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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350872513
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 140 x 205 mm

J'ai rendez-vous avec toi

Date de parution : 20/03/2014

Mon père de l’Intérieur.

« Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles De Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m’a permis de réanimer...

« Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles De Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m’a permis de réanimer les papas des autres. Tu m’as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c’était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n’as pas dit mannequin, ça m’aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. » Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet donnant le ton de cette œuvre très personnelle qui mêle confidences intimes, humour et hommage. Près de quarante ans après la mort de son père, elle décide de rattraper le temps perdu et de partir à la recherche de l’homme qu’il était. Elle nous offre un livre touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s’aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l’auteur s’entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d’un héros.

Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général, deux heures après la capitulation, la veille de l’appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, il organise en 1945 le regroupement des prisonniers français libérés des camps allemands en Pologne. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes, Éducation nationale. Ministre de l’Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n’a que dix-sept ans.
 

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EAN : 9782350872513
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • YvonS Posté le 14 Juin 2020
    Chère Lorraine,  Chère Marie-Lorraine,  J'ai eu envie d'écrire cette chronique  (je n'oserai pas l'appeler critique) comme une lettre à une amie. Nous avons moins d'un an d'écart et j'ai eu l'impression de retrouver une amie d'enfance en vous lisant,  bien que nous n'ayons pas fréquenté les mêmes écoles loin s'en faut. 😉 oui, je dis: vous. Quand nous nous sommes rencontrés à la Journée du Livre d'Asnières, le tutoiement est venu tout seul. Je ne sais pas si je pourrai encore... 😊 je n'avais pas vraiment réalisé qui vous êtes.  Ce que fut votre enfance,  votre vie.  Pour moi, Christian Fouchet c'était le ministre de l'Éducation Nationale quand j'étais écolier, ce grand monsieur aux sourcils noirs vaguement effrayant  (pensez donc, un monsieur qui rencontrait "le Général" tous les jours), celui que mon grand-père admirait parce qu'il avait rejoint de Gaulle à Londres le premier. Mon grand-père qui avait fait 14-18 et le Chemin des Dames, et qui en 45 n'était pas à Moscou comme votre père mais à Vienne où il récupérait les machines spoliées de son entreprise.  On a oublié que Christian Fouchet fut le ministre de l'intérieur de mai 68, qu'il fut le délégué à l'indépendance de l'Algérie après les accords... Chère Lorraine,  Chère Marie-Lorraine,  J'ai eu envie d'écrire cette chronique  (je n'oserai pas l'appeler critique) comme une lettre à une amie. Nous avons moins d'un an d'écart et j'ai eu l'impression de retrouver une amie d'enfance en vous lisant,  bien que nous n'ayons pas fréquenté les mêmes écoles loin s'en faut. 😉 oui, je dis: vous. Quand nous nous sommes rencontrés à la Journée du Livre d'Asnières, le tutoiement est venu tout seul. Je ne sais pas si je pourrai encore... 😊 je n'avais pas vraiment réalisé qui vous êtes.  Ce que fut votre enfance,  votre vie.  Pour moi, Christian Fouchet c'était le ministre de l'Éducation Nationale quand j'étais écolier, ce grand monsieur aux sourcils noirs vaguement effrayant  (pensez donc, un monsieur qui rencontrait "le Général" tous les jours), celui que mon grand-père admirait parce qu'il avait rejoint de Gaulle à Londres le premier. Mon grand-père qui avait fait 14-18 et le Chemin des Dames, et qui en 45 n'était pas à Moscou comme votre père mais à Vienne où il récupérait les machines spoliées de son entreprise.  On a oublié que Christian Fouchet fut le ministre de l'intérieur de mai 68, qu'il fut le délégué à l'indépendance de l'Algérie après les accords d'Evian et qu'à ce titre sa vie fut menacée  (et celles des siens), on oublie, on simplifie, on caricature... j'ai retrouvé grâce à vous tous ces souvenirs communs. Mais faisons les choses comme il faut pour ceux/celles qui ne liraient pas cette lettre jusqu'au bout,  ce bouquin est passionnant !  