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EAN : 9782266293426
Code sériel : 6004
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm

Notre-Dame de Paris

Date de parution : 21/02/2019
En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie... En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie de ce cauchemar, la bohémienne Esméralda danse pour le capitaine Phoebus et ensorcelle le tendre et difforme Quasimodo, sonneur de cloches de son état. Pour elle, consumé d’amour, l’archidiacre magicien Claude Frollo court à la damnation.

De cette épopée hallucinée, ces monstres et ces figures s’échappent pour franchir les siècles, archétypes de notre mythologie nationale, de notre art et de notre Histoire.

@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266293426
Code sériel : 6004
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LudovicKerzic Posté le 31 Octobre 2020
    Moi qui n'arrivais pas à lire, ce genre d'ouvrage quand j'étais adolescent, vingt ans plus tard, je comprends mieux pourquoi. Malgré le fait que les œuvres de Victor fassent parties du patrimoine culturels français, il faut lire son écriture avec un " certain recul ". Bien sûr, quand on commence à lire le premier volume de cette histoire, on a systématiquement aujourd'hui la vision de la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu. Heureusement que Victor Hugo a été là, avec sa plume, pour nous la décrire dans les moindres détails. Mais, il faut s'y tenir ! Surtout quand il évoque ensuite les transformations de Paris ! Pour une personne qui n'est pas Parisienne, on peut s'y perdre très vite dans les noms de rues, de quartiers et n'avoir qu'une seule envie, sauter le chapitre. Chose que je n'ai pas faite par respect vis-à-vis de l'auteur et que je ne regrette pas. Car c'est dans ces chapitres, que l'on découvre tout son travail de construction, toute sa soif de savoir quand il se lance dans la description d'une pensée à l'archidiacre Claude Frollo. En effet, c'est assez déroutant. Il installe une envie de poursuivre l'histoire de Notre-Dame de Paris parfaitement bien... Moi qui n'arrivais pas à lire, ce genre d'ouvrage quand j'étais adolescent, vingt ans plus tard, je comprends mieux pourquoi. Malgré le fait que les œuvres de Victor fassent parties du patrimoine culturels français, il faut lire son écriture avec un " certain recul ". Bien sûr, quand on commence à lire le premier volume de cette histoire, on a systématiquement aujourd'hui la vision de la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu. Heureusement que Victor Hugo a été là, avec sa plume, pour nous la décrire dans les moindres détails. Mais, il faut s'y tenir ! Surtout quand il évoque ensuite les transformations de Paris ! Pour une personne qui n'est pas Parisienne, on peut s'y perdre très vite dans les noms de rues, de quartiers et n'avoir qu'une seule envie, sauter le chapitre. Chose que je n'ai pas faite par respect vis-à-vis de l'auteur et que je ne regrette pas. Car c'est dans ces chapitres, que l'on découvre tout son travail de construction, toute sa soif de savoir quand il se lance dans la description d'une pensée à l'archidiacre Claude Frollo. En effet, c'est assez déroutant. Il installe une envie de poursuivre l'histoire de Notre-Dame de Paris parfaitement bien et s'excuse de temps à autre envers le lecteur de ne pas poursuivre son histoire comme celui-ci le souhaiterait. On pourrait s'étonner que près de 200 ans plus tard, il lit dans toujours dans nos pensées ! C'est d'une grande politesse, d'une grande sagesse et la première fois que je vois ça. Aujourd'hui, je suis content d'avoir lu cet ouvrage mais je pense qu'il faut aussi une certaine maturité pour le parcourir et surtout prendre beaucoup de plaisir à la lecture. Je retiendrai issue de cette œuvre deux phrases tellement riches d'actualité et de sens aujourd'hui. Deux phrases que nous devrions méditer. Elles nous font part d'une constatation évidente mais aussi de la seule solution pour tuer la terreur qui souhaite démolir notre liberté d'expression que je considère dans cet extrait comme " la parole écrite ". " Pour détruire la parole écrite, il suffit d'une torche et d'un turc. Pour démolir la parole construite, il faut une révolution sociale, une révolution terrestre. "
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  • LesCahiersDeClemence Posté le 9 Septembre 2020
    Une belle ode à notre belle cathédrale! Si le volet contextuel est vraiment réussi, le contenu a beaucoup de longueurs et il est parfois très dur de s'accrocher pour continuer.
