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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874869
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 171
Format : 141 x 206 mm

Varsovie - Les Lilas

Date de parution : 17/01/2019
L’histoire qu’on traîne derrière soi, il faudrait pouvoir la déposer quand elle ne nous va plus. Francine la trimballe, et voudrait bien s’en  délester. Mais à qui raconter ?
Aux psys, aux amis d’autrefois, à cette araignée de Dina ? Et si elle parlait plutôt à cette drôle de fille-là, qu’elle a croisée dans le bus où elle bourlingue toute la journée ?
Dans Paris qui scintille, la bonne oreille n’est pas toujours celle que l’on croit !
Sur le trajet Varsovie – Les Lilas, une femme est décidée à faire triompher la vie. La vie, contre l’indicible blessure qui hante les rescapés. Guidée par sa plume énergique et tendre, Marianne Maury Kaufmann vous invite à un voyage imprévisible aux sentiers escarpés, où la vie est têtue, et belle !
 
EAN : 9782350874869
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 171
Format : 141 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FabDef95 Posté le 31 Juillet 2019
    Marianne Maury Kaufmann est illustratrice, peintre et auteure. Son dernier roman publié aux Éditions Héloïse d'Ormesson, Varsovie - Les Lilas aborde le thème de la solitude des personnes âgées et du pathos qu'elles traînent derrière elles et dont elles aimeraient bien se délester. Si seulement elles savaient comment s'y prendre... Francine fuit. Chaque minute, chaque jour, chaque rencontre, chaque souvenir. Elle fuit. À bord du 96, bus dont elle connaît chaque recoin, chaque arrêt, chaque chauffeur. Elle fuit. Elle écoute et observe. Parler ? Dire ce qui lui brûle le palais ? Elle en crève d’envie mais elle a oublié, tout comme pleurer. Lorsqu’elle croise Avril dans le 96, elle sait immédiatement qu’elle aussi tente d’échapper à sa vie… Passer ses journées dans le bus plutôt que dans son petit appartement, être en mouvement pour ne pas cogiter, telle est la recette de Francine pour rompre sa solitude et éviter de ressasser son passé. Francine est du genre taiseux. Communiquer, elle ne sait pas, elle n'a jamais su. Depuis l'enfance Francine trimbale une lourde histoire familiale. Un père qu'elle n'a quasi pas connu, une mère avec laquelle elle partagera les camps de concentration. Son aplomb l'en sortira, mais en est-elle seulement sortie ?... Marianne Maury Kaufmann est illustratrice, peintre et auteure. Son dernier roman publié aux Éditions Héloïse d'Ormesson, Varsovie - Les Lilas aborde le thème de la solitude des personnes âgées et du pathos qu'elles traînent derrière elles et dont elles aimeraient bien se délester. Si seulement elles savaient comment s'y prendre... Francine fuit. Chaque minute, chaque jour, chaque rencontre, chaque souvenir. Elle fuit. À bord du 96, bus dont elle connaît chaque recoin, chaque arrêt, chaque chauffeur. Elle fuit. Elle écoute et observe. Parler ? Dire ce qui lui brûle le palais ? Elle en crève d’envie mais elle a oublié, tout comme pleurer. Lorsqu’elle croise Avril dans le 96, elle sait immédiatement qu’elle aussi tente d’échapper à sa vie… Passer ses journées dans le bus plutôt que dans son petit appartement, être en mouvement pour ne pas cogiter, telle est la recette de Francine pour rompre sa solitude et éviter de ressasser son passé. Francine est du genre taiseux. Communiquer, elle ne sait pas, elle n'a jamais su. Depuis l'enfance Francine trimbale une lourde histoire familiale. Un père qu'elle n'a quasi pas connu, une mère avec laquelle elle partagera les camps de concentration. Son aplomb l'en sortira, mais en est-elle seulement sortie ? Puis Paris. Un mari, une fille, une petite-fille. Francine a toujours eut besoin d'être en mouvement. Depuis qu'elle est veuve et avec le poids des années, elle n'arpente plus la Capitale à pied, mais en bus. Le 96. Terminus Porte des Lilas. Cette ligne, Francine la connaît parfaitement. Tout comme les chauffeurs. Elle leur a même donné des surnoms. Observer les passagers et le temps qui s'écoule telle est la principale occupation de Francine. Des amis, elle n'en a pas. Elle voit bien un couple toutes les semaines, mais les visiter relève plus de la corvée que du plaisir. Francine est désespérément seule et ne fait aucun effort pour rompre cette solitude jusqu'à ce qu'elle rencontre une jeune fille, Avril. Grâce à cette dernière, Francine deviendra un peu moins invisible aux yeux des autres jusqu'à entretenir l'espoir que l'ambiance des Fêtes de fin d'année la gagne et qui sait qu'un chauffeur de bus ne la dépose devant chez sa fille pour le Réveillon. Bien que la plume de Marianne Maury Kaufmann rende la lecture de Varsovie - Les Lilas agréable, voire à certains moments poétique, il m'a manqué un je ne sais quoi pour monter dans le 96 et accompagner Francine dans sa quête. Ses non-dits, ses secrets, ses silences assourdissants, sa solitude m'ont terriblement pesé, très certainement parce que les bus parisiens regorgent de Francine. Heureusement, ce voyage organisé par les 68 premières fois, se termine par une note d'optimisme et d'espoir.
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  • Lunabiax Posté le 16 Juillet 2019
