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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350877532
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 464
Format : 150 x 220 mm

Un chant pour les disparus

Date de parution : 11/03/2021
"Un simple grain de sable suffit à construire une grande histoire."
En 2011, alors qu'il regarde les derniers chars syriens quitter le Liban, Amin est rattrapé par son passé. Il avait à peine quelques mois lorsqu'il a lui aussi quitté le pays avec sa grand-mère, après la mort brutale de ses parents. De retour à Beyrouth en 1994, le garçon de... En 2011, alors qu'il regarde les derniers chars syriens quitter le Liban, Amin est rattrapé par son passé. Il avait à peine quelques mois lorsqu'il a lui aussi quitté le pays avec sa grand-mère, après la mort brutale de ses parents. De retour à Beyrouth en 1994, le garçon de treize ans tente de découvrir ses origines dans une ville aussi fascinante que déroutante. Mais il se heurte à bien des résistances, des silences et des omissions, qui nourrissent une enquête de presque vingt ans. Pas à pas, Amin démêle les énigmes familiales enracinées dans les conflits armés, et il fait entendre la voix de cette "génération perdue".

Après Tant qu’il y aura des cèdres, Pierre Jarawan poursuit son exploration du Liban, de ses fragilités mais aussi de ses trésors. Dans la tradition des contes orientaux, ce chant vibrant de la mémoire déploie un roman tissé de mille fils qui , grâce à une bouleversante histoire d'amitié, ressuscite les innombrables disparus de la guerre civile.
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EAN : 9782350877532
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 464
Format : 150 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lire_et_petitsplaisirs Posté le 4 Juin 2021
    Un chant pour les disparus est un roman qui nous entraîne dans le Liban, au lendemain de la guerre civile. Un pays en reconstruction, qui cherche à cacher ses failles, ses faiblesses, ses souffrances, son passé. Amin, jeune adolescent, cherche à se construire. Il explore la ville, ses ruines, ses limites tout en découvrant l'amitié, l'amour. Il interroge ses origines, les non-dits. Les idées s'entremêlent, s'éloignent et se rejoignent. Elles tissent une Histoire, une identité. L' âme se constitue d'influences, d'héritage familial, d'expériences, d'une quête avec et en soi-même. C'est ce que l'on découvre et que l'on chérit en suivant l'évolution d'Amin.
  • Olivia-A Posté le 4 Mai 2021
    Amin a treize ans lorsqu’il se réinstalle au Liban avec sa grand-mère. Dans les décombres de Beyrouth-Est, il découvre ce pays meurtri auquel il doit s’acclimater, bien loin de l’ordre et de la discipline allemande à laquelle il est habitué. C’est d’abord grâce à Jafar, son camarade de classe à l’oeil de verre, qu’il s’approprie la ville à force d’explorations nocturnes, d’arnaques au marché aux puces et de tours de grande roue au Luna Park. C’est ensuite Zahra qui lui dévoile les charmes de ce pays encore méconnu mais d’une beauté rare. Enfin, c’est à travers la reconstitution de l’histoire de sa propre famille qu’Amin trouvera des réponses aux questions qu’il n’a jamais posé. Un roman sensible et profond où les questionnements identitaires se mêlent à l’histoire de la guerre civile libanaise, et à celles de tous les disparus, dont le sort n’a jamais été éclairci. Après Tant qu’il y aura des cèdres, Pierre Jarawan revient avec un roman d’une puissance romanesque rare – presque même plus forte que celle de son premier livre, à mon avis. Ici, ce sont d’abord des moments épars dont la réminiscence nous entraîne dans l’atmosphère particulière de ce pays en reconstruction, de cette ville encore... Amin a treize ans lorsqu’il se réinstalle au Liban avec sa grand-mère. Dans les décombres de Beyrouth-Est, il découvre ce pays meurtri auquel il doit s’acclimater, bien loin de l’ordre et de la discipline allemande à laquelle il est habitué. C’est d’abord grâce à Jafar, son camarade de classe à l’oeil de verre, qu’il s’approprie la ville à force d’explorations nocturnes, d’arnaques au marché aux puces et de tours de grande roue au Luna Park. C’est ensuite Zahra qui lui dévoile les charmes de ce pays encore méconnu mais d’une beauté rare. Enfin, c’est à travers la reconstitution de l’histoire de sa propre famille qu’Amin trouvera des réponses aux questions qu’il n’a jamais posé. Un roman sensible et profond où les questionnements identitaires se mêlent à l’histoire