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Belfond
EAN : 9782714460684
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

Des hommes sans femmes

Hélène MORITA (Traducteur)
Date de parution : 02/03/2017
Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d’Haruki Murakami à la forme courte. Dans ce recueil comme un clin d’œil à Hemingway, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d’avoir vécu presque vingt ans auprès d’une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez  compris quelqu’un, que vous l’avez aimé, il n’en reste... « À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d’avoir vécu presque vingt ans auprès d’une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez  compris quelqu’un, que vous l’avez aimé, il n’en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n’aurez réussi qu’à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu’au fond de votre propre cœur, et encore, seulement si vous le voulez vraiment, et si vous faites l’effort d’y parvenir. En fin de compte, notre seule prérogative est d’arriver à nous mettre d’accord avec nous-même, honnêtement, intelligemment. Si nous voulons vraiment voir l’autre, nous n’avons d’autre moyen que de plonger en nous-même. Telle est ma conviction. »
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EAN : 9782714460684
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

« Murakami est l’écrivain japonais contemporain le plus lu à l’étranger. Son écriture épurée et les références à la culture occidentale qui truffent son œuvre ont contribué à faire de lui un auteur tout terrain. S’il est traduit dans quarante-six pays, s’il peut se prévaloir de chiffres de vente pharaoniques et d’être en même temps, chaque année, sur la liste des prétendants au Nobel, il cultive néanmoins une discrétion à toute épreuve en même temps qu’une certaine singularité pour un auteur de best-sellers de cette trempe. »
Françoise Dargent, Le Figaro littéraire

