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EAN : 9782264058256
Code sériel : 1475
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Raisons et sentiments
Jean Privat (traduit par)
Date de parution : 05/01/2012
Éditeurs :
10/18

Raisons et sentiments

Jean Privat (traduit par)
Date de parution : 05/01/2012

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes,...

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ?...

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

« A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. »
Anne Barbe, Libération

Traduit de l’anglais
par Jean Privat

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EAN : 9782264058256
Code sériel : 1475
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • _our_magical_world_ 11/07/2022
    Il s'agit de mon deuxième Jane Austen et je dois avouer que j'ai adoré ma lecture. J'ai eu un peu de mal au début car je l'ai trouvé un peu long mais le plus compliqué était surtout que je n'arrêtais pas de confondre les personnages car il y en a énormément! Heureusement ça s'est arrangé et une fois dedans j'ai pu savourer cette lecture. Nous sommes du point de vue d'Elinor qui a été un de mes personnages préférés. Elle a la tête sur les épaules et est la voix de la raison de sa famille. Je n'ai pas été transcendé par sa romance avec Edward car bien qu'il soit un gentil garçon je l'ai trouvé un peu trop lisse et il ne dégage pas grand chose. Marianne est quant à elle à l'opposé total de sa soeur. Elle n'hésite pas à exprimer ses sentiments ouvertement et prend vraiment les choses à coeur. Elle m'a pas mal agacée car elle pleure énormément et est un peu extrême dans ses réactions. Je ne comprends pas comment elle a pu s'éprendre de ce Willoughby alors qu'elle avait le colonel Brandon qui s'intéressait à elle. Willoughby qui soit dit en passant est vraiment... Il s'agit de mon deuxième Jane Austen et je dois avouer que j'ai adoré ma lecture. J'ai eu un peu de mal au début car je l'ai trouvé un peu long mais le plus compliqué était surtout que je n'arrêtais pas de confondre les personnages car il y en a énormément! Heureusement ça s'est arrangé et une fois dedans j'ai pu savourer cette lecture. Nous sommes du point de vue d'Elinor qui a été un de mes personnages préférés. Elle a la tête sur les épaules et est la voix de la raison de sa famille. Je n'ai pas été transcendé par sa romance avec Edward car bien qu'il soit un gentil garçon je l'ai trouvé un peu trop lisse et il ne dégage pas grand chose. Marianne est quant à elle à l'opposé total de sa soeur. Elle n'hésite pas à exprimer ses sentiments ouvertement et prend vraiment les choses à coeur. Elle m'a pas mal agacée car elle pleure énormément et est un peu extrême dans ses réactions. Je ne comprends pas comment elle a pu s'éprendre de ce Willoughby alors qu'elle avait le colonel Brandon qui s'intéressait à elle. Willoughby qui soit dit en passant est vraiment détestable, égoïste et il m'a beaucoup fait penser à Wickham. Le colonel Brandon à quant à lui su voler mon petit cœur, c'est vraiment un personnage qu'on ne peut qu'aimer. Je me suis vraiment laissée porter par cette histoire et dans les rebondissements des histoires amoureuses de nos personnages car malheureusement pour eux ils sont souvent mis à rude épreuve. Je ne m'attendais vraiment pas à être autant investie dans cette histoire ! J'ai vraiment hâte de découvrir les autres romans de cette auteure. Note : 9/10
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  • Plumefil 02/07/2022
    Publié de façon anonyme avec la mention : "By a lady", Raison et sentiments est le premier livre de Jane Austen. Il est impossible de parler de ce roman sans faire référence à son second, édité deux ans plus tard, Orgueil et Préjugés. C'est avec ce dernier que j'ai plongé dans l'univers délicieusement critique de l'autrice au regard sans complaisance sur sa classe sociale. À la lecture de Raison et Sentiments, je n'ai pas été surprise de retrouver un schéma identique, comme si ce premier roman avait servi de "premier jet" au suivant. La gentry, les femmes, le mariage et l'argent sont les thèmes récurrents dans l'œuvre de l'écrivaine. Son œil aiguisé, teinté d'humour, sur