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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350872407
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 556
Format : 140 x 205 mm

Le Bois du rossignol

Philippe Giraudon (Traducteur)
Date de parution : 07/11/2013

Jane Austen revisitée

Mariée très jeune, Viola Wither se retrouve veuve à vingt et un ans et contrainte de quitter Londres pour emménager avec sa belle-famille pingre et austère, dans leur demeure de l’Essex. Elle y côtoie sa belle-sœur Tina et, de l’autre côté de la vallée, Victor Spring, son amour secret de...

Mariée très jeune, Viola Wither se retrouve veuve à vingt et un ans et contrainte de quitter Londres pour emménager avec sa belle-famille pingre et austère, dans leur demeure de l’Essex. Elle y côtoie sa belle-sœur Tina et, de l’autre côté de la vallée, Victor Spring, son amour secret de jeunesse. Obligée de s’adapter à un environnement guindé et snob, Viola voit ses rêves romantiques et son caractère enjoué bridés par une vie d’ennui et un entourage lugubre. Pourtant, au mépris des convenances, les deux jeunes femmes transgressent les codes : Viola flirte avec Victor quand celui-ci est sur le point de se marier et pire, Tina nourrit une passion violente pour le chauffeur. Une galerie de personnages secondaires, tous aussi délectables les uns que les autres – Saxon, le chauffeur ambitieux, Phyllis, la fiancée égocentrique de Victor, Madge, la vieille-fille de la famille, ou encore l’ermite du village –, achève d’agrémenter cette délicieuse lecture.

Conte de fée moderne, Le Bois du rossignol remet le genre au goût du jour en le pimentant de satire sociale. Le premier regard échangé, la scène de bal, le baiser, les rencontres secrètes, rien ne manque…

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EAN : 9782350872407
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 556
Format : 140 x 205 mm
Héloïse d'Ormesson