« Facile d’accès et pourtant insaisissable, l’œuvre de Murakami, attachante et subtile, ne cesse de fasciner. Ses romans, aux allures de paraboles mêlent les genres pour explorer la part d’ombre de toute chose, de tout être. »
Minh Tran Huy, Le Magazine littéraire
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mh17 Posté le 8 Décembre 2019
    Sept variations sur le même thème Contrairement à d'autres recueils de nouvelles murakamiennes, Des hommes sans femmes répond à un projet de l'auteur: "Ce que je veux aborder avec ce recueil ? En un mot l'isolement et ses conséquences émotionnelles. Des hommes sans femmes en est l'illustration concrète". Sept nouvelles, sept variations sur le même thème donc. Sept hommes de conditions sociales différentes qui se retrouvent tout seuls après un décès, une rupture, un adultère. Brisés, hagards, K.O. Leur vie s'arrête. Ils ruminent le bonheur perdu, s'accrochent désespérément au souvenir, essayent vainement de comprendre, au bord du vide. Certains ont la chance de pouvoir se confier à un personnage, réel ou fantasmé, qui les aide à faire avec et à avancer. Le recueil est terriblement mélancolique, souvent cruel mais la magie opère. Murakami s'y entend pour créer une atmosphère nocturne , propice à la confidence. Chaque nouvelle est originale de la plus classique à la plus barrée, les décors sont singuliers, du périphérique tokyoïte à l'appartement praguois. La musique toujours présente, des Beatles à Francis Lai. Ces variations sur l'isolement sonnent juste.
  • lumerolle Posté le 6 Décembre 2019
    Haruki Murakami est l’un de mes auteurs nippons préférés. J’aime les univers réalistes agrémentés d’un peu de surréalisme qu’il crée et les réflexions qu’il partage. Cela faisait un petit temps que je ne m’étais pas plongée dans l’un de ses ouvrages. C’est la première fois que je suis déçue par l’auteur. Des hommes sans femmes dépeint les facettes des hommes à travers différents prismes : relations, séparations, adultères, amours, passion, questionnements, reconstruction de soi … J’ai toujours vu ses recueils de nouvelles comme un moyen lui permettant de partager ses idées et ses réflexions sur la vie, en gros sa philosophie. D’ailleurs, l’auteur met souvent en scène les mêmes personnages (acteurs, écrivains, …) pour lui prêter voix et décrire la société humaine. Cette uniformité avec ses écrits passés est l’un des points qui m’a ennuyée. Je ressens un manque d’originalité. Le manque de contrebalance entre les paroles proférées par les protagonistes a parfois titillé mon côté féministe. De plus, Murakami n’offre pas toujours un beau portrait des femmes. Il a tendance à les rendre étranges, bizarres dans leurs comportements. Comme si on était des esprits impossibles à cerner : un mystère. Mais ce n’est pas cette vision qui m’a dérangée. Il a... Haruki Murakami est l’un de mes auteurs nippons préférés. J’aime les univers réalistes agrémentés d’un peu de surréalisme qu’il crée et les réflexions qu’il partage. Cela faisait un petit temps que je ne m’étais pas plongée dans l’un de ses ouvrages. C’est la première fois que je suis déçue par l’auteur. Des hommes sans femmes dépeint les facettes des hommes à travers différents prismes : relations, séparations, adultères, amours, passion, questionnements, reconstruction de soi … J’ai toujours vu ses recueils de nouvelles comme un moyen lui permettant de partager ses idées et ses réflexions sur la vie, en gros sa philosophie. D’ailleurs, l’auteur met souvent en scène les mêmes personnages (acteurs, écrivains, …) pour lui prêter voix et décrire la société humaine. Cette uniformité avec ses écrits passés est l’un des points qui m’a ennuyée. Je ressens un manque d’originalité. Le manque de contrebalance entre les paroles proférées par les protagonistes a parfois titillé mon côté féministe. De plus, Murakami n’offre pas toujours un beau portrait des femmes. Il a tendance à les rendre étranges, bizarres dans leurs comportements. Comme si on était des esprits impossibles à cerner : un mystère. Mais ce n’est pas cette vision qui m’a dérangée. Il a une forte propension à faire de la gente féminine une race propre à tromper leur congénère masculin. Cinq des sept nouvelles en compte ! Et il fait passer cela comme si c’était une attitude commune, normale, naturelle. J’avoue n’avoir relevé ce dernier point qu’en écrivant cet article et non lors de ma lecture. C’est probablement dû à sa manière d’écrire. En effet, la plume du romancier reste efficace pour rendre ces éléments anodins. Quelques aspects atypiques et mystérieux permettent d’apprécier certains récits de cet ouvrage. Le bar de Kino, Shéhérazade et Samsa amoureux sont ceux que j’ai le mieux aimées. En bref, je ne recommanderai Des hommes sans femmes ni aux personnes qui ont déjà un pied dans l’univers d’Haruki Murakami ni à ceux qui souhaite le découvrir. Tournez vous plutôt vers ses romans qui véhiculent des idées plus profondes et plus tendre envers les femmes.
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  • fanculo Posté le 14 Novembre 2019
    j'ai lu cet été 1Q84 qui m'avait beaucoup plu(5 étoiles).Les nouvelles ne sont pas mon genre de prédilection et les 7 nouvelles de Marakami n'échappe à la règle!. les 7 nouvelles de ce recueil forment un ensemble cohérent.les différents aspects de la relation homme-femme y est développée .le récit d'hommes qui n'arrivent pas à trouver l'Amour partagé;le sentiment final est la solitude de l'homme avec ses souvenirs d'une femme . nous nous laissons séduire par l'écriture de chaque tournure d'ambiance, de fantastique;lecture agréable.
  • Marech20 Posté le 18 Septembre 2019
    Ce livre est resté très longtemps dans mes livres en cours...heureusement que ce sont des nouvelles. Mais j'ai vraiment eu du mal à entrer dans ces histoires...assez inégales. Les plus intéressantes annoncent l'auteur qu'est devenu Murakami... dont Le Meurtre du Commandeur me semble largement au-dessus de ses précédents écrits.