    Francine est âgée et veuve, coupée de sa fille avec laquelle elle ne s'entend guère. Elle ne supporte pas de rester immobile et passe ses journées dans le bus. A l'approche de Noël, au cours d'une de ses pérégrinations, elle rencontre Avril, une jeune femme gothique perdue qu'elle surnomme la Bougie et prend sous son aile. Mais elle est bien mal remerciée en retour, et renvoyée à son éternelle solitude. Un joli portrait d'une femme terriblement solitaire, acariâtre et méchante, qui pourrait paraître antipathique, mais s'avère généreuse sous sa carapace. Le récit, qui ne fait pas l'impasse sur l'enfance traumatisante de Francine, prend dans le dénouement des allures de conte et, sans laisser de souvenirs impérissables, se lit avec plaisir.
  • lipinha Posté le 25 Juin 2019
    J’ai aimé partager la vie de Francine, son enfance trouble, sa vie de famille décousue, sa « vieillesse » perdue. La nécessite que Francine a de bouger, comme pour échapper à quelques chose, comme pour sortir de la réalité et du quotidien. Son besoin de lien social afin de tromper la solitude. Si elle n’arrive pas à avoir ce lien avec ses proches (sa famille et ses amis), elle le retrouve avec des inconnus qu’elle croise dans le bus, jusqu’à la rencontre. L’idéalisation de cette jeune femme qu’elle va suivre et finir par adopter, finir par jouer un rôle de mère, jusqu’à la demande de trop ? Jusqu’à la prise de conscience. J’ai aimé le rythme du roman qui nous fait parcourir Paris et nous fait sauter de bus en bus, mais attention toujours la même ligne. La prise de conscience du personnage est également intéressante, comme s’il avait fallu tout ce chemin parcouru pour qu’enfin Francine s’ouvre aux siens. Bon moment de lecture.
  • AudreyT Posté le 29 Mai 2019
    *** Francine pourrait vivre dans le bus tant elle y passe la majeur partie de son temps. le 96 est sa deuxième maison. Ne supportant pas le silence de son appartement, elle erre dans Paris, à la recherche d'une oreille capable d'écouter son histoire... Lu dans le cadre des 68 premières fois, le roman de Marianne Maury Kaufmann ne sera pas une grande découverte pour moi. Malgré l'histoire intéressante, l'écriture travaillée et à l'image du personnage de Francine, détachée et froide, je n'ai pas réussi à m'attacher à cette femme enveloppée dans une grande solitude. Une vie bien triste, au milieu des silences... Ce besoin de mettre des mots sur son histoire et chercher chaque jour une oreille où les glisser... Un roman qui a le mérite d'être juste et de mettre l'accent sur l'absolue nécessité de dire les blessures, les douleurs et les peurs pour avancer vers la liberté...
  • nilebeh Posté le 24 Mai 2019
    Qui est cette petite vieille dame qui chaque jour parcourt la ligne 96 d'un bout à l'autre, dans ce Paris de veille de fêtes ? De la gare Montparnasse à la Porte des Lilas, elle nous fait passer devant l'église Saint-Sulpice, la Place des Vosges, le Paris chic et bobo des deux côtés de la Seine, La Grande épicerie, le Bon Marché, tout un monde ! puis par les rues populaires de Belleville et de Ménilmontant. Paris tient un rôle important dans ce roman, le Paris de ceux qui s'y croisent sans se voir, de ceux aussi qui échangent un sourire, un mot gentil, dans le bus ou le métro. Francine fait partie de ces derniers, elle qui cherche une oreille prête à l'écouter. A plus de 80 ans, elle en a vécu des choses, depuis la douleur de la guerre et de la Shoah, le décès de son mari, l'indifférence de sa fille qui la laisse bien un peu seule et ce grand silence qu'elle voudrait combler, quelquefois. Les thèmes de la vieillesse et de la solitude bien sûr imprègnent ce texte, mais sans larmoiements. Francine est plutôt une vieille ado, un peu facétieuse, observatrice (elle affuble tous les chauffeurs de bus... Qui est cette petite vieille dame qui chaque jour parcourt la ligne 96 d'un bout à l'autre, dans ce Paris de veille de fêtes ? De la gare Montparnasse à la Porte des Lilas, elle nous fait passer devant l'église Saint-Sulpice, la Place des Vosges, le Paris chic et bobo des deux côtés de la Seine, La Grande épicerie, le Bon Marché, tout un monde ! puis par les rues populaires de Belleville et de Ménilmontant. Paris tient un rôle important dans ce roman, le Paris de ceux qui s'y croisent sans se voir, de ceux aussi qui échangent un sourire, un mot gentil, dans le bus ou le métro. Francine fait partie de ces derniers, elle qui cherche une oreille prête à l'écouter. A plus de 80 ans, elle en a vécu des choses, depuis la douleur de la guerre et de la Shoah, le décès de son mari, l'indifférence de sa fille qui la laisse bien un peu seule et ce grand silence qu'elle voudrait combler, quelquefois. Les thèmes de la vieillesse et de la solitude bien sûr imprègnent ce texte, mais sans larmoiements. Francine est plutôt une vieille ado, un peu facétieuse, observatrice (elle affuble tous les chauffeurs de bus de surnoms!), disponible aux rencontres. Elle se fait un peu avoir, en se mettant à la disposition de cette femme marginale à qui elle donne tout, écoute, cadeaux, services, argent. Mais donner, c'est aussi une façon de recevoir, n'est-ce pas ? De rencontre en rencontre, Francine s'achemine doucement vers les fêtes de Noël, vers un possible partage, encore une fois, avec sa famille. Lucide, prête à ce que seront ses derniers moments, lucide et sereine. C'est calme et doux, apaisé et sensible, drôle parfois, émouvant toujours. Un joli deuxième roman.
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