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Sonatine
EAN : 9782355848339
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 200 mm

Blackwood

Fabrice Pointeau (traduit par)
Date de parution : 29/04/2021
Vénéneux.
Après y avoir vécu un drame quand il était enfant, Colburn est de retour à Red Bluff, Mississippi.  Il y trouve une ville qui se meurt en silence. Lorsque deux enfants disparaissent, les tensions alors sous-jacentes éclatent au grand jour, et la vallée s’embrase.

La prose lyrique de Michael Farris Smith...
Après y avoir vécu un drame quand il était enfant, Colburn est de retour à Red Bluff, Mississippi.  Il y trouve une ville qui se meurt en silence. Lorsque deux enfants disparaissent, les tensions alors sous-jacentes éclatent au grand jour, et la vallée s’embrase.

La prose lyrique de Michael Farris Smith est à l’image du kudzu, cette plante invasive qui s’accroche à tout ce qui se trouve sur son chemin et étouffe lentement Red Bluff : plus le lecteur avance dans le livre, plus il se sent enlacé, retenu, pris au piège. Jusqu’à un final sidérant.
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EAN : 9782355848339
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 200 mm

Ils en parlent

« Amateur de noir profond, précipitez-vous. »
Corse Matin
« Ce grand romancier du Sud est nourri de culture biblique, de culpabilité et de rédemption. »
Télérama
« Un roman tendu, sombre et qui vous prend au piège. »
Europe 1

