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EAN : 9782264058782
Code sériel : 1675
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 648
Format : 108 x 177 mm

Mansfield Park

Denise GETZLER (Traducteur)
Date de parution : 19/07/2012
Re-découvrez le Jane Austen Power.
 
Sans richesse ni éducation, la jeune Fanny Price n'a rien pour séduire la bonne société anglaise. Pourtant, dans la faste demeure de Mansfield Park où l'a recueillie son oncle, il lui faut faire bonne figure. Entre frustrations et vexations, que sera-t-elle prête à sacrifier pour être acceptée dans le monde... Sans richesse ni éducation, la jeune Fanny Price n'a rien pour séduire la bonne société anglaise. Pourtant, dans la faste demeure de Mansfield Park où l'a recueillie son oncle, il lui faut faire bonne figure. Entre frustrations et vexations, que sera-t-elle prête à sacrifier pour être acceptée dans le monde enjôleur de ses cousins ? Roman d'apprentissage précurseur, Mansfield Park est le plus surprenant des romans de Jane Austen.
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EAN : 9782264058782
Code sériel : 1675
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 648
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lolapomodoro Posté le 8 Mars 2020
    Je suis actuellement en train de lire tous les romans de Jane Austen et après Orgueil et Préjugés, Persuasion et Raisons et Sentiments, voilà que je viens de terminer Mansfield Park. Mansfield Park relate l’histoire de Fanny Price, qui sans argent, est envoyée par sa mère chez sa tante fortunée pour assurer son éducation. Que vous dire ? Pour être honnête, Mansfield Park ne compte pas parmi mes préférés, et j’ai trouvé que comme Raisons et Sentiments, il trainait parfois en longueur surtout au tout début. Les différents débats sur les vocations, la religion, le théâtre s’étalent sur de nombreuses pages et nous offrent bien plus à lire que ce que l’on souhaiterait. Même si les choses s’accélèrent dans la seconde partie et deviennent plus intéressantes, l’intrigue amoureuse traine en longueur et tout ne se concrétise qu’à la dernière page, de façon rapide et presque bâclée. Cela me permet d’aborder un point : Pourquoi Jane Austen est-elle aussi avare en dialogues et échanges amoureux ? Ce roman est au summum de son avarice, nous n’avons pas un seul extrait d’un véritable dialogue amoureux entre Fanny et celui avec qui elle se mariera. Je trouve cela extrêmement frustrant puisqu’il ne nous est pas... Je suis actuellement en train de lire tous les romans de Jane Austen et après Orgueil et Préjugés, Persuasion et Raisons et Sentiments, voilà que je viens de terminer Mansfield Park. Mansfield Park relate l’histoire de Fanny Price, qui sans argent, est envoyée par sa mère chez sa tante fortunée pour assurer son éducation. Que vous dire ? Pour être honnête, Mansfield Park ne compte pas parmi mes préférés, et j’ai trouvé que comme Raisons et Sentiments, il trainait parfois en longueur surtout au tout début. Les différents débats sur les vocations, la religion, le théâtre s’étalent sur de nombreuses pages et nous offrent bien plus à lire que ce que l’on souhaiterait. Même si les choses s’accélèrent dans la seconde partie et deviennent plus intéressantes, l’intrigue amoureuse traine en longueur et tout ne se concrétise qu’à la dernière page, de façon rapide et presque bâclée. Cela me permet d’aborder un point : Pourquoi Jane Austen est-elle aussi avare en dialogues et échanges amoureux ? Ce roman est au summum de son avarice, nous n’avons pas un seul extrait d’un véritable dialogue amoureux entre Fanny et celui avec qui elle se mariera. Je trouve cela extrêmement frustrant puisqu’il ne nous est pas permis de plonger réellement dans leurs émotions, et donc de développer notre empathie pour ces personnages. J’ai tout de même aimé la morale que prône ce roman et la mise en valeur de l’éthique et des principes moraux que chaque individu devrait appliquer au quotidien. L’héroïne est d’une exemplarité sans nom et Mansfield Park nous prouve que nous avons tout à gagner à rester cohérents avec nos idéaux et avec les grands principes moraux. Fanny Price et le personnage de Henry Crawford en sont l’exemple même, et je dois bien avouer que j’aurais aimé voir une autre tournure à ce roman (je n'en dirai pas plus). Néanmoins, le choix de Jane est nettement marqué de féminisme et nous rappelle à toutes que notre rôle n’est pas d’éduquer nos futurs maris, c’est aux parents. La remise en question de l’oncle de Fanny quant à l’éducation de ses propres filles en est la preuve, puisqu’elle met en lumière la question de la sévérité paternelle et les conséquences que celle-ci peut entrainer. Chère Jane, que de frustration tu auras suscitée !
