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EAN : 9782266286138
Code sériel : 17246
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Quatrevingt-treize

Date de parution : 07/06/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1793, la Révolution française s’enfonce dans la Terreur et la Vendée se soulève. Ils sont trois : le marquis de Lantenac, vieil aristocrate chevillé à l’ordre ancien ; l’implacable Cimourdain, homme du peuple et de la justice révolutionnaire ; et le clément Gauvain, noble...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1793, la Révolution française s’enfonce dans la Terreur et la Vendée se soulève. Ils sont trois : le marquis de Lantenac, vieil aristocrate chevillé à l’ordre ancien ; l’implacable Cimourdain, homme du peuple et de la justice révolutionnaire ; et le clément Gauvain, noble passé à la République, neveu du premier et fils spirituel du second... Dans le nœud sanglant des événements, leur lien, fatalement, va se défaire, leurs destins s’affronter violemment. Par conviction de rang, par raison, ou par idéal – une certaine idée de la loyauté qui conduira chacun à l'héroïsme, ou à la mort.
Écrite dans l’écho de la Commune de 1871, cette fresque épique et tourmentée est le dernier roman de Victor Hugo. C’est une vision de l’Histoire, sans partisannerie, où le retour de la violence n’interdit pas l'espérance. Une ultime tribune, empreinte des préoccupations sociales et humanistes du poète légendaire, et une formidable invitation à relire son œuvre puissante.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
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EAN : 9782266286138
Code sériel : 17246
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GME Posté le 19 Juin 2020
    Quatrevingt-treize, l'Année Terrible. Le temps des luttes épiques en 3 parties, mettant en scène 3 lieux, 3 enfants, 3 monstres, 3 âges, et enfin 3 personnages (Lantenac, Cimourdain et Gauvain). Indéniablement j'adore. "Quand le marquis fut en bas, quand il eut atteint le dernier échelon et posé son pied à terre, une main s'abattit sur son collet. Il se retourna. - Je t'arrête, dit Cimourdain. - Je t'approuve, dit Lantenac"
  • MarcoKerma Posté le 10 Juin 2020
    Impression mitigée : une histoire bien ficelée, qui m'a plusieurs fois surpris, des passages très bien écrits MAIS AUSSI des longueurs (Hugo, précurseur de Charles Dantzig et de son Encyclopédie capricieuse du tout et du rien par son goût pour les listes ?) et, surtout, plusieurs fois, une auto caricature de son style lyrique qui tombe dans l'emphatique, le répétitif, bref le ridicule. Quel dommage. Pourtant ça commençait bien, dans le bois : tout de suite dans l'action, dans l'ambiance, parmi les soldats de la Révolution. C'est sec, bref, pas trop hugolien, pas lyrique. Mais, à mon avis, le récit du "canon fou" est plus que le morceau de bravoure d'un virtuose : Hugo en fait trop ! Trop d'antithèses, de répétitions, de listes, de variations sur un thème. Ad nauséam, comme s'il s'ennivrait lui-même de ses mots jusqu'à la nausée. Il se fait peut-être (j'espère) plaisir à vouloir montrer ce qu'il sait faire (comme s'il avait encore besoin de prouver qu'il sait écrire) mais il se caricature lui-même et je trouve ça triste un Hugo qui se prend pour Victor Hugo (en plus, il livre - c'est maladroit je trouve - sa source documentaire - le livre... Impression mitigée : une histoire bien ficelée, qui m'a plusieurs fois surpris, des passages très bien écrits MAIS AUSSI des longueurs (Hugo, précurseur de Charles Dantzig et de son Encyclopédie capricieuse du tout et du rien par son goût pour les listes ?) et, surtout, plusieurs fois, une auto caricature de son style lyrique qui tombe dans l'emphatique, le répétitif, bref le ridicule. Quel dommage. Pourtant ça commençait bien, dans le bois : tout de suite dans l'action, dans l'ambiance, parmi les soldats de la Révolution. C'est sec, bref, pas trop hugolien, pas lyrique. Mais, à mon avis, le récit du "canon fou" est plus que le morceau de bravoure d'un virtuose : Hugo en fait trop ! Trop d'antithèses, de répétitions, de listes, de variations sur un thème. Ad nauséam, comme s'il s'ennivrait lui-même de ses mots jusqu'à la nausée. Il se fait peut-être (j'espère) plaisir à vouloir montrer ce qu'il sait faire (comme s'il avait encore besoin de prouver qu'il sait écrire) mais il se caricature lui-même et je trouve ça triste un Hugo qui se prend pour Victor Hugo (en plus, il livre - c'est maladroit je trouve - sa source documentaire - le livre de Durosel "la maneuvre du canon de mer"). En opposition à cela il y a des passages formidables : par exemple, le chapitre, justement nommé "la parole c'est le verbe", un modèle de discours persuasif, d'art rhétorique de convaincre et le chapitre "le verbe et le rugissement" où V Hugo montre justement toute sa maîtrise du verbe (de manière