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Le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît

Belfond
EAN : 9782714478382
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 138 x 168 mm
Le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît

Hélène MORITA (Traducteur), Tomoko OONO (Avec la collaboration de)
Date de parution : 11/10/2018
Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié.
Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada.
Un jour, le narrateur reçoit une proposition...
Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada.
Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation.
Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ?
Premier livre d’une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.
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EAN : 9782714478382
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 138 x 168 mm
Belfond

Ils en parlent

"Haruki Murakami livre un magistral roman sur les fondements de la création, aussi insaisissable que trépidant. [...] l'une des oeuvres les plus passionnantes de l'écrivain japonais, capable une fois encore de se réinventer".
Baptiste Liger / LiRE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • VALENTYNE Posté le 8 Novembre 2019
    Un livre dévoré en trois jours (trajet de tgv inclus) Jour de lecture 1 Le narrateur est un peintre reconnu (un portraitiste) ; il n'est pas très célèbre mais vit bien de son art. Sa femme lui avoue un jour qu'elle souhaite divorcer (elle a un amant) Il part du domicile le jour même et roule une nuit entière vers la mer du nord. J'aime beaucoup l'ambiance un peu mystérieuse mais pas trop, il erre pendant des semaines sur Hokkaidô, puis accepte la proposition d'un ami de garder la maison de son père, atteint d'Alzheimer. Et puis au détour d'une phrase banale, on apprend une chose importante de son passé ou celui de son épouse Yuzu. Jour 2 L'action se met en place tout doucement (c'est pour cela que j'aime Murakami) On y fait la rencontre d'un mystérieux tableau (le tableau s'appelle "le meurtre du commandeur" et il était caché dans le grenier de la maison où le narrateur vit) , d'un mystérieux voisin (Menshiki). Il y a aussi une ambiance fantastique (Murakami a-t-il lu le Horla de Maupassant) ? Le narrateur a-t-il des hallucinations auditives (puis visuelles) ? Est-il un meurtrier qui aurait refoulé son crime ? Le lecteur assiste à de mystérieuses fouilles dans le jardin, et se sent... Un livre dévoré en trois jours (trajet de tgv inclus) Jour de lecture 1 Le narrateur est un peintre reconnu (un portraitiste) ; il n'est pas très célèbre mais vit bien de son art. Sa femme lui avoue un jour qu'elle souhaite divorcer (elle a un amant) Il part du domicile le jour même et roule une nuit entière vers la mer du nord. J'aime beaucoup l'ambiance un peu mystérieuse mais pas trop, il erre pendant des semaines sur Hokkaidô, puis accepte la proposition d'un ami de garder la maison de son père, atteint d'Alzheimer. Et puis au détour d'une phrase banale, on apprend une chose importante de son passé ou celui de son épouse Yuzu. Jour 2 L'action se met en place tout doucement (c'est pour cela que j'aime Murakami) On y fait la rencontre d'un mystérieux tableau (le tableau s'appelle "le meurtre du commandeur" et il était caché dans le grenier de la maison où le narrateur vit) , d'un mystérieux voisin (Menshiki). Il y a aussi une ambiance fantastique (Murakami a-t-il lu le Horla de Maupassant) ? Le narrateur a-t-il des hallucinations auditives (puis visuelles) ? Est-il un meurtrier qui aurait refoulé son crime ? Le lecteur assiste à de mystérieuses fouilles dans le jardin, et se sent tour à tour claustrophobe, peintre, Mozart.... Bref, j'adore l'ambiance, je n'y vois goutte et me demande où l'auteur veut nous emmener ... mais je suis montée dans la toyota poussiéreuse du narrateur, puis la Subaru blanche, la jag de Menshiki itou... Jour 3 Le mystérieux voisin se fait moins mystérieux : le narrateur réalise son portrait et on assiste à leurs échanges sur l'art (peinture, musique) et la création en général.. Il apparaît un nouveau personnage : la mystérieuse Idée (celle du sous titre ; Idée avec une majuscule s'il vous plait)..Ces passages sont à la fois réalistes, fantastiques et plein d'humour... Le narrateur finit le tableau de Menshiki et en attaque deux nouveaux, celui du mystérieux homme à la Subaru et celui de Marié, une jeune voisine qui est son élève dans son cours de peinture. 22h11 : entrée en gare du TGV Je vous laisse : il faut que j'aille de toute urgence me procurer le tome 2. (il y a des librairies ouvertes à cette heure là à Gare de Lyon ?)