ses concitoyens, ne se lassait pas de souligner et d'égratigner la bourgeoisie à laquelle elle appartenait. Étant femme, elle était bien placée pour pointer sa plume sur les aberrations du système en place. Il faut savoir que la gentry était une société patriarcale très codifiée, composée de propriétaires terriens, n'appartenant pas forcément à l'aristocratie anglaise. Ils étaient d'autant plus riches que leur domaine était étendu. Évidemment, les femmes n'étaient que des faire-valoir, ce qui ne les empêchait pas d'être très critiques entre elles et... Publié de façon anonyme avec la mention : "By a lady", Raison et sentiments est le premier livre de Jane Austen. Il est impossible de parler de ce roman sans faire référence à son second, édité deux ans plus tard, Orgueil et Préjugés. C'est avec ce dernier que j'ai plongé dans l'univers délicieusement critique de l'autrice au regard sans complaisance sur sa classe sociale. À la lecture de Raison et Sentiments, je n'ai pas été surprise de retrouver un schéma identique, comme si ce premier roman avait servi de "premier jet" au suivant. La gentry, les femmes, le mariage et l'argent sont les thèmes récurrents dans l'œuvre de l'écrivaine. Son œil aiguisé, teinté d'humour, sur ses concitoyens, ne se lassait pas de souligner et d'égratigner la bourgeoisie à laquelle elle appartenait. Étant femme, elle était bien placée pour pointer sa plume sur les aberrations du système en place. Il faut savoir que la gentry était une société patriarcale très codifiée, composée de propriétaires terriens, n'appartenant pas forcément à l'aristocratie anglaise. Ils étaient d'autant plus riches que leur domaine était étendu. Évidemment, les femmes n'étaient que des faire-valoir, ce qui ne les empêchait pas d'être très critiques entre elles et envers ces messieurs. Les bonnes manières leur étaient enseignées pour qu'elles puissent briller par la façon de tenir leur maisonnée, converser avec leurs semblables et pouvoir montrer leur agilité dans leurs loisirs comme la broderie ou la musique. Dans ce contexte, les parents devaient se montrer vigilants afin que leurs filles puissent se marier avec de "bons partis", c'est-à-dire des hommes ayant suffisamment d'argent pour subvenir à leurs besoins et ceux des enfants à venir, car dans les lois de succession de l'époque, elles n'avaient aucune possibilité d'hériter d'un homme, fut-il leur père ou leur mari. L'amour n'était qu'une vue d'un esprit trop romantique. Malgré tout, les femmes étaient loin d'être stupides. Certaines pouvaient être curieuses et astucieuses en élaborant des stratagèmes pour obtenir les faveurs d'un futur fiancé fortuné, convoité par beaucoup de jeunes filles. Aucun des travers de ce microcosme n'échappe à Jane Austen, d'autant qu'elle-même subit les injustices de ces lois ancestrales. C'est avec talent qu'elle ne se lasse pas d'épingler et de fustiger ce mode de fonctionnement dans ses romans. Pour en revenir au sujet, il est intéressant d'établir un parallèle entre les principaux personnages de ses deux premiers romans, puisque le premier pose la trame du second. Même la plupart des caractères de second plan sont affublés des mêmes défauts ou qualités : l'avarice et la cupidité ou la générosité, la méchanceté ou la bonté, la médisance ou la discrétion, la bêtise ou la réflexion, etc. * une spoliation d'héritage par le demi-frère John Dashwood / le cousin Collins * 2 sœurs qui s'aiment tendrement : Elinor et Marianne / Elizabeth et Jane * un homme réservé et taciturne : Edward Ferrars / Mr Darcy * un séducteur extraverti : Willoughby / Wickham Les deux sœurs ont des tempéraments bien différents. Elinor, l'aînée, est la raison, elle est calme et réfléchie, gardant ses souffrances intimes pour elle, comme Jane. Marianne, la cadette, est extravertie, exaltée par ses sentiments qui la conduisent à oublier la discrétion dictée par les conventions sociales de sa caste, identique à Elizabeth. Pourtant, avec un canevas similaire, Jane Austen propose un focus différent. Si l'héroïne d'Orgueil et Préjugés est la pétillante Elizabeth, ici, c'est la sage Elinor qui se trouve au centre de l'histoire. Pour ma part, après le premier sentiment de déjà vu estompé, je me suis