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EAN : 9782266300186
Code sériel : 15435
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 768
Format : 108 x 177 mm

L'homme qui rit

Date de parution : 28/06/2019
Angleterre, fin du XVIIe. Un jeune lord est enlevé par une troupe de brigands et mutilé, la bouche fendue jusqu’aux oreilles. Abandonné durant une nuit d’hiver, l’enfant trouve refuge auprès d’un philosophe ambulant et devient saltimbanque, parcourant les routes et haranguant les foules aux côtés de son nouveau protecteur. C’est... Angleterre, fin du XVIIe. Un jeune lord est enlevé par une troupe de brigands et mutilé, la bouche fendue jusqu’aux oreilles. Abandonné durant une nuit d’hiver, l’enfant trouve refuge auprès d’un philosophe ambulant et devient saltimbanque, parcourant les routes et haranguant les foules aux côtés de son nouveau protecteur. C’est le début de quinze années d’errance pour celui qu’on surnommera, en référence à son visage défiguré, « l’Homme qui rit ».
Mais, derrière ce sourire forcé, se cache une âme révoltée par l’arrogance de la noblesse…
 
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EAN : 9782266300186
Code sériel : 15435
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 768
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • toto93250 Posté le 5 Septembre 2021
    Ce livre fût pour moi un immense saut dans l'esprit hugolien. Ce roman est, je pense, une oeuvre irremplaçable de son oeuvre, qui remet en question beaucoup des principes établi du siècle de l'auteur. On s'attache forcément au personnage, tant Hugo nous les décrit. Leur désespoir, leur mort, leur joie, leur amour, on le ressent, on le comprend. Ce livre nous fait comprendre de ces choses que l'on pense mystérieuse, et nous permet une véritable avancée dans notre appréhension de l'esprit humain. En plus du savoir qu'il nous apporte, L'homme qui rit est un véritable puit de ressources et de connaissances, qu'Hugo nous partage. J'avise les futurs lecteurs de prendre leur temps, et de faire des recherches régulièrement sur les mots, où les personnages historiques cités qu'ils ne connaissent pas. Vous ressortirez de votre lecture avec une culture bien élargie. Un livre à lire, pour tout amateur du style Hugolien et de sa poésie. Un livre à lire, pour tout curieux des méandres de la sagesse et des émotions humaines. Un livre à lire, pour tout philosophe. Un livre à lire, pour tout amoureux.
  • lebelier Posté le 10 Août 2021
    Victor Hugo aime les contrastes. S' il les développe à l’envi dans cet ouvrage foisonnant, "l’homme qui rit" est le roman des dualités presque variées à l’infini. Le beau/le laid, le gueux/l’aristocrate, la naissance/le mérite, le noir/la lumière, les gens du voyage/les sédentaires… Victor Hugo use de cet aspect jusque dans ses phrases, brosse une toile de fond historique, en l’occurrence l’Angleterre de la reine Anne, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Gwynplaine en est le héros, héros hugolien tiraillé par les contradictions que lui impose son destin. Bâtard de Jacques II, il fut enlevé à sa naissance par les « comprachicos », voleurs d’enfants, et on lui a imposé au visage un sourire définitif. Il mène une vie de saltimbanque, y réussit en compagnie de son père adoptif Ursus accompagné d’un loup, de Homo et de Dea que Gwynplaine a sauvé bébé alors qu’il s’est trouvé lui-même abandonné sur une côte anglaise. Dea est aveugle mais pour Gwynplaine, c’est la lumière et l’amour réciproque de sa vie. Reconnu grâce à une bouteille jetée par les « comprachicos » en perdition en mer, Gwynplaine devient lord Claucharlie mais ne se satisfait pas de sa condition d’aristocrate... Victor Hugo aime les contrastes. S' il les développe à l’envi dans cet ouvrage foisonnant, "l’homme qui rit" est le roman des dualités presque variées à l’infini. Le beau/le laid, le gueux/l’aristocrate, la naissance/le mérite, le noir/la lumière, les gens du voyage/les sédentaires… Victor Hugo use de cet aspect jusque dans ses phrases, brosse une toile de fond historique, en l’occurrence l’Angleterre de la reine Anne, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Gwynplaine en est le héros, héros hugolien tiraillé par les contradictions que lui impose son destin. Bâtard de Jacques II, il fut enlevé à sa naissance par les « comprachicos », voleurs d’enfants, et on lui a imposé au visage un sourire définitif. Il mène une vie de saltimbanque, y réussit en compagnie de son père adoptif Ursus accompagné d’un loup, de Homo et de Dea que Gwynplaine a sauvé bébé alors qu’il s’est trouvé lui-même abandonné sur une côte anglaise. Dea est aveugle mais pour Gwynplaine, c’est la lumière et l’amour réciproque de sa vie. Reconnu grâce à une bouteille jetée par les « comprachicos » en perdition en mer, Gwynplaine devient lord Claucharlie mais ne se satisfait pas de sa condition d’aristocrate faite de fausseté, d’ignorance de la vie réelle des pauvres. Il rejoint Ursus et Dea grâce à Homo qui le sauve du suicide. Mais la mort de Dea le précipite dans la mer. Du Hugo pur jus et grandiose.