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  • fran6h Posté le 4 Novembre 2019
    D'où vient l'inspiration ? Des éléments du quotidien ? Une séparation amoureuse, des rencontres fortuites pendant un voyage, la perception d'un tintement dans le jardin la nuit ? D'où vient la création artistique et comment savoir que l’œuvre est là, achevée, qu'elle ne suppose plus aucune retouche, aucun ajout ? Le peintre, apparemment talentueux, s'est spécialisé dans le portrait sur commande, activité à la fois technique et lucrative. Et pourtant, suite à la séparation d'avec sa femme, il se retrouve seul dans la maison isolée d'un peintre nihonga célèbre. La découverte d'un tableau dissimulé dans le grenier va le conduire à questionner ses certitudes. "Le Meurtre du Commandeur", librement inspirée de Don Giovanni. Avec un rythme lent, mêlant les vicissitudes matérielles du quotidien et les aléas irrationnels des rêves et des perceptions, l'auteur, avec poésie et humour, nous transporte dans l'âme de l'artiste. De ses questionnements, de ses rencontres, va naître l'Idée ... Comme une apparition... Le livre 1 ne se termine pas, les intrigues restent pendantes. La lecture de la suite est indispensable pour démêler les fils de la trame sous-jacente qui nous conduit à Vienne au moment de l'Anschluss et à la découverte de quelques personnages qui en savent apparemment plus... D'où vient l'inspiration ? Des éléments du quotidien ? Une séparation amoureuse, des rencontres fortuites pendant un voyage, la perception d'un tintement dans le jardin la nuit ? D'où vient la création artistique et comment savoir que l’œuvre est là, achevée, qu'elle ne suppose plus aucune retouche, aucun ajout ? Le peintre, apparemment talentueux, s'est spécialisé dans le portrait sur commande, activité à la fois technique et lucrative. Et pourtant, suite à la séparation d'avec sa femme, il se retrouve seul dans la maison isolée d'un peintre nihonga célèbre. La découverte d'un tableau dissimulé dans le grenier va le conduire à questionner ses certitudes. "Le Meurtre du Commandeur", librement inspirée de Don Giovanni. Avec un rythme lent, mêlant les vicissitudes matérielles du quotidien et les aléas irrationnels des rêves et des perceptions, l'auteur, avec poésie et humour, nous transporte dans l'âme de l'artiste. De ses questionnements, de ses rencontres, va naître l'Idée ... Comme une apparition... Le livre 1 ne se termine pas, les intrigues restent pendantes. La lecture de la suite est indispensable pour démêler les fils de la trame sous-jacente qui nous conduit à Vienne au moment de l'Anschluss et à la découverte de quelques personnages qui en savent apparemment plus que ce qu'ils veulent bien dire. A suivre donc.
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  • Anaid07 Posté le 4 Novembre 2019
    Quelle expérience, une fois de plus ! J'ai pris énormément de plaisir à lire cet ouvrage si spécial !! Quel univers ! Quelle complexité ! Je pense que je suis partie avec un lourd handicap : mon esprit occidental. Mais j'ai résisté, fait l'effort de comprendre, ou simplement de rêver. Que de beauc personnages ! Que d'énigmes, que de "rien" que d'élégance, de mystère, de mystique ! C'est culturel et culturel. C'est aussi un magnifique exercice de description de la création artistique, de la résilience par laquelle il faut passer pour atteindre LA création ultime, celle après laquelle tout peut sembler vain, même la vie ! Esthétique aussi, à l'extrême ! Le commandeur est si attachant avec sa manière particulière de parler , Réel ? Subconscient du narrateur ? J'aurai voulu aller dans ce trou, symbole de la matrice créatrice, à mes yeux.m Des pistes sont sont mises à notre disposition, à nous de saisir ces fils. Jamais l'auteur ne fait de nous des marionnettes au bout de ces fils, c'est à nous de trames, tisser, imaginer. L'inquiétant voisin est si étrange ! J'ai longtemps cru que quelque chose de fâcheux allait venir de lui, mais trop simple apparemment ! Bien des questions restent en... Quelle expérience, une fois de plus ! J'ai pris énormément de plaisir à lire cet ouvrage si spécial !! Quel univers ! Quelle complexité ! Je pense que je suis partie avec un lourd handicap : mon esprit occidental. Mais j'ai résisté, fait l'effort de comprendre, ou simplement de rêver. Que de beauc personnages ! Que d'énigmes, que de "rien" que d'élégance, de mystère, de mystique ! C'est culturel et culturel. C'est aussi un magnifique exercice de description de la création artistique, de la résilience par laquelle il faut passer pour atteindre LA création ultime, celle après laquelle tout peut sembler vain, même la vie ! Esthétique aussi, à l'extrême ! Le commandeur est si attachant avec sa manière particulière de parler , Réel ? Subconscient du narrateur ? J'aurai voulu aller dans ce trou, symbole de la matrice créatrice, à mes yeux.m Des pistes sont sont mises à notre disposition, à nous de saisir ces fils. Jamais l'auteur ne fait de nous des marionnettes au bout de ces fils, c'est à nous de trames, tisser, imaginer. L'inquiétant voisin est si étrange ! J'ai longtemps cru que quelque chose de fâcheux allait venir de lui, mais trop simple apparemment ! Bien des questions restent en suspens pour moi mais pourquoi tout expliquer après tout ? Le merveilleux ne s'explique pas, il se vit et là il se lit !!!!!
