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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871981
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 396
Format : 140 x 205 mm

Sensorium

Laurence VIDELOUP (Traducteur)
Date de parution : 23/08/2012

Ganesh, le fabuleux dieu éléphant, sa monture et mes vies

À l’occasion d’un voyage sur sa terre natale, Durga, jeune artiste indienne, est conduite par son cousin chez un voyant. Celui-ci lui prédit que tant qu’elle n’aura pas expié les péchés de ses vies antérieures, elle ne parviendra pas à accomplir son destin. Cette jeune femme aux facettes multiples, scindée...

À l’occasion d’un voyage sur sa terre natale, Durga, jeune artiste indienne, est conduite par son cousin chez un voyant. Celui-ci lui prédit que tant qu’elle n’aura pas expié les péchés de ses vies antérieures, elle ne parviendra pas à accomplir son destin. Cette jeune femme aux facettes multiples, scindée entre l’Inde et les États-Unis, l’Orient et l’Occident, met à profit son séjour dans une résidence d’écrivain en Flandre pour explorer son identité multiculturelle. En détective de l’âme, elle analyse ses émotions. En exploratrice, elle traque la muse et explore le processus de création. En chercheur, elle tente de déchiffrer les clés de notre cerveau. Elle n’hésite pas à recourir aux dessins et croquis pour éclairer son propos. Ses souvenirs d’enfance et l’évocation de sa vie d’artiste sont autant de chemins qui la guident dans cette fascinante introspection.

Avec ce roman choral, où l’histoire de Durga est ponctuée de réflexions métaphysiques et scientifiques, Abha Dawesar surprend le lecteur. L’originalité de son écriture, le caractère pluriel de son récit subjuguent. D’inspiration autobiographique, sous le signe du dieu Ganesh, Sensorium nous entraîne dans un voyage prodigieux, qui relève de la quête spirituelle autant que du travelogue.

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EAN : 9782350871981
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 396
Format : 140 x 205 mm
Héloïse d'Ormesson

