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10/18
EAN : 9782264056177
Code sériel : 3499
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

Corinne ATLAN (Traducteur)
Date de parution : 25/08/2011

Hajime est un homme accompli, père de famille et heureux propriétaire d’un club de jazz de Tokyo. Lorsqu'un beau jour, son amour d’enfance, Shimamoto-san, surgit dans son bar. Les retrouvailles avec cette femme insaisissable, qui n’apparaît que les jours de pluie, plongent Hajime dans l’abîme d’une quête obsédante, contre la course...

Hajime est un homme accompli, père de famille et heureux propriétaire d’un club de jazz de Tokyo. Lorsqu'un beau jour, son amour d’enfance, Shimamoto-san, surgit dans son bar. Les retrouvailles avec cette femme insaisissable, qui n’apparaît que les jours de pluie, plongent Hajime dans l’abîme d’une quête obsédante, contre la course du temps et des sentiments… 

« Haruki Murakami, l'un des grands noms de la littérature contemporaine japonaise, signe là un roman intimiste envoûtant et bouleversant. »
Claire Julliard, Le Nouvel Observateur

Traduit du japonais
par Corinne Atlan

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EAN : 9782264056177
Code sériel : 3499
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cricri124 Posté le 30 Août 2020
    Et si votre amour d'enfance resurgissait 25 ans plus tard ? Hajime avait 12 ans la dernière fois qu'il a vu Shimamoto mais il ne l'a jamais oubliée. Son absence a laissé un vide en lui qu'il n'a eu de cesse d'essayer de combler. Et voilà qu'elle réapparait dans sa vie comme une larme arc-en-ciel déposée par la pluie. de quoi bousculer ses certitudes. Et s'ils pouvaient remonter le temps ? le souhaitent-ils seulement ? Ce roman immersif et sensuel est une quête de l'amour et de soi-même. Il nous immerge dans le monde intérieur du narrateur, Hajime, un monde peuplé de lectures, de jazz, un monde qui l'enrichit et qui l'isole. La première partie est au passé ce que la deuxième est au présent. Hajime retraverse l'amitié fusionnelle qu'il partageait avec Shimamoto et les relations amoureuses qui ont suivi, la manière dont s'est orientée sa vie. En somme, il fait le bilan de sa vie, la vie ordinaire d'un homme ordinaire avec ses rêves, ce qu'il aurait voulu être, ce qu'il est devenu. C'est jalonné de réflexions sur le sens de la vie, la solitude, l'amour, le temps, la mort, le destin. Puis le passé se déverse dans... Et si votre amour d'enfance resurgissait 25 ans plus tard ? Hajime avait 12 ans la dernière fois qu'il a vu Shimamoto mais il ne l'a jamais oubliée. Son absence a laissé un vide en lui qu'il n'a eu de cesse d'essayer de combler. Et voilà qu'elle réapparait dans sa vie comme une larme arc-en-ciel déposée par la pluie. de quoi bousculer ses certitudes. Et s'ils pouvaient remonter le temps ? le souhaitent-ils seulement ? Ce roman immersif et sensuel est une quête de l'amour et de soi-même. Il nous immerge dans le monde intérieur du narrateur, Hajime, un monde peuplé de lectures, de jazz, un monde qui l'enrichit et qui l'isole. La première partie est au passé ce que la deuxième est au présent. Hajime retraverse l'amitié fusionnelle qu'il partageait avec Shimamoto et les relations amoureuses qui ont suivi, la manière dont s'est orientée sa vie. En somme, il fait le bilan de sa vie, la vie ordinaire d'un homme ordinaire avec ses rêves, ce qu'il aurait voulu être, ce qu'il est devenu. C'est jalonné de réflexions sur le sens de la vie, la solitude, l'amour, le temps, la mort, le destin. Puis le passé se déverse dans le présent avec le retour de Shimamoto. L'histoire n'a rien d'originale mais elle est envoutante. Hajime semble flotter dans une dimension parallèle, comme s'il marchait à coté de sa vie. Il ne sait d'ailleurs pas toujours si ce qu'il voit est le fruit de la réalité, de son imagination ou de ses souvenirs. Ce décalage entre le rêve et la réalité créé une atmosphère particulière, une sorte de sensation de rémanence. C'est sans doute aussi accentué par l'écriture dépassionnée et distante de l'auteur pour évoquer des émotions intenses. En entrant dans l'univers de Hajime, j'ai eu l'impression de regarder le monde se brouiller à travers le ruissellement de la pluie sur une vitre et glisser le long des carreaux comme un rêve mélancolique et irréel. Une belle lecture.