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  • princSedith Posté le 3 Novembre 2019
    Murakami ne baissera jamais dans mon estime, j'en suis convaincue. Dès les premières lignes du Meurtre du Commandeur, je me délecte de la noblesse de son écriture. Il règne dans sa prose une pureté, une poésie mais, surtout, une élégance dont seul Murakami a le secret. A l'instar d'1Q84, nous sommes aussitôt envoûtés par une intrigue dont on ne sait plus vraiment si elle est policière, philosophique, ou fantastique. Fidèle à lui-même, il égrène lentement, paisiblement, des non-événements. J'aime la beauté de la lenteur littéraire. Cette sensation de se laisser-vivre, de se laisser-lire.... Le décor est planté, le quotidien banal et morose est chamboulé par des événements mystérieux mais qui ne surgissent pas tels des "événements wouaou"! Et j'aime cela aussi... Nous ne sommes pas dans l'enfilade de rebondissements. L'on se laisse toujours porter par une atmosphère fluide. Plus l'on avance dans l'intrigue, plus le fantastique imprègne le récit et donne sens aux événements, le mystère ne fait que grandir et nous sommes hypnotisés, saisis par l’entremêlement du réel et de l’irréel. Les références culturelles sont également une marque de fabrique dans l'écriture de Murakami ; elles sont toujours riches, raffinées et font partie intégrante du récit. Dans Le Meurtre du Commandeur... Murakami ne baissera jamais dans mon estime, j'en suis convaincue. Dès les premières lignes du Meurtre du Commandeur, je me délecte de la noblesse de son écriture. Il règne dans sa prose une pureté, une poésie mais, surtout, une élégance dont seul Murakami a le secret. A l'instar d'1Q84, nous sommes aussitôt envoûtés par une intrigue dont on ne sait plus vraiment si elle est policière, philosophique, ou fantastique. Fidèle à lui-même, il égrène lentement, paisiblement, des non-événements. J'aime la beauté de la lenteur littéraire. Cette sensation de se laisser-vivre, de se laisser-lire.... Le décor est planté, le quotidien banal et morose est chamboulé par des événements mystérieux mais qui ne surgissent pas tels des "événements wouaou"! Et j'aime cela aussi... Nous ne sommes pas dans l'enfilade de rebondissements. L'on se laisse toujours porter par une atmosphère fluide. Plus l'on avance dans l'intrigue, plus le fantastique imprègne le récit et donne sens aux événements, le mystère ne fait que grandir et nous sommes hypnotisés, saisis par l’entremêlement du réel et de l’irréel. Les références culturelles sont également une marque de fabrique dans l'écriture de Murakami ; elles sont toujours riches, raffinées et font partie intégrante du récit. Dans Le Meurtre du Commandeur : le mythe de Dom Juan, Alice au pays des merveilles, Gatsy le magnifique ( en la personne du mystérieux voisin Menshiki, richissime qui sert de détonateur à l'histoire ) , l'Anchsluss de 1938... Cela n'est pas anodin, convenons-en. Les descriptions sont somptueuses. Je pense surtout aux moments où le narrateur peint. Ces scènes sont splendides. L'on pourrait presque ressentir les aplats, l'odeur de l'acrylique, on vit la passion, le coeur qui s'emballe, la fièvre qui s'empare de lui. En définitive, même si je tente maladroitement d'exprimer les raisons de mon attachement pour Murakami, cette plongée inévitable dans son atmosphère, il m'est difficile de saisir ce qui me plaît tant chez Murakami, c'est subtil, dans l'atmosphère du livre, dans l'écriture, dans les réflexions des personnages... Je me laisse porter par cet univers singulier, cette étrange beauté, sans me poser de question... je lâche prise dès les premiers mots! Je n'ai donc pas vraiment les mots...
