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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871219
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 316
Format : 142 x 207 mm

L'Inde en héritage

Laurence VIDELOUP (Traducteur)
Date de parution : 20/08/2009

New Delhi, vieux démons.

Un petit garçon, fils de médecins, grandit, immergé dans un univers médical, l’appartement familial faisant également office de dispensaire. Virus, bactéries, épidémies et infections peuplent son quotidien. Cet environnement inquiétant, voire hostile, constitue pourtant un cocon qui le préserve des dangers extérieurs.
Au-delà de la cellule nucléaire protectrice,...

Un petit garçon, fils de médecins, grandit, immergé dans un univers médical, l’appartement familial faisant également office de dispensaire. Virus, bactéries, épidémies et infections peuplent son quotidien. Cet environnement inquiétant, voire hostile, constitue pourtant un cocon qui le préserve des dangers extérieurs.
Au-delà de la cellule nucléaire protectrice, ses oncles et tantes, sous l’apparente dignité, se disputent sauvagement la fortune du grand-père et semblent prêts à tout pour détourner l’héritage.
En parallèle, miroir de ces luttes intestines, avidité et rivalité des dirigeants fragilisent la sûreté de la nation. La corruption, telle la gangrène, contamine le pays et la violence vérole les institutions. Le scandale autour du mariage d’un cousin, qui fait la une de l’actualité, lie l’individuel au collectif.
Par cercles concentriques, de la sphère privée à la sphère publique, Abha Dawesar nous conduit au cœur de la réalité indienne, là où démocratie rime avec barbarie.