Là.  C'est dit.N'y cherchez pas une biographie politique classique, des potins des coulisses de l'Elysée, des révélations fracassantes... c'est le récit ému d'une fille qui redécouvre son père et qui se raconte en nous le racontant.  Ce n'est jamais ennuyeux, j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises : la présentation au roi du Danemark,  le flic qui contrôle "Fernandel", la punition de 300 lignes..., j'ai été ému,  j'ai admiré, j'ai retrouvé ces moments vécus (presque) ensemble : le 20-21 juillet 1969 devant la télé au milieu de la nuit, mai 68 et les "vacances" puisque le collège était fermé,  le bac en 74... et puis Malraux et puis le Petit Prince et Karen Blixen.... Ce dialogue à une voix,  car ce n'est pas un monologue,  ce récit de l'intérieur brosse le portrait d'un homme extra-ordinaire  (la césure est volontaire) par sa probité,  sa rigueur et son humanité. Alors évidemment,  je suis allé sur le Web chercher photos et vidéos,  je voulais entendre sa voix... Et puis on s'indigne avec vous de ce prof de maths qui vous casse au bac  ( comment peut-on être prof et dire ça ), on aime avec vous Saint-Ex et Mozart,  Cécilia Bartoli et Jaroussky, James Thierrée et Yentl, les moelleux au chocolat et les soufflés au fromage !  Un certain virus nous a empêchés de nous retrouver à la librairie Gallimard, mais ce n'est que partie remise ! Merci encore pour ce morceau de vie et d'Histoire... A très bientôt Lorraine,  amicalement, YvonS
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  • pytesse Posté le 13 Octobre 2019
    j au beaucoup aimé ce rendez vous à 40 ans de distance... et cette necessité de clore chaque chapitre sur les musiques qui ont bercé l ecriture,quel bonheur...
  • Lyrondelle Posté le 26 Août 2019
    Mon préféré de tous ceux de Lorraine Fouchet parce qu'il parle de l'amour d'une fille pour son père sans mièvrerie, avec une profonde tendresse, parce qu'il me parle de la grande Histoire pas si lointaine que ça, et parce qu'à travers ce livre on comprends davantage encore les histoires que nous conte cette belle écrivaine.
  • ckdkrk169 Posté le 27 Juin 2019
    Tout juste sorti du salon du livre de Vannes, je croise le président du salon, Jean Teulé sous une pluie battante, « Bienvenue en Bretagne » lui criais-je … c’est vrai qu’on s’y croirait me lance t’il … Sous le bras,le livre de Lorraine fouchet « j’ai rendez vous avec toi ». Dédicac#279; comme il se doit avec un joli dessin : Un avion qui tombe ! Ha bon ?!! Et un: « je suis contente que vous le lisiez ! » Retour trempé à notre chambre d’hôtes, juste le temps d’enlever mes habits mouillés , j’ouvre ce récit d’un dialogue avec un père disparu l’année de ses 17 ans . Une heure a passé et en une heure j’ai rencontré Christian et Lorraine. Christian, je le connaissais un peu, avec De Gaulle à Londres mais qu’il a devancé de 24h , Lorraine pas du tout même si « des pages et des îles » m’en parle à tout bout de champs, ou plutôt à tout bout de Groix , ce bout d’île bretonne où elle écrit, mais je n’ai jamais lu aucun de ses romans. J’ai enfin rencontré Loraine des années plus tard qui raconte son père. Ce personnage politique, historique, ce papa,... Tout juste sorti du salon du livre de Vannes, je croise le président du salon, Jean Teulé sous une pluie battante, « Bienvenue en Bretagne » lui criais-je … c’est vrai qu’on s’y croirait me lance t’il … Sous le bras,le livre de Lorraine fouchet « j’ai rendez vous avec toi ». Dédicac#279; comme il se doit avec un joli dessin : Un avion qui tombe ! Ha bon ?!! Et un: « je suis contente que vous le lisiez ! » Retour trempé à notre chambre d’hôtes, juste le temps d’enlever mes habits mouillés , j’ouvre ce récit d’un dialogue avec un père disparu l’année de ses 17 ans . Une heure a passé et en une heure j’ai rencontré Christian et Lorraine. Christian, je le connaissais un peu, avec De Gaulle à Londres mais qu’il a devancé de 24h , Lorraine pas du tout même si « des pages et des îles » m’en parle à tout bout de champs, ou plutôt à tout bout de Groix , ce bout d’île bretonne où elle écrit, mais je n’ai jamais lu aucun de ses romans. J’ai enfin rencontré Loraine des années plus tard qui raconte son père. Ce personnage politique, historique, ce papa, ce héros, tous les papas sont des héros pour leurs enfants, mais celui là, l’a vraiment été, pour de vrai. Tout ça à cause d’une brocante, d’un livre bleu retrouvé . Et on croise Colette V., Saint Exupery , Malraux, Alexandra David Neil, De Gaulle, Leclerc, et cette ML qui essaie de comprendre qui elle est là-dedans. Tous les regrets qui ressortent, les moments, les oublis. C’est tendre et intime comme peuvent l’être les journaux qu’on lit en cachette.