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TessMagazine Posté le 26 Novembre 2015
    Abha Dawesar signe l’un des romans les plus ambitieux de la rentrée littéraire : le portrait fragmenté d’une jeune plasticienne partie dans les Flandres chercher un sens à sa vie.
  • Atasi Posté le 10 Juillet 2015
    Abha est une artiste plasticienne qui vit entre New-York, la France et l'Inde où vivent ses parents médecins. Un an en arrière, lors de son dernier séjour en Inde, aiguillonnée par son cousin et par sa propre curiosité, elle est allée voir un homme qui sait lire, grâce aux empreintes digitales, le mauvais karma que possèdent les gens. Un an après cette sentence, Durga passe quelque temps en France, précisément dans les Flandres, où elle vit dans une résidence avec d'autres artistes au milieu de nulle part. Ses journées, elle les passent à créer une œuvre complexe et à se promener dans la nature. Elle a décidé d'y séjourner, car elle souffre du syndrome "je suis le centre du monde" et veut vivre à la troisième personne. Elle se recherche et ses pensées vagabonderont, comme jamais auparavant, à travers les méandres de son cerveau et des sciences. Des opposées s'affrontent : sa culture orientale et sa nouvelle culture occidentale, les sciences et les arts, soi-même et la vie en communauté, ses souvenirs et sa vie présente, le réel et l'irréel, ... Tout un panel de sujets hante son cerveau : le fonctionnement de ce dernier, Ganesh, les rats, les fourmis,... Abha est une artiste plasticienne qui vit entre New-York, la France et l'Inde où vivent ses parents médecins. Un an en arrière, lors de son dernier séjour en Inde, aiguillonnée par son cousin et par sa propre curiosité, elle est allée voir un homme qui sait lire, grâce aux empreintes digitales, le mauvais karma que possèdent les gens. Un an après cette sentence, Durga passe quelque temps en France, précisément dans les Flandres, où elle vit dans une résidence avec d'autres artistes au milieu de nulle part. Ses journées, elle les passent à créer une œuvre complexe et à se promener dans la nature. Elle a décidé d'y séjourner, car elle souffre du syndrome "je suis le centre du monde" et veut vivre à la troisième personne. Elle se recherche et ses pensées vagabonderont, comme jamais auparavant, à travers les méandres de son cerveau et des sciences. Des opposées s'affrontent : sa culture orientale et sa nouvelle culture occidentale, les sciences et les arts, soi-même et la vie en communauté, ses souvenirs et sa vie présente, le réel et l'irréel, ... Tout un panel de sujets hante son cerveau : le fonctionnement de ce dernier, Ganesh, les rats, les fourmis, les pigeons, la lune, les épopées hindoues, les superstitions diverses, ses souvenirs d'enfance, l'astronomie et l'astrologie, ... Sensorium" est une lecture vraiment très intéressante et originale, qui a sans doute déjà remué plus qu'un cerveau et vous fera peut-être découvrir ou redécouvrir votre système sensoriel à travers les nombreuses réflexions qui le composent. Pourtant, ce roman est discordant, un sentiment voulu sans doute par l'auteur mais pourtant qui n'altère en rien à sa qualité malgré qui laisse pourtant son lecteur songeur. Réflexion quelque peu étrange, sans doute ...
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  • Hilde Posté le 6 Février 2015
    Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de livre alternant anecdotes scientifiques, spirituelles, métaphysiques, les réflexions personnelles de la narratrice sur sa propre vie, ses pensées d'artiste avec quelques touches de culture indienne. C'est original, un peu illustré par des croquis. Je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture mais je ne me souviens plus vraiment de l'histoire alors que la lecture date d'un an à peine. Je crois que je suis restée un peu à distance, ne comprenant pas forcément le sens de tout ce que l'auteur évoque, l'histoire n'étant pas trépidante. Il faudrait peut-être une autre lecture mais je ne suis pas certaine d'en avoir envie maintenant. Je préférerais découvrir d'autres romans d'Abha Dawesar.
  • Lulu_Off_The_Bridge Posté le 27 Mai 2013
    Je me rends compte qu’il est assez difficile de résumer ce livre et de le rendre « glamour » aux yeux du lecteur potentiel. Disons que si l’on y cherche cette sorte de luxuriance orientalo-hindoue faite de sensations longuement décantées, l’expérience risque d’être douloureuse. D’orientalisme, point. La 4e de couverture est de ce point de vue assez mauvaise car suggérant un voyage à saut et à gambades, facétieux, léger… En un mot, non pas, l’héroïne ayant tendance à chercher ses réponses dans les neurosciences plutôt que dans les livres de contes. J’ai énormément aimé et j’aime toujours Babyji, j’aime beaucoup la façon qu’a Dawesar de faire de l’authentique sans pittoresque, ou si peu, mais on peine à retrouver cette sorte de richesse narrative dans Sensorium. Qui est loin d’être creux, entendons-nous bien, juste totalement différent. Même si l’on perçoit que la froide logique de Durga en fait un avatar mûri de Babyji. S’il y a bien une quête, elle est intellectuelle d’abord, géographique ensuite par nécessité romanesque. Et le romanesque, justement, voilà le grand absent. L’histoire, les péripéties sont minimes, tout à fait secondaires, coquilles plus ou moins pratiques des réflexions du personnage. Les personnages sont des ombres, quelques mots échangés,... Je me rends compte qu’il est assez difficile de résumer ce livre et de le rendre « glamour » aux yeux du lecteur potentiel. Disons que si l’on y cherche