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EAN : 9782350877907
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 205 mm
Quand il fait triste Bertha chante
Date de parution : 20/01/2022
Éditeurs :
Editions Héloïse D'Ormesson

Quand il fait triste Bertha chante

Date de parution : 20/01/2022
Je suis devenu ma mère
Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney,... Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal. Le... Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal. Le fils dialogue avec la mère. Il est celui qui a grandi sous la dictature, qui rêvait d’être écrivain et qui parvient à mettre des mots sur la colère, la peine, la joie, le courage et l’amour. Elle est la mère qui porte la mémoire du « pays-pourri » et la lumière de l’espoir. La parole de Bertha, poignante et belle, fait entendre la musique et la dignité de cet art d’être mère.

Tout en nous racontant la vie de Bertha, son fils Rodney nous offre un portrait en creux de lui-même. Celui d’un homme qui a grandi sous la dictature.
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EAN : 9782350877907
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Jo_Ly Posté le 4 Février 2022
    Bertha glisse. Et tombe. Pas une, pas deux fois. Peut-être sept, comme la légende le veut. Une femme tombe sept fois. Se relève six. La dernière fois, c'est à l'église que Bertha glisse. Sa tête percute le sol. Très fort. Et Bertha se relève, tout va bien, Bertha chantonne, Bertha sourit, Bertha aime. Décidément, c'est ce qu'elle aura fait de mieux, toute sa vie, aimer. Quelques heures plus tard, Bertha meurt. C'est peu de choses, finalement. Un fracas, une fracture. Mais dans nos cœurs tout ça, simplement dans nos cœurs. Parce que c'est peu de choses devant une vie entière, une vie pleine d'énergie du désespoir, la seule que je comprends. La seule qui, je le crois, nous sera commune jusqu'au bout. Rodney Saint-Eloi vous présente Bertha. J'aurais pu dire vous présente sa mère, mais c'est faux. Dans la forme même, c'est faux. Il dit Bertha, il parle d'une femme, d'une amoureuse, d'une fille. D'une femme noire. Elle va tout donner. Aux hommes. Aux enfants. Avec une beauté et une justesse rares. Et puis l'exil, bien sûr. Comment dire à ses enfants, comment leur apprendre que la couleur de leur peau les condamne ? Sans bruit. Sans crime. J'ai été particulièrement... Bertha glisse. Et tombe. Pas une, pas deux fois. Peut-être sept, comme la légende le veut. Une femme tombe sept fois. Se relève six. La dernière fois, c'est à l'église que Bertha glisse. Sa tête percute le sol. Très fort. Et Bertha se relève, tout va bien, Bertha chantonne, Bertha sourit, Bertha aime. Décidément, c'est ce qu'elle aura fait de mieux, toute sa vie, aimer. Quelques heures plus tard, Bertha meurt. C'est peu de choses, finalement. Un fracas, une fracture. Mais dans nos cœurs tout ça, simplement dans nos cœurs. Parce que c'est peu de choses devant une vie entière, une vie pleine d'énergie du désespoir, la seule que je comprends. La seule qui, je le crois, nous sera commune jusqu'au bout. Rodney Saint-Eloi vous présente Bertha. J'aurais pu dire vous présente sa mère, mais c'est faux. Dans la forme même, c'est faux. Il dit Bertha, il parle d'une femme, d'une amoureuse, d'une fille. D'une femme noire. Elle va tout donner. Aux hommes. Aux enfants. Avec une beauté et une justesse rares. Et puis l'exil, bien sûr. Comment dire à ses enfants, comment leur apprendre que la couleur de leur peau les condamne ? Sans bruit. Sans crime. J'ai été particulièrement touchée par ces souvenirs en désordre, voici comme ils reviennent, n'importe comment, mais c'est n'importe comment une vie. Percutant et émouvant. J'ai été parfaitement incapable de ne pas aimer Bertha. Ses mots. Sa volonté. Sa peau. C'est en équilibre sur cette belle plume poétique, là, juste au-dessus de l'abîme, que la femme se dévoile. C'est au-delà d'un cri d'amour d'un homme à sa mère. C'est un cri d'amour aux femmes. A nos racines. Celles qu'on porte et celles qu'on romp.
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  • Fanny1980 Posté le 20 Janvier 2022
    Bertha vient de mourir et son fils, romancier, poète, essayiste, éditeur, lui rend un dernier hommage. Bertha est amour pour ses enfants, ses amants, sa famille, sa communauté. Mère de quatre enfants de pères différents, elle s'est consacrée à chacun, a vécu ses rêves et ses déceptions, toujours dans le don de soi et en pensant au Pays Pourri, à Haïti, qu'elle soit à New York ou dans le Connecticut, où elle chutera une dernière fois dans son Eglise. Bertha est une force de la nature, à l'écoute de ce qui l'entoure. « Je mesure à ta mort tout ce que tu m'as donné. Toi qui n'accumules rien sinon ce peu de ciel, de nuage et d'eau, je te dois cette abondance d'exister. Quand je ris c'est à toi que je pense. Ton grand rire de cascade rappelle les eaux mêlées des fleuves. Quand je crie mon bonheur, c'est ton visage collé à mon visage. Ton visage bondit de colline en colline et plonge ses racines dans les effluves des mers ». Bertha ouvre son horizon et celui de ses enfants. « Toi qui sais combien les