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Une famille très française
Date de parution : 12/04/2018
Éditeurs :
Editions Héloïse D'Ormesson

Une famille très française

Date de parution : 12/04/2018
Avec justesse, Maëlle Guillaud soulève la question de l’identité et de la différence. Cette famille si parfaite en apparence se révèle être un leurre. Tout en subtilité, Une famille très française nous plonge dans les doutes d’une adolescente et épingle les conventions.
Charlotte est en admiration devant la famille de sa meilleure amie, Jane, dont l’impeccable éducation, l’élégance et la réussite bourgeoise l’éblouissent. D’autant que Charlotte, d’origine séfarade du côté maternel, trouve... Charlotte est en admiration devant la famille de sa meilleure amie, Jane, dont l’impeccable éducation, l’élégance et la réussite bourgeoise l’éblouissent. D’autant que Charlotte, d’origine séfarade du côté maternel, trouve les siens à la fois adorables et passablement gênants avec leur chaleureuse exubérance. Dans sa Savoie natale la générosité un... Charlotte est en admiration devant la famille de sa meilleure amie, Jane, dont l’impeccable éducation, l’élégance et la réussite bourgeoise l’éblouissent. D’autant que Charlotte, d’origine séfarade du côté maternel, trouve les siens à la fois adorables et passablement gênants avec leur chaleureuse exubérance. Dans sa Savoie natale la générosité un rien ostentatoire de sa mère tranche. Elle en a honte. Par dessus tout ses rondeurs et sa peau mate la complexent. Elle donnerait tout pour la silhouette élancée et la blondeur de Jane et pour une mère au raffinement discret.
Mais à mesure qu’elle se rapproche de cette famille tant fantasmée, la façade se fissure. Bernard, le père, lui fait des avances. Pire encore, après un délit de fuite, il menace la jeune femme de l’impliquer si elle parle à la police. Terrorisée, Charlotte garde le silence.
Une fois à la Sorbonne, Charlotte élargit ses horizons : elle accepte mieux les siens et se fait de nouvelles amies, moins conformistes. À Paris, elle prend du recul et porte enfin un autre regard sur cette famille si française.
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EAN : 9782350874487
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 205
Format : 140 x 205 mm
EAN : 9782350874487
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 205
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bergamote22 15/02/2022
    Premier livre lu de Maëlle Guillaud. J'aime beaucoup sa plume. J'ai beaucoup apprécié cette histoire à la fois sociologique et traitée aussi sous forme de thriller. J'ai beaucoup aimé la quête de l'héroïne de s'accepter tel quel est. J'ai envie désormais de livre ses autres livres.
  • OceandreLaRenardouce 14/01/2022
    La question de l’identité et de l’envie d’ailleurs, d’exotisme à la période de l’adolescence est au cœur de ce livre. Charlotte, jeune fille juive, se noue d’amitié avec son exact inverse, une jeune fille bourgeoise, très « Française », catholique. SI leur amitié est forte et sincère, la vie et divers événements vont vite ternir cette dernière… On peut difficilement quitter ce récit tant il est poignant, et troublant. Sur un fond d’inceste et de racisme généralisé, la petite Charlotte va vivre deux grands drames qui vont bouleverser sa vision de la vie, et faire disparaitre à jamais son innocence. Perturbée, en pleins questionnements, elle se demandera si elle a eu raison de croire que la culture de cette famille bourgeoise est vraiment préférable à la sienne, celle des pieds noirs… Ce livre est bouleversant, vraiment bien décrit, on est touché en plein cœur par la narration qui nous montre avec des mots d’adolescente, le tumulte de cette période difficile à gérer d’autant plus lorsque l’on ne sait pas où se placer entre deux cultures, deux façons de voir les choses, deux façons de vivre la vie. Le temps des premiers choix, des premières décisions, la découverte de la sexualité et de l’envie, et toutes les conséquences que cela peut avoir, toute cette somme de choses qui font le passage à l’âge adulte, et la découverte de son identité propre. C’est un périple ardu pour Charlotte. Le dénouement de ce livre est exceptionnel et à la hauteur de la tension crée tout au long de la lecture. La question de l’identité et de l’envie d’ailleurs, d’exotisme à la période de l’adolescence est au cœur de ce livre. Charlotte, jeune fille juive, se noue d’amitié avec son exact inverse, une jeune fille bourgeoise, très « Française », catholique. SI leur amitié est forte et sincère, la vie et divers événements vont vite ternir cette dernière… On peut difficilement quitter ce récit tant il est poignant, et troublant. Sur un fond d’inceste et de racisme généralisé, la petite Charlotte va vivre deux grands drames qui vont bouleverser sa vision de la vie, et faire disparaitre à jamais son innocence. Perturbée, en pleins questionnements, elle se demandera si elle a eu raison de croire que la culture de cette famille bourgeoise est vraiment préférable à la sienne, celle des pieds noirs… Ce livre est bouleversant, vraiment bien décrit, on est touché en plein cœur par la narration qui nous montre avec des mots d’adolescente, le tumulte de cette période difficile à gérer d’autant plus lorsque l’on ne sait pas où se placer entre deux cultures, deux façons de voir les choses, deux façons de vivre la vie. Le temps des premiers choix, des premières décisions, la découverte de la sexualité...