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  • Lapasseuse Posté le 12 Juillet 2021
    Dans l'Angleterre de la fin du 17ème siècle, un enfant est enlevé, torturé et défiguré par les comprachicos. Il s'appelle Gwynplaine. Abandonné à dix ans, il survit à une tempête de neige, après avoir sauvé une petite fille aveugle , Dea, qui deviendra son âme sœur et l'amour de sa vie. Tous deux sont recueillis par Ursus, un vieux saltimbanque qui vit dans une roulotte, avec pour seul compagnon, le loup Homo. Sur les planches, Gwinplaine devient « L'Homme qui Rit »… A l'image de son personnage principal, l'Homme qui Rit est un roman monstrueux et grandiose car Victor Hugo y déchaîne tout son génie littéraire, sans mesure ni limites. C'est à la fois un texte historique, philosophique, poétique et romanesque où se mêlent érudition et émotion pure. C'est la description , la dissection, d'une société malade où l'aristocratie assassine le peuple. Un peuple incarné par L'Homme qui Rit, l'homme qui souffre derrière le masque, l'homme bon, pur et sacrifié. Œuvre à lire pour apprendre, pour vibrer, pour écouter Hugo, tout simplement.
  • Rosbade Posté le 19 Mai 2021
    L'Homme qui rit, c'est Gwynplaine, c'est un lord, c'est un spectateur de la Greenbox, c'est Ursus, c'est la nuit, c'est Dieu, c'est le Diable, c'est nous. Il y a de tout dans ce roman… une histoire d'amour, de trahison, de politique, de famille, de philosophie, de poétique… C'est un livre qu'il va falloir que je relise et relise, tellement j'ai peur d'avoir raté quelque chose. Le récit s'ouvre et se referme dans la nuit, Victor Hugo utilise nombreux symboles et parallélismes en guise d'explication ou de résignation au fonctionnement de l'humanité… ou plutôt de la bestialité sur Terre. J'ai lu dans certaines critiques que toutes les informations sur Londres et l'aristocratie ralentissent la péripétie ; c'est vrai … mais j'ai envie de dire… et alors ? Qui ne voudrait pas avoir une leçon d'Histoire-Géo avec ce conteur.
