et savoureusement anachronique de Colin Thibert nous invite à côtoyer cet hédoniste libertaire.
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EAN : 9782350875385
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MIP Posté le 2 Août 2021
    Un livre intéressant sur un peintre que je ne connaissais pas (il y en a plein d'autres). Le récit historique sur la globalité et romancé pour les besoins de l'ouvrage est court mais bien mené. On découvre surtout un homme qui souhaite être libre de pensée même face à la torture et c'est assez fort. C'était aussi un peintre talentueux qui aimait la vie, l'alcool et les femmes. Il ne peignait officiellement que des natures mortes ; il ne souhaitait pas peindre des sujets religieux car il trouvait la religion trop autoritaire. Il produisait aussi des gravures grivoises et c'est assez croustillant. Un petit livre de découverte de l'auteur de "Mon fère ce zéro".
  • MIP Posté le 2 Août 2021
    Un livre intéressant sur un peintre que je ne connaissais pas (il y en a plein d'autres). Le récit historique sur la globalité et romancé pour les besoins de l'ouvrage est court mais bien mené. On découvre surtout un homme qui souhaite être libre de pensée même face à la torture et c'est assez fort. C'était aussi un peintre talentueux qui aimait la vie, l'alcool et les femmes. Il ne peignait officiellement que des natures mortes ; il ne souhaitait pas peindre des sujets religieux car il trouvait la religion trop autoritaire. Il produisait aussi des gravures grivoises et c'est assez croustillant. Un petit livre de découverte de l'auteur de "Mon fère ce zéro".
  • Ogrimoire Posté le 11 Juin 2021
    Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois... Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois où il nous est présenté, il parait d’ailleurs assez imbu de lui-même, prétentieux, assez peu sympathique – si ce n’est qu’il a un faible pour le Bourgogne, et, ça, c’est la preuve absolue qu’il ne saurait être tout à fait mauvais ! -. Mais, au fur et à mesure, on découvre un homme qui s’engage et qui, au-delà de tout ce qui peut sembler superficiel dans ses comportements, a des convictions et est prêt à les défendre, quel que soit le prix à payer. L’immense différence entre l’époque décrite dans le livre et la nôtre, c’est naturellement le rapport à la religion. On n’imaginerait plus autant d’étroitesse d’esprit, d’intolérance, de plaisir sournois et malsain à imposer aux autres ses choix théologiques. Ceux qui aujourd’hui ont encore cet état d’esprit sont repoussés vers les marges – même si elles sont malheureusement parfois agissantes. En revanche, tout le reste est remarquablement d’actualité. Torrentius, qui s’est cru protégé parce qu’il connaissait des puissants, se fait lâcher en beauté. La vengeance et la jalousie demeurent des moteurs actifs, récurrents, premiers sans doute dans bien des affaires sordides. L’argent, le sexe, le pouvoir. Bref, j’ai passé un très bel après-midi de lecture avec ce Torrentius, merci beaucoup Monsieur Thibert. Et, pour tous ceux qui ne l’ont pas encore découvert, n’attendez pas, il mérite le détour !
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  • Ogrimoire Posté le 11 Juin 2021
    Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois... Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois où il nous est présenté, il parait d’ailleurs assez imbu de lui-même, prétentieux, assez peu sympathique – si ce n’est qu’il a un faible pour le Bourgogne, et, ça, c’est la preuve absolue qu’il ne saurait être tout à fait mauvais ! -. Mais, au fur et à mesure, on découvre un homme qui s’engage et qui, au-delà de tout ce qui peut sembler superficiel dans ses comportements, a des convictions et est prêt à les défendre, quel que soit le prix à payer. L’immense différence entre l’époque décrite dans le livre et la nôtre, c’est naturellement le rapport à la religion. On n’imaginerait plus autant d’étroitesse d’esprit, d’intolérance, de plaisir sournois et malsain à imposer aux autres ses choix théologiques. Ceux qui aujourd’hui ont encore cet état d’esprit sont repoussés vers les marges – même si elles sont malheureusement parfois agissantes. En revanche, tout le reste est remarquablement d’actualité. Torrentius, qui s’est cru protégé parce qu’il connaissait des puissants, se fait lâcher en beauté. La vengeance et la jalousie demeurent des moteurs actifs, récurrents, premiers sans doute dans bien des affaires sordides. L’argent, le sexe, le pouvoir. Bref, j’ai passé un très bel après-midi de lecture avec ce Torrentius, merci beaucoup Monsieur Thibert. Et, pour tous ceux qui ne l’ont pas encore découvert, n’attendez pas, il mérite le détour !
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  • celinereichel Posté le 26 Avril 2021
    Quand je suis tombée, à la bibliothèque, sur ce petit roman dont la couverture évoque le Siècle d'or hollandais, mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis jetée dessus pour qu'il ne me passe pas sous le nez ! Nous sommes à Harleem, au 17e siècle. Le brillant peintre Torrentius, vantard, noceur et irrévérencieux, suscite l'admiration autant que la haine. Un bailli sournois décide ainsi de le traduire en justice pour blasphème et hérésie. Il ira jusqu'à le faire torturer, l'emprisonner et faire brûler l'intégralité de ses tableaux – à l'exception d'un seul, conservé au Rijksmuseum (Amsterdam). Il s'agit bien entendu d'une histoire vraie. Avec style et érudition, l'écrivain nous plonge dans un univers ébouriffant. Il ponctue par ailleurs son récit de remarques anachroniques toutes plus facétieuses les plus que les autres. Ce bouquin est une pépite.
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