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  • afadeau Posté le 19 Août 2020
    Après la découverte que fut pour moi « Des hommes sans femmes » – un recueil de nouvelles qui m'avait dévoilé un auteur époustouflant – il fallait que je lise un roman, une histoire dans laquelle s'installer. Les nouvelles ont quelque chose d'excitant car elles nous immergent rapidement dans le récit, ensuite tout va vite et la chute arrive de façon abrupte. Il faut ensuite tout recommencer avec de nouveaux personnages, une nouvelle histoire... Là, nous sommes dans la peau de Hajime et ceci pendant 260 pages ! La lecture dans un temps assez rapproché du livre de nouvelles – paru en 2018 – et de ce roman paru en 2003 est intéressante. J'ai retrouvé les mêmes thèmes : les rencontres, les rapports homme-femme, la solitude, le destin, le fantastique, les non-dits... Et aussi l'art de Haruki Murakami de tenir le lecteur en brouillant les pistes, chaque page nouvelle apportant ses surprises dans un scénario pourtant assez banal d'amour contrarié. Hajime est enfant unique, ce qui est à l'origine de complexes et de difficultés dans les relations avec les autres dès l'enfance. A douze ans, sa seule amie est Shimamoto-san, avec qui il partage lectures, musiques – notamment "Au sud de... Après la découverte que fut pour moi « Des hommes sans femmes » – un recueil de nouvelles qui m'avait dévoilé un auteur époustouflant – il fallait que je lise un roman, une histoire dans laquelle s'installer. Les nouvelles ont quelque chose d'excitant car elles nous immergent rapidement dans le récit, ensuite tout va vite et la chute arrive de façon abrupte. Il faut ensuite tout recommencer avec de nouveaux personnages, une nouvelle histoire... Là, nous sommes dans la peau de Hajime et ceci pendant 260 pages ! La lecture dans un temps assez rapproché du livre de nouvelles – paru en 2018 – et de ce roman paru en 2003 est intéressante. J'ai retrouvé les mêmes thèmes : les rencontres, les rapports homme-femme, la solitude, le destin, le fantastique, les non-dits... Et aussi l'art de Haruki Murakami de tenir le lecteur en brouillant les pistes, chaque page nouvelle apportant ses surprises dans un scénario pourtant assez banal d'amour contrarié. Hajime est enfant unique, ce qui est à l'origine de complexes et de difficultés dans les relations avec les autres dès l'enfance. A douze ans, sa seule amie est Shimamoto-san, avec qui il partage lectures, musiques – notamment "Au sud de la Frontière" de Nat King Cole –, promenades, confidences. Hajime et Shimamoto-san se perdent de vue sans que cet amour d'enfance ne soit vraiment réalisé. Il connaîtra l'amour avec Izumi, et avec la cousine de celle-ci... Par la suite, c'est avec Yukiko qu'il fondra une famille et aura deux filles. Par le père de Yukiko, directeur d'une entreprise de construction, il accédera à la réussite professionnelle et sociale tout en tentant de garder ses propres valeurs : « Je comprenais parfaitement ce que mon beau-père voulait dire. Ce qu'il appelait « savoir-faire » était un système qu'il avait construit – un système assez dur et complexe consistant à obtenir des informations fiables, à s'entourer d'un réseau humain efficace, à investir et en titrer des bénéfices. Ces bénéfices étaient ensuite augmentés, transformés en passant à travers un filet délicat de lois et d'imposition, ou bien ils changeaient de nom et de forme. Mon beau-père voulait m'apprendre les rouages d'un tel système. » Le livre s'inscrit dans le monde moderne à travers ces réflexions sur l'économie et la politique, évoquant les revendications de 1968, qui ont aussi touché le Japon – tout comme le Covid, l'évènement était mondial –. Bien curieux passage quand l'auteur décrit les parents d'Izumi : « Les parents d'Izumi étaient fous de tennis et chaque dimanche, raquette en main, ils se rendaient sur un court voisin. Les dentistes