Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264036827
Code sériel : 3633
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 108 x 177 mm

Le déclin de l'empire Whiting

Jean-Luc PININGRE (Traducteur)
Date de parution : 22/01/2004

Bienvenue à Empire Falls, autrefois puissant centre industriel du Maine, à présent livré à la faillite et l’ennui. Miles Roby est gérant d’un snack. Sa femme l’a quitté, leur fille fait sa crise d’adolescence, Max, son père, est un profiteur excentrique, et Mrs Whithing, sa patronne, le tyrannise. Coincé dans...

Bienvenue à Empire Falls, autrefois puissant centre industriel du Maine, à présent livré à la faillite et l’ennui. Miles Roby est gérant d’un snack. Sa femme l’a quitté, leur fille fait sa crise d’adolescence, Max, son père, est un profiteur excentrique, et Mrs Whithing, sa patronne, le tyrannise. Coincé dans cette vie misérable, hanté par le souvenir d’une mère dévouée, Miles veut comprendre.

Entre secrets et mensonges, drames et joies, les histoires se mêlent dans cette fresque romanesque, prix Pulitzer 2002, où Richard Russo dresse avec humour et tendresse le portrait de l’Amérique d’aujourd’hui.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Jean-Luc Piningre

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264036827
Code sériel : 3633
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

... étrangère

« Pas une seule fausse note... Russo fait preuve d'une éblouissante habileté pour restituer le meilleur de ses personnages et suggérer une atmosphère. »
Newsday

« Russo écrit avec une humanité chaleureuse et vibrante... Un mélange extraordinaire d'émotions, de drames et de joies. »
The Washington Post

« Un roman exceptionnel, profond et divertissant. »
USA Today

« Un chef-d'œuvre tout simple empreint d'une profonde sagesse qui s'exprime avec humour, grâce et pudeur. Les personnages de Russo sonnent juste parce qu'ils sont vrais. »
The Boston Globe

... française

« Il y a une grâce narrative chez Richard Russo, une générosité et une puissance compassionnelle sans beaucoup d'exemples chez ses plus illustres contemporains. »
Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur

« Russo est un subtil pointilliste des âmes, un virtuose de la psychologie qui transforme la banalité en légende. »
André Clavel, L'Express

« C'est tout le talent d'un prix Pulitzer pétri d'humanité, capable en deux, trois dialogues bien sentis de délivrer cette leçon merveilleuse : même les ratés ont un destin. »
Christophe Ono-Dit-Biot, Elle

« Un roman presque parfait qui se lit avec passion. »
M.V., L'Est Républicain

« L'humour de l'auteur est décapant, l'Amérique du pire - et rarement du meilleur - est dépeinte dans une fresque grandiose qui ne laisse pas insensible. »
M.-A. C., Haute-Marne Dimanche