de la guerre civile libanaise, et à celles de tous les disparus, dont le sort n’a jamais été éclairci. Après Tant qu’il y aura des cèdres, Pierre Jarawan revient avec un roman d’une puissance romanesque rare – presque même plus forte que celle de son premier livre, à mon avis. Ici, ce sont d’abord des moments épars dont la réminiscence nous entraîne dans l’atmosphère particulière de ce pays en reconstruction, de cette ville encore fracturée, et de cette famille pleine de secrets et de non-dits. Pendant presque la moitié du récit, je n’ai pas vraiment su où l’auteur voulait m’emmener, je me contentais de me laisser porter par l’évocation de ces moments perdus, en m’attachant petit à petit aux personnages croisés au fil des pages. Usant d’ellipses constantes, l’auteur donne à son récit une forme de suspense doux et agréable, entretenant notre envie d’en savoir plus tout en parvenant à nous donner envie de profiter de chaque mot, de chaque phrase, en prenant notre temps. C’est l’indolence libanaise qui s’invite entre les pages, jusqu’au moment où on en vient au coeur du sujet : les disparus de la guerre civile. Emigrés en catastrophe, disparus sans laisser de traces, cachés pour échapper aux persécutions, nombreux sont ceux qui manquaient à l’appel quand la guerre civile a pris fin. A travers l’histoire d’Amin, Pierre Jarawan explore ces destins brisés, ces enfances perdues, ces familles détruites par cette guerre intestine, jouant sur la pluralité des intrigues pour nous faire entrevoir la complexité d’un conflit aux nombreuses ramifications. Impossible à lâcher une fois entamé, ce récit m’a complètement aspirée, transportée, retournée – au point d’y penser encore souvent.
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  • ArlieRose Posté le 28 Avril 2021
    Dans le Liban des années 1970 et 80, "perdre quelqu'un" n'avait pas la même signification pour tout le monde. L'auteur, fils d'un Libanais émigré et d'une Allemande, évoque ces "disparus" de manière très poétique, tout en faisant découvrir au lecteur un Liban que seuls ceux qui y ont vécu ou ont connu à travers ceux qui y ont vécu, peuvent vraiment décrire. Pierre Jarawan, après "Tant qu'il y aura des cèdres", continue d'une belle écriture, poétique, à faire découvrir l'histoire de son pays d'origine, à la manière d'un conteur oriental. Un régal.
  • Dominique_Lin Posté le 24 Avril 2021
    Ce roman oscille entre impressionnisme et réalisme dont chaque coup de spatule éclaire une partie de la vie d’Amin Maalouf, qui, originaire du Liban, a grandi en Allemagne avec sa grand-mère, puis revient au pays, cette terre dévastée par les attentats, les guerres, les représailles, les alliances faites et défaites, où le souvenir qu’une grande culture cohabite avec le rêve de reconstruction. Plusieurs grandes périodes de la vie d’Amin sont abordées d’une façon parcellaire, remontant en désordre dans la mémoire de l’homme qu’Amin est devenu. Il se pose en premier de nombreuses questions à propos de sa jeunesse, du retour au Liban où il faut tout réapprendre, accompagné de Jaffar, ce copain mystérieux qui l’emmène la nuit au sommet des immeubles en partie détruits par les bombes, et l’aide à rencontrer Sahar Sabia, cette jeune fille pour qui il va écrire une histoire au risque de la faire punir par ses parents avec qui il a eu des démêlés. C’est aussi toute l’histoire de sa famille, à commencer par sa grand-mère qui l’élève seule suite au décès de sa fille et au départ de son mari. Ce sont aussi tous les personnages qui gravitent autour de la famille, témoins et détenteurs de secrets. C’est,... Ce roman oscille entre impressionnisme et réalisme dont chaque coup de spatule éclaire une partie de la vie d’Amin Maalouf, qui, originaire du Liban, a grandi en Allemagne avec sa grand-mère, puis revient au pays, cette terre dévastée par les attentats, les guerres, les représailles, les alliances faites et défaites, où le souvenir qu’une grande culture cohabite avec le rêve de reconstruction. Plusieurs grandes périodes de la vie d’Amin sont abordées d’une façon parcellaire, remontant en désordre dans la mémoire de l’homme qu’Amin est devenu. Il se pose en premier de nombreuses questions à propos de sa jeunesse, du retour au Liban où il faut tout réapprendre, accompagné de Jaffar, ce copain mystérieux qui l’emmène la nuit au sommet des immeubles en partie détruits par les bombes, et l’aide à rencontrer Sahar Sabia, cette jeune fille pour qui il va écrire une histoire au risque de la