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EAN : 9782266293426
Code sériel : 6004
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm
Notre-Dame de Paris
Date de parution : 21/02/2019
Éditeurs :
Pocket

Notre-Dame de Paris

Date de parution : 21/02/2019
En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la... En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie... En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie de ce cauchemar, la bohémienne Esméralda danse pour le capitaine Phoebus et ensorcelle le tendre et difforme Quasimodo, sonneur de cloches de son état. Pour elle, consumé d’amour, l’archidiacre magicien Claude Frollo court à la damnation.

De cette épopée hallucinée, ces monstres et ces figures s’échappent pour franchir les siècles, archétypes de notre mythologie nationale, de notre art et de notre Histoire.

@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266293426
Code sériel : 6004
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Buzzato Posté le 25 Avril 2022
    Quelle déclaration d'amour à l'architecture de Paris, à un Paris disparu ou en voie de disparition. Il est difficile de lire ce roman avec le foisonnement de ses adaptations. L'histoire nous est en grande partie connue, la plume moins. Il y a certes quelques longueurs dans les premiers chapitres ainsi que des raccourcis dans l'évolution des personnages (la relation entre Phoebius et Esmeralda). Les éléments d'intrigue sont en grande partie évaporés et pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'histoire, de nombreux retournements de situation sont somme toute prévisibles. Néanmoins, ce roman historique, partie prenante du romantisme du 19ème siècle revitalisant le Moyen-Âge, joue en permanence de la relation amour/haine, amour de l'autre, haine de soi, amour de soi, haine de l'autre. Tous les personnages principaux sont confrontés à cette questionnement du renoncement de soi pour l'amour de l'autre et de l'acceptation de soi au détriment de l'amour de l'autre. La lecture a été bien plus agréable que je ne l'avais anticipé, le souffle épique et dramatique de la vie d'Esmeralda y est pour beaucoup. Néanmoins, au final, j'aurais préféré moins de péripéties et davantage d'introspection, on reste finalement très en surface des personnages et on doit principalement déduire leurs... Quelle déclaration d'amour à l'architecture de Paris, à un Paris disparu ou en voie de disparition. Il est difficile de lire ce roman avec le foisonnement de ses adaptations. L'histoire nous est en grande partie connue, la plume moins. Il y a certes quelques longueurs dans les premiers chapitres ainsi que des raccourcis dans l'évolution des personnages (la relation entre Phoebius et Esmeralda). Les éléments d'intrigue sont en grande partie évaporés et pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'histoire, de nombreux retournements de situation sont somme toute prévisibles. Néanmoins, ce roman historique, partie prenante du romantisme du 19ème siècle revitalisant le Moyen-Âge, joue en permanence de la relation amour/haine, amour de l'autre, haine de soi, amour de soi, haine de l'autre. Tous les personnages principaux sont confrontés à cette questionnement du renoncement de soi pour l'amour de l'autre et de l'acceptation de soi au détriment de l'amour de l'autre. La lecture a été bien plus agréable que je ne l'avais anticipé, le souffle épique et dramatique de la vie d'Esmeralda y est pour beaucoup. Néanmoins, au final, j'aurais préféré moins de péripéties et davantage d'introspection, on reste finalement très en surface des personnages et on doit principalement déduire leurs états psychologiques et historiques de leurs actes. Ce qui n'est pas sans déplaisir non plus pour le lecteur. Un classique qui mérite son titre.
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  • chadik Posté le 20 Mars 2022
    Ce livre est un bijou, après des années de recherches, j'ai fini par le trouver (à un prix abordable !) dans une boutique d'occasions. Les dessins de Benjamin Lacombe mettent magistralement en lumière le texte original de Victor Hugo, son style se mari très bien avec cette histoire d'ombre et de lumière. L'objet livre est splendide, avec sa tranche dorée et sa couverture sombre, un objet de collection et de décoration à lui seul. Une très belle réussite, qui touchera d'autant plus les parisiens touchés par l'incendie de Notre Dame.