  • isabelleisapure Posté le 3 Septembre 2020
    Peut-on encore trouver quelque chose à dire sur ce chef-d’œuvre ? Franchement, je n’en suis pas sûre. Je dirai simplement que cette histoire est pour moi, l’une des plus belles de la littérature française. Flamboyante histoire d’amour « Notre-Dame de Paris » est aussi un roman symbolique dans lequel chaque personnage incarne une dimension de la société. L’oppression de l’église pour Frollo, le peuple des oubliés avec Quasimodo. Quant à Notre-Dame, plus qu’un décor, elle est un personnage à part entière, épique et fantastique. J'ai relu ce livre avec le même plaisir et la même émotion que cinquante ans auparavant.
  • Goliathus Posté le 18 Août 2020
    Dans son roman Changement de décor, paru en 1975, David Lodge met en scène un personnage de brillant universitaire, professeur de littérature anglaise, confessant au cours d’un jeu cruel entre collègues (où il s’agit d’exposer son inculture littéraire et donc s’humilier au maximum pour gagner), qu'il n'a jamais lu Hamlet! Si j’avais joué à ce jeu il y a encore deux semaines, aurais-je osé avouer n’avoir jamais lu ce monument de la littérature française qu’est Notre-Dame de Paris. Et ce n’est pas sans embarras que j’avoue aujourd’hui avoir dû attendre que le véritable monument brûle sous mes yeux, pour me décider enfin à combler une lacune culturelle. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu Notre Dame de Paris, le chef d’œuvre historique de Victor Hugo publié en 1831. Que dis-je ? Je l’ai dévoré entièrement : texte, préface, note ajoutée à l’édition définitive de 1832, chronologie et 4e de couverture. Quel bonheur. Je ne raconterai pas l’histoire, d’autre l’ont fait. Je répèterai seulement que les personnages principaux, les véritables héros du récit, sont avant tout une ville, une foule et un monument du Moyen-âge : Paris, les Parisiens et leur cathédrale. Roman mêlant histoire et fiction, burlesque et tragique, érudition et simplicité,... Dans son roman Changement de décor, paru en 1975, David Lodge met en scène un personnage de brillant universitaire, professeur de littérature anglaise, confessant au cours d’un jeu cruel entre collègues (où il s’agit d’exposer son inculture littéraire et donc s’humilier au maximum pour gagner), qu'il n'a jamais lu Hamlet! Si j’avais joué à ce jeu il y a encore deux semaines, aurais-je osé avouer n’avoir jamais lu ce monument de la littérature française qu’est Notre-Dame de Paris. Et ce n’est pas sans embarras que j’avoue aujourd’hui avoir dû attendre que le véritable monument brûle sous mes yeux, pour me décider enfin à combler une lacune culturelle. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu Notre Dame de Paris, le chef d’œuvre historique de Victor Hugo publié en 1831. Que dis-je ? Je l’ai dévoré entièrement : texte, préface, note ajoutée à l’édition définitive de 1832, chronologie et 4e de couverture. Quel bonheur. Je ne raconterai pas l’histoire, d’autre l’ont fait. Je répèterai seulement que les personnages principaux, les véritables héros du récit, sont avant tout une ville, une foule et un monument du Moyen-âge : Paris, les Parisiens et leur cathédrale. Roman mêlant histoire et fiction, burlesque et tragique, érudition et simplicité, sophistication et vulgarité : bref, un monument de notre patrimoine littéraire français ! Il n'y a aucune honte à ne pas l'avoir encore lu. Il n'y a qu'un immense privilège à le découvrir pour la première fois. Vive Victor Hugo!
