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EAN : 9782355848841
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 220 mm
Nouveauté
Les Routes oubliées
Pierre Szczeciner (traduit par)
Date de parution : 07/04/2022
Éditeurs :
Sonatine
Nouveauté

Les Routes oubliées

Pierre Szczeciner (traduit par)
Date de parution : 07/04/2022
Métal hurlant !
Beauregard Montage a décidé de se ranger. Père de famille et mari aimant, il veut mettre derrière lui ses années de prison, son passé de chauffeur pour les petites frappes... Beauregard Montage a décidé de se ranger. Père de famille et mari aimant, il veut mettre derrière lui ses années de prison, son passé de chauffeur pour les petites frappes locales, et offrir aux siens la stabilité qu’il n’a jamais connue. Mais à Red Hill, petite ville rurale du sud-est... Beauregard Montage a décidé de se ranger. Père de famille et mari aimant, il veut mettre derrière lui ses années de prison, son passé de chauffeur pour les petites frappes locales, et offrir aux siens la stabilité qu’il n’a jamais connue. Mais à Red Hill, petite ville rurale du sud-est de la Virginie aux tensions communautaires exacerbées, la vie d’un Afro-Américain ressemble encore souvent à un couteau planté sous la gorge. Et quand la pression fi nancière se fait trop forte, Beau sait qu’il n’a plus le choix : il doit reprendre du service. Le coup semble gagné d’avance : un braquage dans une petite bijouterie, une fuite sur les chapeaux de roue, une piste intraçable. Sauf que le casse tourne mal. Et que la bijouterie en question appartient à un caïd du coin, prêt à tout pour se venger. Pour Beau, le compte à rebours est lancé.

Avec ce premier livre nerveux et racé, S. A. Cosby fait une entrée fracassante sur la scène du thriller. Roman d’asphalte, de bruit et de fureur, Les Routes oubliées est aussi un état des lieux de l’Amérique rurale, où racisme, pauvreté et délinquance restent aujourd’hui encore un horizon indépassable.

Élu meilleur thriller de l’année par le Los Angeles Times et le Guardian
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EAN : 9782355848841
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

« La quintessence du roman noir américain : impérieux, actuel et parfaitement maîtrisé. »
Dennis Lehane