communistes fous de tennis me paraissent une espèce des plus rares. » Humour japonais ?? Mais Shimamoto-san n'est pas totalement disparue... Il pense la croiser dans la rue sans oser l'interpeler. Quand il devient propriétaire de clubs de jazz – Haruki Murakami a lui-même ouvert un club de jazz à Tokyo en 1974 et le prénom du héros qui se confie à nous commence aussi par H – il a la surprise de revoir Shimamoto-san. Tout pourrait recommencer ? Sauf que Hajime a une vie épanouie avec Yukiko qu'il aime et il adore ses filles. Les deux clubs de Jazz qu'il a pu ouvrir avec l'appui financier de son beau-père marchent bien. L'auteur semble construire une oeuvre solide à partir des éléments qui ont fait la renommée de la littérature nippone à travers les grands classiques de Yasunari Kawabata (1899-1972), Junichirô Tanizaki (1886-1965), Yukio Mishima (1925-1970). Néanmoins le style et cette touche de poésie que j'avais tant appréciée dans « Des hommes sans femmes » m'ont manqué. Ici les phrases se succèdent dans la fluidité mais sans grande invention, le réel ou ce qui en tient lieu prenant toute la place. le récit cherche à être dans la psychologie des personnages mais cela donne des formules curieuses, ainsi quand Hajime raconte ses années d'université et sa participation à quelques manifestations. Cela prête même à rire alors que je ne pense pas que ce soit l'effet désiré : « Chaque fois que, dans une manifestation, je donnais la main à mon voisin, je ressentais un vague malaise, et quand je devais jeter des pavés sur les policiers j'avais l'impression de ne plus être moi-même. » Shimamoto-san n'est pas traitée de la même manière, elle reste dans l'inaccessible, le mystère, la poésie et elle est décrite par son apparence physique dont sa démarche particulière due à une maladie dans son enfance. D'elle, on ne saura que peu de chose alors que la psychologie de Hajime se veut très précise. L'amour serait-il une illusion, quelque chose en dehors du réel, de désiré mais d'inaccessible ? Cela me semble une morale peu originale. Une autre explication pourrait expliquer le style si différent entre le livre de nouvelles et ce récit : la traduction de ce roman a été réalisée par Corinne Atlan alors que « Des hommes sans femmes » a été traduit par Hélène Morita. Cet aspect me semble très important car traduire, on l'oublie souvent, c'est transposer. Ce qu'en dit Hélène Morita, elle qui a pris la suite de Corinne Atlan et de Rose-Marie Makino-Fayolle en 2007 pour les traductions de Haruki Murakami, dans cette interview au salon du livre de 2016, est éclairant : « Traduire du japonais en français est déjà une tâche compliquée parce que ce sont des langues très différentes, avec des structures totalement différentes. Il faut faire tout un travail de reconstruction du texte, un travail infiniment plus compliqué que lors d'une traduction d'une langue européenne. Par exemple la temporalité est très particulière, pas du tout comme dans notre langue. Dans notre culture il y a une ligne temporelle, avec dans la langue française des temps pour situer les événements dans cette ligne. En japonais pas du tout. Alors parfois on est perdu dans le déroulement des événements. A tel point que quand vraiment je ne sais pas je pose la question à des Japonais, mais ils me font des réponses différentes. Alors il faut bien trancher. Malgré ces quelques points négatifs pour moi, cela reste une très belle expérience de lecture que je recommande. Je vais attendre un peu avant de poursuivre avec cet auteur, mais je compte bien découvrir d'autres titres de son oeuvre foisonnante et je suis curieux de lire « 1Q84 » traduit par Hélène Morita. ****** Retrouvez cette chronique sur le site Bibliofeel afin de découvrir les illustrations : composition photo personnelle ainsi que la chanson "South of the Border" de Nat King Cole ayant une grande importance dans le livre.
