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EAN : 9782266296120
Code sériel : 12531
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Ruy Blas

Sylvie Servoise (préface de)
Date de parution : 09/05/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

En 1838, Victor Hugo écrit un drame flamboyant d’audace, de fantaisie, de ravissement, de fureur politique. Depuis, le cœur et la bravoure de Ruy Blas enthousiasment les générations.
Au XVIIe siècle, à la cour d’Espagne, dans les ruines d’un empire qui s’écroule : pour se venger de...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

En 1838, Victor Hugo écrit un drame flamboyant d’audace, de fantaisie, de ravissement, de fureur politique. Depuis, le cœur et la bravoure de Ruy Blas enthousiasment les générations.
Au XVIIe siècle, à la cour d’Espagne, dans les ruines d’un empire qui s’écroule : pour se venger de sa disgrâce, un ministre incite son valet à séduire la reine. Mais le « ver de terre » va tomber amoureux de « l’étoile », celle-ci va l’aimer follement et faire de lui un Premier ministre se prenant au jeu avec un courage et une droiture exemplaires.
Hugo savait tout de la mort des empires, de la rapacité des gouvernants, de la dignité de l’être humain. Et de la magnifique symphonie de la langue française.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266296120
Code sériel : 12531
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ecceom Posté le 13 Janvier 2022
    Blas est son nom sommes en Espagne au 17eme siècle.. Don Salluste, ministre du Roi, vient d’être frappé de disgrâce par la Reine et contraint à l’exil, pour avoir déshonoré...une de ses filles d’honneur. Résolu à se venger, il tente d’utiliser son cousin, don César de Bazan, un gentilhomme bravache et débauché en lui proposant de l’argent. Mais, par honneur, César décline l’offre. Don Salluste se tourne alors vers son valet, Ruy Blas. Tirant parti du fait qu’il le sait amoureux de la reine, il décide de le faire passer auprès de la cour, pour César. Ainsi introduit, l’amour de la Reine et ses talents vont lui procurer une ascension rapide, jusqu’à ce que le piège imaginé par Don Salluste, se referme sur les 2 amants. Une des pièces emblématiques du théâtre moderne. Poursuivant, après Hernani, sa volonté de casser les règles du théâtre classique, Hugo indique dans sa préface, écrire pour 3 sortes de spectateurs : les femmes qui réclament de la passion, la foule, qui veut de l’action et enfin, les penseurs, qui souhaitent un enseignement (pour les spectateurs de télé-réalité, Hugo n'avait rien prévu, et on le comprend). On pourra trouver ce raccourci un peu rapide et Hugo d’ailleurs, le nuance un peu plus... Blas est son nom sommes en Espagne au 17eme siècle.. Don Salluste, ministre du Roi, vient d’être frappé de disgrâce par la Reine et contraint à l’exil, pour avoir déshonoré...une de ses filles d’honneur. Résolu à se venger, il tente d’utiliser son cousin, don César de Bazan, un gentilhomme bravache et débauché en lui proposant de l’argent. Mais, par honneur, César décline l’offre. Don Salluste se tourne alors vers son valet, Ruy Blas. Tirant parti du fait qu’il le sait amoureux de la reine, il décide de le faire passer auprès de la cour, pour César. Ainsi introduit, l’amour de la Reine et ses talents vont lui procurer une ascension rapide, jusqu’à ce que le piège imaginé par Don Salluste, se referme sur les 2 amants. Une des pièces emblématiques du théâtre moderne. Poursuivant, après Hernani, sa volonté de casser les règles du théâtre classique, Hugo indique dans sa préface, écrire pour 3 sortes de spectateurs : les femmes qui réclament de la passion, la foule, qui veut de l’action et enfin, les penseurs, qui souhaitent un enseignement (pour les spectateurs de télé-réalité, Hugo n'avait rien prévu, et on le comprend). On pourra trouver ce raccourci un peu rapide et Hugo d’ailleurs, le nuance un peu plus loin dans son texte. Toujours est-il que Ruy Blas combine à merveille ces différentes aspirations en mêlant tragédie et comédie, soit Corneille et Molière, le sublime (la noblesse des sentiments) et le grotesque charnel (le corps). De fait, les scènes exprimant la grandeur d’âme et de pensée de Ruy Blas et de la Reine et le dénouement tragique, se mêlent aux scènes dignes de la Commedia dell’arte (les conseillers du Roi qui se partagent comme des charognards, les charges et les richesses du royaume, le quiproquo lié au retour du vrai César...). De plus, Ruy Blas introduit la notion de jeune premier à l'esprit vif (on voit bien, notamment face aux vieux barbons à qui il tient un discours fleuve, qu'il n'est pas un Ruy sot). Ça vit, ça bouge, les didascalies abondent avec de nombreux apartés qui animent chaque scène. La pièce consacre la fin de la règle classique des 3 unités, en éclatant le temps et les lieux qui voient la réduction progressive des espaces (des grands palais lumineux aux chambres confinées) au fur et à mesure que l’intrigue et le piège, se resserrent. On est parfois proche du feuilleton avec de nombreux rebondissements, mais si les vers semblent dotés d’une vie propre, ils n’en restent pas moins soumis à la forme de l’alexandrin. Le style d'Hugo est accessible sans grande difficulté et pour un adolescent qui découvrirait le théâtre, cette pièce est un bon marchepied.
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  • lebelier Posté le 19 Septembre 2021