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  • l-ourse-bibliophile Posté le 17 Août 2020
    Je ne prétends pas écrire une critique détaillée de cet incroyable bouquin ; juste, si possible, donner envie à quelques personnes de le découvrir. Pour mettre les choses au clair, je considère qu’il n’est absolument pas dans mes cordes de parler d’un tel roman ! Notre-Dame de Paris, c’est une histoire que tout le monde connaît un peu. Grâce au livre, grâce à la comédie musicale, grâce au dessin animé (même si, d’après Alberte, la fidélité à l’œuvre d’Hugo n’est pas franchement au rendez-vous (en ce qui me concerne, je ne l’ai – encore – jamais vu)). C’est l’histoire d’Esmeralda, cette jeune gitane autour de qui gravitent Quasimodo, Frollo, Phoebus et Gringoire. C’est l’histoire de la cathédrale et de la ville grouillante qui l’entoure. C’est l’histoire de quelques jours de 1482. C’est une histoire de passions, de trahisons, de quiproquos. Tout d’abord, pour moi, ça a été une redécouverte des personnages. Je me souvenais de leur destin respectif, mais pas des détails les concernant. Et Hugo nous les présente, nous les fait vivre d’une manière si fluide, si passionnée, si visuelle que chaque rencontre est un régal. Avant de commencer, j’étais sûre que mon personnage favori serait Quasimodo, ce sonneur de cloches difforme,... Je ne prétends pas écrire une critique détaillée de cet incroyable bouquin ; juste, si possible, donner envie à quelques personnes de le découvrir. Pour mettre les choses au clair, je considère qu’il n’est absolument pas dans mes cordes de parler d’un tel roman ! Notre-Dame de Paris, c’est une histoire que tout le monde connaît un peu. Grâce au livre, grâce à la comédie musicale, grâce au dessin animé (même si, d’après Alberte, la fidélité à l’œuvre d’Hugo n’est pas franchement au rendez-vous (en ce qui me concerne, je ne l’ai – encore – jamais vu)). C’est l’histoire d’Esmeralda, cette jeune gitane autour de qui gravitent Quasimodo, Frollo, Phoebus et Gringoire. C’est l’histoire de la cathédrale et de la ville grouillante qui l’entoure. C’est l’histoire de quelques jours de 1482. C’est une histoire de passions, de trahisons, de quiproquos. Tout d’abord, pour moi, ça a été une redécouverte des personnages. Je me souvenais de leur destin respectif, mais pas des détails les concernant. Et Hugo nous les présente, nous les fait vivre d’une manière si fluide, si passionnée, si visuelle que chaque rencontre est un régal. Avant de commencer, j’étais sûre que mon personnage favori serait Quasimodo, ce sonneur de cloches difforme, rejeté de tous, incompris et mal-aimé. Que nenni. Comme prévu, j’ai ressenti beaucoup de compassion et de tendresse pour lu ; j’ai savouré toutes ses apparitions et j’ai été fascinée par ce chapitre où Hugo raconte son rapport intime avec Notre-Dame, son osmose avec cette carapace de pierre dont il connaît le moindre recoin, l’harmonie entre la pierre et la chair ; mais ce n’est pas celui qui m’a le plus passionné. Car ce titre est remporté haut la main par Claude Frollo, l’archidiacre. Diantre, si je m’étais attendue à un personnage pareil ! Ce n’est pas un personnage que l’on aime purement et simplement ; Frollo est bien plus complexe que ça. Là où un personnage comme Quasimodo ne suscite qu’un sentiment positif constant, Frollo nous fait faire les montagnes russes. Hugo nous offre un protagoniste que l’on peut à la fois aimer et détester. C’est un érudit éminemment cultivé, tiré de ses chères études par la vie qui l’a laissé seul responsable de son jeune frère ; un savant versé dans tous les arts, de la médecine à l’alchimie, qui n’est pas