légitimités sont mal acquises. Toi qui refuses toute forme d'autorité et de certitude. Dans la... Bertha vient de mourir et son fils, romancier, poète, essayiste, éditeur, lui rend un dernier hommage. Bertha est amour pour ses enfants, ses amants, sa famille, sa communauté. Mère de quatre enfants de pères différents, elle s'est consacrée à chacun, a vécu ses rêves et ses déceptions, toujours dans le don de soi et en pensant au Pays Pourri, à Haïti, qu'elle soit à New York ou dans le Connecticut, où elle chutera une dernière fois dans son Eglise. Bertha est une force de la nature, à l'écoute de ce qui l'entoure. « Je mesure à ta mort tout ce que tu m'as donné. Toi qui n'accumules rien sinon ce peu de ciel, de nuage et d'eau, je te dois cette abondance d'exister. Quand je ris c'est à toi que je pense. Ton grand rire de cascade rappelle les eaux mêlées des fleuves. Quand je crie mon bonheur, c'est ton visage collé à mon visage. Ton visage bondit de colline en colline et plonge ses racines dans les effluves des mers ». Bertha ouvre son horizon et celui de ses enfants. « Toi qui sais combien les légitimités sont mal acquises. Toi qui refuses toute forme d'autorité et de certitude. Dans la vie. Dans la pensée. Tu as fait de moi quelqu'un qui doute. Tu dis : penser, c'est apprendre à douter ». Mais Bertha a subi aussi les différences de classes sociales. Elle a appris à ses dépens que le fils de la patronne n'est pas destiné à la petite apprentie. Bertha a vécu sous la dictature avec tout ce que ce pouvoir pouvait prendre et ne pas donner, dans ses ambiguïtés, avec un tonton macoute, dans le rôle du père préféré de l'auteur, puisqu'il savait également utiliser sa position pour créer les joies simples de l'enfance. Bertha fait partie de ceux qui ont connu les souffrances de l'exil. « Partir ou mourir. Partir et mourir. N'est-ce pas le même verbe ? Partir ». Dès le titre « Quand il fait triste Bertha chante », on comprend que le texte sera poétique, que l'auteur aime les mots et qu'il voudra retranscrire cette langue imagée, joyeuse, héritage sans doute d'un mélange de créole, français et anglais. Bertha dit : « Il faut donner aux enfants le goût sucré de la terre, le poème infini de l'horizon et de l'amour ». C'est peut-être là tout le message de Rodney Saint Eloi, aider à transmettre ce qui est essentiel. Un très beau texte qui rappelle que l'important n'est pas l'argent, mais le point d'ancrage pour stabiliser, la curiosité pour avancer et l'amour pour toujours se relever.
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  • zouips Posté le 14 Décembre 2021
    Ce livre est un hommage lumineux de l’auteur à sa mère Bertha. La langue est poétique et douce, on y ressent tout l’amour, le chagrin, le désarroi de l’auteur. Bertha vient de mourir à 72 ans et son fils, l’auteur, lui rend un hommage poignant en ce plongeant dans les souvenirs qu’il a de sa mère. Bertha vivait en Haïti, alors sous dictature, le fils de sa patronne l’a « engrossée » et elle a été renvoyée d’office. Elle a eu ensuite trois autres enfants, de trois hommes différents, qu’elle a élevés seule. Elle partit ensuite vivre à New York où elle y mourut. Rodney Saint-Eloi nous raconte ici toute l’histoire d’Haïti : la très grande pauvreté qui côtoie la richesse, le racisme quotidien en fonction de la couleur plus ou moins foncée de la peau qui détermine tout, les agissements du dictateur et de sa milice violente et corrompue qui terrorise le peuple. Sans parti pris, en historien, l’auteur nous raconte la chute du dictateur, sa fuite et la catastrophique reprise en main du pays par un peuple ivre de liberté et de démocratie. Chaque souvenir qui nous livre un moment de la vie de Bertha s’associe à un moment de l’histoire du... Ce livre est un hommage lumineux de l’auteur à sa mère Bertha. La langue est poétique et douce, on y ressent tout l’amour, le chagrin, le désarroi de l’auteur. Bertha vient de mourir à 72 ans et son fils, l’auteur, lui rend un hommage poignant en ce plongeant dans les souvenirs qu’il a de sa mère. Bertha vivait en Haïti, alors sous dictature, le fils de sa patronne l’a « engrossée » et elle a été renvoyée d’office. Elle a eu ensuite trois autres enfants, de trois hommes différents, qu’elle a élevés seule. Elle partit ensuite vivre à New York où elle y mourut. Rodney Saint-Eloi nous raconte ici toute l’histoire d’Haïti : la très grande pauvreté qui côtoie la richesse, le racisme quotidien en fonction de la couleur plus ou moins foncée de la peau qui détermine tout, les agissements du dictateur et de sa milice violente et corrompue qui terrorise le peuple. Sans parti pris, en historien, l’auteur nous raconte la chute du dictateur, sa fuite et la catastrophique reprise en main du pays par un peuple ivre de liberté et de démocratie. Chaque souvenir qui nous livre un moment de la vie de Bertha s’associe à un moment de l’histoire du « pays pourri » comme le nomme l’auteur. Ce livre est le devoir de mémoire d’un fils envers sa mère, un hommage à tout l’amour qu’il en a reçu malgré l’adversité qu’elle a rencontrée au cours de sa vie.
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