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MarcusMauss Posté le 24 Juillet 2021
    Avec ce roman Richard Russo remporta le prix Pulitzer en 2002. Ça me paraît étonnant, si peu de temps après les attentats du 11 septembre. On pourrait penser que le jury attribuerait le prix à un autre roman que celui-ci, qui raconte la vie d'un petit village. Surtout qu'un des concurrents de Russo était Jonathan Franzen avec Les corrections. Ce dernier, bien que publié peu avant que des avions n'entrent dans les Twin Towers, fut considéré comme prémonitoire pour la période post Nine-Eleven par beaucoup de critiques. Ça ne veut absolument pas dire que Russo l'a volé, ce prix. Aux meilleurs passages Le déclin de l'empire Whiting se lit comme un roman russe du 19ème siècle, où les personnages peinent à sortir de leur destinée, où l'action ne joue pas un rôle principal et où l'on sent une violence sous-jacente qui finira par ressortir. Inversement il y a des moment où tout ça sent un peu le cours d'écriture de fiction: ici un petite évolution de caractère, là un personnage avec un handicap pour bien montrer ce que la vie lui a infligé, ou encore un animal qui reflète l'âme de sa propriétaire. Très bien, monsieur Russo, vous avez... Avec ce roman Richard Russo remporta le prix Pulitzer en 2002. Ça me paraît étonnant, si peu de temps après les attentats du 11 septembre. On pourrait penser que le jury attribuerait le prix à un autre roman que celui-ci, qui raconte la vie d'un petit village. Surtout qu'un des concurrents de Russo était Jonathan Franzen avec Les corrections. Ce dernier, bien que publié peu avant que des avions n'entrent dans les Twin Towers, fut considéré comme prémonitoire pour la période post Nine-Eleven par beaucoup de critiques. Ça ne veut absolument pas dire que Russo l'a volé, ce prix. Aux meilleurs passages Le déclin de l'empire Whiting se lit comme un roman russe du 19ème siècle, où les personnages peinent à sortir de leur destinée, où l'action ne joue pas un rôle principal et où l'on sent une violence sous-jacente qui finira par ressortir. Inversement il y a des moment où tout ça sent un peu le cours d'écriture de fiction: ici un petite évolution de caractère, là un personnage avec un handicap pour bien montrer ce que la vie lui a infligé, ou encore un animal qui reflète l'âme de sa propriétaire. Très bien, monsieur Russo, vous avez dû apprendre ça pendant le troisième cours. Le cours d'après c'était sûrement la rivière qui symbolise la vie qu'on n'arrête pas, avec les déchets qu'elle charrie, comme les déceptions qu'elle nous réserve. Dans l'ensemble ce roman se lit avec plaisir, le personnage principal est sympathique, ça aide. Le dénouement se fait dans l'épilogue, petit conseil, relisez le prologue à ce moment-là.
    Lire la suite
    En lire moins
  • rezkilarras Posté le 5 Juin 2021
    Un roman social magnifique, couronné par un prix Pulitzer en 2002. Il raconte la vie quotidienne des habitants d'Empire Falls, une petite ville du Maine, autrefois prospère, dont la grande partie des biens et richesses, appartient à la famille fondatrice de la ville : les Whiting. Le personnage central, Miles, a une relation inconfortable avec Mme Whiting, la matriarche, propriétaire du restaurant qu'il gère. Autour de Miles, gravitent des personnages singuliers, parfois amusants : une fille lycéenne qui cherche sa voie dans la vie, un père malhonnête qui aime trainer dans les bars, une ex-femme accro au sexe et au fitness, un flic sournois et méchant, un frère cuisinier, une serveuse qu'il aime depuis toujours, et pour couronner le tout, le futur époux de son ex-femme aux plaisanteries sarcastiques. Le roman traîne parfois en longueur, mais Richard Russo m'a dissuadé de débarquer avant de connaitre le dénouement incroyable, inattendu de l'histoire.
  • Korax Posté le 28 Mai 2021
    Une fresque sociale, puissante et intelligemment construite. L’histoire mêle divers parcours individuels qui paraissent, au départ, indépendants les uns des autres, mais présentent au fur et à mesure du récit des liaisons plus ou moins étroites ; l’ensemble de ce réseau de relations ayant pour toile de fond le marasme d’un territoire du Maine, soumis au déclin des industriels les plus en vue : les Whiting. Les portraits des personnages sont extrêmement bien ciselés. L’analyse psychologique constitue, de mon point de vue, un point fort du roman. Peut-être certains passages s’apparentent-ils à des digressions et auraient pu être omis, mais globalement l’ensemble n’est pas loin des cinq étoiles !
  • renauddaguilar Posté le 8 Mars 2021
    Le fond : la famille Whiting règne en monarque absolu sur la cité ouvrière d'Empire Falls. Miles Roby est à l'image de sa ville : en décrépitude entre sa future ex-femme et les griffes acérées de la matriarche du clan Whiting. Au fil des pages, la tension s'installe et les secrets du passé de Miles ressurgissent. Le style ; fluide, classique. Le roman est bien construit avec de savants rappels au passé. Pour conclure, la plume de l'auteur a magnifié un sujet (d'apparence) banal.
  • Creisification Posté le 31 Janvier 2021