aussi aveuglément croyant que je le pensais ; un personnage austère d’apparence mais qui adore son diable de frère et qui, seul, s’émeut du garçonnet contrefait abandonné devant sa cathédrale qu’il protégera du bûcher, qu’il soignera avant de lui donner un travail au cœur de l’édifice adoré ; un homme qui, ayant toujours renié la chair, vit l’apparition d’Esmeralda comme une révélation et une torture. Cela ne l’empêche pas d’être un terrible anti-héros : il est parfois détestable, manipulateur et cruel, son discours à base de « si elle n’est pas à moi, elle ne sera à personne » ne peut être excusé et, avouons-le, il devient complètement timbré tandis que le récit progresse. Cependant, toutes ses facettes font tout simplement de lui le personnage le plus fouillé, le plus intéressant du roman, celui qui se détache du lot. J’ai eu un second favori en la personne de Gringoire. Personnage secondaire, personnage « à-côté », il ne fait pas grand-chose, n’a que peu d’influence sur le récit et paraît être quelque peu notre alter ego de papier. Par sa pleutrerie, sa tempérance au milieu de tous ces personnages extrêmes, il m’a semblé plus proche de moi que les autres protagonistes. Je l’ai aussi adoré pour son côté décalé, pour ses réflexions détachées, pour sa facette « artiste torturé » que l’auteur semple caricaturer à plaisir, pour ses amours versatiles – d’Esmeralda à Djali, la petite chèvre de l’Égyptienne, en passant par les pierres sculptées –. Personnage unique car personnage terriblement drôle, Gringoire fut une très sympathique rencontre. En revanche, pas de surprise : j’ai haï Phoebus sans discontinuer. Fat, lâche, vulgaire, coureur de jupons, narcissique… imbuvable. Quant à Esmeralda, tout tourne autour d’elle, mais elle m’a laissée plutôt indifférente. Au mieux, je me suis interrogée sur sa naïveté. Je suis restée assez perplexe face à son côté « jeune ingénue » qui, même si elle n’a que seize ans et n’a jamais connu l’amour, tranche un peu trop avec le fait de vivre à la Cour des Miracles et de côtoyer toutes sortes de brigands. Une exception : l’histoire de sa naissance qui m’a émerveillée, enthousiasmée, questionnée pendant une bonne partie du récit. En dépit des descriptions, on est loin du gros pavé rébarbatif complètement illisible (tout le monde ne partagera sans doute pas mon opinion cependant). Bon, je ne vais pas vous mentir, le Livre troisième et spécialement le chapitre II, « Paris à vol d’oiseau », m’ont fait piquer du nez une ou deux fois (il faut dire que quand tu es plongée dans l’intrigue et que tu viens de passer un moment génial dans la Cour des Miracles, ça surprend un tantinet). Le chapitre I était encore relativement intéressant, notamment à lire en 2020 car on y retrouve les débats qui ont succédé à l’incendie de Notre-Dame : comment rénover ? faire comme avant, opter pour le moderne, qu’est-ce qui défigure l’édifice, qu’est-ce qui signe simplement une évolution logique de l’architecture, etc. En revanche, la musique n’a pas été la même pour le second chapitre : cette énumération de rues, ponts, portes, monuments, enceintes de la capitale a été longue. Très longue. Trop longue. Mais après les égouts de Paris vus sous tous les angles des Misérables, j’étais rodée et ce n’est pas ce chapitre qui m’a fait déchanter. Surtout qu’il a été le seul à m’ennuyer autant. Après ça, les digressions ou les citations latines à tire-larigot, c’était du pipi de chat ; ses autres exposés (comme « Ceci tuera cela ») m’ont davantage permis de renouer avec le Hugo érudit, passionné et par là passionnant. Et surtout, autour de ce passage quelque peu laborieux, ce n’était que pur