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sachalia Posté le 7 Novembre 2021
    Colburn, la trentaine, revient s’installer dans son village d’enfance où il a vécu un drame. Il n’est pas spécialement le bienvenu. A quelques heures près, une famille en marge de la société s’installe quand à elle, en bordure communale, dans la forêt dans une vieille cadillac en panne. Ce petit village se meurt et s’enlise peu à peu sous le kudzu qui recouvre tout sur son passage. Cette plante est étouffante et s’insinue dans les moindres recoins, canalisations ou orifices. Lorsque des jumeaux disparaissent, le shérif et les villageois partent les rechercher mais peine à les trouver sous cette végétation impénétrable. Ils n’y a aucune trace des garçons. Farris Smith plante un décor inquiétant et étouffant, dans une campagne américaine du Mississippi avec des personnages a priori normaux ou pas, cette intrigue nous glace le sang par moments, cette lecture est tombée à pic en cette période d’Halloween même si tout est rationnel, j’ai parfois eu peur !
  • Pennywise Posté le 1 Octobre 2021
    Décidément cet auteur a le don de me fasciner à chaque nouvelle parution. Une fois les premières pages lues il n'y plus de retour possible. Comme la nature a horreur du vide, le coeur ne supporte pas l'absence de sentiments, d'émotions , quitte à se laisser submerger. Je me demande s'il ne faudrait pas ajouter une sixième étoile aux évaluations Babelio?
  • Agneslitdansonlit Posté le 24 Septembre 2021
    S'il faut bien concéder un talent à Michael Farris Smith, c'est celui de conteur du malaise. Il déploie dans "Blackwood" toute la gamme de l'étrange, de l'inquiétant, instillant lentement une ambiance sombre, progressivement oppressante et menaçante, jusqu'à être funeste. Colburn revient dans son Mississippi natal, après avoir été témoin, enfant, du suicide d'un père qui se désintéressait de lui. Cet épisode cité en prologue est saisissant et jette déjà le lecteur dans un abîme de malaise. #x270f; Ce retour à Red Bluff a lieu en même temps que chemine vers cette ville une étrange famille dont le père est menaçant, la mère fantomatique et le jeune garçon farouche, craintif et livré à lui-même. Ils auront, sur leur trajet, abandonné leur dernier-né, incapables d'en assurer la charge, eux qui subsistent déjà à peine. L'arrivée de ses personnages dans la ville de Red Bluff sonne le déclenchement d'une inexorable tension qui progresse en intensité conjointement à l'expansion d'une plante-liane, le kudzu, qui lentement s'étend et prend possession des alentours. #x270f; Si le récit démarre sur un rythme indolent, posant le cadre d'une ville morne frappée de désolation, où les habitants défilent sans que l'on y ressentent la vie, la disparition de... S'il faut bien concéder un talent à Michael Farris Smith, c'est celui de conteur du malaise. Il déploie dans "Blackwood" toute la gamme de l'étrange, de l'inquiétant, instillant lentement une ambiance sombre, progressivement oppressante et menaçante, jusqu'à être funeste. Colburn revient dans son Mississippi natal, après avoir été témoin, enfant, du suicide d'un père qui se désintéressait de lui. Cet épisode cité en prologue est saisissant et jette déjà le lecteur dans un abîme de malaise. #x270f; Ce retour à Red Bluff a lieu en même temps que chemine vers cette ville une étrange famille dont le père est menaçant, la mère fantomatique et le jeune garçon farouche, craintif et livré à lui-même. Ils auront, sur leur trajet, abandonné leur dernier-né, incapables d'en assurer la charge, eux qui subsistent déjà à peine. L'arrivée de ses personnages dans la ville de Red Bluff sonne le déclenchement d'une inexorable tension qui progresse en intensité conjointement à l'expansion d'une plante-liane, le kudzu, qui lentement s'étend et prend possession des alentours. #x270f; Si le récit démarre sur un rythme indolent, posant le cadre d'une ville morne frappée de désolation, où les habitants défilent sans que l'on y ressentent la vie, la disparition de deux jeunes frères, alors qu'ils jouaient à proximité de leur maison, plonge définitivement le lecteur dans une descente dramatique inéluctable. Pourquoi diable vouloir venir ou revenir à Red Bluff, dans cette ville en déclin où l'on végète plus qu'on n'y vit ? Cette ville qui voit croître à sa lisière le kudzu, parasite et invasif, qui menace de l'engloutir. Cette plante pleine d'ambivalence, qui ondoie, séduisante, sous le vent et qui affiche cette couleur verte végétale, signe d'une nature bien portante. Pourtant, elle dévore tout sur son passage, recouvre les lieux et les objets comme un voile d'oubli. Ce que l'on ne voit plus existe-t-il encore ? Et qu'y a t-il donc sous ce kudzu qui génère cette atmosphère si angoissante ? #x270f; Face à cette propagation pernicieuse, Michael Farris Smith laisse la porte ouverte à l'interprétation, le lecteur y verra ce qu'il voudra: • Soit il s'en tiendra à un roman où l'ambiance prédomine, entre fantastique et quasi gothique, et comment alors ne pas saluer le talent de l'auteur à instiller l'inquiétude, l'angoisse, la peur sourde, le danger le plus redoutable qui soit car silencieux ? • Soit le lecteur pourrait oser y voir, comme moi, une métaphore