  • MemoartdAdrien Posté le 4 Février 2022
    Notre-Dame de Paris est un roman écrit par Victor Hugo, écrivain français du XIXème siècle, publié en 1831. Comme son nom l’indique, le personnage central de cette fresque historique est la célèbre cathédrale parisienne. Le roman raconte, vers la fin du moyen-âge, les aventures de plusieurs acteurs emblématiques du quartier de l’île de la cité, tous liés entre eux : un poète, une danseuse, un archidiacre, un capitaine, un sonneur de cloches, et une chèvre. Dans cette chronique, je vais tâcher de vous convaincre en quoi les romans de Victor Hugo sont des merveilles, et en font le plus grand romancier de tous les temps. Il réunit tous les ingrédients constitutifs du roman parfait : des descriptions majestueuses et époustouflantes, une intrigue cohérente et palpitante, des personnages aux sentiments torturés et entraînés ensemble dans le tourbillon de la vie, et des messages politiques et philosophiques subtilement introduits. Soyez prêts à entrer dans l’univers de Victor Hugo grâce aux Mémo’Art d’Adrien ! LA DESCRIPTION D’UNE « VASTE SYMPHONIE EN PIERRE » Notre-Dame est l’œuvre « colossale d’un homme et d’un peuple », « la fantaisie de l’ouvrier disciplinée par le génie de l’artiste », « le produit prodigieux de la cotisation de toutes... Notre-Dame de Paris est un roman écrit par Victor Hugo, écrivain français du XIXème siècle, publié en 1831. Comme son nom l’indique, le personnage central de cette fresque historique est la célèbre cathédrale parisienne. Le roman raconte, vers la fin du moyen-âge, les aventures de plusieurs acteurs emblématiques du quartier de l’île de la cité, tous liés entre eux : un poète, une danseuse, un archidiacre, un capitaine, un sonneur de cloches, et une chèvre. Dans cette chronique, je vais tâcher de vous convaincre en quoi les romans de Victor Hugo sont des merveilles, et en font le plus grand romancier de tous les temps. Il réunit tous les ingrédients constitutifs du roman parfait : des descriptions majestueuses et époustouflantes, une intrigue cohérente et palpitante, des personnages aux sentiments torturés et entraînés ensemble dans le tourbillon de la vie, et des messages politiques et philosophiques subtilement introduits. Soyez prêts à entrer dans l’univers de Victor Hugo grâce aux Mémo’Art d’Adrien ! LA DESCRIPTION D’UNE « VASTE SYMPHONIE EN PIERRE » Notre-Dame est l’œuvre « colossale d’un homme et d’un peuple », « la fantaisie de l’ouvrier disciplinée par le génie de l’artiste », « le produit prodigieux de la cotisation de toutes les forces d’une époque ». Je pourrais ainsi aligner de très nombreuses citations, mais ni vous ni moi n’aurions la force de les écrire me concernant, de les lire pour votre part. La chose est entendue : les deux chapitres du livre III (« Notre-Dame » et « Paris à vol d’oiseau ») constituent une œuvre d’art à part entière. Ils sont le panthéon des descriptions littéraires que chaque écrivain rêverait de voir sortir un jour de sa plume. Ils provoquent l’intimidation et l’admiration. Ils sont l’équivalent de la chapelle Sixtine pour un peintre, du David de Michel Ange pour un sculpteur, du gâteau basque pour un pâtissier, du coup droit de Federer pour un joueur de tennis. Inutile que je n’en dise davantage. Je m’efface derrière le maître. Jugez-en plutôt par vous-même, puis allez lire ces deux chapitres, ils se lisent indépendamment de l’histoire, un atout considérable et récurrent dans l’œuvre de Hugo : Notre-Dame de Paris est en particulier un curieux échantillon de cette variété. Chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page non seulement de l’histoire du pays, mais encore de l’histoire de la science et de l’art. Ainsi, pour n’indiquer ici que les détails principaux, tandis que la petite Porte-Rouge atteint presque aux limites des délicatesses gothiques du quinzième siècle, les piliers de la nef, par leur volume et leur gravité, reculent jusqu’à l’abbaye carlovingienne de Saint-Germain-des-Prés. On croirait qu’il y a six siècles entre cette porte et ces piliers. UNE INTRIGUE RONDEMENT MENÉE Comme dans ses autres romans, Victor Hugo réussit à développer une intrigue complexe, qui semble aller dans tous les sens, mais qui finit toujours par apparaître cohérente. Une fille perdue, une prisonnière au supplice, un triangle amoureux qui se transforme en un carré imparfait, des émeutes : tout ce charivari scénaristique s’illumine et se comprend au fil des pages. C’est une prouesse