laissé emporter dans cette période anglaise que j'affectionne particulièrement, le 19e siècle. N'oubliant jamais sa position de premier roman, j'ai trouvé Raison et Sentiment plus fade. Est-ce parce que la fulgurance des élans du cœur d'Elizabeth imprime une vie plus flamboyante au récit que la pondération réfléchie d'Elinor ? Peut-être. Ce qui est certain, c'est que la version numérique acquise n'a pas bénéficié d'une bonne traduction, défaut que j'ai trop souvent constaté pour les textes classiques. À plusieurs reprises, j'ai noté des lourdeurs de style et des répétitions incongrues qui ont plombé ma lecture. Malgré tout, même sans ces écueils particuliers et sans hésitation, Orgueil et Préjugés reste mon préféré des deux moutures, autant par sa force de conviction que par la finesse de son étude des codes de la Gentry. Une férocité brutale enveloppée de dentelles, comme un bonbon au poivre laisse, sur la langue, une piqûre brûlante après la douceur flatteuse du sucre. Jane Austen, appartient aux auteurs classiques que j'aime. Ce n'est pas une mauvaise traduction qui m'en détournera. Dès que je le pourrai, je relirai Raison et Sentiments dans une autre version. Je ne pense pas pour autant changer d'avis, mais j'espère bien retrouver le plaisir de la plume délicate et incisive de l'autrice, un tantinet désuète et si charmante, qui m'a été ôté cette fois-ci.
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  • LauraHalter 16/06/2022
    Le style de Jane Austen est très délicat, très sensible mais aussi très fort. On retrouve un panachage de personnages intéressants notamment ce "gang" de femmes fortes et indépendantes. Cette mère qui inculque à ces filles une éducation nouvelle, pour l'époque j'entends, c'est à dire vivez en vous faisant plaisir et aimez qui vous avez envie ! C'est vraiment un point que j'ai énormement apprécié dans ce livre. Et puis, c'est un classique de la littérature anglaise, un classique parlant d'amour, de déception, de trahison, de secrets et de mensonges. Et sachez que ce sont mes classiques préférés, parce que malgré tout ils me font rêver. Ici, une mère et ses trois filles se voient dans l'obligation de quitter leur demeure après la mort du mari. Il avait eu un fils, d'une précédente union, qui était le premier héritier des terres. Elles quittent donc leurs terres pour se rendre dans le Devon, un cottage est mis à leur disposition et elles débutent leurs nouvelles vies ensemble là bas. Elles vont faire des rencontres, et les deux soeurs, Elinor et Marianne, aux caractères opposés vont découvrir de nouvelles émotions en rencontrant chacune un homme. Et c'est le début du "Grand 8"... Le style de Jane Austen est très délicat, très sensible mais aussi très fort. On retrouve un panachage de personnages intéressants notamment ce "gang" de femmes fortes et indépendantes. Cette mère qui inculque à ces filles une éducation nouvelle, pour l'époque j'entends, c'est à dire vivez en vous faisant plaisir et aimez qui vous avez envie ! C'est vraiment un point que j'ai énormement apprécié dans ce livre. Et puis, c'est un classique de la littérature anglaise, un classique parlant d'amour, de déception, de trahison, de secrets et de mensonges. Et sachez que ce sont mes classiques préférés, parce que malgré tout ils me font rêver. Ici, une mère et ses trois filles se voient dans l'obligation de quitter leur demeure après la mort du mari. Il avait eu un fils, d'une précédente union, qui était le premier héritier des terres. Elles quittent donc leurs terres pour se rendre dans le Devon, un cottage est mis à leur disposition et elles débutent leurs nouvelles vies ensemble là bas. Elles vont faire des rencontres, et les deux soeurs, Elinor et Marianne, aux caractères opposés vont découvrir de nouvelles émotions en rencontrant chacune un homme. Et c'est le début du "Grand 8" sentimentalement parlant. On rêve avec elles, on s'affole avec elles, on désillusionne avec elles. J'ai aimé cette histoire, ces histoires en fait, celles des deux soeurs, de leurs aventures, de leurs idylles, de leurs amours, de leurs déceptions. Il y a beaucoup de poésie et de tendresse, de respect et de considération et c'est ce qui est très plaisant dans les classiques.