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  • Lune Posté le 17 Février 2020
    Mansfield Park publié en 1814 reprend les thèmes habituels de Jane Austen. Et nous voilà replongés dans cet univers de la fin du XVIIIème avec ces éternels désirs d’amour, de mariages avantageux, de femmes pas assez ou trop averties. Celui-ci, au long de plus de cinq cents pages, nous assène rêves, manipulations, incompréhensions, rivalités dans des dialogues ou des lettres tour à tour spirituels, perfides, larmoyants bref tout ce qui entoure les désirs des jeunes femmes et des jeunes gens de l’époque. Deux personnages sympathiques (avec des propos à replacer dans leur époque), d’autres moins, plus arrivistes, plus intéressés financièrement, un milieu très aisé, un autre qui l’est moins, un père porteur de la « bonne » parole et représentatif de son milieu bien-pensant, tous les ingrédients austeniens s’y retrouvent. Le livre tire parfois en longueur et me paraît moins « souple » que les plus connus, ce qui n’empêche pas que l’on s’y plonge et que l’on « vit » avec eux le temps de plus de 500 pages.
  • morgane2993 Posté le 11 Février 2020
    A l'âge de dix ans, Fanny Price est envoyée par sa mère chez sa tante, plus riche, qui lui offre de prendre en charge son éducation. De Portsmouth à Mansfield Park, le choc est rude pour la jeune fille qui était très attachée à ses frères et sœurs, notamment son aîné William. Mais malgré le mépris de ses deux cousines Maria et Julia, ainsi que les humiliations de la tante Norris, Fanny se rend bien vite indispensable à la maîtresse de maison, lady Bertram, et fait la fierté de son oncle, Sir Thomas. Et puis il y a Edmund, son cousin, qui prend immédiatement soin d'elle. La vie suit son cours, jusqu'au jour où les jeunes gens sont en âge de se mettre en ménage. Bien que Sir Thomas souhaite prendre en compte l'affection de ses filles, il leur fait bien comprendre l'intérêt d'un bon mariage : c'est ainsi que Maria est promise au riche M. Ruthworth, et que tous essayent de convaincre Fanny d'accepter les avances de M. Crawford. L'avenir, bien sûr, prouvera à chacun l'importance des sentiments et de la compatibilité d'humeur au sein d'un couple, sans oublier la vertu et l'honneur, toujours récompensées. Sous ses airs bien-pensants, Mansfield Park... A l'âge de dix ans, Fanny Price est envoyée par sa mère chez sa tante, plus riche, qui lui offre de prendre en charge son éducation. De Portsmouth à Mansfield Park, le choc est rude pour la jeune fille qui était très attachée à ses frères et sœurs, notamment son aîné William. Mais malgré le mépris de ses deux cousines Maria et Julia, ainsi que les humiliations de la tante Norris, Fanny se rend bien vite indispensable à la maîtresse de maison, lady Bertram, et fait la fierté de son oncle, Sir Thomas. Et puis il y a Edmund, son cousin, qui prend immédiatement soin d'elle. La vie suit son cours, jusqu'au jour où les jeunes gens sont en âge de se mettre en ménage. Bien que Sir Thomas souhaite prendre en compte l'affection de ses filles, il leur fait bien comprendre l'intérêt d'un bon mariage : c'est ainsi que Maria est promise au riche M. Ruthworth, et que tous essayent de convaincre Fanny d'accepter les avances de M. Crawford. L'avenir, bien sûr, prouvera à chacun l'importance des sentiments et de la compatibilité d'humeur au sein d'un couple, sans oublier la vertu et l'honneur, toujours récompensées. Sous ses airs bien-pensants, Mansfield Park séduit par son style toujours aussi mordant qui suggère le caractère fort et la libre éducation de son auteure. Jusqu'au bout, on doute du dénouement heureux pourtant attendu de la part d'un roman d'apprentissage, au point que sa réalisation - peut-être à dessein ! - paraît presque factice, ce qui n'était pas le cas d'Orgueil Préjugés, où les obstacles au mariage étaient finalement bien minces. Un vrai classique à savourer.
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  • ElouanMansouri Posté le 6 Février 2020
    Lire Jane Austen est toujours un plaisir. La langue, la tournure d'esprit, la description d'une époque de la vie anglaise sont un pur bonheur...