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  • nelly76 Posté le 27 Juillet 2020
    Toujours revenir sur son passé pour tenter d'expliquer le présent.: ce roman d'Haruki Murakami,pourrait se résumer à cela . Hajime, la trentaine,a bien réussi sa vie : marié à une jeune femme charmante,attentionnée,père de deux petites filles adorables et proprietaire de deux clubs de jazz très huppés et recommandés.; un beau-père riche," boursicoteur" qui ne s'embarrasse pas de scrupules pour arrondir ses fins de mois bref tout était ydillique jusqu'a l'arrivée un soir dans l'un de ses clubs de : Shimamoto-san. Il est derrière le bar et la vue de cette très jolie femme va faire remonter en lui de bien #279;tranges et douloureux souvenirs,car il ne l'a jamais oublié : c'était son amour d'enfance et sa blessure secrète lorsqu'il est devenu homme,et que leurs routes se sont séparées . Cette rencontre faisant ressurgir le passé va étrangement le perturber,et faire vaciller son bonheur. Il aura beaucoup de doutes qui tourneront à l'obsession concernant son avenir. Quant à la fin : surprenante parce que : point de suspension C'est idiot mais j'aurais aimé quelque chose de " plus tranché " ; en conclusion ,ce fut comme à chaque roman d'Haruki Murakami grâce à son style très particulier une lecture envoûtante et reposante je ne m'en... Toujours revenir sur son passé pour tenter d'expliquer le présent.: ce roman d'Haruki Murakami,pourrait se résumer à cela . Hajime, la trentaine,a bien réussi sa vie : marié à une jeune femme charmante,attentionnée,père de deux petites filles adorables et proprietaire de deux clubs de jazz très huppés et recommandés.; un beau-père riche," boursicoteur" qui ne s'embarrasse pas de scrupules pour arrondir ses fins de mois bref tout était ydillique jusqu'a l'arrivée un soir dans l'un de ses clubs de : Shimamoto-san. Il est derrière le bar et la vue de cette très jolie femme va faire remonter en lui de bien #279;tranges et douloureux souvenirs,car il ne l'a jamais oublié : c'était son amour d'enfance et sa blessure secrète lorsqu'il est devenu homme,et que leurs routes se sont séparées . Cette rencontre faisant ressurgir le passé va étrangement le perturber,et faire vaciller son bonheur. Il aura beaucoup de doutes qui tourneront à l'obsession concernant son avenir. Quant à la fin : surprenante parce que : point de suspension C'est idiot mais j'aurais aimé quelque chose de " plus tranché " ; en conclusion ,ce fut comme à chaque roman d'Haruki Murakami grâce à son style très particulier une lecture envoûtante et reposante je ne m'en lasse pas ,à recommander chaleureusement. ⭐⭐⭐⭐⭐
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  • mumuboc Posté le 18 Juillet 2020
    J'ai lu Haruki Murakami il y a très longtemps avec ce roman et Les amants du Spoutnik  et j'en garde un bon souvenir mais sans rien de plus précis alors je me replonge dans celui-ci pour me le remettre en mémoire. Amour adolescente, amour unique. Hajime fait la connaissance de Shimamoto-san alors qu'ils ont douze ans et de nombreux points communs. Enfant unique, solitude, Hajime trouve son double, son complément dans cette jeune fille boiteuse suite à la poliomyélite. Entre eux c'est une évidence qui n'a pas besoin de mots. La vie va les éloigner l'un de l'autre mais le souvenir de cette relation accompagnera Hajime dans sa vie d'homme, allant jusqu'à la fantasmer ou la chercher dans chaque femme croisée ou aimée et lorsqu'il sera à nouveau en sa présence il va envisager de tout remettre en question, femme, enfants, travail car il ne se sent pleinement heureux qu'en sa présence. Roman d'une extrême mélancolie sur le temps qui passe, sur la recherche du plaisir et du bonheur, sur la trace laissée par un amour d'enfance, sur la place privilégiée qu'il tient dans notre mémoire surtout quand il n'a pas été "consommé" et dans notre cœur, résiste-t-il au temps et aux... J'ai lu Haruki Murakami il y a très longtemps avec ce roman et Les amants du Spoutnik  et j'en garde un bon souvenir mais sans rien de plus précis alors je me replonge dans celui-ci pour me le remettre en mémoire. Amour adolescente, amour unique. Hajime fait la connaissance de Shimamoto-san alors qu'ils ont douze ans et de nombreux