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  • lessorcieres Posté le 21 Mai 2016
    À l’âge où l’on entre dans la vie d’adulte, où l’on se questionne sur les choix pour son avenir, la jeune Lorraine perd son père qui décède d’une crise cardiaque à l’âge de 63 ans. Quarante ans plus tard , devenue médecin puis romancière Lorraine Fouchet décide d’ouvrir la boîte de Pandore, les boîtes devrais-je dire car c’est dans les nombreux carnets qu’a écrit son père que Lorraine Fouchet part à la rencontre de Christian : l’homme politique, l’ami des plus grand, le père un peu absent. Christian Fouchet est décédé dix ans avant ma naissance et à ma grande honte je n’en avais jamais entendu parler où alors je n’en avais gardé aucune trace dans ma mémoire. Par contre sa fille oui ! Je suis tombée amoureuse de sa plume avec « La mélodie des jours » puis « Couleur champagne ». Chose amusante lorsque j’ai évoqué cette lecture avec mon père il se souvenait très bien du ministre Fouchet, par contre il ne connaissait pas sa fille. La différence des générations ^^ J’ai donc découvert cet homme à travers les mots de l’auteure et je dois dire que je regrette de ne pas en avoir entendue parler avant. En reprenant... À l’âge où l’on entre dans la vie d’adulte, où l’on se questionne sur les choix pour son avenir, la jeune Lorraine perd son père qui décède d’une crise cardiaque à l’âge de 63 ans. Quarante ans plus tard , devenue médecin puis romancière Lorraine Fouchet décide d’ouvrir la boîte de Pandore, les boîtes devrais-je dire car c’est dans les nombreux carnets qu’a écrit son père que Lorraine Fouchet part à la rencontre de Christian : l’homme politique, l’ami des plus grand, le père un peu absent. Christian Fouchet est décédé dix ans avant ma naissance et à ma grande honte je n’en avais jamais entendu parler où alors je n’en avais gardé aucune trace dans ma mémoire. Par contre sa fille oui ! Je suis tombée amoureuse de sa plume avec « La mélodie des jours » puis « Couleur champagne ». Chose amusante lorsque j’ai évoqué cette lecture avec mon père il se souvenait très bien du ministre Fouchet, par contre il ne connaissait pas sa fille. La différence des générations ^^ J’ai donc découvert cet homme à travers les mots de l’auteure et je dois dire que je regrette de ne pas en avoir entendue parler avant. En reprenant ses carnets c’est un acte assez courageux que Lorraine à fait. En effet c’est confronter le point de vue de son père à ses souvenirs à elle. Elle aurait pu découvrir des choses douloureuses. Ça n’a pas du être facile de se confronter au fantôme du passé comme ça n’a pas du être facile de grandir dans l’ombre de ce grand homme. S’attaquer à un livre sur un homme tel que lui n’est pas une mince affaire. S’attaquer à un livre sur son père n’est pas non plus une sinécure ; on peut vite tomber dans le pathos. Ce n’est pas le cas ici. Je trouve l’auteure assez pudique, racontant des tranches de vie, des anecdotes. Elle est touchante dans les paroles qu’elle écrit à son père. On en apprend aussi un peu plus sur elle, sur ces choix. Elle décrits des actions de son père dans l’après guerre et je pense à mon père qui a grandi durant cette période ( il est née en 44) , elle parle de mai 68 et je me rappelle mes conversations avec mon père sur comment il a vécu cette époque, elle raconte ce que sont devenus les frères et sœurs de Christian et cela m’évoque Bernard et Bernadette, mes oncle et tante que je n’ai jamais connu mais dont mon père parle avec tant d’amour, mais aussi Paul , Thérèse, Lucie et Elisabeth, le reste de la fratrie, car chez nous aussi il y a du monde. Cette lecture, tout en m’apprenant des choses sur l’histoire politique du XXème (bien que ce ne soit pas le but de cet ouvrage), m’a aussi fait réfléchir à ma relation avec mon père. Les choses non dîtes, les dialogues ratés. J’ai pris du temps pour discuter de ce livre avec mon père. Nous parlons peu politique ensemble. Si ce livre a permit à Lorraine de se rapprocher de son père cela m’a permis de dialoguer avec le mien. C’est une jolie réussite Mlle Fouchet ! (Petit plus comme souvent chez Lorraine Fouchet, le texte est émaillé de titre de chanson. Dans La mélodie des jours j’ava0is découvert le merveilleux Ave Maria de Caccini interprété par Sumi jo, ici je découvre dans un autre registre Ton héritage de Benjamin Biolay.)
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