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EAN : 9782266293501
Code sériel : 12530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Claude Gueux

Date de parution : 19/11/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d’avance l’immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d’avance l’immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups de hache. On l’a poussé au crime, il le jure. Ses codétenus le soutiennent. Ses juges l’envoient néanmoins à l’échafaud.
De ce sordide fait divers et de ce procès, Hugo va faire le plus violent et le plus passionné des réquisitoires. Contre la peine de mort d’abord, que cet ouvrier, ce damné de la terre ne méritait pas. Contre une société inhumaine ensuite.
 
@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266293501
Code sériel : 12530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • denis76 Posté le 5 Mai 2020
    Je m'appelle Claude Gueux. J'étais un ouvrier ordinaire, normal ; je vivais avec ma maîtresse et son enfant. Mais un jour d'hiver, le pain manque. J'en vole un, et ma femme et son enfant peuvent manger, mais je suis pris, et j'ai une grosse peine de prison : cinq ans ! En prison, je me fais un ami qui m'aide à supporter ma peine : Albin. Mais le directeur de la prison, autoritaire et jaloux de ma popularité, éloigne Albin de moi. Je ne le supporte pas, ainsi que toutes les brimades que ce directeur me fait subir … . Victor Hugo achève la dernière préface du Dernier Jour d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832, le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors d'en faire un roman. . « Voyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, coeur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite qu'il finit par tuer. Qui est réellement coupable ? Est-ce lui ? Est-ce nous ? » . C'est un chef d'oeuvre... Je m'appelle Claude Gueux. J'étais un ouvrier ordinaire, normal ; je vivais avec ma maîtresse et son enfant. Mais un jour d'hiver, le pain manque. J'en vole un, et ma femme et son enfant peuvent manger, mais je suis pris, et j'ai une grosse peine de prison : cinq ans ! En prison, je me fais un ami qui m'aide à supporter ma peine : Albin. Mais le directeur de la prison, autoritaire et jaloux de ma popularité, éloigne Albin de moi. Je ne le supporte pas, ainsi que toutes les brimades que ce directeur me fait subir … . Victor Hugo achève la dernière préface du Dernier Jour d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832, le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors d'en faire un roman. . « Voyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, coeur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite qu'il finit par tuer. Qui est réellement coupable ? Est-ce lui ? Est-ce nous ? » . C'est un chef d'oeuvre miniature ! Victor Hugo nous convainc que, sur cette affaire, la peine de mort est absurde. Tout y est excellent, le style bien sûr, mais aussi la narration, qui monte en intensité, le désintéressement émouvant de Claude Gueux, qui au départ, a volé un pain. . Pour trois héros de Victor Hugo, des conséquences disproportionnées débutent par un vol de pain pour sa famille : que ce soit : 1 ) le galérien qui raconte son histoire dans « le dernier jour d'un condamné » ; 2 ) Claude Gueux, ou : 3 ) Jean Valjean dans « Les Misérables », trente ans plus tard. . Victor Hugo, et je dirai que c'est le combat de sa vie, argumente sans cesse contre ce système politique et judiciaire abusif qui, au lieu de donner les moyens de vivre aux citoyens de son pays, parie sur une condamnation exemplaire pour que les délits cessent. Mais ça ne fonctionne pas…. Comme aujourd'hui, même s'il y a quelques progrès : ) . Les grands écrivains se battent pour de grandes causes : Voltaire contre l'intolérance religieuse, dans « L'affaire Callas », et d'autres oeuvres ; Victor Hugo, contre l'absurdité et la disproportion des peines judiciaires ; Emile Zola, lui aussi contre la misère du peuple ( « L'Assommoir » et d'autres ) et l'intolérance religieuse dans « J'accuse »….. : )
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  • JEANNIERE Posté le 21 Mars 2020
    Belle leçon d'humanité de Mr Victor HUGO. Heureuse de cette découverte. J'ai lu en une seule traite. Hugo nous vante les bienfaits de l’éducation. Ce récit serait-il encore d'actualité??? Question que je me pose
  • Bouton Posté le 19 Mars 2020
    Quelle belle écriture et quel texte !! Je l'ai trouvé trop court mais combien dense ! Un engagement contre la peine de mort. Si Claude Gueux s'était évadé, il serait certainement devenu Jean Valjean !
  • christinebeausson Posté le 5 Mars 2020
    Un texte publié dans une revue Le 6 juillet 1834 ... expédié aux députés de la France le 25 août de la même année .... il fait suite au dernier jour d'un condamné écrit en 1829 .... les prises de position de Monsieur Victor Hugo pour la condamnation de la peine de mort. Un récit comme une fable qui nous raconte la vie misérable de ceux qui ne sont pas nés du bon côté de la balance ... Un texte qui nous propose de réfléchir avec entêtement et intelligence à la vie que l'on propose à ceux qui ont volé pour donner à manger aux leurs ... "L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge." Un texte qui nous pose les bonnes questions en nous proposant une simple réponse ... "Mais pourquoi cet homme a t il volé ? Pourquoi cet homme a t il tué ? Voilà les deux questions auxquelles ils ne répondent pas." Un texte qui nous dicte la bonne solution... à ne jamais oublier .... "Cette tête de l'homme du peuple, cultivez la, défrichez la, arrosez la, fécondez la, éclairez la, moralisez la, utilisez la ; vous n'aurez pas besoin de la couper."