générale, je trouve bons les dialogues (le dialogue sec, sans fioriture et juste entre le soldat et la femme au tout début). J'aime bien le lyrisme d'Hugo quand il retient ses chevaux. Pas quand il les lâche. Le chapitre "Gauvain pensif" trouve ainsi, à mon avis, un meilleur équilibre entre flamboyance et exagération. V Hugo est pourtant très efficace quand il fait dans le sobre : le passage sur le Caimand est remarquable car il va à l'essentiel sans trompettes tonitruantes. Sur le fond, je ne m'étendrais pas trop car connaissant beaucoup trop peu cette période complexe mais je ne trouve pas - comme Bobbysands par exemple - qu'Hugo soit un "hypocrite habile" qui cacherait ses convictions en traitant différemment les conservateurs et les révolutionnaires : il montre des côtés clairs et cruels dans les 2 camps. Il accorde au chef des Vendéens au moins une action généreuse et héroïque comme il n'occulte pas l'usage de la guillotine par le chef révolutionnaire Cimourdain. Ce qui m'a le plus dérangé, à la limite, ce sont quelques phrases sur l’aveuglement - pour ne pas dire la bêtise - des paysans. Je pense que les généralités - en simplifiant, en effaçant les complexités - s'éloignent trop de la réalité des choses et sont finalement souvent erronées, hier chez Hugo comme aujourd'hui, chez moi y compris. Ce qui l'intéresse, c'est l'humain, ses lumières et ses tourments (d'où son lyrisme très exagéré parfois), les enfants (beau passage sur les enfants, qui montre qu'Hugo les a bien regardés), les modestes, les humbles.. (aujourd'hui on dirait les victimes civiles des guerres), ce qui est en partie contradictoire avec ses phrases sur "les paysans". J'aurais encore pas mal de choses à dire, mais je n'aime pas les critiques trop longues et celle-ci l'est déjà. En résumé : un grand livre malade, au sens où François Truffaut parlait de "grands films malades", des œuvres qui auraient pu être parmi les plus réussies si elles n'avaient pas quelques grands défauts..
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  • denis76 Posté le 8 Juin 2020
    Je vous ai présenté, dans l'ordre chronologique d'écriture, mes critiques de sept romans de Victor Hugo ( il en a écrit neuf ). Ce dernier roman est fabuleux ! Le thème du roman est la résistance chouane de Lantenac, La Rochejaquelin, Jean Chouan, et le général Charette, aux Républicains incarnés par Gauvin et Cimourdin. Nous sommes en 1793, en Bretagne du nord. Pas de grâce ! Pas de prisonnier ! Après une défense valeureuse du Claymore contre l'escadre républicaine, le capitaine sauve le marquis de Lantenac, royaliste, qui débarque à l'embouchure du Coueson pour rassembler les 500.000 Chouans et Vendéens qui luttent âprement contre les sans culottes... . "Il y avait une fois un roi et une reine. le roi c'était le roi, et la reine, c'était la France. On a tranché la tête au roi, et marié la reine à Robespierre ; ce monsieur et cette dame ont eu une fille qu'on nomme la guillotine, et avec laquelle il paraît que je ferai connaissance demain matin." , dit Lantenac. . Mais alors ! Victor Hugo a inventé, en 1874 le thriller ! On angoisse devant les situations improbables … Les marins arrêteront-ils ce canon désentravé qui, au gré des heurts des vagues, court comme un taureau furieux sur le... Je vous ai présenté, dans l'ordre chronologique d'écriture, mes critiques de sept romans de Victor Hugo ( il en a écrit neuf ). Ce dernier roman est fabuleux ! Le thème du roman est la résistance chouane de Lantenac, La Rochejaquelin, Jean Chouan, et le général Charette, aux Républicains incarnés par Gauvin et Cimourdin. Nous sommes en 1793, en Bretagne du nord. Pas de grâce ! Pas de prisonnier ! Après une défense valeureuse du Claymore contre l'escadre républicaine, le capitaine sauve le marquis de Lantenac, royaliste, qui débarque à l'embouchure du Coueson pour rassembler les 500.000 Chouans et Vendéens qui luttent âprement contre les sans culottes... . "Il y avait une fois un roi et une reine. le roi c'était le roi, et la reine, c'était la France. On a tranché la tête au roi, et marié la reine à Robespierre ; ce monsieur et cette dame ont eu une fille qu'on nomme la guillotine, et avec laquelle il paraît que je ferai connaissance demain matin." , dit Lantenac. . Mais alors ! Victor Hugo a inventé, en 1874 le thriller ! On angoisse devant les situations improbables … Les marins arrêteront-ils ce canon désentravé qui, au gré des heurts des vagues, court comme un taureau furieux sur le pont ? Le Claymore sortira-t-il de cette situation improbable ? La Flécharde, les pieds en sang, retrouvera-t-elle ses enfants ? Le vieux marquis, tellement brave et chevaleresque, survivra-t-il ? Pris en étau entre la loi et la raison, que décideront Tellmarch, Gauvin, Cimourdain ? Devant le choix cornélien entre la liberté et le coeur, que fera le marquis ? Etc... Plus fort que Jean Christophe