audacieuse d'une communauté rongée par un mal qui s'insinue lentement, un mal laissé aux portes de la ville comme un souvenir coupable que l'on écarte mentalement pour pouvoir continuer à vivre. Un mal qui pourtant revient et se rappelle à toute une ville, autant qu'il se venge. Un mal généré par la construction d'une nation, dont les fondations reposent sur des souffrances encore si fraîches si l'on considère la jeunesse de ce pays américain. Combien de sang aura irrigué cette terre, à commencer par celui des natifs massacrés, puis des esclaves réduits à l'état d'objets, suivis par l'hécatombe d'une guerre civile monstrueuse. C'est osé mais concevable. Ce mal pourrait prendre de nombreux visages : un capitalisme galopant et dévastateur, prônant la loi du plus fort et grignotant tout ce qui ne lui sert plus et qu'il a vidé de sa substance, comme ces villes qui furent à l'âge d'or économique en plein essor et qui laissèrent place, à l'instar de Détroit, à un centre urbain sinistré. Tout comme la pauvreté recouvre progressivement ces grandes villes, le kudzu se propage. Comme il serait passionnant d'interroger l'auteur sur ses intentions à l'écriture de ce roman ! Si ce dernier ne m'a pas profondément enthousiasmée, je reste admirative de l'habileté de l'auteur à déployer le registre de l'angoisse sourde, tapie au creux du récit.
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  • Elodiedaire Posté le 9 Septembre 2021
    Pour Colburn, Red Bluff est comme un aimant. Il ne sait pas l'expliquer mais ce petite village du Mississippi envahi par le kudzu l'attire.  Mais Colburn ne se doute pas que bientôt il sera lui-même ensevelis sous cette plante invasive. Ce que c'est sombre. Et c'est surement ce qu'on aime le plus chez Michael Farris Smith. Cette capacité à instaurer une ambiance très noir, très pesante presque oppressante. Dénué de tout espoir. Un ambiance misérable et ancré dans la rancœur. L'auteur associe l'homme à la nature, mêlant leurs noirceurs respectives. Le kudzu est une plante mystérieuse, somme toute innocente et pourtant tellement menaçante. Elle transforme les hommes, les poussant encore plus loin dans leur tristesse, dans leur noirceur. C'est toujours incroyablement bien écrit avec Mr Smith. Une plume ciselé qui ne connaît pas le répit. Une plume incisive qui pousse son histoire dans les tréfonds de la misère. Je suis incapable de passer à côté d'un nouveau roman de cet auteur car c'est toujours spectaculaire. Malgré la difficulté de ces lectures de par leur pesanteur, c'est fantastiquement génial.
  • Lunabiax Posté le 20 Août 2021
    Red Bluff, une petite ville du Mississippi. Evans Colburn, qui a assisté enfant au suicide de son père, est de retour dans sa ville natale pour y créer des sculptures de métal dans un local prêté par la mairie. Dans ce coin perdu où le kudzu, sorte de vigne vierge très invasive, envahit progressivement les habitations, débarque une famille de marginaux hostiles et un peu agressifs, que le shérif surveille de près. Colburn, lui, noue amitié avec Célia, la propriétaire du bar où il prend ses habitudes, s'attirant la haine de son ex petit ami. Le drame couve. Sous les frondaisons du kudzu, au cœur de ses racines délétères, il naît et se développe. En surface, on n'en soupçonne rien, ou si peu ; le temps semble s'être ralenti dans la moiteur du climat tandis que, lentement mais sûrement, la ville est engloutie par la vigne. Elle peut pousser et s'accrocher partout, atteindre une bonne vingtaine de mètres ; elle étouffe toutes les autres plantes. C'est elle le personnage principal de cette histoire qui se trame à mesure de la progression des tiges et des racines ; c'est elle qui donne le tempo, lent, insidieux, inexorable. Face à elle, les... Red Bluff, une petite ville du Mississippi. Evans Colburn, qui a assisté enfant au suicide de son père, est de retour dans sa ville natale pour y créer des sculptures de métal dans un local prêté par la mairie. Dans ce coin perdu où le kudzu, sorte de vigne vierge très invasive, envahit progressivement les habitations, débarque une famille de marginaux hostiles et un peu agressifs, que le shérif surveille de près. Colburn, lui, noue amitié avec Célia, la propriétaire du bar où il prend ses habitudes, s'attirant la haine de son ex petit ami. Le drame couve. Sous les frondaisons du kudzu, au cœur de ses racines délétères, il naît et se développe. En surface, on n'en soupçonne rien, ou si peu ; le temps semble s'être ralenti dans la moiteur du climat tandis que, lentement mais sûrement, la ville est engloutie par la vigne. Elle peut pousser et s'accrocher partout, atteindre une bonne vingtaine de mètres ; elle étouffe toutes les autres plantes. C'est elle le personnage principal de cette histoire qui se trame à mesure de la progression des tiges et des racines ; c'est elle qui donne le tempo, lent, insidieux, inexorable. Face à elle, les hommes et leur passé, leur folie, leur impuissance. Michael Faris Smith a su parfaitement tirer profit de cette plante invasive pour camper une atmosphère étouffante et créer un récit noir où tout espoir en l'humanité semble condamné par une nature malfaisante et sans pitié.
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