  • Louis_LUCAS Posté le 7 Septembre 2019
    Depuis la parution du premier tome de "1Q84", j'avais envie de lire Haruki Murakami. Le Japon m'a toujours fasciné, mais pourtant, je me suis à ce jour très peu attardé sur sa littérature, préférant déambuler dans le manga aux côtés du regretté Jirô Taniguchi, de Yukito Kishiro ou de Naoki Urasawa. Pour cette première excursion en territoire Murakami, j'ai opté pour "Des hommes sans femmes", un recueil de nouvelles, format dont l'auteur est, paraît-il, coutumier. C'était à mon sens la meilleure manière de découvrir différentes facettes de sa plume et puis, je dois l'avouer, la couleur vive de la couverture a attiré mon attention sur la table des nouveautés que présentait ma médiathèque. Le titre du recueil, "Des hommes sans femmes", même s'il s'agit du nom de la dernière nouvelle, a une véritable signification et doit être vu comme une indication sur la configuration affective des protagonistes, mais également sur le lien qui existe entre les sept nouvelles. La plupart d'entre elles étant parures entre 2013 et 2014 dans des magazines japonais, leur présence ici tient de tout sauf du hasard. Si elles n'ont pas le même impact sur le lecteur, elles s'inscrivent dans une logique et forment un tout indissociable. À vrai... Depuis la parution du premier tome de "1Q84", j'avais envie de lire Haruki Murakami. Le Japon m'a toujours fasciné, mais pourtant, je me suis à ce jour très peu attardé sur sa littérature, préférant déambuler dans le manga aux côtés du regretté Jirô Taniguchi, de Yukito Kishiro ou de Naoki Urasawa. Pour cette première excursion en territoire Murakami, j'ai opté pour "Des hommes sans femmes", un recueil de nouvelles, format dont l'auteur est, paraît-il, coutumier. C'était à mon sens la meilleure manière de découvrir différentes facettes de sa plume et puis, je dois l'avouer, la couleur vive de la couverture a attiré mon attention sur la table des nouveautés que présentait ma médiathèque. Le titre du recueil, "Des hommes sans femmes", même s'il s'agit du nom de la dernière nouvelle, a une véritable signification et doit être vu comme une indication sur la configuration affective des protagonistes, mais également sur le lien qui existe entre les sept nouvelles. La plupart d'entre elles étant parures entre 2013 et 2014 dans des magazines japonais, leur présence ici tient de tout sauf du hasard. Si elles n'ont pas le même impact sur le lecteur, elles s'inscrivent dans une logique et forment un tout indissociable. À vrai dire, cette lecture me laisse un sentiment mitigé. "Drive my car" et "Yesterday", avec leurs titres empruntés aux Beatles, m'ont happé immédiatement. J'ai été séduit en quelques lignes par la plume de Murakami, la justesse de son écriture, la poésie qui se dégage de chaque tournure, cette apparente économie de mots sans oublier ce côté contemplatif typiquement japonais qui transparaît notamment dans le rapport à la nature. J'ai aimé également cette approche psychologique de l'amour, les schémas complexes dans lesquels les personnages s'engouffrent, révélant d'eux un trouble, un décalage sans entamer leur capital sympathie. Kafuku, qui se lie d'amitié avec l'amant de sa défunte femme pour essayer de mieux la comprendre dans "Drive my car" ou l'étrange Kitaru dans "Yesterday" sont des personnages marquants qui s'insinuent longtemps dans l'imaginaire du lecteur. Avec "Un organe indépendant", mon enthousiasme a commencé à s'émousser. L'histoire m'a semblé plus classique, parfaitement dans le thème suggéré par le titre du recueil, mais moins pertinente. Les déboires du docteur Tokai ne m'ont pas attiré outre mesure et, si la plume est toujours aussi belle, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs et que l'histoire ne méritait sans doute pas autant d'égards. Avec "Schererazade" et "Kino", mon intérêt a été légèrement rehaussé. "Scheherazade" s'inscrit plutôt dans la lignée de "Yesterday" dans le sens où l'essentiel de l'histoire met en scène des protagonistes plus jeunes. On retrouve également par le biais des lamproies, ces sortes d'anguilles à ventouse, ce rapport particulier qu'entretiennent les Japonais avec la nature, entre respect et fascination presque ésotérique, un côté "esprit de la nature" que l'on retrouve également dans "Kino". J'ai beaucoup aimé d'ailleurs cet aspect dans cette nouvelle, mais il est, à mon sens, trop survolé. Plus globalement, "Kino" me plaisait beaucoup au début, mais j'ai été déçu par son développement comme par son dénouement final. Restent "Samsa in love" et "Men without women". La première est sans doute la plus originale du lot avec une situation initiale qui flirte avec le fantastique puis qui bascule lentement vers une sorte de fable, de conte initiatique à l'étrangeté certaine. La nouvelle éponyme qui clôt ce recueil retrouve, quant à elle, l'esprit des deux premières de cordée, d'où mon avis mitigé sur cette première approche de l'œuvre de Murakami. "Des hommes sans femmes" ne m'a convaincu qu'à moitié, mais certaines nouvelles me font espérer une deuxième tentative plus heureuse, peut-être avec un roman. Après tout, un recueil s'apparente souvent à une jolie carte postale qui regroupe différents points d'intérêt à explorer. Expérience à renouveler donc.
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  • Par Belfond

    Lire Murakami en musique…

    Depuis le 2 mars, Des hommes sans femmes, le nouveau recueil de nouvelles d’Haruki Murakami, est disponible en librairie. À cette occasion, nous vous avons concocté une playlist haute en couleurs, qui reprend toutes les chansons citées dans le texte.

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