Grangé par les situations angoissantes et les rebondissements, plus fort même que Ken Follett par les mises en situation historique ! Et avec une qualité d'écriture supérieure, très actuelle, à plus d'un siècle de distance, avec des vérités courtes et tranchantes ; par exemple : La Vieuville : « Ah ! cette république ! que de dégâts pour peu de choses ! » Plus loin, Tellmarch : « Suis-je hors la loi ? Je n'en sais rien. Mourir de faim, est-ce être dans la loi ? » Le même : « Les pauvres, les riches, c'est une terrible affaire. C'est ce qui produit les catastrophes. » Hugo : « On sort de Louis XIV comme on sort de Robespierre avec un grand besoin de respirer. » Sur Cimourdain : « La science avait démoli sa foi. » Sur Gauvain : « C'était son fils ; le fils, non de sa chair, mais de son esprit. » Etc ... . La plus belle phrase, pour moi, est la réponse de Gauvain, le soldat philosophe à la question de son maître : -- Qu'y a-t-il au-dessus de la justice ? -- L'équité. » . Victor Hugo est profondément républicain. Dans ce livre, il analyse la création de la première République, et met en scène Robespierre et Danton. Par la voix du républicain-philosophe Gauvain, neveu de Lantenac qui traque ce dernier, il analyse les outrances du système des sans-culottes, notamment incarné par Cimourdain, une sorte de Javert de ce roman. . . Hugo Boss bien, et même très bien ! Ce dernier roman fut son le meilleur pour moi ! Je sais, je l'ai déjà dit avec « Notre-Dame », mais celui-ci le surpasse, et égale « Les Misérables ». A la fin de l'écriture de « Les Misérables », Victor Hugo fait des recherches approfondies sur la Révolution, envisageant d'écrire son prochain roman là-dessus. Il sortira d'abord « Les Travailleurs de la Mer » en hommage à l'île qui l'a accueilli durant son exil. Dans « Les Misérables », les amis de l'ABC, Républicains sous Louis-Philippe, font de nombreuses références à la Révolution Française, mère de la Première République. Victor était un peu Combeferre, il sera un peu Gauvin dans « Quatrevingt-treize ». Le seul défaut sont les logorrhées, manie habituelle de l'auteur. Mais il n'y en a que deux, sur Paris et sur la Convention, et elles sont assez courtes. . La loi, la justice : c'est l'éternel combat de Victor Hugo, que l'on retrouve dans tous ses romans : la justice est mal faite ! L'auteur met en exergue l'absurdité de certaines décisions judiciaires. Je pense que malgré leurs différents littéraires, il aurait rejoint Emile Zola sur l'affaire Dreyfus. . A la fin du livre, par la voix de Gauvain, c'est un peu un testament politique qu'Hugo nous délivre, et je le trouve extrêmement moderne et écologique : ) . Je dois ajouter, pour modérer mon enthousiasme pour ce roman, et pour être impartial que les Vendéens furent vraiment génocidés par les Bleus ; ce qui n'enlève rien à la qualité d'écriture de Victor Hugo.
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  • Tobidhambourg Posté le 31 Mai 2020
    La petite histoire dans la grande Histoire. Le roman est très bon, ce n'est pas au niveau des Misérables certes mais on ressent toute la passion d'Hugo pour cette date majeure de l'Histoire française. Et mondiale. Le récit se perd quelquefois dans des passages longuets (surtout des sortes de listes à rallonge) et peut perdre si l'on ne connaît que très peu la période de la Convention. Mis à part cela on est saisi par la peinture de la guerre civile vendéenne et ce trio Lantenac/Cimourdain/Gauvain qui rappellera d'autres personnages de l'oeuvre hugolienne sans pour autant manquer de saveur et fraîcheur. Quel homme que ce Gauvain ! Mention spéciale pour la première partie du livre, "En mer", qui donne furieusement envie de lire Les Travailleurs de la Mer. On s'imagine nettement Hugo regarder l'horizon et y trouver l'inspiration en apercevant les bateaux de Hauteville House. On se croirait sur le pont.
  • LeChameauBleu Posté le 3 Mai 2020
    Un classique dans un style dramatique avec pour toile de fond un évènement historique démesuré, bref un sujet pour Hugo. Nous sommes dans ses thèmes de prédilection avec la justice, la morale et les luttes de classes sociales. 3 personnages dramatiques représentent la justice, la morale et le droit, non de façon continue car les rôles peuvent évoluer. Leurs destins se croisent, à la défaveur de la vraisemblance mais au profit d’une intrigue symbolique avec l’affrontement du droit, de la morale et la Loi. 1793 et La Révolution sont un cadre historique parfait pour s’interroger sur le bien-fondé de la fin qui justifierait les moyens, de la loi qui broie l’humain au profit de son avènement. On est pas surpris si on a déjà lu du Hugo, on est en terrain connu et on ne peut s’empêcher d’apprécier le style impeccable, poétique, qui se moque d’être parfois grandiloquent, qui finalement est nécessaire au vu du sujet
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