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EAN : 9782350871219
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 316
Format : 142 x 207 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zernette Posté le 13 Juillet 2019
    Les enfants ont cette particularité, qui leur est propre, de faire fi et de ne pas être parasités par les conventions et autres obligations sociales et, de ce fait, n'hésitent pas à dire ce qu'ils pensent en ce qui concerne leur entourage proche. Notre héros est un jeune enfant d'allure maladive, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une vie bien remplie. Ses parents sont des médecins qui donnent leurs consultations à leur domicile de l'autre côté du mur de la pièce de vie de la famille. Il est donc aux premières loges aussi bien des bobos que des maladies des voisins. Il fait également une analyse très profonde de sa famille et ce n'est pas triste. Suivez le dans toutes ses pérégrinations dans l'Inde moderne loin de tous les stéréotypes et des images idylliques de ce pays.
  • nadiouchka Posté le 17 Décembre 2016
    Abha Dawesar, écrivaine indienne née à New Delhi, a publié en 2009 (en France), ce roman jugé comme décapant : L’Inde en Héritage. La particularité vient du fait que c’est un enfant, dont les parents sont tous deux médecins et vivent dans une maison-dispensaire, qui observe sa famille et le monde – celui, pauvre, qui l’entoure et celui corrompu de son pays. Malgré son jeune âge (8 ans), et au contact (à travers les minces murs de son habitation), avec les patients venant consulter, il se révèle très mature. Malheureusement, il est très souvent malade et il a droit aux nouveaux traitements laissés en cadeaux au dispensaire. C’est donc de sa petite chambre qu’il est le témoin des bobos des malades – il en profite pour consulter un dictionnaire pour approfondir ses connaissances en médecine – il apprend tout sur la corruption de son pays, les problèmes de drogue (un de ses cousins est même concerné), le trafic d’organes… Sans oublier les problèmes familiaux causés par la jalousie de certains ainsi que leur mesquinerie. Quand il parle de quelqu’un, il utilise toujours un surnom (Père, Mère, Grand-Père, Cousin : là, ça passe facilement). Mais pour les autres personnages, nous avons droit (par exemple car la... Abha Dawesar, écrivaine indienne née à New Delhi, a publié en 2009 (en France), ce roman jugé comme décapant : L’Inde en Héritage. La particularité vient du fait que c’est un enfant, dont les parents sont tous deux médecins et vivent dans une maison-dispensaire, qui observe sa famille et le monde – celui, pauvre, qui l’entoure et celui corrompu de son pays. Malgré son jeune âge (8 ans), et au contact (à travers les minces murs de son habitation), avec les patients venant consulter, il se révèle très mature. Malheureusement, il est très souvent malade et il a droit aux nouveaux traitements laissés en cadeaux au dispensaire. C’est donc de sa petite chambre qu’il est le témoin des bobos des malades – il en profite pour consulter un dictionnaire pour approfondir ses connaissances en médecine – il apprend tout sur la corruption de son pays, les problèmes de drogue (un de ses cousins est même concerné), le trafic d’organes… Sans oublier les problèmes familiaux causés par la jalousie de certains ainsi que leur mesquinerie. Quand il parle de quelqu’un, il utilise toujours un surnom (Père, Mère, Grand-Père, Cousin : là, ça passe facilement). Mais pour les autres personnages, nous avons droit (par exemple car la liste serait trop longue) à : Camé, Raté, Poudre, la Laitière, les Six-Doigts, Psoriasis, Paria, etc. C’est ainsi tout au long du roman mais ce n’est pas forcément gênant, on finit par s’y faire. J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans l’histoire car, étant enfant, le héros s’intéresse énormément aux problèmes de son organisme. J’ai donc du faire abstraction de son langage. J’attendais un peu plus sur les problèmes de ce pays mais, là, il aurait fallu un héros adulte. Pourtant, il faut reconnaître que ce petit garçon arrive, malgré tout, à décrire assez bien, et avec humour (le sien), ce qui ronge l’Inde à cause de son gouvernement qui fonctionne à coups de pots-de-vin, sans parler de la Police qui est aussi corrompue. Je ne peux donc pas dire que j’ai adoré ce roman pourtant encensé par la critique. Je n’ai peut-être pas bien lu entre les lignes mais c’était certainement trop demander au récit d’un enfant qui voit les événements avec ses yeux, et qui, malgré tout, par certains côtés, fait preuve d’un bon esprit d’analyse. J’ai donc un peu d’indulgence. On en apprend tout de même pas mal sur cette Inde si belle mais qui est également touchée par une grande pauvreté avec ses bidonvilles. Je mets seulement une note moyenne et cela pour l’écriture originale de Abha Dawesar qui fait preuve d’une grande simplicité. De plus, je n’aime pas faire preuve de mécontentement quand je ne suis pas enthousiaste. Cela vient du fait que je pense que l’auteur (ou l’auteure) s’est donné du mal pour écrire un ouvrage. Et cela n’est pas donné à tout le monde car ne s’improvise pas écrivain qui veut.
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  • MamanSouris Posté le 12 Novembre 2012
    Un petit garçon chétif et intelligent, "l'enfant", porte sur sa famille et sur le monde qui l'entoure un oeil à la fois pur et acéré. Ses parents,"Père" et "Mère", sont médecins et travaillent dans l'appartement familial, qui se trouve de ce fait réduit à une très petite pièce à vivre (à dormir, à être convalescent pour ce petit garçon souvent malade) isolée du cabinet de consultations par une mince cloison à travers laquelle il entend tout, comprend tout, ou presque. Ils l'élèvent avec intelligence, bienveillance, mais en prenant garde à ne pas trop le gâter, contrairement à ce qu'ils ont vu faire pour ses grands cousins, l'un toxicomane et l'autre, méchant, qui va sur une pente glissante de trafics, de violence, de volonté de dominer. Ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie sans pour cela piétiner en attendant la mort du grand-père (indigne), sans calculs pour le déposséder de ses biens, sans tenter de redistribuer les cartes de ses préférences parmi ses enfants et, last but not least, sans accepter les règles du jeu de la corruption qui pourrit toutes les institutions, notamment les administrations auxquelles ils se heurtent lors de leurs démarches pour ouvrir un nouveau cabinet de consultation. On... Un petit garçon chétif et intelligent, "l'enfant", porte sur sa famille et sur le monde qui l'entoure un oeil à la fois pur et acéré. Ses parents,"Père" et "Mère", sont médecins et travaillent dans l'appartement familial, qui se trouve de ce fait réduit à une très petite pièce à vivre (à dormir, à être convalescent pour ce petit garçon souvent malade) isolée du cabinet de consultations par une mince cloison à travers laquelle il entend tout, comprend tout, ou presque. Ils l'élèvent avec intelligence, bienveillance, mais en prenant garde à ne pas trop le gâter, contrairement à ce qu'ils ont vu faire pour ses grands cousins, l'un toxicomane et l'autre, méchant, qui va sur une pente glissante de trafics, de violence, de volonté de dominer. Ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie sans pour cela piétiner en attendant la mort du grand-père (indigne), sans calculs pour le déposséder de ses biens, sans tenter de redistribuer les cartes de ses préférences parmi ses enfants et, last but not least, sans accepter les règles du jeu de la corruption qui pourrit toutes les institutions, notamment les administrations auxquelles ils se heurtent lors de leurs démarches pour ouvrir un nouveau cabinet de consultation. On sent que ce sont des gens bien, qu'ils gardent leur ligne de conduite malgré un fonctionnement familial et social désespérant. Je les ai vus un peu comme des fourmis qu'on déplace de leur trajet, qui prennent un peu de temps pour le retrouver et s'y attellent de nouveau, inlassablement et sans perdre l'espoir qu'à un moment, c'est obligé, les choses iront comme elles le devraient (qu'ils tomberont sur un employé non corrompu qui fera avancer leur dossier sans exiger de commission au passage). Par les yeux de cet enfant, qui observe tout l'air de rien, comme une petite souris ( ! ), la famille est décrite par touches, la cupidité de certains, le besoin de reconnaissance ou de s'affirmer d'autres... cette complexité des relations familiales m'a beaucoup plu. Les surnoms attribués aux oncles et tantes (Psoriasis, Paria, Prout...), aux voisins ont pour moi renforcé l'identification, comme si le fait de les connaître par ces surnoms ironiques, de les comprendre, signifiait que je faisais un peu partie de cette famille. Et derrière les "petites histoires" individuelles, en fond, on perçoit les problèmes majeurs de la société indienne, encore un mélange de pouvoir, de cupidité et de violence amenant des situations parfois ubuesques. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre parce que l'écriture est fluide, parce que le tableau dépeint est saisissant et parce que j'ai eu l'impression d'approfondir une autre facette de l'Inde, effleurée avec "Show business", de comprendre un peu mieux certains aspects culturels. L'auteur a mon âge, a déjà publié d'autres romans. Il va falloir que j'aille voir ça de près.
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  • Lounima Posté le 17 Mai 2012
    Une fois passées les premières pages, on ne peut lâcher ce roman... L'enfant a 8 huit, ses parents sont médecins et appartiennent à la classe moyenne indienne mais cela ne signifie pas qu'ils vivent à l'aise, au contraire, l'enfant et ses parents vivent chichement dans un trois pièces dont deux sont réservés au dispensaire où travaillent ses parents. Ils s'entassent donc dans la seule pièce restante ! L'enfant est souvent malade, il passe donc beaucoup de temps seul dans l'unique pièce à vivre, sans faire de bruit : spectateur silencieux, il écoute à travers la fine cloison les conversations des adultes qui viennent consulter : maladies, rumeurs, disparition des enfants du bidonville voisin, aucun sujet ne lui échappe... Mais c'est surtout sa famille qu'il aime ausculter : Grand-père, radin, que tout le monde espère voir mourir bientôt car il a la chance d'avoir une maison dont tous espèrent hériter, Cousin, un ado un peu loubard, son oncle Six-Doigts, fonctionnaire, qui passe de temps en temps à son travail pour toucher les pots de vin qui lui reviennent et qui, avec sa femme, complotent pour s'octroyer la totalité de l'héritage, sa tante "Paria" flic qui a fait un mariage d'amour au grand désappointement... Une fois passées les premières pages, on ne peut lâcher ce roman... L'enfant a 8 huit, ses parents sont médecins et appartiennent à la classe moyenne indienne mais cela ne signifie pas qu'ils vivent à l'aise, au contraire, l'enfant et ses parents vivent chichement dans un trois pièces dont deux sont réservés au dispensaire où travaillent ses parents. Ils s'entassent donc dans la seule pièce restante ! L'enfant est souvent malade, il passe donc beaucoup de temps seul dans l'unique pièce à vivre, sans faire de bruit : spectateur silencieux, il écoute à travers la fine cloison les conversations des adultes qui viennent consulter : maladies, rumeurs, disparition des enfants du bidonville voisin, aucun sujet ne lui échappe... Mais c'est surtout sa famille qu'il aime ausculter : Grand-père, radin, que tout le monde espère voir mourir bientôt car il a la chance d'avoir une maison dont tous espèrent hériter, Cousin, un ado un peu loubard, son oncle Six-Doigts, fonctionnaire, qui passe de temps en temps à son travail pour toucher les pots de vin qui lui reviennent et qui, avec sa femme, complotent pour s'octroyer la totalité de l'héritage, sa tante "Paria" flic qui a fait un mariage d'amour au grand désappointement de la famille, sa tante "Parfaite" qui a épousé l'homme choisi par sa famille et qui, sans jamais se plaindre, en subit les conséquences chaque jour et encore bien d'autres membres de cette nombreuse famille constituant un bel échantillon de personnages que l'enfant observe, écoute et ausculte comme pour diagnostiquer la maladie dont ils souffrent et, à travers eux, les maux dont souffre l'Inde... Et, en fait de maux, ce grand pays n'en manque pas : pauvreté, violence, disparitions d'enfants et trafic d'organes, corruption, addiction à la drogue des jeunes, prix exorbitant de l'immobilier, mépris des femmes, rivalités familiales,... autant de maladies que l'enfant observe et analyse avec ses yeux encore bien candides... En résumé, c'est un portrait assez complet de l'Inde moderne que nous propose Abha Dawesar avec ce roman et, autant que je puisse en juger, je trouve qu'il est très réussi... La suite sur le blog...
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