  • jvermeer Posté le 31 Janvier 2020
    ***** « Le peuple a faim, le peuple a froid. La misère le pousse au crime ou au vice, selon le sexe. » Je retrouve dans ce livre audio lu par Jean-Claude Dauphin - un vrai régal de lecture - la plume et le talent du Victor Hugo qui prononça son célèbre discours à l’Assemblée Constituante le 15 septembre 1848 : une plaidoirie contre la peine de mort et la détresse des opprimés. En 1832, le poète achève « Dernier jour d’un condamné » lorsqu’il découvre dans un journal l’histoire de Claude Gueux. Ce brave homme, ouvrier, qui en hiver a volé pour pouvoir chauffer et donner à manger à sa compagne et son enfant, se retrouve en prison. Son intelligence et sa dignité le font remarquer par les autres détenus auprès desquels il devient très populaire. Ceux-ci le considèrent comme un chef. Une solide amitié s’installe avec Albin, un jeune prisonnier qui lui offre de partager sa maigre ration avec lui. Très vite ils deviennent inséparables jusqu’à ce que le directeur des ateliers, qui n’aime pas Claude Gueux, fasse changer Albin de quartier de prisonnier. Le drame de cette histoire se noue lorsque Claude supplie de nombreuses fois le directeur de lui rendre... ***** « Le peuple a faim, le peuple a froid. La misère le pousse au crime ou au vice, selon le sexe. » Je retrouve dans ce livre audio lu par Jean-Claude Dauphin - un vrai régal de lecture - la plume et le talent du Victor Hugo qui prononça son célèbre discours à l’Assemblée Constituante le 15 septembre 1848 : une plaidoirie contre la peine de mort et la détresse des opprimés. En 1832, le poète achève « Dernier jour d’un condamné » lorsqu’il découvre dans un journal l’histoire de Claude Gueux. Ce brave homme, ouvrier, qui en hiver a volé pour pouvoir chauffer et donner à manger à sa compagne et son enfant, se retrouve en prison. Son intelligence et sa dignité le font remarquer par les autres détenus auprès desquels il devient très populaire. Ceux-ci le considèrent comme un chef. Une solide amitié s’installe avec Albin, un jeune prisonnier qui lui offre de partager sa maigre ration avec lui. Très vite ils deviennent inséparables jusqu’à ce que le directeur des ateliers, qui n’aime pas Claude Gueux, fasse changer Albin de quartier de prisonnier. Le drame de cette histoire se noue lorsque Claude supplie de nombreuses fois le directeur de lui rendre son ami : « — Pourquoi ne voulez-vous pas me rendre mon camarade ? — Parce que… ». Désespéré, il assassine le directeur et tente de se suicider. Il survit, est jugé et condamné à mort. Six mois plus tard, il monte sur l’échafaud, très calme, bienveillant pour ses juges, aimable pour le bourreau. Avant d’être décapité il donne au prêtre la pièce de 5 francs qu’une sœur lui a remise : « Pour les pauvres… ». Hugo utilise des phrases courtes, saccadées, des mots durs. Comment ne pas reconnaître dans le personnage de Claude Gueux le futur Jean Valjean que l’on retrouvera dans « Les misérables » ; de même que le directeur de la prison qu’incarnera le policier Javert. Tout le récit est conçu par l’auteur pour capter notre attention sur la vie sociale des prisonniers à cette époque. Il y réussit pleinement. Selon Victor Hugo, le peuple est malade mais la société n'utilise pas les bons remèdes : « La société est mal faite. Qui est coupable ? Le peuple souffre. Ayez pitié du peuple. » ; « Toutes les jouissances dans le plateau du riche, toutes les misères dans le plateau du pauvre. Les deux parts ne sont-elles pas inégales ? » La fin du roman est un violent réquisitoire contre les injustices sociales et la peine de mort : « Messieurs, il se coupe trop de têtes en France. Démontez-moi cette vieille échelle boiteuse des âmes et des peines. Refaites vos pénalités, refaites vos codes, refaites vos prisons, refaites vos juges, remettez les lois au pas des mœurs. » ; « Comment enseignez-vous qu’il ne faut pas tuer ? En tuant. » « Songez au gros du peuple. Des écoles pour les enfants, des ateliers pour les hommes. La France ne sait pas lire. C’est une honte. Une bonne éducation au peuple. Développez au mieux ces malheureuses têtes afin que l’intelligence qui est dedans puisse grandir. » La dernière phrase de ce court roman est magnifique : « Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper. » Victor Hugo, visionnaire, ne sera finalement écouté que de nos jours lorsque Robert Badinter fera voter le 9 octobre 1981 la loi abolissant la peine de mort. ***
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