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Julliard
EAN : 9782260029342
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 130 x 205 mm

Bianca

Date de parution : 04/02/2016

« Je m’appelle Bianca. C’est ma mère qui a choisi ce prénom. C’est son côté “Américaine” même si l’Amérique, elle connaît pas. Il y a un mois jour pour jour, assise dans mon salon en compagnie de Teddy, le chat de la maison, je regardais la télévision. Teddy dormait, les...

« Je m’appelle Bianca. C’est ma mère qui a choisi ce prénom. C’est son côté “Américaine” même si l’Amérique, elle connaît pas. Il y a un mois jour pour jour, assise dans mon salon en compagnie de Teddy, le chat de la maison, je regardais la télévision. Teddy dormait, les lignes de ses lèvres supérieure et inférieure me souriaient. Il avait l’air bien. Je me suis dit que si je fermais les yeux et laissais tout aller, je sourirais peut-être comme lui. Les lignes bleues qui sillonnent mes poignets ont été inondées de rouge, du rouge sur le sol, sur mes vêtements. Au moins, ce n’était plus tout noir. Au moins il y avait de la couleur. »

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EAN : 9782260029342
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ils en parlent

« un roman étonnant de fraîcheur et de justesse… C’est brut et moderne, sombre et lumineux à la fois. » 
Pierre Siankowski / les Inrockuptibles