incroyable, qui devrait, pour cette unique raison, vous donner envie de le lire. DES « DÉLIRES DE JOIE » AUX MISÈRES DE LA LAIDEUR : UNE PERCÉE DES BAS-FONDS DES SENTIMENTS HUMAINS Victor Hugo est l’un des rares écrivains à savoir concilier, dans la même œuvre, une intrigue puissante, un tableau historique majeur et une description fascinante des sentiments humains. C’est à la fois Walter Scott et Dostoïevski. Les révélations de l’archidiacre quant à ses sentiments amoureux révèlent une torture psychologique interne immense. Le sentiment amoureux, « cette source de toute vertu chez l’homme, tournait en choses horribles dans un cœur de prêtre ». Toutes ces années passées à se détourner des femmes sont brisées et la déchirure qui en résulte est inextricable : Oh ! dit le prêtre, jeune fille, aie pitié de moi ! Tu te crois malheureuse, hélas ! hélas ! tu ne sais pas ce que c’est que le malheur. Oh ! aimer une femme ! être prêtre ! être haï ! Quasimodo doit quant à lui survivre dans un monde fasciné par la beauté, encombré par sa laideur, la pire de ses bosses. Sa douleur est telle qu’il en vient à se demander s’il n’eût pas mieux valu qu’il soit un animal, moins laid aux yeux des hommes : Mon malheur, c’est que je ressemble encore trop à l’homme. Je voudrais être tout à fait une bête, comme cette chèvre Même Esmeralda, au cœur immense et généreux, « ne pouvait s’accoutumer au pauvre sonneur », à cause de sa laideur. Victor Hugo juge qu’il n’y a pas de juste milieu dans le mal, qu’on ne peut pas s’arrêter, une fois le mal commencé. Le passage où cette théorie est développée est saisissant, mais je ne peux en dire davantage, pour ne pas vous en gâcher la découverte : Quand on fait le mal, il faut faire tout le mal. Démence de s’arrêter à un milieu dans le monstrueux ! L’extrémité du crime a des délires de joie. « UN SOLEIL COUCHANT » Notre-Dame de Paris est avant tout un roman historique, conformément à la mode du début du XIXème siècle. C’est un grand moment historique. Le lecteur a vraiment l’impression d’être en 1482, grâce à une retranscription de l’ambiance de l’époque unique dans la littérature. Victor Hugo exalte la fin d’une époque où l’architecture régnait sur tous les autres arts. L’architecture était un langage universel, le seul langage de l’être humain, avant l’apparition des livres et leur diffusion grâce à l’imprimerie. Selon Hugo, l’architecture a été tuée par l’imprimerie, théorie qu’il développe, de manière convaincante, dans le chapitre intitulé « Ceci tuera cela ». Le romancier n’y perçoit pas un progrès. Bien au contraire, il juge sévèrement la fin du moyen-âge, les évolutions désastreuses de l’art parisien, les emprises du temps et surtout des hommes sur les monuments. Son mépris envers les architectes de la renaissance est immense et, avouons-le, assez comique à lire. L’art « agonise », la renaissance est décrite comme une « décadence », un « soleil couchant ». Ces propos haineux envers l’architecture néo-classique et tous les projets de restauration de l’art gothique font évidemment songer aux débats enflammés provoqués par l’incendie de la cathédrale en 2019 et les différents projets de restauration proposés. Victor Hugo a précédé Stéphane Bern dans sa défense du patrimoine et dans sa capacité à nous faire revivre une époque. « C’EST CELA, PUNIR LE PEUPLE DE VOULOIR ET FAIRE CE QU'IL VEUT » Cette phrase, trouvée dans le roman, prouve que Notre-Dame de Paris est également un livre par lequel l’auteur développe quelques-unes de ses idées politiques. Dans son roman, au-delà de l’intrigue et de ses pensées artistiques, Hugo dénonce à plusieurs reprises les privilèges et le comportement des puissants de l’époque, avec une résonance évidente avec l’époque à laquelle il écrit son livre. A commencer par la justice. Hugo se moque des juges, les mettant en scène dans des procès qui ressemblent surtout à des farces. La satire est à son comble lorsqu’il introduit, afin de juger Quasimodo, un juge sourd et aveugle, « double condition sans laquelle il n’est pas de juge parfait ». Autre extrait tout aussi révélateur, les juges, forcés de suspendre la séance car l’accusée doit être torturée et qu’ils n’ont pas encore soupé, s’en plaignent en ces termes : « La fâcheuse et déplaisante drôlesse, dit un vieux juge, qui se fait donner la question quand on n’a pas soupé ! ». L’écrivain, fidèle à l’un de ses plus grands combats, développe dans son récit des lignes sublimes pour dénoncer la peine de mort. Après