Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266293501
Code sériel : 12530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Claude Gueux

Date de parution : 19/11/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d’avance l’immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d’avance l’immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups de hache. On l’a poussé au crime, il le jure. Ses codétenus le soutiennent. Ses juges l’envoient néanmoins à l’échafaud.
De ce sordide fait divers et de ce procès, Hugo va faire le plus violent et le plus passionné des réquisitoires. Contre la peine de mort d’abord, que cet ouvrier, ce damné de la terre ne méritait pas. Contre une société inhumaine ensuite.
 
@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266293501
Code sériel : 12530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Prux Posté le 30 Juillet 2020
    Un homme, une condamnation. L'histoire aurait pu en rester là s'il n'y avait eu une amitié carcérale forte entre deux hommes et la toute puissance aveugle des dirigeants de la prison. A travers ces quelques pages, Victor Hugo nous dépeint la triste histoire de Claude Gueux et, en interpellant les grands de son époque, nous interroge sur le sens des condamnations et la nécessité d'éduquer le peuple en amont afin de réduire la criminalité et de redonner une vraie utilité à la prison. Ces paroles trouvent encore écho aujourd'hui ...
  • Foufoubella Posté le 14 Juillet 2020
    Claude Gueux est aux conditions de détention des prisonniers du 19ème siècle ce que le dernier jour d'un condamné est à la peine de mort. Avec ce court roman- ou plutôt cette nouvelle- Victor Hugo poursuit sa critique, voire son combat, de la société dans laquelle il vit, dénonçant une fois de plus les dérives de ses contemporains. Comment un homme qui a juste volé du pain pour nourrir femme et enfant peut-il se retrouver condamné à une peine de cinq ans de prison ? Et surtout se pose cette question, comment la prison crée-t-elle des criminels ? Car Claude Gueux finira par tuer celui qui lui fait vivre un enfer, pour son seul bon plaisir, et aussi parce qu'il en a le pouvoir, et finira la tête tranchée. D'entrée on sait comment ça va se terminer, et c'est ce déterminisme que dénonce Hugo dans cette oeuvre tirée d'un fait divers. Et dire qu'il faudra encore près de 150 ans pour que la peine de mort soit abolie en France... Challenge multi-défis 2020 Challenge solidaire 2020 Challenge riquiqui 2020 Challenge XIXème siècle 2020
  • Ptitgateau Posté le 31 Mai 2020
    Victor Hugo après avoir ouvert le débat en éditant les derniers jours d’un condamné, poursuit par le récit d’un fait réel. Il présente Claude Gueux, un personnage courageux et travailleur, dont le principal souci est de subvenir aux besoins de sa compagne et de son enfant. Pour cela, n’ayant pas le sou, il est amené à voler, il se retrouve en prison ou il entamera le chemin qui le mènera à l’échafaud. Objectif de l’auteur ? Diffuser des idées au sein de la société française qui n’était peut-être pas prête a entendre un tel discours, il ne s’agit donc pas de prouver par de longues considérations politiques le pourquoi d’une abolition de la peine de mort, nous n’en sommes d’ailleurs pas là. Victor Hugo s’attache donc à raconter les quelques semaines que Claude Gueux passa en prison, sa faim constante, son amitié avec Albin, leur séparation sur décision du directeur de la prison, les efforts du prisonnier pour retrouver son ami, les abus de pouvoir du directeur, ses souffrances, tant physiques que morales, il met en avant la situation absurde dont le lecteur se fera le témoin : on s’affaire autour du prisonnier dans un état grave et qui risque... Victor Hugo après avoir ouvert le débat en éditant les derniers jours d’un condamné, poursuit par le récit d’un fait réel. Il présente Claude Gueux, un personnage courageux et travailleur, dont le principal souci est de subvenir aux besoins de sa compagne et de son enfant. Pour cela, n’ayant pas le sou, il est amené à voler, il se retrouve en prison ou il entamera le chemin qui le mènera à l’échafaud. Objectif de l’auteur ? Diffuser des idées au sein de la société française qui n’était peut-être pas prête a entendre un tel discours, il ne s’agit donc pas de prouver par de longues considérations politiques le pourquoi d’une abolition de la peine de mort, nous n’en sommes d’ailleurs pas là. Victor Hugo s’attache donc à raconter les quelques semaines que Claude Gueux passa en prison, sa faim constante, son amitié avec Albin, leur séparation sur décision du directeur de la prison, les efforts du prisonnier pour retrouver son ami, les abus de pouvoir du directeur, ses souffrances, tant physiques que morales, il met en avant la situation absurde dont le lecteur se fera le témoin : on s’affaire autour du prisonnier dans un état grave et qui risque de mourir et n’arrivera pas vivant devant le bourreau… C’est là le meilleur des réquisitoires contre la peine capitale, la volonté de Victor Hugo de ne pas imposer mais de démontrer, amenant chacun a constater que c’est la société qu’il faut soigner, que c’est bien elle qui est à l’origine du destin funeste de Claude Gueux. Il montrera que la peine de mort ne résout pas le problème de la criminalité. Ce débat, on le sait, n’a pas abouti l’abolition de la peine capitale, toutefois cette idée, qui avait commencé à germer dans certains milieux après la révolution, sera entretenue pas la plume de personnes influentes et fleurira dans les consciences. Ce roman montre combien certaines lois doivent cheminer pour espérer être un jour adoptées.