    Il y a, il me semble, une condition préalable et indispensable pour pouvoir apprécier pleinement LE DECLIN DE L’EMPIRE WHITING : la temporalité dans laquelle on se situe soi-même en tant que lecteur. Car on peut dire, sans trop forcer le trait, que pendant pratiquement trois quarts de ce livre de 600 et quelques pages, il ne se passe pas grand-chose ! Richard Russo semble illustrer ici à merveille ce qu’un de ses confrères anglo-saxon, Graham Swift, avait si bien exprimé en ces termes : «La réalité est non-événementielle, elle est vacance, elle est platitude. La réalité c’est que rien n’arrive». La question serait donc : sommes-nous prêts à nous laisser immerger dans cette « platitude » que constitue la vie à Empire Falls et, en tant que lecteurs, à accepter de ressentir parfois nous-mêmes ce que les habitants de cette petite ville déclinante de la Nouvelle Angleterre éprouvent face à cette existence «plate», à cette réalité «non-événementielle»? Je ne pense pas que les lecteurs amateurs d’émotions fortes et de récits à rebondissements pourraient véritablement y trouver leur compte. Personnellement, en tout cas, je ne leur suggérerais pas cette lecture... LE DECLIN DE L’EMPIRE WHITING est, dans un sens plus... Il y a, il me semble, une condition préalable et indispensable pour pouvoir apprécier pleinement LE DECLIN DE L’EMPIRE WHITING : la temporalité dans laquelle on se situe soi-même en tant que lecteur. Car on peut dire, sans trop forcer le trait, que pendant pratiquement trois quarts de ce livre de 600 et quelques pages, il ne se passe pas grand-chose ! Richard Russo semble illustrer ici à merveille ce qu’un de ses confrères anglo-saxon, Graham Swift, avait si bien exprimé en ces termes : «La réalité est non-événementielle, elle est vacance, elle est platitude. La réalité c’est que rien n’arrive». La question serait donc : sommes-nous prêts à nous laisser immerger dans cette « platitude » que constitue la vie à Empire Falls et, en tant que lecteurs, à accepter de ressentir parfois nous-mêmes ce que les habitants de cette petite ville déclinante de la Nouvelle Angleterre éprouvent face à cette existence «plate», à cette réalité «non-événementielle»? Je ne pense pas que les lecteurs amateurs d’émotions fortes et de récits à rebondissements pourraient véritablement y trouver leur compte. Personnellement, en tout cas, je ne leur suggérerais pas cette lecture... LE DECLIN DE L’EMPIRE WHITING est, dans un sens plus large, un roman qui me paraît se situer esthétiquement à contre-courant du «présentisme» qui triomphe en ce moment dans nos sociétés développées et qui, d’un point de vue littéraire aussi, séduirait apparemment un nombre croissant de lecteurs, à une époque donc où tout doit aller vite, où il faut pouvoir tenir en haleine une concentration devenue «à court terme», innover sans relâche, et où notre capacité d’attention au détail et à l’infra-réel peut être très rapidement mise à l’épreuve. Dans ce roman, l’observation détaillée est un élément essentiel au récit. On n’a que ça d’ailleurs à faire à Empire Falls : scruter les infimes altérations du train quotidien. Les moindres pensées, mots et gestes, même les plus courants sont disséqués, leur genèse probable et leurs variantes possibles sont considérées, leur impact sur l’entourage constamment évalué. Car ici le temps s’est en quelque sorte figé, et les perspectives d’avenir sévèrement rétrécies. Inféodée à la famille et à l’empire industriel des Whiting, ce dernier ayant été touché irrémédiablement par la mondialisation et par les délocalisations, cette petite ville provinciale du Maine, comme tant d’autres petites villes américaines à l’aube des années 2000, aura laissé une très grande majorité de ses habitants sur le carreau. On ne se révolte pas pour autant. Une stricte hiérarchie sociale continue à être scrupuleusement respectée. Les moyens en moins, la comédie sociale à l’américaine se joue toujours à guichets fermés : the winner takes it all ! D’une écriture fluide et élégante, somme toute assez «classique », Richard Russo réalise l’exploit de dresser sur trois quarts de son récit, avec une finesse d’observation absolument époustouflante, une galerie de portraits de «losers», anti-héros évoluant dans un quotidien d’une banalité absolue, pourtant souvent drôles et refusant malgré tout de céder à la tentation de la victimisation. Il les rend proches, humainement palpables, si bien que, alors qu’«at least» quand il se passe véritablement quelque chose dans le récit, voire beaucoup des choses, et qu’il y a enfin des actions, des rebondissements, intenses et surprenants...comment dire, j’ai eu, personnellement (comme certains des personnages du livre d’ailleurs !), le sentiment que tout cela était arrivé trop vite, que c’était irréel ou plutôt, depuis mon angle à moi de lecteur, « moins crédible »... Oui, bien sûr, je comprends l’auteur: pour qu’il y ait véritablement une «histoire», il faut de vraies actions, des événements importants, des révélations, des catastrophes...Ceux-ci sont en même temps strictement nécessaires pour pouvoir clore convenablement un récit : une fois passés le traumatisme et la douleur, c’est ce qui permet par ailleurs de tourner la (dernière) page, de réparer ce qu’il faut réparer et de s’ouvrir enfin à autre chose.. Oui, certainement, mais pour tout vous dire, moi j’ai préféré dans ce livre le non-événementiel à l’événementiel. Et je continue encore à réfléchir sur ces mots riches d’enseignement d’un de ses personnages : «Ce n’est pas parce que les choses arrivent progressivement qu’on est prêts à les vivre. Quand ça urge, l’esprit s’attend à toutes sortes de mouvements brusques, et on sait que la vitesse est un atout. La « lenteur » qui fonctionne sur un mode totalement différent, donne à tort l’impression d’avoir le temps de se préparer, ce qui occulte une réalité fondamentale, à savoir que même si les choses peuvent sembler particulièrement lentes, on sera toujours plus lent soi-même».
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    16 livres qui racontent l'Amérique

    Si on vous dit Amérique, vous pensez grands espaces, road trip, mais aussi peut-être cinéma et New York City. Pays aussi fascinant que déroutant et dont la démesure ne cesse d'étonner, les États-Unis ont produit et produisent encore des écrivains de génie. Focus sur 16 livres - du roman à l'essai - qui chacun à leur manière racontent l'Amérique et ses habitants.

    Lire l'article