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Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350875378
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm

Torrentius

Date de parution : 22/08/2019
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains...
Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d’or. Dans l’austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu’il dérange. Certains donneraient cher pour le neutraliser. Un bailli zélé mène l’off ensive et le traduit en justice. Sous la menace de la torture, le blasphémateur acceptera-t-il de se renier ?

Aussi précis et raffi né que les toiles de ce génie oublié de la peinture fl amande, Torrentius est le roman du destin manqué d’un avant-gardiste. Recomposant le tableau de cette existence aussi passionnante que tragique, la plume élégante et savoureusement anachronique de Colin Thibert nous invite à côtoyer cet hédoniste libertaire.
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EAN : 9782350875378
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Campant avec autant de panache que d'humour ce sombre épisode d'intolérance criminelle, Colin Thibert offre à ce personnage hors norme, d'une insolante liberté de moeurs et d'esprit, la revanche qu'il méritait ; il érige à sa mémoire un superbe tombeau, où l'âge baroque, flamboyant, se reflète.
Philippe-Jean Catinchi / Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MIP Posté le 2 Août 2021
    Un livre intéressant sur un peintre que je ne connaissais pas (il y en a plein d'autres). Le récit historique sur la globalité et romancé pour les besoins de l'ouvrage est court mais bien mené. On découvre surtout un homme qui souhaite être libre de pensée même face à la torture et c'est assez fort. C'était aussi un peintre talentueux qui aimait la vie, l'alcool et les femmes. Il ne peignait officiellement que des natures mortes ; il ne souhaitait pas peindre des sujets religieux car il trouvait la religion trop autoritaire. Il produisait aussi des gravures grivoises et c'est assez croustillant. Un petit livre de découverte de l'auteur de "Mon fère ce zéro".
  • Ogrimoire Posté le 11 Juin 2021
    Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois... Dévoré ! J’ai littéralement dévoré ce livre, en un après-midi. Certes, il est plutôt court – 150 pages, désormais, c’est un petit livre, la mode étant aux pavés… sans que cela soit toujours justifié par la qualité… -, mais quelle histoire, quelle écriture, quel artiste, quel livre, tout simplement ! C’est enlevé, c’est captivant, on apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu – dont il ne reste, en tout et pour tout, qu’une seule toile -, on découvre également que l’intransigeance protestante n’a pas évité les excès que l’on connaissait du côté de l’Inquisition catholique… Mais ce qui est particulièrement intéressant, dans ce livre, c’est la façon dont il ouvre des réflexions sur nos sociétés d’aujourd’hui. Je n’imagine pas un instant que, même s’il explique, dans la note qui suit le livre, ne pas avoir voulu faire œuvre d’historien, l’auteur n’ait pas fait exprès des liens avec notre époque, comme en témoigne la choisie pour ouvrir cette chronique. Ces deux références, à la psychanalyse et au capitalisme, ne peuvent pas avoir été choisies par hasard. Or que nous montre ce livre ? Il nous présente un homme qui veut juste être libre, et dont les choix peuvent nous déplaire. La première fois où il nous est présenté, il parait d’ailleurs assez imbu de lui-même, prétentieux, assez peu sympathique – si ce n’est qu’il a un faible pour le Bourgogne, et, ça, c’est la preuve absolue qu’il ne saurait être tout à fait mauvais ! -. Mais, au fur et à mesure, on découvre un homme qui s’engage et qui, au-delà de tout ce qui peut sembler superficiel dans ses comportements, a des convictions et est prêt à les défendre, quel que soit le prix à payer. L’immense différence entre l’époque décrite dans le livre et la nôtre, c’est naturellement le rapport à la religion. On n’imaginerait plus autant d’étroitesse d’esprit, d’intolérance, de plaisir sournois et malsain à imposer aux autres ses choix théologiques. Ceux qui aujourd’hui ont encore cet état d’esprit sont repoussés vers les marges – même si elles sont malheureusement parfois agissantes. En revanche, tout le reste est remarquablement d’actualité. Torrentius, qui s’est cru protégé parce qu’il connaissait des puissants, se fait lâcher en beauté. La vengeance et la jalousie demeurent des moteurs actifs, récurrents, premiers sans doute dans bien des affaires sordides. L’argent, le sexe, le pouvoir. Bref, j’ai passé un très bel après-midi de lecture avec ce Torrentius, merci beaucoup Monsieur Thibert. Et, pour tous ceux qui ne l’ont pas encore découvert, n’attendez pas, il mérite le détour !
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  • celinereichel Posté le 26 Avril 2021