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  • DOMS 11/01/2022
    Charlotte est fière de sa famille, sa mère, sa grand-mère, si présente, si expansive, si affectueuse. Pourtant le jour à la belle Jane arrive dans son lycée, elle est éblouie par cette jeune fille si élégante, par cette famille si raffinée, si discrète, ses enfants si bien éduqués. Quand on vient d’une famille exubérante, chaleureuse, protectrice, avec des femmes « mères juives » qui en imposent par leur franc parler, leur cuisine du soleil, leur amour débordant et presque encombrant, un peu de classicisme serait le bienvenu. Aussi, représentante de la bourgeoisie de province par excellence, la famille Duchesnais a tout pour éblouir la jeune Charlotte. Jane – ne pas confondre avec Jeanne, c’est moins chic ! – à qui tout semble réussir, un frère comme Charlotte en rêve, des parents si conformes aux standards qu’elle voudrait retrouver dans sa famille, un rêve devenu réalité ? Le difficile apprentissage de l’adolescence où l’on se cherche, où l’on a parfois honte de ce que l’on est ou des siens, ébloui par les lumières et les apparences parfois trompeuses. Car que sont une éducation rigide et bien-pensante, mais peut-être moins sincère, moins affectueuses, face à la chaleur et à l’exubérance de celles qui savent donner tout leur amour. Que sont les faux-semblants, les masques de bonne éducation… Maëlle Guillaud propose ici le roman très actuel d’une jeune femme qui se cherche, qui se perd parfois, mais qui se pose de vraies questions sur son identité, sa famille, son milieu de vie. Intéressant plaidoyer pour la famille, celle que l’on se choisit ou celle que l’on a, sur les amitiés adolescentes, les vérités et les apparences, le savoir être et ce que l’on montre. Chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/05/23/une-famille-tres-francaise-maelle-guillaud/Charlotte est fière de sa famille, sa mère, sa grand-mère, si présente, si expansive, si affectueuse. Pourtant le jour à la belle Jane arrive dans son lycée, elle est éblouie par cette jeune fille si élégante, par cette famille si raffinée, si discrète, ses enfants si bien éduqués. Quand on vient d’une famille exubérante, chaleureuse, protectrice, avec des femmes « mères juives » qui en imposent par leur franc parler, leur cuisine du soleil, leur amour débordant et presque encombrant, un peu de classicisme serait le bienvenu. Aussi, représentante de la bourgeoisie de province par excellence, la famille Duchesnais a tout pour éblouir la jeune Charlotte. Jane – ne pas confondre avec Jeanne, c’est moins chic ! – à qui tout semble réussir, un frère comme Charlotte en rêve, des parents si conformes aux standards qu’elle voudrait retrouver dans sa famille, un rêve devenu réalité ? Le difficile apprentissage de l’adolescence où l’on se cherche, où l’on a parfois honte de ce que l’on est ou des siens, ébloui par les lumières et les apparences parfois trompeuses. Car que sont une éducation rigide et bien-pensante, mais peut-être moins sincère, moins affectueuses, face à la chaleur et à l’exubérance de celles qui...