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  • VeryImportantBook Posté le 29 Octobre 2019
    Je me souviens encore quand j’ai tourné la page de mon premier livre de Haruki Murakami. Ma soeur m’avait prêté une version poche écornée de 1Q84. La couverture dans des tons criards n’était pas vraiment engageante. Comme je suis contente aujourd’hui de ne pas avoir fait la fine bouche et d’avoir découvert l’univers de cet auteur fantastique. Disons le franchement, un de mes auteurs préférés aujourd’hui. Haruki Murakami c’est un mélange de subtilité, de fantastique mêlé au quotidien. Avec lenteur et fermeté, il plonge les lecteurs dans un monde où réalité et illusion se mélangent. Attention, si vous cherchez du blockbuster avec action et fantômes à tuer, passez votre chemin. L’ambiance et le style de Murakami sont très durs à décrire, il n’y a rien de mieux que les lire pour les découvrir. Une odyssée initiatique étrange, inquiétante et envoûtante C’est ainsi qu’est décrit le meurtre du commandeur – livre 1, en quatrième de couverture. Mon avis: ça colle à beaucoup des livres de Haruki Murakami. C’est pour ça que ses livres sont géniaux. Dans celui- ci , vous allez retrouver tout ce qui fait le charme de Murakami: la présence forte de la culture japonaise, des personnages d’une banalité déconcertante qui deviennent captivants, du... Je me souviens encore quand j’ai tourné la page de mon premier livre de Haruki Murakami. Ma soeur m’avait prêté une version poche écornée de 1Q84. La couverture dans des tons criards n’était pas vraiment engageante. Comme je suis contente aujourd’hui de ne pas avoir fait la fine bouche et d’avoir découvert l’univers de cet auteur fantastique. Disons le franchement, un de mes auteurs préférés aujourd’hui. Haruki Murakami c’est un mélange de subtilité, de fantastique mêlé au quotidien. Avec lenteur et fermeté, il plonge les lecteurs dans un monde où réalité et illusion se mélangent. Attention, si vous cherchez du blockbuster avec action et fantômes à tuer, passez votre chemin. L’ambiance et le style de Murakami sont très durs à décrire, il n’y a rien de mieux que les lire pour les découvrir. Une odyssée initiatique étrange, inquiétante et envoûtante C’est ainsi qu’est décrit le meurtre du commandeur – livre 1, en quatrième de couverture. Mon avis: ça colle à beaucoup des livres de Haruki Murakami. C’est pour ça que ses livres sont géniaux. Dans celui- ci , vous allez retrouver tout ce qui fait le charme de Murakami: la présence forte de la culture japonaise, des personnages d’une banalité déconcertante qui deviennent captivants, du fantastique au beau milieu de la vie quotidienne, un mystère savamment dosé. L’histoire se passe au Japon, dans une vieille maison isolée sur les pans d’une montagne éloignée. Après s’être fait quitté par sa femme, le narrateur part en quête d’inspiration et peindre dans la maison du père d’un de ses amis, un grand peintre renommé. Ainsi, le narrateur peut jouir d’un atelier et de tout le matériel dont il a besoin. En échange, il entretient la maison. Mais au fur et à mesure que les journées passent, plusieurs éléments étranges font leur apparition : comme un tableau caché montrant une scène sanglante, un riche voisin énigmatique mais charismatique, une sonnette au plus profond de la nuit. Une lecture pour tous? Même si j’adore cet auteur et ses univers uniques, c’est important de noter que son style d’écriture est très particulier. De mon point de vue, on sent clairement l’influence de la culture japonaise dans son style. L’ écriture est simple, au sens où vous n’allez pas trouver des phrases tarabiscotées ou de tournures de style compliquées. Mais chaque mot est juste et bien placé. Il n’y a pas de longues descriptions, mais une succession de petites scènes et de situations qui vous plongent dans l’ambiance. Un peu comme un manga, dont les premières images montreraient une succession de gros plans de légumes sur le plan de travail, d’un sac de courses posé par terre ou d’ un tablier abandonné sur une chaise, afin que l’on comprenne que le personnage se trouve dans une cuisine. Au niveau du rythme aussi, l’ensemble est assez lent. Ce qui me subjugue dans chacun des livres de Murakami, c’est que si vous faites la sommes des actions du roman, vous constaterez alors qu’il ne s’est pas passé tant de choses, et pourtant lors de la lecture vous êtes quand même tenus en haleine. Dans le meurtre du commandeur, je dirai qu’il y a seulement quatre gros événements marquants sur un livre qui fait 500 pages. Mais tout ce qui tourne autour est captivant car il construit une ambiance. Tout a une importance dans l’histoire et s’imbrique au fur et à mesure. Avec Murakami, c’est on aime ou on aime pas. Il n’y a pas de demie mesure car son style est très particulier. Si vous aimez vous laisser porter par la magie des mots en douceur et les ambiances un peu originales, j’espère que vous lirez ce livre.
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