avoir regretté qu’une exécution était un incident habituel de la voie publique, il en conclut, dans un soupir amer, que « le bourreau n’était qu’une espèce de boucher un peu plus foncé qu’un autre ». Enfin, Victor Hugo s’attaque, avec une malice impertinente, aux personnages puissants de tous temps, et à leur capacité à se transformer allègrement en courtisans, lorsque la situation l’exige (Victor Hugo lui-même n’échappera pas à cette tendance à la courtisanerie !). Deux passages, à ce titre, m’ont marqué. En premier lieu, le romancier écrit que le roi, à force de voir des courtisans se jeter à ses pieds, est comme le Jupiter de Crète, il n’a « des oreilles qu’aux pieds ». En second lieu, Hugo décrit un seigneur qui « avait quitté l’expression arrogante pour l’expression basse. C’est le seul rechange qu’ait une figure de courtisan ». Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de jouer à l’égard de Victor Hugo de la même malice et de la même impertinence dont il fait preuve à l’égard des autorités. Nous connaissons tous le Victor Hugo convaincu que c’est la société qui fait du voleur un voleur, qu’il ne vole que par nécessité, et qu’un voleur peut changer et rentrer dans le droit chemin. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris ce passage, vers la fin du roman : Certes, en ce beau moment, cagoux et malingreux, archisuppôts et rifodés, songeaient beaucoup moins à la délivrance de l’égyptienne qu’au pillage de Notre-Dame. Nous croirions même volontiers que pour bon nombre d’entre eux la Esmeralda n’était qu’un prétexte, si des voleurs avaient besoin de prétextes. CONCLUSION J’espère vous avoir donné envie de lire Notre-Dame de Paris. Les 600 pages se succèdent très rapidement. C’est un livre tragique et comique à la fois. C’est un roman historique qui remplit parfaitement son rôle. C’est un mélange de Secrets d’histoire et de Christopher Nolan. La découverte d’une époque de notre histoire et une intrigue complexe et cohérente dans son final (ce n’est peut-être pas Christopher Nolan dans ce cas…). Pourquoi Victor Hugo est-il le meilleur ? Parce que, chez n’importe qui d’autre, le passage suivant se serait transformé en un clin d’œil grotesque et surréaliste. Chez lui, c’est d’un génial ! Louis XI, apprenant le début d’émeutes dans Paris, s’écrit, songeant à la Bastille : N’est-ce pas que tu ne crouleras pas si aisément, ma bonne Bastille ? Pour aller plus loin avec Notre-Dame de Paris J’aurais pu vous conseiller l’un des nombreux films ayant adapté l’œuvre de Victor Hugo, ou la comédie musicale l’ayant mise à l’honneur, mais je vous propose plutôt de voir (ou revoir) Le Bossu de Notre-Dame, de Walt Disney Compagnie, sorti en 1996. J’étais un enfant lorsque je le vis pour la première fois. Je l’ai revu pour les besoins de cet article. Le plaisir n’a pas changé, mais il est très intéressant de voir que l’ambiance est radicalement différente entre le livre et le dessin animé, et cela va au-delà des nécessités d’une adaptation pour un public jeune. C’est, selon moi, révélateur d’une époque différente (un siècle et demi de différence) et d’une culture différente (un océan atlantique de différence). Pour aller plus loin avec Victor Hugo Victor Hugo rime naturellement avec Les Misérables. C’est, je crois, LE ROMAN par excellence. Le plus grand, le plus épique, le plus beau, le plus époustouflant. Cosette, Gavroche, Jean Valjean, la morne plaine de Waterloo, « la faute à Voltaire », les Taverniers, etc. La culture française doit tant à ce roman, pour le meilleur et pour le pire. L’œuvre est si immense qu’une chronique sur ce blog paraitrait ridicule et présomptueuse. Si vous ne l’avez pas encore lu, de grâce, remédiez-y, pauvres fous ! Ce n’est pas un conseil, c’est une nécessité. Je vous conseillerais plutôt un autre roman de Victor Hugo, moins connu, et qui devait intégrer une trilogie sur la Révolution, qui n’a pas abouti : Quatrevingt-Treize. C’est le dernier roman de l’artiste, et il met en scène les terribles évènements de la Vendée durant la Terreur, à travers des conflits politiques et familiaux. L’écriture est toujours aussi belle et envolée. Il faut cependant avertir le lecteur qui pourra être surpris, voire dérouté, d’y lire un Victor Hugo légitimant les agissements sanglants des forces révolutionnaires en Vendée. Selon lui, les crimes révolutionnaires ne constituent que des répliques exactes des crimes vendéens. L’histoire, depuis, ne lui a pas forcément donné raison sur ce point.