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vero35 Posté le 22 Avril 2018
    " La bucolique campagne anglaise, les bals grandioses, les passions déraisonnables, la cruauté des rapports sociaux..." dit la 4° de couverture. Le tout compose un livre touffu, où quantité de personnages de conditions différentes se croisent au gré des garden-parties, des balades dans les bois, des virées shopping, tous dépeints avec une ironie bienveillante par l'auteur, attentive aux atermoiements des coeurs, quel que soit l'objet de la passion : le beau et jeune chauffeur de la maisonnée, un chien, l'argent....L'écriture est précise, malicieuse, truffée d'expressions un peu désuètes , la traduction est très réussie. Un moment de lecture très agréable. Décidément, la catalogue des éditions Eloïse d'Ormesson est bien intéressant.
  • AliceFee Posté le 18 Octobre 2017
    Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Bois du Rossignol? "J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un swap qui avait pour thème "les villages et la campagne anglaise"." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Laissée sans un sou à la mort de son mari, la jeune et pétillante Viola est obligée d'aller vivre dans sa monotone belle-famille. De retour dans ce village anglais où il ne se passe jamais rien, elle s'attend à y mourir d'ennui jusqu'à ce qu'elle croise la route du jeune et riche Victor..." Mais que s'est-il exactement passé entre vous? "Si on en croit la quatrième de couverture, Viola serait l'héroïne de ce roman. Heureusement, ce n'est pas tout à fait le cas. Heureusement, parce qu'elle est assez creuse et qu'on ne croit pas du tout à son histoire avec Victor qui manque vraiment de profondeur. Tina en revanche, sa belle-soeur, ou encore Hetty, la cousine de Victor, sont bien plus intéressantes. Mais c'est en fait la palette complète des personnages de cette histoire, la peinture sociale d'un lieu et d'une époque qui importent vraiment. C'est délicat, charmant, parfois loufoque et plein de langueur. Certaines histoires sont... Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Bois du Rossignol? "J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un swap qui avait pour thème "les villages et la campagne anglaise"." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Laissée sans un sou à la mort de son mari, la jeune et pétillante Viola est obligée d'aller vivre dans sa monotone belle-famille. De retour dans ce village anglais où il ne se passe jamais rien, elle s'attend à y mourir d'ennui jusqu'à ce qu'elle croise la route du jeune et riche Victor..." Mais que s'est-il exactement passé entre vous? "Si on en croit la quatrième de couverture, Viola serait l'héroïne de ce roman. Heureusement, ce n'est pas tout à fait le cas. Heureusement, parce qu'elle est assez creuse et qu'on ne croit pas du tout à son histoire avec Victor qui manque vraiment de profondeur. Tina en revanche, sa belle-soeur, ou encore Hetty, la cousine de Victor, sont bien plus intéressantes. Mais c'est en fait la palette complète des personnages de cette histoire, la peinture sociale d'un lieu et d'une époque qui importent vraiment. C'est délicat, charmant, parfois loufoque et plein de langueur. Certaines histoires sont un peu fleur bleue, d'autres plutôt invraisemblables mais c'est agréable à lire. Comme une sieste à l'ombre d'un grand arbre dans la chaleur de l'été." Et comment cela s'est-il fini? "J'ai bien aimé la fin bien qu'elle soit honnêtement trop optimiste pour y croire mais comme je ne lis pas des romans pour pleurer, cela me convient parfaitement!"
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  • iris29 Posté le 13 Août 2017
    Amatrices de Jane Austen , réjouissez-vous, ce roman possède la même atmosphère, le même décor de campagne anglaise, les mêmes riches oisifs qui évoluent de garden-parties, en thés, et autres festivités, les mêmes jeunes filles qui vivent sous la coupe d'un homme en attendant le mariage comme planche de salut . La seule chose de différente , c'est l'époque : nous ne sommes plus sous le règne de la Reine Victoria mais dans les années 1936-37, et donc la société a (un peu !) évolué... Après un an à peine de mariage , la jeune Viola Wither se retrouve veuve à 21 ans et contrainte financièrement de quitter Londres et de retourner vivre à la campagne chez ses beaux-parents. Là-bas toute la maison vit au rythme des humeurs de monsieur Wither qui fluctuent en fonction de la bourse . Ce brave homme, oisif, ne pense qu'à l'argent . La mort du fils leur a fait autant de peine qu'un pet de lapin ! Sa femme déploie des trésors de patience et "marche sur des oeufs " , quand à leurs (vieilles ) filles , Madge (40 ans ) et Tina (35ans), , elles vivent au jour le jour en attendant qu'il... Amatrices de Jane Austen , réjouissez-vous, ce roman possède la même atmosphère, le même décor de campagne anglaise, les mêmes riches oisifs qui évoluent de garden-parties, en thés, et autres festivités, les mêmes jeunes filles qui vivent sous la coupe d'un homme en attendant le mariage comme planche de salut . La seule chose de différente , c'est l'époque : nous ne sommes plus sous