    Ruy Blas, domestique de Don Salluste, pour servir les intérêts de son maître, se fait passer, auprès de la cour d’Espagne pour Don César que Don Salluste fait exiler. Devenu rapidement favori de la reine, Ruy Blas qui en est amoureux, se prend au jeu du pouvoir au point d’oublier la supercherie de Don Salluste qui vient le lui rappeler. On assiste donc à une grandeur et décadence d’un personnage qui, contrairement à Hernani ne « porte pas malheur à ceux qui l’entourent » mais serait pour son malheur, né du mauvais côté du pouvoir, ce que ne tarde pas à lui rappeler son maître. La Reine d’Espagne entourée de conventions et de duègnes, asservie par l’étiquette et pleurant son Allemagne natale, ne demande qu’à tomber amoureuse de ce personnage dépassé par son propre rôle. D’autant que la souveraine est délaissée par son chasseur de mari. C’est alors un hymne à la jeunesse et à la liberté que soupire la belle Casilda sa suivante : CASILDA. Je voudrais regarder un jeune homme, Madame ! Cette cour vénérable m’assomme. Je crois que la vieillesse arrive par les yeux, Et qu’on vieillit plus vite à toujours voir des vieux ! (II,i, 682-684) Un ensemble... Ruy Blas, domestique de Don Salluste, pour servir les intérêts de son maître, se fait passer, auprès de la cour d’Espagne pour Don César que Don Salluste fait exiler. Devenu rapidement favori de la reine, Ruy Blas qui en est amoureux, se prend au jeu du pouvoir au point d’oublier la supercherie de Don Salluste qui vient le lui rappeler. On assiste donc à une grandeur et décadence d’un personnage qui, contrairement à Hernani ne « porte pas malheur à ceux qui l’entourent » mais serait pour son malheur, né du mauvais côté du pouvoir, ce que ne tarde pas à lui rappeler son maître. La Reine d’Espagne entourée de conventions et de duègnes, asservie par l’étiquette et pleurant son Allemagne natale, ne demande qu’à tomber amoureuse de ce personnage dépassé par son propre rôle. D’autant que la souveraine est délaissée par son chasseur de mari. C’est alors un hymne à la jeunesse et à la liberté que soupire la belle Casilda sa suivante : CASILDA. Je voudrais regarder un jeune homme, Madame ! Cette cour vénérable m’assomme. Je crois que la vieillesse arrive par les yeux, Et qu’on vieillit plus vite à toujours voir des vieux ! (II,i, 682-684) Un ensemble de faux-semblants plus théâtraux les uns que les autres se met donc en place. Usurpation d’identité, quiproquos envolées lyriques, duels, poisons, on retrouve le théâtre hugolien dans toute sa splendeur légèrement shakespearienne pour le côté tragique : LA REINE. Quand l’âme a soif, il faut qu’elle se désaltère, Fût-ce dans du poison ! (II,ii, 801-802) mais carrément burlesque dans certaines situations dont celle où Don César réapparaît comme un père Noël passant par la cheminée et se costumant de telle sorte qu’il habille sa propre perte. Il reçoit aussi vite que tout lui est enlevé : argent, amour, liberté. Mélange des genres, toujours. On sent dans cette pièce on ne sait quoi de précipité, comme une urgence de composition. Hugo découpe ses actes avec des personnages titres selon que la lumière tourne autour de l’un ou de l’autre. Le duel est expédié comme on signe une lettre –encore que par celui qui devait se battre – et la fin tragique a un aspect, à mon sens, un peu factice, comme s’il l’on était pressé de finir. On n’y croit pas trop. Je suis venu à Ruy Blas à cause de (grâce à ?) "La folie des grandeurs", le film avec Montand et De Funès qui n’avait conservé que l’aspect grandguignolesque de l’œuvre, ayant tout effacé de cette tragique histoire. Judicieuse décision. Car, finalement, c’est le comique qui l’emporte ici.
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  • Entournantlespages Posté le 29 Juin 2021
    La pièce se rapproche pas mal du Roi s’amuse même si elle est bien moins tragique, préférant mêler les genres comique et dramatique. Piqué dans son honneur après avoir destitué par la reine, Don Salluste compte bien se venger. Et pour cela, il voit en Ruy Blas, son domestique, l’appât idéal. En poussant Ruy Blas dans les bras de la reine, il est sûr de créer un véritable scandale. Mais Ruy Blas, héros romantique, prend en main son destin incertain et se fait remarquer à la cour grâce à son intelligence et son talent du verbe. Ruy Blas est un véritable drame romantique qui donne autant d’importance à ses propos politiques qu’à son histoire d’amour entre deux classes opposées. J’ai personnellement été plus intéressée par la manière avec laquelle le valet s’installe dans le cœur de la reine que par les propos plus politiques qu’Hugo donne à Ruy Blas. La pièce offre toutefois un parfait mélange entre ces deux intrigues qui se rejoignent et dépeignent des destins croisés qui, finalement, ne sont pas totalement maîtres de leur avenir.
  • lehibook Posté le 10 Mai 2021
    Cette pièce en 5 actes est , à mon avis , le parangon du drame romantique avec ses excés et ses qualités . Si l’on évite d’être parasité par De Funes et Montand dans l’hilarante « Folie des grandeurs » comment ne pas être impressionné par ce tourbillon de scènes dramatiques ou grotesques , ses fulgurances du verbe . L’antithèse si chère à Hugo est ici portée sur scène (« ver de terre » et « étoile », ministre et laquais ..) avec une puissance peu commune . Et comment ne pas voir dans certains discours un commentaire de notre propre époque (« Ô ministres intègres ! ») ?
  • supernana77 Posté le 12 Mars 2021
    C'est la première fois que je lis autre chose que du Molière pour du théâtre et je ne suis pas déçue. Le sujet est hautement politique et victor ne renie pas l'incapacité des dirigeants a diriger et a faire sombrer leur entourage. De la politique en barre. Formidable.
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