  • ODP31 Posté le 29 Mars 2021
    Sourire en coin, façon Joker, Gwynplaine ne hante pas les rues de Gotham City pour chasser de la Chauve-souris mais l’Angleterre de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècle. J’écris en chiffre romain puisque certains musées voudraient les supprimer pour simplifier la lecture des visiteurs. Pourquoi ne pas dégenrer monsieur Patate tant qu’on y est ? Ah, ils vont le faire aussi. J’abandonne. Enlevé par les Comprachicos, qui ne sont pas des guitaristes manouches mais des personnes au CV peu recommandables puisqu’ils mutilaient des enfants pour les revendre dans les foires, Gwynplaine est secouru et élevé par Ursus, un saltimbanque philosophe après avoir été abandonné par ses ravisseurs. L’amuseur possède un chien-loup appelé malicieusement Homo. Défiguré au scalpel, Gwynplaine grandit dans une roulotte auprès de Déa une jeune fille aveugle et d’une grande beauté. Les deux enfants sont inséparables et tombent éperdument amoureux. A la différence de Quasimodo et d’Esméralada, Déa ne peut voir le monstre et tombe sous le charme de son humanité. La belle s’éprend de la bête. Gwynplaine constitue l’attraction principale des spectacles joués par sa petite troupe. Nul nez rouge, puces savantes ou numéro de jonglage, son sourire monstrueux suffit à attirer les foules... Sourire en coin, façon Joker, Gwynplaine ne hante pas les rues de Gotham City pour chasser de la Chauve-souris mais l’Angleterre de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècle. J’écris en chiffre romain puisque certains musées voudraient les supprimer pour simplifier la lecture des visiteurs. Pourquoi ne pas dégenrer monsieur Patate tant qu’on y est ? Ah, ils vont le faire aussi. J’abandonne. Enlevé par les Comprachicos, qui ne sont pas des guitaristes manouches mais des personnes au CV peu recommandables puisqu’ils mutilaient des enfants pour les revendre dans les foires, Gwynplaine est secouru et élevé par Ursus, un saltimbanque philosophe après avoir été abandonné par ses ravisseurs. L’amuseur possède un chien-loup appelé malicieusement Homo. Défiguré au scalpel, Gwynplaine grandit dans une roulotte auprès de Déa une jeune fille aveugle et d’une grande beauté. Les deux enfants sont inséparables et tombent éperdument amoureux. A la différence de Quasimodo et d’Esméralada, Déa ne peut voir le monstre et tombe sous le charme de son humanité. La belle s’éprend de la bête. Gwynplaine constitue l’attraction principale des spectacles joués par sa petite troupe. Nul nez rouge, puces savantes ou numéro de jonglage, son sourire monstrueux suffit à attirer les foules et sa notoriété finit par attirer la curiosité de l’aristocratie. Comme il s’agit de Victor Hugo, les choses tournent mal. Si femme qui rit à moitié dans son lit, l’homme qui rit, comme la vache, finit plutôt à l’abattoir de l’histoire. Ecrit pendant son exil à Guernesey, la météo locale et ses humeurs politiques lui inspirent ce drame baroque qui tient plus de l’opéra ou du théâtre que du roman. Hugo n’écrit pas ici des chapitres mais des actes, tant sa puissance d’évocation grave chaque scène dans l’esprit du lecteur. Le génie Hugolien mixe histoire et poésie, drame social et philosophie. Au-delà de son goût pour les monstres, le poète est impitoyable avec l’aristocratie et il dénonce une nouvelle fois la peine de mort et les errements de la justice. Gwynplaine va découvrir qu’il est de noble ascendance et va siéger à la chambre des Lords mais il est éloigné de Déa. Moqué par ses pairs lors d’un discours d’anthologie qui met en cause l’aristocratie, ses privilèges et sa capacité à maintenir son peuple au régime, il fuit ses titres pour retrouver Ursus et sa belle dans un dénouement tragique. Les descriptions sont parfois interminables, les titres des lords sont énumérés sur plusieurs pages comme si l’auteur organisait des entractes entre des scènes à forte intensité dramatique… et pour permettre à son lecteur de faire des pauses pipi car le livre fait quand même 800 pages. Mais quel style ! Sous sa plume, les personnages fricotent toujours avec le mythe et le ton grandiloquent, ridicule chez certains, se mue en séance d’hypnose ici. Echec public à sa sortie, peut-être lié à un trop plein d’intentions, « L’homme qui rit » n’est pas le plus lu des romans de Victor Hugo, ni le mieux structuré, mais les discours d’Ursus, la scène du naufrage et celle du gibet en début de roman mériteraient un classement à l’Unesco. Pourquoi pas des mots puisqu’il est question d’y classer la baguette de pain ou certains fromages ? Une histoire qui ne prête pas à sourire.
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