faire punir par ses parents avec qui il a eu des démêlés. C’est aussi toute l’histoire de sa famille, à commencer par sa grand-mère qui l’élève seule suite au décès de sa fille et au départ de son mari. Ce sont aussi tous les personnages qui gravitent autour de la famille, témoins et détenteurs de secrets. C’est, bien entendu une tranche de l’histoire du Liban, des morts, des braves et des lâches. Il est question de terre, de maison de famille, d’amis proches, de confidents. Puis vient le temps des réponses, elles aussi parcellaires et désordonnées, dont certaines restent en suspens, d’autres transportent des parfums indéfinissables, d’autres encore des regrets. Ce roman de Pierre Jarawan est rempli de poésie, de phrases mélodieuses qui ont réussi à traverser la traduction, de références historiques et politiques. Il s’agit du Liban, mais il aurait bien pu se passer dans n’importe quel pays en proie à l’invasion, le protectorat étranger, la révolution, les attentats, la religion, et tout ce qui fait que certains enfants ne connaissent pas la paix durant toute leur construction, et participent même malgré eux à des actes de violence. Ce livre est long, très long, 460 pages… dont il est souvent difficile de suivre le fil du temps à cause de tous ces allers et retours qui tombent un peu au hasard, comme lorsqu’on tire sur les fils d’une pelote de vie complètement emmêlée et dont on ne sait pas quel bout va sortir. Un livre à découvrir… malgré l'image de couverture qui n'évoque rien de l'intérieur.
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  • luparahlam Posté le 15 Mars 2021
    "Il y a le récit et il y a le silence. Entre les deux, le questionnement. (...) Peut-être en est-il comme de la mer et de la falaise : il faut attendre le matin suivant la tempête pour remarquer ce qui a bougé." Le 2ème roman de Pierre Jarawan nous plonge, comme son précédent, au coeur du Liban. Mais il est beaucoup plus mélancolique et mystérieux. Lorsque en 2006, Amin apprend le décès de sa Teta (grand mère), l'insondable Yara Elmaalouf, il remonte le fil de ses souvenirs. Encore bébé, les parents d'Amin disparaissent dans un accident en 1981. Sa Teta et lui quittent le Liban pour l'Allemagne. Ils y passeront 12 ans et reviendront à Beyrouth. En classe, il fait la connaissance de Jafar, garçon à l'œil de verre et à la personnalité particulière. Mais Amin était en Allemagne quand la guerre battait son plein, quand il y revient le pays est détruit et ses habitants vivent avec leurs fantômes, chacun porte en lui un silence, parfois un secret, une personne disparue. Amin et Jafar explorent, tels des aventuriers, les bâtiments, les appartements éventrés, recréent de leurs leurs imaginations fertiles, les vies de ces gens qui soient ont quitté précipitamment leurs demeures soient... "Il y a le récit et il y a le silence. Entre les deux, le questionnement. (...) Peut-être en est-il comme de la mer et de la falaise : il faut attendre le matin suivant la tempête pour remarquer ce qui a bougé." Le 2ème roman de Pierre Jarawan nous plonge, comme son précédent, au coeur du Liban. Mais il est beaucoup plus mélancolique et mystérieux. Lorsque en 2006, Amin apprend le décès de sa Teta (grand mère), l'insondable Yara Elmaalouf, il remonte le fil de ses souvenirs. Encore bébé, les parents d'Amin disparaissent dans un accident en 1981. Sa Teta et lui quittent le Liban pour l'Allemagne. Ils y passeront 12 ans et reviendront à Beyrouth. En classe, il fait la connaissance de Jafar, garçon à l'œil de verre et à la personnalité particulière. Mais Amin était en Allemagne quand la guerre battait son plein, quand il y revient le pays est détruit et ses habitants vivent avec leurs fantômes, chacun porte en lui un silence, parfois un secret, une personne disparue. Amin et Jafar explorent, tels des aventuriers, les bâtiments, les appartements éventrés, recréent de leurs leurs imaginations fertiles, les vies de ces gens qui soient ont quitté précipitamment leurs demeures soient sont morts. Et au fil des pages, on se demande qui est au juste Jafar, qui est Yara, qui es Abbas cet ami de toujours de la famille ? P. Jarawan est un vrai Hakawati (conteur) qui perpétue l'adage "Il suffit d'un grain de sable pour faire un grand récit !" Son roman est foisonnant et même si j'aurais aimé une construction plus chronologique des faits, il n'en reste pas moins que l'auteur confirme son talent, celui de raconter une grande histoire !
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