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Abornand2 Posté le 11 Septembre 2020
    Très beau livre sur l’anorexie et le mal-être d’une jeune fille. Elle décrit l’hôpital psychiatrique avec humour, talent. Son regard cerne les malades et le monde médical avec acuité. Son récit sonne juste. Autobiographique ?
  • Tapagenocturne Posté le 8 Mars 2020
    Faut t-il toujours un drame ancien, un chagrin, pour que le coeur saigne et que l’âme soit en ruine? Une raison, pour que les yeux deviennent humides ? Peut-être. Peut-être pas. L’adolescence ne connaît pas de répit, et laisse peu de chance de le traverser sans peine. On retrace péniblement la descente aux enfers de Bianca, la descente, tout court. On dresse tantôt un portrait de petite fille, tantôt un portrait de femme s’échappant doucement ailleurs, sans bruit. Il faut prendre les mains tendues, s’y agripper de toutes ses forces. Mais Bianca n’est pas bien épaisse, on voit plus d’os que de peau. Sa force la quitte, ses muscles disparaissent, son appétit aussi. Oui, la souffrance ne fait pas toujours de bruit mais laisse derrière elle un sillon de larmes, un sillon de rien, de vide. Puis parfois un sillon de sang, quand c’est trop difficile. C’est un acte manqué. Désormais, les murs sont blancs, des blouses blanches s’agitent, les pesées, les interdictions, les chambres sans fenêtre. Il faut réapprendre à vivre, maintenant. S’accrocher aux battements de coeur des autres, leur chaleur, leur force. Des personnages au bord de l’abîme, mais qui en recule sans cesse et qui se battent.... Faut t-il toujours un drame ancien, un chagrin, pour que le coeur saigne et que l’âme soit en ruine? Une raison, pour que les yeux deviennent humides ? Peut-être. Peut-être pas. L’adolescence ne connaît pas de répit, et laisse peu de chance de le traverser sans peine. On retrace péniblement la descente aux enfers de Bianca, la descente, tout court. On dresse tantôt un portrait de petite fille, tantôt un portrait de femme s’échappant doucement ailleurs, sans bruit. Il faut prendre les mains tendues, s’y agripper de toutes ses forces. Mais Bianca n’est pas bien épaisse, on voit plus d’os que de peau. Sa force la quitte, ses muscles disparaissent, son appétit aussi. Oui, la souffrance ne fait pas toujours de bruit mais laisse derrière elle un sillon de larmes, un sillon de rien, de vide. Puis parfois un sillon de sang, quand c’est trop difficile. C’est un acte manqué. Désormais, les murs sont blancs, des blouses blanches s’agitent, les pesées, les interdictions, les chambres sans fenêtre. Il faut réapprendre à vivre, maintenant. S’accrocher aux battements de coeur des autres, leur chaleur, leur force. Des personnages au bord de l’abîme, mais qui en recule sans cesse et qui se battent. L’auteur n’écrit pas, elle jette les mots avec la plume de la tristesse, avec la plume de celle qui sait. Les mots dansent et se cognent aux autres, en caressant la poésie et la délicatesse, et en vomissant des mots crus et tranchants, incisifs et sans pudeur. Ce n’est pas l’histoire d’une vie qu’on a voulu éteindre. C’est l’histoire d’un retour à la vie.
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  • le_Bison Posté le 2 Février 2020
    Un banc sous un arbre, quelques pigeons s’y sont abandonnés. Une note de silence, la musique de ma vie. Je m’assois. Quelques oiseaux fredonnent leurs ébats envolés. Seul. Mon regard se pose sur cette grande bâtisse qui se dresse devant moi, à l’ombre du soleil. D’un autre âge, austère malgré son nom fleuri, j’ai la triste impression de me retrouver face à une prison sans barreaux. Les Primevères, HP. Ignition. Des envies de respirer… Souffler… Mourir. Bianca, Simon et Raphael. L’ombre de Bowie aussi. Toujours présent dans ce genre de roman, les romans de Loulou. Je ferme les yeux, entends une voix. Major Tom ? Décollage imminent. Houston, j’ai un problème. L’anorexie, les peines de cœur, un cutter, les veines qui saignent, l’âme qui souffre, peine. Elle s’allonge sur le carrelage froid de la salle de bain. Le sang coule, rouge sang, comme le rouge à lèvre d’une putain, comme le ketchup sur l’assiette du gamin. Dix, neuf, huit, elle lâche le cutter, sept, six, cinq, quatre, se réveille dans des draps blancs, trois, deux, un, odeur aseptisée, décollage. Des infirmières, des visites, des absences. D’envie, de rêve. Se sentir seul, mal à l’aise dans cette putain de vie. Aimer. Et perdre.... Un banc sous un arbre, quelques pigeons s’y sont abandonnés. Une note de silence, la musique de ma vie. Je m’assois. Quelques oiseaux fredonnent leurs ébats envolés. Seul. Mon regard se pose sur cette grande bâtisse qui se dresse devant moi, à l’ombre du soleil. D’un autre âge, austère malgré son nom fleuri, j’ai la triste impression de me retrouver face à une prison sans barreaux. Les Primevères, HP. Ignition. Des envies de respirer… Souffler… Mourir. Bianca, Simon et Raphael. L’ombre de Bowie aussi. Toujours présent dans ce genre de roman, les romans de Loulou. Je ferme les yeux, entends une voix. Major Tom ? Décollage imminent. Houston, j’ai un problème. L’anorexie, les peines de cœur, un cutter, les veines qui saignent, l’âme qui souffre, peine. Elle s’allonge sur le carrelage froid de la salle de bain. Le sang coule, rouge sang, comme le rouge à lèvre d’une putain, comme le ketchup sur l’assiette du gamin. Dix, neuf, huit, elle lâche le cutter, sept, six, cinq, quatre, se réveille dans des draps blancs, trois, deux, un, odeur aseptisée, décollage. Des infirmières, des visites, des absences. D’envie, de rêve. Se sentir seul, mal à l’aise dans cette putain de vie. Aimer. Et perdre. Can you hear me, Major Tom ? Renoncer. A vivre ; à mourir. Continuer, un couteau ? Pourquoi ? Survivre et chopper un cancer, le mal à la mode, irrémédiable et diablement banal. Survivre et rester sur ce banc à l’ombre de la lune. Bianca vient s’asseoir sur ce banc, je la regarde, avec toute la tristesse qui sied à mon regard. Je branche une double prise jack, deux casques, une musique, singularité spatiale de ces deux êtres, mal hêtre, les glands filent sous la pluie, comme une pluie de météorites. Elle a le regard déjà ailleurs, de l’autre côté de l’océan.
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  • obabo Posté le 29 Octobre 2019
    C'est entre les murs de l'unité psychiatrique pour adolescents Les Primevères que va évoluer Lou. Jeune fille brisée par la vie. C'est entourée de ses amis "les fous" qu'elle réapprendra les gestes les plus simples du quotidien et sortira peut-être enfin de cet endroit. Un livre fort sur un sujet encore tabou qui touche bien malheureusement beaucoup de jeunes -et de moins jeunes- personnes.
  • juliettemoro Posté le 17 Juillet 2019
    Un énorme énorme énorme coup de cœur, loulou Robert écrit d’une merveilleuse façon, son écriture est charmante et très intrigante ! Je conseil y très fortement ce livre, il m’a fait me sentir moin seule et mieux comprendre certaines émotions !

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