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Stelphique Posté le 7 Mai 2022
    🚘Ce que j’ai ressenti: « Quand on a grandi dans la misère, on a l’habitude d’attendre. » Or, attendre est difficile. En fait, au bout d’un moment, attendre devient vite ennuyeux, désespérant, perturbant. Et quand, on en a marre d’attendre toujours, pour tout et n’importe quoi, ça devient pesant. On n’a pas tout le temps pour ça, parce que quand on n’a rien, le temps, c’est à peu près, tout ce qu’on a, autant alors en faire quelque chose…Attendre après la vie, après le bonheur, après la considération, après le respect, certains s’y refusent, alors ils vont la provoquer la vie, le bonheur ou la société. Et ça va faire grand bruit. Ce roman noir, c’est un panorama édifiant de la violence systémique, avec comme point de mire, l’énergie furieuse d’un homme au désespoir…Beauregard Montage se lance à toute vitesse contre le destin maudit de n’être pas né avec les bons codes, au départ…Que lui reste-t-il alors, pour avoir la bonne conduite?…Les Routes oubliées sont, son terrain de prédilection alors, attachez bien vos ceintures, ça va envoyer les gaz!!! « Une erreur est une leçon, pour peu qu’on ne l’a fasse pas deux fois. » Le noeud du problème, c’est le schéma répétitif des erreurs. Parce que c’est... 🚘Ce que j’ai ressenti: « Quand on a grandi dans la misère, on a l’habitude d’attendre. » Or, attendre est difficile. En fait, au bout d’un moment, attendre devient vite ennuyeux, désespérant, perturbant. Et quand, on en a marre d’attendre toujours, pour tout et n’importe quoi, ça devient pesant. On n’a pas tout le temps pour ça, parce que quand on n’a rien, le temps, c’est à peu près, tout ce qu’on a, autant alors en faire quelque chose…Attendre après la vie, après le bonheur, après la considération, après le respect, certains s’y refusent, alors ils vont la provoquer la vie, le bonheur ou la société. Et ça va faire grand bruit. Ce roman noir, c’est un panorama édifiant de la violence systémique, avec comme point de mire, l’énergie furieuse d’un homme au désespoir…Beauregard Montage se lance à toute vitesse contre le destin maudit de n’être pas né avec les bons codes, au départ…Que lui reste-t-il alors, pour avoir la bonne conduite?…Les Routes oubliées sont, son terrain de prédilection alors, attachez bien vos ceintures, ça va envoyer les gaz!!! « Une erreur est une leçon, pour peu qu’on ne l’a fasse pas deux fois. » Le noeud du problème, c’est le schéma répétitif des erreurs. Parce que c’est une histoire de sang, de couleur, de lieu, de milieu, de cupidité, de pauvreté, de règles pipées au départ, d’espérances broyées à l’arrivée…On a beau s’échiner à rester du bon côté de la route, il y aura toujours un carrefour qui redéfinit le cours des choses, qui emboucane le chemin des outsiders…Comme si, il ne pouvait y avoir, pour les laissés-pour-comptes, que Les Routes oubliées, des routes cabossées, des routes défoncées, des impasses sans retours…J’ai adoré la finesse d’analyse de S.A Cosby du contexte sociopolitique américain. Cette lumière sur des personnages, qui se débattent coûte que coûte, dans un monde qui ne les compte pas...Ils tentent de sortir de leurs états d’assujettissement, mais se retrouvent confrontés à l’inévitable emprise des puissants, dans toutes les strates de leur environnement. Les ravages du racisme, les causes de la délinquance, les conséquences néfastes du milieu social dysfonctionnel, tout est leçon à retenir pour eux, mais parfois, c’est trop lourd à porter, alors ils taillent la route, quitte à rajouter encore de l’huile à leurs cercles vicieux de violences… « Avoir le choix, c’est être libre. Et il n’y a rien de plus important au monde que la liberté. Rien. Tu comprends ça, fils? » Comment être libre, dans un monde qui te condamne à être une personne subalterne? Comment être libre, quand ta vie n’est qu’un sursis? Est-ce seulement possible? Comment être libre, quand toi, tu ne l’es pas, mais que tu veux transmettre, quand même, les bonnes valeurs à ton enfant? Deviens une étoile. Sois un soleil noir filant, que même le diable n’arrivera pas à rattraper. Lance-toi, contre. Contre les préjugés, contre l’injustice, contre l’impunité. Et fais rugir le moteur! Ce livre, c’est de l’énergie en puissance. Il n’est plus temps de s’appesantir, l’action est de mise, et advienne que pourra! Alors, maintenant, vous avez le choix de le lire ou pas. Vous êtes libres. Mais un conseil d’amie, foncez! Foncez vers ce livre, ce regard, vers Les Routes oubliées!
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  • wooter Posté le 4 Mai 2022
    Achète-le ou voles le mais envoies toi ce Remix de David Joy à la sauce Fast Furious. Prends un as du volant à la peau trop bronzée pour les ricains trop puritains, files-lui un de ces bons vieux V6 ronronnant comme un félin maousse au coin du feu. Et surveilles quel carburant verser dans le gosier du Zèbre et de la boite à roue. Le carburant qui parait versé dans le réservoir de la première moitié du roman semble etre un bio carburant du genre full Colza, un peu moins craignos que Full bordel, mais l’genre de jus qui une fois qu’il a fait le tour du circuit, te fout une ambiance graillon dans tout l’habitacle. Le moteur tourne, le moulin fait l’café mais t’as comme une odeur de déjà-vu, ca sent un peu le burger de fastfood réchauffé, mais qui te donne bien faim quand même, ca te laisse les crocs et envie de croquer dans le morceau, alors c’est ce que tu fais, puis après tu te rends compte que de l’huile végétale à haute vitesse comme ça, ca peut que faire monter la mayo. Et en effet elle lève la mayonnaise. Et pas la bonne. J’vous parle pas du style... Achète-le ou voles le mais envoies toi ce Remix de