  • magireve Posté le 4 Février 2020
    D'origine modeste, la jeune Fanny Price est recueillie par son oncle, Sir Thomas, dans le somptueux domaine de Mansfield Park. Si la jeune fille a le privilège de bénéficier d'une éducation digne de ce nom, elle est néanmoins négligée par ses cousines et sa tante, Lady Bertram qui ne voit en elle qu'une dame de compagnie improvisée. Auprès de son cousin Edmund, Fanny trouve un ami, un confident qui l'aide à prendre ses marques au sein du domaine dans lequel Fanny fait ses premiers pas. Voilà un roman à part parmi ceux qu'a rédigés Jane Austen: avec le personnage de Fanny, nous découvrons une héroïne moins fougueuse qu'Elizabeth Bennet (Pride and Prejudice), que Marianne (Sense and sensibility) et moins romanesque peut-être que Catherine Morland (Northanger Abbey). J'ai souvent lu des critiques acrimonieuses au sujet de la personnalité de Fanny Price: plusieurs lecteurs la trouvent ennuyeuse, morose et effacée. Pour ma part, j'ai pris plaisir à observer le cheminement de sa pensée tout au long du récit (d'ailleurs, le caractère de Fanny a fait l'objet d'études poussées de nombreux critiques littéraires). Dans ce roman, Jane Austen dépeint une large galerie de personnages dont elle dresse les portraits avec cette ingéniosité qu'on... D'origine modeste, la jeune Fanny Price est recueillie par son oncle, Sir Thomas, dans le somptueux domaine de Mansfield Park. Si la jeune fille a le privilège de bénéficier d'une éducation digne de ce nom, elle est néanmoins négligée par ses cousines et sa tante, Lady Bertram qui ne voit en elle qu'une dame de compagnie improvisée. Auprès de son cousin Edmund, Fanny trouve un ami, un confident qui l'aide à prendre ses marques au sein du domaine dans lequel Fanny fait ses premiers pas. Voilà un roman à part parmi ceux qu'a rédigés Jane Austen: avec le personnage de Fanny, nous découvrons une héroïne moins fougueuse qu'Elizabeth Bennet (Pride and Prejudice), que Marianne (Sense and sensibility) et moins romanesque peut-être que Catherine Morland (Northanger Abbey). J'ai souvent lu des critiques acrimonieuses au sujet de la personnalité de Fanny Price: plusieurs lecteurs la trouvent ennuyeuse, morose et effacée. Pour ma part, j'ai pris plaisir à observer le cheminement de sa pensée tout au long du récit (d'ailleurs, le caractère de Fanny a fait l'objet d'études poussées de nombreux critiques littéraires). Dans ce roman, Jane Austen dépeint une large galerie de personnages dont elle dresse les portraits avec cette ingéniosité qu'on lui connait si bien; que dire de l'infernale Mrs Norris qui répand calomnies et reproches à longueur de journée? Ou encore de Lady Bertram, une femme affable, sans aucun doute, pour qui le moindre effort, aussi minime soit-il, représente une épreuve insurmontable… Vous n'avez pas idée du nombre de fois où le rire m'est venu en lisant ce roman (surtout les laïus de Mrs Norris). Une fois de plus, Jane Austen réalise une peinture brillante de la société victorienne du XIXe siècle, où les questions autour des mariages arrangés et d'amour viennent enrichir l'intrigue. D'après Marylea Meyersohn, en raison d'une enfance difficile, Fanny "ne veut pas passer à l'âge adulte et refuse la sexualité. Fanny observe, écoute, sait tout sur tout le monde, et s'accroche au peu de sécurité qu'elle a obtenu, à sa tante Bertram, à sa chambre, au banc proche du fossé qui délimite la propriété de Sotherton, et elle regarde les autres s'embarquer pour Cythère, vivre le songe d'un jour d'été". Selon Margaret Kirkham, le thème majeur de Mansfield Park est l'éducation des filles, laquelle réduit leurs possibilités et les cantonne à la sphère familiale; il est vrai que les trois soeurs Price, la tante des Crawford, Mrs Grant, puis Lady Bertam, se montrent incapables d'inculquer des valeurs morales aux adolescents. Harold Bloom, de l'université de Yale, juge que Fanny Price descend en droite ligne des protestants, dont la volonté, disait John Locke "ne pouvait être influencée que de l'intérieur, et non par le roi ou son Eglise". Fanny refuse de céder aux pressions de son oncle, d'Edmund ou de sa tante Norris car elle perçoit le manque de sincérité de chacun d'eux et estime que leur point de vue ne la concerne pas. Chose assez intéressante, Jane Austen revendiquait une attitude tout à fait similaire à l'égard de sa famille, des ecclésiastiques intransigeants… Cet ouvrage soulève un large éventail de questions palpitantes sur lesquelles on pourrait débattre pendant des heures. Mes seuls regrets concernent le dénouement du roman: non seulement il m'a paru prévisible, mais il s'est fait désirer, retardé par une succession d'événements pas vraiment palpitants. Concernant Fanny, je suis content de voir l'auteur étudier un autre caractère grâce à cette jeune fille timide. Toutefois, à l'inverse de ses héroïnes, je n'ai pas l'impression qu'elle évolue beaucoup dans ce roman; lorsque l'on approche du dénouement, nous constatons qu'elle est plus déterminée, mais elle est toujours cette fille sage, douce, bref, l'épitomé de la femme idéale du XVIIIe siècle.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…