le règne de la Reine Victoria mais dans les années 1936-37, et donc la société a (un peu !) évolué... Après un an à peine de mariage , la jeune Viola Wither se retrouve veuve à 21 ans et contrainte financièrement de quitter Londres et de retourner vivre à la campagne chez ses beaux-parents. Là-bas toute la maison vit au rythme des humeurs de monsieur Wither qui fluctuent en fonction de la bourse . Ce brave homme, oisif, ne pense qu'à l'argent . La mort du fils leur a fait autant de peine qu'un pet de lapin ! Sa femme déploie des trésors de patience et "marche sur des oeufs " , quand à leurs (vieilles ) filles , Madge (40 ans ) et Tina (35ans), , elles vivent au jour le jour en attendant qu'il se passe (enfin ! ) quelque chose ... Rien ne pourrait faire plus plaisir à Madge que d'avoir un chien , et Tina a un gros béguin pour le sublime chauffeur ... Mais une mésalliance est impensable ! le frère avait déjà à moitié déshonoré la famille en épousant Viola, simple vendeuse ... L'arrivée de cette toute jeune fille va légèrement bousculer la torpeur de cette maison ennuyeuse , voisine de celle des Spring , dont la vie n'est qu'un tourbillon de festivités . Campagne anglaise endormie, position de la femme inféodée à un mari (père ou beau-père), esprit malicieux et taquin , Stella Gibbons marche sur les pas de Jane Austen avec délectation . Dans ce roman sorti en 1938, on sent les frontières entre les différentes classes sociales devenir de plus en plus poreuses , les jeunes filles s'émanciper . Les socialistes pointent le bout de leur nez et la future guerre ne fait qu'un tout petit paragraphe, cette histoire est comme un polaroïd de l'époque... un joli polaroïd ! Mais quelle bonne idée ont eu les éditions Héloïse d'Ormesson de ressortir ce roman délicieux !
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  • adtraviata Posté le 13 Juin 2017
    Comme le dit le commentaire de la quatrième de couverture, oui, nous pouvons penser à Jane Austen en lisant ce roman mais on peut aussi penser (un tant soit peu) à Downton Abbey : nous sommes à Sible Pelden, un petit village de l’Essex, et la jeune Viola, sans aucune ressource après le décès de son père et de son mari, vient se réfugier chez ses beaux-parents, Mr et Mrs Wither. Ils vivent aux Aigles avec leurs filles, Madge et Tina, deux vieilles filles qui subissent le mode de vie terne et radin de leur père. De l’autre côté du bois vivent les Spring, la mère, le fils, sa cousine orpheline et son amie d’enfance que tout le pousse à épouser. Ils sont riches, entreprenants, ils vivent dans le luxe et les plaisirs (le travail aussi pour Victor), sauf pour la cousine, intellectuelle incomprise qui n’attend que sa majorité pour décamper. Entre les deux, il y a les domestiques, notamment Saxon, le chauffeur de Mr Wither (quand je vous disais qu’il y avait un peu de Downton Abbey). Différences de classes sociales, rêves et désillusions, transgressions, veuves joyeuses (ou pas), couples rassis, ragots de village, tout y est, y... Comme le dit le commentaire de la quatrième de couverture, oui, nous pouvons penser à Jane Austen en lisant ce roman mais on peut aussi penser (un tant soit peu) à Downton Abbey : nous sommes à Sible Pelden, un petit village de l’Essex, et la jeune Viola, sans aucune ressource après le décès de son père et de son mari, vient se réfugier chez ses beaux-parents, Mr et Mrs Wither. Ils vivent aux Aigles avec leurs filles, Madge et Tina, deux vieilles filles qui subissent le mode de vie terne et radin de leur père. De l’autre côté du bois vivent les Spring, la mère, le fils, sa cousine orpheline et son amie d’enfance que tout le pousse à épouser. Ils sont riches, entreprenants, ils vivent dans le luxe et les plaisirs (le travail aussi pour Victor), sauf pour la cousine, intellectuelle incomprise qui n’attend que sa majorité pour décamper. Entre les deux, il y a les domestiques, notamment Saxon, le chauffeur de Mr Wither (quand je vous disais qu’il y avait un peu de Downton Abbey). Différences de classes sociales, rêves et désillusions, transgressions, veuves joyeuses (ou pas), couples rassis, ragots de village, tout y est, y compris le final conte de fées pour un des couples. Ce roman parle des femmes et de l’amour, de toutes les aspirations en ce domaine au cours des années 30 (le roman a été publié en 1938) : vendeuses, midinettes, intellectuelles en mal de reconnaissance, servantes, ladies campagnardes, fortunées étourdies de plaisirs frivoles, Stella Gibbons nous en présente une belle brochette, non sans une pointe de causticité parfois. Amour amitié, amour coup de foudre, amour envers un animal de compagnie, amour languissant, amour constant, là aussi la palette est variée. Les hommes doivent soutenir ces dames, leur apporter le confort matériel, la sécurité, les plaisirs qu’elles attendent de la vie, tout en les laissant combler des aspirations qui ne portent pas encore le nom de féminisme, loin de là. Finalement, femmes et amour se conjuguent avec argent, et je me demande si la romancière n’a pas voulu créer un livre autour de ce moteur fondamental des relations sociales. Stella Gibbons peint ces différents tableaux dans un récit construit, où les détails apparemment sans importance auront des conséquences, prévisibles ou inattendues. Elle émaille son texte de réflexions sur la vanité de certains comportements frivoles, alors que l’époque des années 30 est troublée, mais il n’y a aucune allusion vraiment historique. Je découvrais l’auteur avec ce titre. En fait, la lecture n’a pas été désagréable, je suis allée au bout des 500 pages sans déplaisir (malgré quelques longueurs) mais… il m’a manqué un petit quelque chose, je ne sais trop quoi, pour être vraiment emportée. Ca ne m’empêchera pas de tenter un autre titre comme Westwood ou Le Célibataire.