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  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 10 Janvier 2022
    Hum, comme il est embarrassant de ne pas adhérer pleinement à un tel monument de la littérature française... Paris, 1482. Esmeralda, jeune bohémienne, danse avec grâce sur le parvis de Notre Dame, et va rendre deux hommes fous d'amour, tandis qu'elle se pâme pour un troisième. Avec tant de passions sans retour, les drames sont à craindre. Je ne connaissais que très vaguement l'histoire de ce classique, et j'ai été surprise par son aspect romantique, avec ses tourments de l'âme, ses transports violents et ses élans languissants. J'ai également été étonnée par sa touche de gothique (qui ne se limite pas aux ogives), avec ses nuits noires et ses sortilèges. Mais je n'ai pas été sensible au style de l'auteur, trop lyrique à mon goût, et je n'ai pas été emportée par ses nombreuses digressions, notamment sur l'architecture. Cependant, je reconnais l'audace du Victor Hugo de 29 ans qui a osé se lancer dans un roman aussi ambitieux, où il reconstitue avec précision un Paris médiéval dans lequel il nous guide comme s'il y avait vécu. Mais c'est comme si le jeune écrivain avait voulu embrasser trop de thèmes dans son roman, sans toujours maîtriser la narration et en laissant parfois ses personnages... Hum, comme il est embarrassant de ne pas adhérer pleinement à un tel monument de la littérature française... Paris, 1482. Esmeralda, jeune bohémienne, danse avec grâce sur le parvis de Notre Dame, et va rendre deux hommes fous d'amour, tandis qu'elle se pâme pour un troisième. Avec tant de passions sans retour, les drames sont à craindre. Je ne connaissais que très vaguement l'histoire de ce classique, et j'ai été surprise par son aspect romantique, avec ses tourments de l'âme, ses transports violents et ses élans languissants. J'ai également été étonnée par sa touche de gothique (qui ne se limite pas aux ogives), avec ses nuits noires et ses sortilèges. Mais je n'ai pas été sensible au style de l'auteur, trop lyrique à mon goût, et je n'ai pas été emportée par ses nombreuses digressions, notamment sur l'architecture. Cependant, je reconnais l'audace du Victor Hugo de 29 ans qui a osé se lancer dans un roman aussi ambitieux, où il reconstitue avec précision un Paris médiéval dans lequel il nous guide comme s'il y avait vécu. Mais c'est comme si le jeune écrivain avait voulu embrasser trop de thèmes dans son roman, sans toujours maîtriser la narration et en laissant parfois ses personnages s'égarer dans son fougueux imaginaire. J'ai souvent eu l'impression de lire un livre d'aventures de la Bibliothèque Verte, avec ses multiples actions et rebondissements, auxquels se mêlent des histoires d'amour, d'alchimie et de sorcellerie, bien que saupoudré d'une ironie inattendue. Toutefois, les 150 dernières pages sont réellement palpitantes, et les toutes dernières m'ont bouleversée. Sans doute aurais-je davantage apprécié cette lecture à l'adolescence, et je regrette ma flemmardise juvénile. Mais je ne doute pas qu'avec un tel auteur, le meilleur de mes découvertes littéraires reste encore à venir.