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  • CBooks 10/06/2022
    Jane Austen n'est plus à présenter. Femme de lettre Britannique de la fin du XVIII°s et début du XIX°. "Raison et sentiments" est son premier roman majeur publié en 1811. On y suit Elinor et Marianne, deux soeurs, plutôt différentes l'une de l'autre, la première : plus mesurée et réservée ; la seconde : émotive et impulsive. Suite à la mort de leur père, elles déménagent dans le Devon avec leur mère et leur plus jeune soeur. Les lecteurices vont donc les suivre dans leurs tentatives de mariage au milieu de non-dits et d'une société friande de commérages. J'avais déjà lu "Orgueil et préjugés" de Jane Austen et j'avais plus qu'adoré. Ici, on retrouve sa critique de son époque, ce qui est plaisant et intéressant. On finit par apprécier les personnages, enfin pas tous (mention spéciale pour Lucy Steele que j'ai détesté). J'ai moins aimé ce roman comparé à "Orgueil et préjugé" car je le trouve plus lent, ce qui le rend plus long à lire et moins agréable, il y a moins d'action. Les thèmes sont, cependant, semblables donc le livre reste bon, surtout dans son genre. Je le conseille tout de même pour les fans de l'autrice, du genre... Jane Austen n'est plus à présenter. Femme de lettre Britannique de la fin du XVIII°s et début du XIX°. "Raison et sentiments" est son premier roman majeur publié en 1811. On y suit Elinor et Marianne, deux soeurs, plutôt différentes l'une de l'autre, la première : plus mesurée et réservée ; la seconde : émotive et impulsive. Suite à la mort de leur père, elles déménagent dans le Devon avec leur mère et leur plus jeune soeur. Les lecteurices vont donc les suivre dans leurs tentatives de mariage au milieu de non-dits et d'une société friande de commérages. J'avais déjà lu "Orgueil et préjugés" de Jane Austen et j'avais plus qu'adoré. Ici, on retrouve sa critique de son époque, ce qui est plaisant et intéressant. On finit par apprécier les personnages, enfin pas tous (mention spéciale pour Lucy Steele que j'ai détesté). J'ai moins aimé ce roman comparé à "Orgueil et préjugé" car je le trouve plus lent, ce qui le rend plus long à lire et moins agréable, il y a moins d'action. Les thèmes sont, cependant, semblables donc le livre reste bon, surtout dans son genre. Je le conseille tout de même pour les fans de l'autrice, du genre ou pour ceux qui veulent lire des classiques pour augmenter sa culture G.