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  • ClaireG Posté le 21 Mai 2016
    Terriblement surannées mais superbement mises en scène les moeurs de cette bonne société anglaise qui reste figée autour de conventions sociales d'un autre âge. Une petite ville du comté d'Essex au nord-est de Londres. Fin des années 1930. Deux familles riches, les Wither et les Spring, se partagent la causticité de l'auteure. Les Wither rechignent sur tout le monde et craignent le qu'en-dira-t-on : le père est un affreux grigou, qui ne pense qu'à l'argent et à ce qu'il doit rapporter, la mère respire l'air de son Harpagon de mari car « il y avait tant de choses qu'on ne devait pas dire – presque tout en fait », deux filles oisives, Tina et Madge, aux pensées inutiles, une bru, Viola, jolie mais pas très futée, soudainement veuve, qui vient se réfugier sous leur toit. Les Spring : une mère corsetée jusqu'au menton qui n'aime rien tant que dépenser son argent dans les boutiques de Londres, organiser des garden-parties somptueuses et déifier son fils, le très beau Victor, homme d'affaire avisé un peu benêt en privé, dont toutes les femmes sont folles, et qui est sur le point de se marier avec une amie d'enfance, Phyllis, la harpie, sans aucune conviction. Une nièce... Terriblement surannées mais superbement mises en scène les moeurs de cette bonne société anglaise qui reste figée autour de conventions sociales d'un autre âge. Une petite ville du comté d'Essex au nord-est de Londres. Fin des années 1930. Deux familles riches, les Wither et les Spring, se partagent la causticité de l'auteure. Les Wither rechignent sur tout le monde et craignent le qu'en-dira-t-on : le père est un affreux grigou, qui ne pense qu'à l'argent et à ce qu'il doit rapporter, la mère respire l'air de son Harpagon de mari car « il y avait tant de choses qu'on ne devait pas dire – presque tout en fait », deux filles oisives, Tina et Madge, aux pensées inutiles, une bru, Viola, jolie mais pas très futée, soudainement veuve, qui vient se réfugier sous leur toit. Les Spring : une mère corsetée jusqu'au menton qui n'aime rien tant que dépenser son argent dans les boutiques de Londres, organiser des garden-parties somptueuses et déifier son fils, le très beau Victor, homme d'affaire avisé un peu benêt en privé, dont toutes les femmes sont folles, et qui est sur le point de se marier avec une amie d'enfance, Phyllis, la harpie, sans aucune conviction. Une nièce orpheline, Hetty, qui ne vit que par et pour les livres mais qui doit suivre le tempo de la maison. L'ignorance des filles est soigneusement entretenue, il est mal vu qu'elles s'instruisent. Toutes attendent que quelque chose arrive mais quoi ? Pour Tina, ce sera un mariage d'amour avec le chauffeur. Pour Madge, ce sera un petit chien. Pour Viola, la passion éphémère pour Victor qui la consume. Imaginez la honte absolue du père qui a déjà vu son fils épouser une vendeuse, sa fille son chauffeur, et qui va devoir recevoir la belle-mère, une laveuse braillarde ! Pour Hetty, c'est l'attente de ses vingt-et-un ans et l'espoir d'aller vivre et étudier à Londres, y rencontrer des artistes et des intellectuels. Quelques bouleversements seront nécessaires pour faire évoluer l'ensemble et c'est ce que réussit pleinement Stella Gibbons en faisant alterner raison et sentiments, dont le meilleur exemple est Tina qui « n'ayant ni religion ni mari ni enfants, devait se raccrocher à quelque chose, et elle essayait de se raccrocher à la psychologie pour lutter contre la rêverie ». Malgré les apparences, il n'y a aucune mièvrerie dans cette étude de moeurs sucrée et poivrée, l'auteure ayant veillé à reproduire les us et coutumes de son temps de manière aussi réaliste que possible. Stella Gibbons est anglaise, normal que sa plume humoristique suive la même voie. La flagornerie n'est jamais loin ni les commentaires sanglants à propos d'une garden-party ratée ou de la radinerie de M. Wither. le comique de situation tient souvent du vaudeville, vu de nos jours, mais on sent néanmoins la volonté des jeunes femmes de sortir de leur désoeuvrement et du rôle de potiche qui leur est encore dévolu, même si elles ont obtenu le droit de vote en 1928. En 2013, les Editions Héloïse d'Ormesson ont eu la bonne idée d'exhumer et de traduire cette oeuvre pleine de charme désuet limité à ce petit coin de la campagne anglaise. C'est reposant, frivole et aussi harmonieux que le chant du rossignol.
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