bonheur. J’ai été tenue en haleine du début à la fin. C’est une histoire de passions extrêmes, que ce soit dans l’amour ou dans la haine, les deux n’étant d’ailleurs pas forcément indissociables. C’est une histoire de quiproquos. Ah, ces petits ratés qui donnent envie d’hurler, de rentrer dans le livre pour corriger les personnages ! Hugo a indubitablement ce talent qui rend l’histoire trépidante, haletante, qui attise la curiosité, une maîtrise incroyable du romanesque. Cette excitation à la découverte de la Chantefleurie ! Quel plaisir alors d’échanger des hypothèses avec une autre lectrice tout aussi enthousiaste. C’est un récit terrible évidemment. La fin est déprimante au possible et le roman est ponctué d’épisodes poignants à serrer le cœur (encore une fois, Chantefleurie, comment ai-je pu t’oublier ?). La scène du couronnement du pape des fous est très forte également dans son genre avec toutes les émotions qu’elle suscite : la joie diffuse de Quasimodo, les rires de la foule, l’emprise de Frollo… Je ne suis que pure admiration face à ses scènes aux sentiments exacerbés qui rendent la lecture incroyablement puissante. C’est d’un déchirant tout simplement grandiose. Et pourtant, Victor Hugo démontre encore une fois son humour. A travers le personnage de Gringoire dont j’ai déjà parlé, mais aussi au travers de ses adresses aux lecteur·rices ou grâce à de petites réflexions à l’acidité mordante. Dans le chapitre un peu ennuyeux évoqué ci-dessus, il se moque du Palais de la Bourse avec une ironie qui m’a laissée morte de rire. Voilà ce que je trouve fascinant : l’alternance des genres et des atmosphères. Hugo nous fait passer d’un passage décalé à un autre profondément poignant – à tel point que cela pourrait paraître tire-larmes si ce n’était pas magistralement géré – à un chapitre quasiment pédagogique sur l’architecture avant que vienne s’intercaler une péripétie totalement ubuesque – à l’instar du dialogue de sourd qu’est le procès de Quasimodo. Et puis, il y a cette facette incontestablement tragique qui rappelle les funestes destinées des héros et héroïnes de la Grèce antique. Ainsi, la préface dit, au sujet du mot grec « ananké », fatalité, « C’est sur ce mot qu’on a fait ce livre. » Résultat : à l’instar des Misérables, une œuvre marquante qui me touche et dont certains passages resteront gravés dans ma mémoire et dans mes tripes. Bref, c’était sombre, c’était drôle, c’était burlesque, c’était crispant, c’était horripilant, c’était barbant (une fois), c’était monstrueux, c’était palpitant. C’était dingue. C’était Victor Hugo, pourrait-on dire. Juste un dernier mot sur mon édition, à savoir la version illustrée par Benjamin Lacombe pour la collection Métamorphose. Indubitablement sublime, j’ai beaucoup aimé les illustrations – même si elles auraient pu être plus nombreuses – qui, par leur noirceur, colle plutôt bien à l’ambiance du récit. Le rouge est la seule couleur qui dénote vraiment. La jupe d’Esmeralda, la crinière de Quasimodo, la cape de Phoebus font ainsi écho au sang et à la passion qui semblent guider ce récit vivant et ardent. Je regrette simplement l’échec de Lacombe à rendre la laideur de Quasimodo si appuyée par Hugo et si cruciale dans ses relations au monde. Il a beau le faire bossu, borgne, avec une dentition chaotique, son Quasimodo n’est pas aussi affreux qu’il le devrait. (Je ne m’attarderai pas sur les fautes de frappe qui, d’autant plus dans un ouvrage soigné comme celui-ci, ont le don de m’agacer prodigieusement… Mais quand même… « une plaie allez large », « tout implement », sérieusement ? Grr.)
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