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  • oiseaulire Posté le 17 Décembre 2021
    Immense bouquin qui m'a fait l'effet d'un tremblement de terre. L'un des plus grands avec quelques russes, quelques britanniques et Cervantes. Et l'Iliade, et l'Odyssée... J'ai rarement été aussi affectée par une lecture et j'ai du mal à m'en remettre, comme d'un épisode intense et fiévreux. Un grand sentiment de solitude accompagne ma convalescence : quel livre ouvrir maintenant ? Et si je le relisais ? Non, il faut une pause. Ayant moyennement aimé "Les Misérables", je ne m'attendais pas à une telle rencontre : histoire, architecture, affrontement métaphysique, "Notre-Dame-de Paris" est comme la cathédrale du même nom : un palimpseste. Ecriture sous écriture sous écriture : le 19 ème siècle affronte le moyen-âge, l'architecture se mesure aux autres arts qu'elle contient ; formation des villes, rouages des sociétés, limites de la science et de la conscience, affrontement du bien et du mal, tout, Tout y est. Ainsi que, primordial : l'Amour, avec un grand A, principe unificateur et transcendant, l'amour avec un petit a, pas si petit que ça puisque tout se touche, tout se confond, tout se rejoint ; la recherche alchimique est métaphysique et spirituelle : dégager du charnel l'ivraie, le plomb impur qui circule dans nos veines pour... Immense bouquin qui m'a fait l'effet d'un tremblement de terre. L'un des plus grands avec quelques russes, quelques britanniques et Cervantes. Et l'Iliade, et l'Odyssée... J'ai rarement été aussi affectée par une lecture et j'ai du mal à m'en remettre, comme d'un épisode intense et fiévreux. Un grand sentiment de solitude accompagne ma convalescence : quel livre ouvrir maintenant ? Et si je le relisais ? Non, il faut une pause. Ayant moyennement aimé "Les Misérables", je ne m'attendais pas à une telle rencontre : histoire, architecture, affrontement métaphysique, "Notre-Dame-de Paris" est comme la cathédrale du même nom : un palimpseste. Ecriture sous écriture sous écriture : le 19 ème siècle affronte le moyen-âge, l'architecture se mesure aux autres arts qu'elle contient ; formation des villes, rouages des sociétés, limites de la science et de la conscience, affrontement du bien et du mal, tout, Tout y est. Ainsi que, primordial : l'Amour, avec un grand A, principe unificateur et transcendant, l'amour avec un petit a, pas si petit que ça puisque tout se touche, tout se confond, tout se rejoint ; la recherche alchimique est métaphysique et spirituelle : dégager du charnel l'ivraie, le plomb impur qui circule dans nos veines pour pouvoir distinguer le matériel du spirituel et mieux les réunifier ensuite : travail de toute une vie. Chute aux enfers de l'archidiacre Frollo, réussite pour le père Serge de Tolstoï. Mais pour tous deux, une quête commune, la Quête. Ne pas sauter d'étape, passer par l'oeuvre au Noir, la nauséabonde corruption, puis par l'oeuvre au Blanc, moment de dissociation, pour enfin aborder, peut-être, l'oeuvre au Rouge, la suprême réconcilation dont l'Amour Oblatif est l'indispensable catalyseur. S'abstraire le plus possible de notre périssable individualité, pétrie de contingence et de boue et parvenir à fusionner avec le Nécessaire, le divin (chacun donne à ce mot le sens qui lui convient, y compris les athées éclairés). Pour le côté alchimique de l'affaire, on peut se référer à l'oeuvre magistrale de Serge Pey, mais elle est ardue, je me suis contentée des grands principes. L'approfondissement des symboles omniprésents n'est pas nécessaire, surtout dans un premier temps : il suffit d'en repérer quelques uns, comme la Table d'Emeraude, ou les innombrables alambics. On peut trouver les deux chapitres consacrés à l'architecture de la cathédrale et à la ville de Paris indigestes. Il n'est pas besoin de s'y morfondre plus qu'il ne faut, au risque de se dégoûter, ce serait dommage : on pourra y revenir par la suite, si le coeur en dit, si la curiosité pique. Ce livre est si vaste et si généreux qu'il contient une nourriture pour tous les appétits, toutes les exigences, tous les niveaux de lecture. C'est Un des Grands Livres qui forgent notre arrière-plan imaginaire encore aujourd'hui, qu'on l'ait lu ou pas : comme les contes de Perrault, la Bible, l'Odyssée ou don Quichotte.
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