cette sorte de luxuriance orientalo-hindoue faite de sensations longuement décantées, l’expérience risque d’être douloureuse. D’orientalisme, point. La 4e de couverture est de ce point de vue assez mauvaise car suggérant un voyage à saut et à gambades, facétieux, léger… En un mot, non pas, l’héroïne ayant tendance à chercher ses réponses dans les neurosciences plutôt que dans les livres de contes. J’ai énormément aimé et j’aime toujours Babyji, j’aime beaucoup la façon qu’a Dawesar de faire de l’authentique sans pittoresque, ou si peu, mais on peine à retrouver cette sorte de richesse narrative dans Sensorium. Qui est loin d’être creux, entendons-nous bien, juste totalement différent. Même si l’on perçoit que la froide logique de Durga en fait un avatar mûri de Babyji. S’il y a bien une quête, elle est intellectuelle d’abord, géographique ensuite par nécessité romanesque. Et le romanesque, justement, voilà le grand absent. L’histoire, les péripéties sont minimes, tout à fait secondaires, coquilles plus ou moins pratiques des réflexions du personnage. Les personnages sont des ombres, quelques mots échangés, des réflexions qui tombent à point nommés venus de gens à qui Durga s’identifie brièvement parce qu’ils sont artistes comme elle, indiens comme elle, immigrés comme elle. On pourrait lire Sensorium comme une mise en situation d’une mondialisation toute théorique : à quel moment j’appartiens ? Quand suis-je autre ? Dans quelle mesure ce qu’on m’a appris me devient étranger ? Qui suis-je Qui suis-je Qui suis-je. Les lieux, des Flandres à New Delhi, que traverse la narratrice qui ne veut pas en être une (puisque son projet artistique principal est de se penser uniquement à la 3e personne) sont avant tout des lieux d’art et de réflexion, des musées, des galeries, des vernissages. Elle interagit peu, comme convaincue que la réponse à sa question ontologique ne viendra pas d’autrui, ou alors passé à la moulinette de son intellect suractif. On aura compris que Durga, dont l’un des prénoms est Abha, est une figure de l’auteur qui, pour le coup, se pense à la troisième personne. Roman « méta », donc. Si Durga n’obtient pas forcément de réponse, Abha les trouve-t-elle ? Tout cela semble bien complexe… et pourtant se lit facilement grâce à une écriture extrêmement simple, plate pour certains. Le fait est qu’on n’est pas surlecul-té par le travail stylistique. Voire on n’en dira pas grand-chose. Au vu de la complexité des problématiques et de l’architecture choisie, c’est aussi bien. Un style ouvragé – je doute qu’on choisisse le style que l’on adopte, mais disons qu’on peut toujours surjouer de la métaphore – aurait rendu le roman illisible. Certaines images reviennent, comme autant de petits points d’ancrage qui tracent la voie : la lune, les souris. Mais on reste très loin d’une écriture poétique. Parce qu’au-delà des questions philosophiques sur l’identité, la perception, la sensation, le fonctionnement du cerveau, la vraie gageure de Sensorium, tient au fait que chaque chapitre est entrecoupé de graffitis, de petits paragraphes, en regard sur la page, portant sur des récits légendaires hindou (histoire de Ganesh, extraits du Mah#257;bh#257;rata, superstitions diverses) et sur des expériences scientifiques (le cerveau des souris, les comportements animaux, telle ou telle découverte en neurologie) On oublie la notion de fluidité de la lecture. . Il faut prendre le coup de main, mais j’admets que cela peut fatiguer et faire franchement perdre le fil. D’où une trame narrative succincte, j’imagine. Et quand elle ne parle pas de neuroscience, l’auteur détaille les créations de sa plasticienne. C’est loin d’être évident à suivre, l’ekphrasis d’art conceptuel. Pas toujours réussi, non plus. Autant certaines sont intéressantes (la toile percée de fils de fers représentant les connections synaptiques, le rituel hindou de repentance à Ganesh à base de 108 pots de cuivre remplis de légumes secs que la plasticienne expose à New York), autant les manipulations politico-oiseuses photoshoppés font très toc. Si je ne vous ai pas complètement perdu en route, ce roman vaut le coup d’œil. Même pour les recalés des cours de SVT comme moi. Je vous assure qu’on survit très bien à cet étrange objet romanesque, qui tient plus de l’expérimentation que du Grand Roman. Et intérêt non négligeable, une fois qu’on a chopé le truc, on se sent intelligent. Et on apprend une foule de choses, sans pédanterie. L’un dans l’autre, de mon point de vue, l’expérience est concluante.
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  • PLUMAGILE Posté le 20 Mai 2013
    Déroutée par ce livre appelé "roman", mais qui a une forme très particulière, une page pour le roman et une page pour des pérégrinations artistiques ou scientifiques, une première fois, je l'ai lâché à la page 50 environ. Mais j'avais tellement lu de critiques enthousiastes, que j'avais un peu honte de ne pas être "entrée" dans l'histoire. Alors, je me suis fait violence et l'ai repris après avoir regardé la vidéo de l'émission La Grande Librairie où l'auteur explique sa démarche (c'est d'ailleurs davantage F. Busnel qui défend le livre que l'auteur elle-même !...) Bon, après le deuxième passage, j'avoue que je n'ai pas beaucoup plus accroché, sans doute aussi parce que je n'ai pas l'esprit scientifique pour un sou . Ceux qui l'ont aimé penseront que je suis une ignare (qui ne s'ignore pas !!!). Je ne vais pas psychoter pour ça ; je le referme, le mets en vente d'occasion et je passe à autre chose....
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