points communs. Enfant unique, solitude, Hajime trouve son double, son complément dans cette jeune fille boiteuse suite à la poliomyélite. Entre eux c'est une évidence qui n'a pas besoin de mots. La vie va les éloigner l'un de l'autre mais le souvenir de cette relation accompagnera Hajime dans sa vie d'homme, allant jusqu'à la fantasmer ou la chercher dans chaque femme croisée ou aimée et lorsqu'il sera à nouveau en sa présence il va envisager de tout remettre en question, femme, enfants, travail car il ne se sent pleinement heureux qu'en sa présence. Roman d'une extrême mélancolie sur le temps qui passe, sur la recherche du plaisir et du bonheur, sur la trace laissée par un amour d'enfance, sur la place privilégiée qu'il tient dans notre mémoire surtout quand il n'a pas été "consommé" et dans notre cœur, résiste-t-il au temps et aux changements que la vie occasionne. Voici un roman  qui allie blues et jazz, un le récit des souvenirs mais aussi la construction d'un homme en quête de l'amour absolu, idéalisé. Malgré les rencontres amoureuses qui ont jalonné sa vie, malgré sa vie d'homme qui a connu réussites professionnelle et  familiale, Hajime (qui signifie "commencement") sera toujours dans la quête de Shimamoto-san, son seul amour. Une narration tout en délicatesse et en mélancolie, imprégnée de sensualité et de questionnements sur le sens d'une vie dans laquelle tout vous réussit mais dans laquelle vous n'obtenez pas ce qui finalement est essentiel. Une quête dans laquelle Hajime remettra tout en question, sa morale, ses buts, sa famille d'autant qu'il n'a rien à leur reprocher. Tout est parfait mais il y manque Shimamoto-san. Les personnages et en particulier celui de Hajime sont fouillés, Shimamoto-san étant plus trouble,  restant mystérieuse et j'ai même imaginé à un moment qu'elle n'était qu'un fantôme, fruit de son obsession. Yukido, l'épouse et mère des deux filles de Hajime, est une femme plus en retrait mais présente, patiente et douce, finalement le pilier qui tient le foyer. Se retrouver plus de 20 ans plus tard, devenus adultes, vont-ils franchir le pas et concrétiser leur amour, peut-on laisser derrière soi ceux qui les entourent, les aiment ainsi que l'univers professionnel que l'on a construit mais surtout faut-il finalement le concrétiser, le prolonger ou le garder au rayon des souvenirs, comme un trésor caché. L'auteur décrit parfaitement la nostalgie d'un amour d'enfance, de l'empreinte laissée en soi quand celui-ci correspond à la fusion de deux esprits et qu'aucun autre ne pourra supplanter. Toutes les femmes rencontrées auront un peu de cet amour d'enfance mais jamais ne le combleront. Il est heureux mais non satisfait. Dans une écriture simple, fluide mais empreinte d'une extrême mélancolie, l'auteur à travers Hajime, évoque une vie d'homme prenant conscience du vide de son existence si son amour de jeunesse n'en fait partie. C'est un amour sublimé, qu'il tentera de retrouver dans des femmes de passage qu'il lui arrivera de blesser parfois. Qu'y-a-t-il au Sud de la frontière ? Qu'y-a-t-il à l'Ouest du soleil ? Un éden, un désert ou une terre des "peut-être", l'espoir, des souvenirs ? A l'image de Nat King Cole et "South of the border", chanson inspirant le titre mais aussi musique sur laquelle les deux adolescents ont pris conscience de leur unité, chacun formulera ce qu'il attend, espère de l'autre côté de l'horizon et fera ses choix. Une lecture douce, prenante, mélancolique mais sans réelle tristesse. Un voyage aux pays des souvenirs, des émois d'enfance et dans la quête du bonheur parfait et de soi.
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  • Sweetwater Posté le 3 Juin 2020
    L'amour, qui s'empare de vous lorsque vous êtes enfant, et qui ne vous lâche plus lorsque la vie vous sépare. Ce livre est plein de mélancolie, d'espoirs, de tristesse et de petites joies, il est parfois bouleversant, nous met face à l'incompréhension, l'insoluble, l'illogique, nous fait battre le coeur plus que de mesure, nous renverse, nous plonge dans la solitude, les rêves perdus, les quêtes illusoires, et pendant ce temps la vie passe, et un jour vous vous dites : oui, c'était donc cela, la vie…
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…