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  • lettres_et_caracteres 21/08/2019
    Lorsqu’elle fait la connaissance de la famille très petits-bourgeois, de son amie Jane, Charlotte perçoit le fossé culturel qui les sépare. Jane Duchesnais, prénommée ainsi par sa mère Marie-Christine en hommage à Jane Austen, a grandi dans une famille très française, très catholique, très comme il faut. Charlotte Prieur, derrière un nom bien franchouillard cache des origines mêlées puisqu’elle a grandi dans les jupons d’une mère juive marocaine aux us et coutumes dépassées et à l’hospitalité bruyante. Il ne faudra pas longtemps à la jeune fille pour envier le savoir-vivre de la famille de Jane et se couvrir de honte face à la volubilité de sa mère qui mélange français et arabe dans une même phrase. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’une ado un peu rondelette, nourrie aux pâtisseries orientales de sa grand-mère se prenne à rêver de s’habiller comme ses copines des beaux quartiers avant de se rendre compte que son corps généreux n’est pas fait pour se fondre dans le même moule. En quête de son identité, c’est auprès des Duchesnais qu’elle cherche exemple. Jusqu’au jour où tout bascule, que le décor craquelle et laisse entrevoir une réalité bien moins reluisante. Dans ce roman d’apprentissage teinté de noir, l’auteure parvient à dresser le portrait d’une jeunesse tiraillée entre des origines dans lesquelles elle ne se reconnait pas et une société dans laquelle elle a grandi mais qui ne la reconnait pas vraiment non plus. Est-on seulement le fruit de ses parents ou peut-on s’affranchir de son éducation pour s’envoler vers de nouveaux horizons ? Et en se faisant, ne risque-t-on pas d’être ébloui par des mirages et de perdre ce qui fait de nous ce que nous sommes ? Face à cette question de la quête d’identité, l’auteure a évité de tomber dans la facilité en opposant d’un côté la famille bourgeoise et française de souche et de l’autre la famille de prolétaires issus de l’immigration. Car si Charlotte vit mal ses origines maternelles, elle pourrait s’enorgueillir d’être la fille d’un père bien français, médecin de surcroît. Une réussite en soi mais qui ne suffit pas à la jeune fille pour s’élever dans le regard des autres. Certainement parce que c’est dans son propre regard que la lutte des classes a vraiment lieu. Au moins jusqu’à ce que Charlotte comprenne que certaines valeurs comme le courage, la moralité, l’empathie, la générosité, le respect des autres sont des richesses qu’on ne peut pas acheter comme un vulgaire carré Hermès. Jusqu’au moment où elle prendra conscience que l’image que certains essayent de renvoyer aux autres n’est bâtie que sur un tissu de mensonges. Un très beau roman qui bouscule tout autant qu’il passionne son lecteur.Lorsqu’elle fait la connaissance de la famille très petits-bourgeois, de son amie Jane, Charlotte perçoit le fossé culturel qui les sépare. Jane Duchesnais, prénommée ainsi par sa mère Marie-Christine en hommage à Jane Austen, a grandi dans une famille très française, très catholique, très comme il faut. Charlotte Prieur, derrière un nom bien franchouillard cache des origines mêlées puisqu’elle a grandi dans les jupons d’une mère juive marocaine aux us et coutumes dépassées et à l’hospitalité bruyante. Il ne faudra pas longtemps à la jeune fille pour envier le savoir-vivre de la famille de Jane et se couvrir de honte face à la volubilité de sa mère qui mélange français et arabe dans une même phrase. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’une ado un peu rondelette, nourrie aux pâtisseries orientales de sa grand-mère se prenne à rêver de s’habiller comme ses copines des beaux quartiers avant de se rendre compte que son corps généreux n’est pas fait pour se fondre dans le même moule. En quête de son identité, c’est auprès des Duchesnais qu’elle cherche exemple. Jusqu’au jour où tout bascule, que le décor craquelle et laisse entrevoir une réalité bien moins reluisante. Dans ce roman d’apprentissage teinté de noir,...
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  • SophiedeCaen 01/07/2019
    Une très jolie découverte, l'idéalisation de la famille parfaite au travers des yeux d'une ado de 17 ans, les différences de cultures, la quête d'appartenance sans pour autant perdre le sens des valeurs familiales
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