    Quand je suis tombée, à la bibliothèque, sur ce petit roman dont la couverture évoque le Siècle d'or hollandais, mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis jetée dessus pour qu'il ne me passe pas sous le nez ! Nous sommes à Harleem, au 17e siècle. Le brillant peintre Torrentius, vantard, noceur et irrévérencieux, suscite l'admiration autant que la haine. Un bailli sournois décide ainsi de le traduire en justice pour blasphème et hérésie. Il ira jusqu'à le faire torturer, l'emprisonner et faire brûler l'intégralité de ses tableaux – à l'exception d'un seul, conservé au Rijksmuseum (Amsterdam). Il s'agit bien entendu d'une histoire vraie. Avec style et érudition, l'écrivain nous plonge dans un univers ébouriffant. Il ponctue par ailleurs son récit de remarques anachroniques toutes plus facétieuses les plus que les autres. Ce bouquin est une pépite.
  • cmpf Posté le 1 Novembre 2020
    Jan Symonsz Van Der Beeck dit Torrentius est un peintre méconnu des Provinces-Unies. Et pour cause, il semble ne rester après la destruction par les flammes de son oeuvre que la seule Nature morte avec bride et mors ( Rijksmuseum d’Amsterdam). L’intolérance et la bêtise ont toujours existé et dans les Pays Bas de cette époque qui connaissaient pourtant une certaine tolérance, au moins envers les protestants et les Juifs, attirant de nombreux émigrants, il n’était cependant pas question de remettre en cause l'existence de Dieu telle que définie par la doctrine officielle protégée par les prédicants ni de plaisanter avec le diable. C’est pourtant ce qu'a fait Torrentius prétendant pour valoriser ses tableaux auprès des acheteurs, que le diable guide ses pinceaux. Il faut dire qu’il aurait eu une technique particulière donnant un rendu “plus vrai que nature”. De plus il peint, outre de magnifiques natures mortes, de petits tableaux licencieux où il n’hésite pas à se mettre lui-même en scène, il fréquente assidument les tavernes, les prostituées et les épouses des autres, accumule les dettes et à une époque où il est de bon ton de se vêtir de noir, il arbore des vétements flamboyants, il serait... Jan Symonsz Van Der Beeck dit Torrentius est un peintre méconnu des Provinces-Unies. Et pour cause, il semble ne rester après la destruction par les flammes de son oeuvre que la seule Nature morte avec bride et mors ( Rijksmuseum d’Amsterdam). L’intolérance et la bêtise ont toujours existé et dans les Pays Bas de cette époque qui connaissaient pourtant une certaine tolérance, au moins envers les protestants et les Juifs, attirant de nombreux émigrants, il n’était cependant pas question de remettre en cause l'existence de Dieu telle que définie par la doctrine officielle protégée par les prédicants ni de plaisanter avec le diable. C’est pourtant ce qu'a fait Torrentius prétendant pour valoriser ses tableaux auprès des acheteurs, que le diable guide ses pinceaux. Il faut dire qu’il aurait eu une technique particulière donnant un rendu “plus vrai que nature”. De plus il peint, outre de magnifiques natures mortes, de petits tableaux licencieux où il n’hésite pas à se mettre lui-même en scène, il fréquente assidument les tavernes, les prostituées et les épouses des autres, accumule les dettes et à une époque où il est de bon ton de se vêtir de noir, il arbore des vétements flamboyants, il serait même membre des Roses-Croix. Le bailli local Velsaert le déteste et enquête sur lui. Torrentius se croit protégé par ses relations au plus haut niveau, mais lorsqu'il est arrêté, celles-ci se défilent. Ne lui reste que le soutien de son marchand de couleurs, Jeronimus Cornelisz. Refusant de reconnaître ses fautes, il sera torturé, il en restera handicapé et condamné à la prison à vie, qui ne saurait être bien longue, vu les conditions de détention. Charles 1er amateur de ses natures mortes mais surtout de oeuvres clandestines, lui a commandé auparavant un tableau par l’entremise de son émissaire Brigby. Celui-ci est chargé de la faire évader. Le peintre passera effectivement une douzaine d’années en Angleterre sans rien produire avant de revenir dans son pays et d’y mourir. De son propre aveu lorsque Colin Thibert n’avait pas d’informations précises, il a brodé. Et cela donne un roman court mais savoureux. Avec quelques apartés relevant de l'anachronisme qui font sourire. Ne pas hésiter à le dévorer.
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  • Delphine-Olympe Posté le 19 Juillet 2020
    Connaissez-vous Torrentius ? Sans doute pas... Je n’en avais moi-même jamais entendu parler avant d’ouvrir ce bref roman. Et pour cause ! De toutes ses oeuvres, une seule demeure visible aujourd’hui, leur destruction ayant été ordonnée par la justice hollandaise du XVIIe siècle. Le talent de ce peintre était pourtant largement reconnue, excédant les frontières de son pays, jusqu’à susciter l’admiration du souverain Charles Ier d’Angleterre. Mais il faut dire que le bonhomme avait un goût prononcé pour les gravures licencieuses qu’il réalisait, semble-t-il, avec une habileté et un réalisme saisissants. Un goût bien peu compatible avec le rigorisme des autorités... D’autant que Torrentius - de son vrai nom Johannes van der Beeck - ne donnait ni dans la discrétion ni dans la modération. Il ne cherchait guère en effet à cacher son amour de la bonne chère et des femmes... Colin Thibert exhume cette figure tombée dans l’oubli, brossant avec talent et une très discrète pointe d’ironie le portrait d’un homme trop singulier, trop libre et trop frondeur pour son époque. Un personnage hautement romanesque, dont on regrette vivement, à lire ce roman, de ne plus pouvoir admirer les oeuvres...
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