    Lire la suite
    En lire moins
  • denis76 Posté le 5 Mai 2020
    Je m'appelle Claude Gueux. J'étais un ouvrier ordinaire, normal ; je vivais avec ma maîtresse et son enfant. Mais un jour d'hiver, le pain manque. J'en vole un, et ma femme et son enfant peuvent manger, mais je suis pris, et j'ai une grosse peine de prison : cinq ans ! En prison, je me fais un ami qui m'aide à supporter ma peine : Albin. Mais le directeur de la prison, autoritaire et jaloux de ma popularité, éloigne Albin de moi. Je ne le supporte pas, ainsi que toutes les brimades que ce directeur me fait subir … . Victor Hugo achève la dernière préface du Dernier Jour d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832, le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors d'en faire un roman. . « Voyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, coeur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite qu'il finit par tuer. Qui est réellement coupable ? Est-ce lui ? Est-ce nous ? » . C'est un chef d'oeuvre... Je m'appelle Claude Gueux. J'étais un ouvrier ordinaire, normal ; je vivais avec ma maîtresse et son enfant. Mais un jour d'hiver, le pain manque. J'en vole un, et ma femme et son enfant peuvent manger, mais je suis pris, et j'ai une grosse peine de prison : cinq ans ! En prison, je me fais un ami qui m'aide à supporter ma peine : Albin. Mais le directeur de la prison, autoritaire et jaloux de ma popularité, éloigne Albin de moi. Je ne le supporte pas, ainsi que toutes les brimades que ce directeur me fait subir … . Victor Hugo achève la dernière préface du Dernier Jour d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832, le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors d'en faire un roman. . « Voyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, coeur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite qu'il finit par tuer. Qui est réellement coupable ? Est-ce lui ? Est-ce nous ? » . C'est un chef d'oeuvre miniature ! Victor Hugo nous convainc que, sur cette affaire, la peine de mort est absurde. Tout y est excellent, le style bien sûr, mais aussi la narration, qui monte en intensité, le désintéressement émouvant de Claude Gueux, qui au départ, a volé un pain. . Pour trois héros de Victor Hugo, des conséquences disproportionnées débutent par un vol de pain pour sa famille : que ce soit : 1 ) le galérien qui raconte son histoire dans « le dernier jour d'un condamné » ; 2 ) Claude Gueux, ou : 3 ) Jean Valjean dans « Les Misérables », trente ans plus tard. . Victor Hugo, et je dirai que c'est le combat de sa vie, argumente sans cesse contre ce système politique et judiciaire abusif qui, au lieu de donner les moyens de vivre aux citoyens de son pays, parie sur une condamnation exemplaire pour que les délits cessent. Mais ça ne fonctionne pas…. Comme aujourd'hui, même s'il y a quelques progrès : ) . Les grands écrivains se battent pour de grandes causes : Voltaire contre l'intolérance religieuse, dans « L'affaire Callas », et d'autres oeuvres ; Victor Hugo, contre l'absurdité et la disproportion des peines judiciaires ; Emile Zola, lui aussi contre la misère du peuple ( « L'Assommoir » et d'autres ) et l'intolérance religieuse dans « J'accuse »….. : )
    Lire la suite
    En lire moins
  • JEANNIERE Posté le 21 Mars 2020
    Belle leçon d'humanité de Mr Victor HUGO. Heureuse de cette découverte. J'ai lu en une seule traite. Hugo nous vante les bienfaits de l’éducation. Ce récit serait-il encore d'actualité??? Question que je me pose
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.