David Joy à la sauce Fast Furious. Prends un as du volant à la peau trop bronzée pour les ricains trop puritains, files-lui un de ces bons vieux V6 ronronnant comme un félin maousse au coin du feu. Et surveilles quel carburant verser dans le gosier du Zèbre et de la boite à roue. Le carburant qui parait versé dans le réservoir de la première moitié du roman semble etre un bio carburant du genre full Colza, un peu moins craignos que Full bordel, mais l’genre de jus qui une fois qu’il a fait le tour du circuit, te fout une ambiance graillon dans tout l’habitacle. Le moteur tourne, le moulin fait l’café mais t’as comme une odeur de déjà-vu, ca sent un peu le burger de fastfood réchauffé, mais qui te donne bien faim quand même, ca te laisse les crocs et envie de croquer dans le morceau, alors c’est ce que tu fais, puis après tu te rends compte que de l’huile végétale à haute vitesse comme ça, ca peut que faire monter la mayo. Et en effet elle lève la mayonnaise. Et pas la bonne. J’vous parle pas du style qui est aussi racé et élancé qu’une bonne vieille Mustang de ’76 mais plutôt du scénar ou tu te dis que ca part pas vraiment dans le bon sens pour le pauvre bougre à qui ça tombe sur l’paletot. Mais en même temps c’est pour ça qu’on a payé le libraire n’est-ce pas ? Sinon on serait aller fureter du coté littérature douce. Sonatine quoi, quand c’est noir, tu sais ce que t’achètes frérot. Bon ça c’est pour la première partie. Le temps que tu te mettes en jambes, que tu sois bien étiré que l’arrogance des lectures semblables accumulées te disent que t’as affaire à un énième clone un peu remaquillé au pistolet à peinture. Puis y a la deuxième part’. Connaissez-vous le coup de l’éther dans le réservoir ? Grosso modo ça l’emballe et le pousse dans ses retranchements pour un dernier baroud d’honneur, un peu comme cette eau de vie immémorable qu’il y a chez papy, le genre de jus qui te ferait décoller la navette Ariane en 3 fois moins de temps. Eh bien là c’est un peu le cas, sursaut de testostérone, d’action punchy, de caoutchouc tatoué sur l’asphalte, y’a du fric-frac de la magouille entre freluquets et tout un tas de péripéties que le bon sens m’interdit de dévoiler ici. Alors frelot, J’t’l’avais pas dit qu’avait cet élixir de derrière les fagots frérot, cet élixir de premier choix allait faire hurler de plaisir le moteur et le lecteur ?! Ha ! Et si en plus la maison rajoute la cerise sur l’bateau en te disant que derrière ça le feuillu interroge sur l’hérédité de la poisse et d‘ la tendance à à la dérive, à glisser du mauvais coté de la ligne jaune, la précarité des régions rurales rendues exsangues par le néo-libéralisme, et de la responsabilité en temps de survie… Qu’est-ce que t’en dis ? Bon j’en vois au fond de la salle qui s’endorment avant d’avoir sorti le chéquier. Pour ceux-là j’dirais juste qu’on a le droit a une fin de celles qui surprend et laisse pantois. Bien trop encrée dans le réel et dans le vécu pour baigner dans la sauce dans laquelle ton inconscient, impacté par ton passé d’avaleur de lectures noiraudes t’as déjà fait mariner ce bouquin. Tentes le coup , pour moins de 20 billets, l’affaire est à toi.
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  • jpguery Posté le 13 Avril 2022
    Beauregard a longtemps utilisé ses dons de pilote hors pair pour de criminelles activités avant de se poser avec femme et enfants à Red Hill (Virginie) et d’investir dans un garage un peu miteux. Mais, confronté à la concurrence, il croule maintenant sous les dettes et se résigne à participer au braquage d’une petite bijouterie proposé par un malfrat local. Le coup réussit parfaitement et Beauregard reçoit sa part comme prévu mais la bande de bras cassés ignore que l’officine appartient à un sinistre truand qui n’aura de cesse de récupérer ses billes. Coincé entre sa famille qui compte plus que tout et les tueurs à ses trousses, Beauregard devra sortir le grand jeu pour ne pas tout perdre. Pour son premier livre, l’américain S. A. Cosby nous livre un authentique et furieux roman de gangsters sublimé par une écriture très cinématographique et un héros englué dans une société raciste et inégale. Très impressionnant !
  • ChaK_ Posté le 10 Avril 2022
    Roman plutôt classique quant à son histoire : le mec rangé, poussé à bout qui reprend sa vie de truand etc... les p'tits bled de pecnauds, la drogue, les histoires de business etc... Classique, mais très efficace, bien écrit. C'est surtout l'approche qui m'a surprit. La première moitié n'est même qu'un roman noir plutôt traditionnel, une grosse mise en place du contexte et des personnages, qui mise plus sur le côté social qu'action, mais qui va basculer petit à petit dans le thriller pur et dur. Très dur. On commence doucement, un braquage et puis... ben on va pas en dire plus hein, mais S.A. Cosby lâche les chevaux, littéralement, et s'empare de la violence qu'il met en scène façon man on fire. All in. En fond un questionnement sur la filiation, l'hérédité de la violence et un amour incontestable pour les voitures musclées. Un très bon texte, propre, carré, et bien noir comme je les aime.
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  • Interview
    Sonatine

    David Joy présente : S. A. Cosby !

    Avec ses pneus fumants et ses moteurs vrombissant dans la lueur des gyrophares, Les Routes oubliées nous entraîne à tombeau ouvert dans une intrigue qui tient autant du thriller effréné que du polar rural. Son auteur, S. A. Cosby, est un pur produit du Sud. Il y a peu, j’ai eu l’occasion de discuter avec lui de son roman et de ce que cela signifie d’être un écrivain noir qui tente de saisir l’expérience rurale du Sud d’aujourd’hui.

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