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  • lebelier 05/06/2022
    Premier roman de Jane Austen. Il avait au départ pour titre « Elinor And Marianne » pour bien distinguer les caractères donnés aux deux personnages principaux. L’une serait tout entière vouée à la raison et à la réserve, ne montrant pas ses sentiments(Elinor) et l’autre, Marianne, plus impulsive, versant des flots de larmes dès que ses sentiments sont contrariés et disant les choses plus franchement, préfiguration de l’héroïne romantique qui forme ses idées dans les livres et la poésie (notamment les Sonnets de Shakespeare), une esquisse d’Emma Bovary. Du côté mâle, on nous propose un hobereau, coureur de dots, Willoughby, bien fait de sa personne, ayant une grande expérience de ce « à quoi rêvent les jeunes filles « ,et dont l’exubérance s’accorde bien à Marianne qui s’en entiche avec gravité tandis que soupire le ténébreux Colonel Brandon, du double de son âge, mais prévenant avec discrétion et dont la conduite est digne d’un vrai gentleman. Voilà pour les prétendants de Marianne. Une bonne partie de l’intrigue repose sur la victoire de l’un ou l’autre. Elinor, toute en retenue, est d’abord courtisée par Edward Ferrars, lui-même timide, plein de sentiments rentrés. Sa cour se fait toute en allusions subtiles et bienfaits délicats... Premier roman de Jane Austen. Il avait au départ pour titre « Elinor And Marianne » pour bien distinguer les caractères donnés aux deux personnages principaux. L’une serait tout entière vouée à la raison et à la réserve, ne montrant pas ses sentiments(Elinor) et l’autre, Marianne, plus impulsive, versant des flots de larmes dès que ses sentiments sont contrariés et disant les choses plus franchement, préfiguration de l’héroïne romantique qui forme ses idées dans les livres et la poésie (notamment les Sonnets de Shakespeare), une esquisse d’Emma Bovary. Du côté mâle, on nous propose un hobereau, coureur de dots, Willoughby, bien fait de sa personne, ayant une grande expérience de ce « à quoi rêvent les jeunes filles « ,et dont l’exubérance s’accorde bien à Marianne qui s’en entiche avec gravité tandis que soupire le ténébreux Colonel Brandon, du double de son âge, mais prévenant avec discrétion et dont la conduite est digne d’un vrai gentleman. Voilà pour les prétendants de Marianne. Une bonne partie de l’intrigue repose sur la victoire de l’un ou l’autre. Elinor, toute en retenue, est d’abord courtisée par Edward Ferrars, lui-même timide, plein de sentiments rentrés. Sa cour se fait toute en allusions subtiles et bienfaits délicats jusqu’au jour où il est rappelé à Londres par sa mère qui cherche la fortune pour marier ses enfants. Troisième thème sur lequel le roman s’appuie avec force, l’argent. Les sœurs Dashwood (Elinor, Marianne et la jeune Margaret) ont un frère aîné, John qui a hérité de tout le domaine de son père qui décède au début du roman. Selon la promesse faite à son père, John doit doter sa mère et ses sœurs. C’est sans compter sur son épouse, Fanny, elle-même sœur d’Edward, qui ne cesse de réduire la pension et finit par les humilier de telle sorte que ses dames quittent le domaine pour un cottage moins dispendieux offert par un cousin bon vivant et généreux, Lord Middleton vivant avec une belle-mère dont le caractère enjoué et extraverti ajoute la touche comique du roman, Mrs Jennings. Ces jeunes filles peu dotées feront avec elle un voyage à Londres depuis leur Dorset natal où bien des évènements vont se révéler, Londres qu’Edward Ferrars déteste, aspirant à une vie calme dans un presbytère. Jane Austen dépeint ce qu’elle connaît de la vie des jeunes filles de bonne famille au début du XIXe siècle : point de salut hors mariage et si possible, un mariage avec un homme riche. A partir de là, elle a développé différents points de vue qui se trouvent dans ses quatre romans publiés. A chaque fois nous retrouvons cette ironie fine dans les propos d’une jeune fille, par exemple, dans les saillies d’Elizabeth Bennett d’Orgueil et Préjugés. Ici, même si l’évidence ironique penche en faveur de Marianne qui mouche sa belle sœur et dont le franc-parler se retrouve dans la jeune Margaret, Elinor n’est pas en reste, surtout lorsqu'elle commente à mi-voix les exubérances amoureuses de sa sœur et le comportement au romantisme exagéré de Willoughby. On pense parfois au Rodolphe de Madame Bovary. Raison d’un côté et sentiments de l’autre, certes mais Jane Austen est plus fine que cela car lorsque que Elinor craque, c’est tout qui ressort, tout ce qu’elle a enduré pour sa sœur et contre elle-même, pour remonter le moral de celle-ci et faire bonne figure. De même Marianne entend aussi la voix de la raison en choisissant le prétendant le plus authentique dans ses sentiments. Evidemment la fin est un peu attendue mais le lecteur a été conditionné pour en avoir envie, bercé par un style d’un classicisme délicieux, comme un morceau de Bach en littérature. On ne lit jamais assez Jane Austen.
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