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Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350875170
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 240
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Assassins !

Date de parution : 05/09/2019
En 1897, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affi che fi èrement. Au coeur de la polémique, Émile Zola déchaîne des torrents de haine, devenant la cible privilégiée des confrères jaloux, des ligues et de la presse d’extrême droite. Jusqu’à devenir l’homme... En 1897, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affi che fi èrement. Au coeur de la polémique, Émile Zola déchaîne des torrents de haine, devenant la cible privilégiée des confrères jaloux, des ligues et de la presse d’extrême droite. Jusqu’à devenir l’homme à abattre ? La piste est sérieuse lorsqu’en 1902, l’auteur des Rougon-Macquart succombe à une intoxication suspecte au gaz méphitique. Qui, parmi ses proches ou adversaires, avait intérêt à le faire défi nitivement taire ?

Assassins ! retrace la vie passionnante du gamin d’Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire.
Car, à l’heure de mourir, que valent les honneurs face au souvenir du poème dédié à son premier amour ? Que pèse le succès face aux caresses d’une lingère ? En écho aux réminiscences du condamné, les ennemis défi lent sur la scène d’un pays aux idéaux sacrifiés sur l’autel de l’intolérance.
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EAN : 9782350875170
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 240
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aemilia Posté le 7 Mars 2021
    Je ressors assez mitigée de cette lecture. Je connaissais déjà la thèse de l'assassinat de Zola, que j'ai apprise lors de la visite de sa maison de Médan. Mais je pensais en apprendre davantage sur l'auteur Zola. Et là mes attentes ont été déçues. Ce livre ne traite pas de l'œuvre de Zola mais plutôt de l'affaire Dreyfus, et encore pas dans le détail, et des manigances politiques qui l'ont entourée . On suit certains antidreyfusards et on se perd dans les pensées rêvées de Zola. Je pensais être captivée, tout comme je l'avais été par la biographie de Balzac écrite par Zweig, mais je n'ai pas retrouvé cette magie. Beaucoup de longueurs, même si l'écriture et la forme sont plutôt plaisantes. Bref, un contexte plutôt bien dépeint (l'antisémitisme, les antidreyfusards et la mort de cette 3e république) mais finalement bien peu de choses sur ce grand homme qu'était Zola.
  • littera_priscilla Posté le 4 Novembre 2020
    Jean-Paul Delfino choisit de nous présenter les derniers moments de la vie de Zola. Tout le monde connaît Emile Zola aujourd’hui. Qu’on l’aime ou non, on a tous entendu parler des Rougon-Macquart ou au moins de certains romans issus de cette somme littéraire (L’Assommoir, Nana, Germinal). Pourtant au moment de sa mort, c’est l’Affaire Dreyfus et sa fameuse lettre ouverte « J’accuse ! » qui hantent tous les esprits. Finalement la dichotomie est assez claire : les dreyfusards aiment Zola, les antidreyfusards le haïssent – j’ai choisi sciemment ce mot très fort). La structure du roman reprend en quelque sorte cette scission : le lecteur alterne, à chaque chapitre, entre le point de vue de Zola et celui de ses ennemis. Les deux histoires sont absolument édifiantes, même si, de manière très intéressante, elles n’ont pas grand chose à voir l’une avec l’autre et ne se croisent jamais. L’auteur des Rougon Macquart se voit comme un écrivain émérite qui ne comprend pas le rejet de l’Académie et qui estime (à juste titre) avoir apporté une pierre non négligeable à l’édifice de la littérature de son époque. Il cherche donc les raisons qui pourraient pousser qui que ce soit à lui en vouloir... Jean-Paul Delfino choisit de nous présenter les derniers moments de la vie de Zola. Tout le monde connaît Emile Zola aujourd’hui. Qu’on l’aime ou non, on a tous entendu parler des Rougon-Macquart ou au moins de certains romans issus de cette somme littéraire (L’Assommoir, Nana, Germinal). Pourtant au moment de sa mort, c’est l’Affaire Dreyfus et sa fameuse lettre ouverte « J’accuse ! » qui hantent tous les esprits. Finalement la dichotomie est assez claire : les dreyfusards aiment Zola, les antidreyfusards le haïssent – j’ai choisi sciemment ce mot très fort). La structure du roman reprend en quelque sorte cette scission : le lecteur alterne, à chaque chapitre, entre le point de vue de Zola et celui de ses ennemis. Les deux histoires sont absolument édifiantes, même si, de manière très intéressante, elles n’ont pas grand chose à voir l’une avec l’autre et ne se croisent jamais. L’auteur des Rougon Macquart se voit comme un écrivain émérite qui ne comprend pas le rejet de l’Académie et qui estime (à juste titre) avoir apporté une pierre non négligeable à l’édifice de la littérature de son époque. Il cherche donc les raisons qui pourraient pousser qui que ce soit à lui en vouloir au point de souhaiter, voire d’orchestrer, sa mort. Défile alors devant nos yeux ébahis la vie intime de Zola, une vie que je ne connaissais que très peu finalement. On y découvre son enfance, hantée par le fantôme humain et financier de son père, la folie de sa mère, l’amitié de Paul Cézanne et de quelques autres, son arrivée à Paris, ses échecs, ses désillusions professionnelles et personnelles, son entrée dans le milieu littéraire et la peinture qu’il fait des écrivains de son époque, l’impact de ses relations avec les femmes sur sa vie, ses succès, ses craintes, ses déceptions, notamment liées à l’affaire Dreyfus. On se rend compte alors qu’Emile Zola n’a lui-même pas conscience des passions qu’il exacerbe dans son sillage. Dans les autres chapitres, l’histoire qui se joue n’est pas moins passionnante, mais elle procède sur un tout autre ton. Le lecteur est invité à passer quelques heures avec ceux à qui la mort de Zola pourrait profiter. J’ai été tout simplement glacée par le récit que j’ai lu. Bien sûr je savais que l’antisémitisme ne datait pas de la Seconde Guerre Mondiale, je savais aussi que l’affaire Dreyfus avait échauffé bien des esprits, mais je ne n’imaginais pas que ce fût à ce point. Franchement, les propos tenus, les idéaux visés par les personnages que sont Barrès, Drumond, Déroulède, Léon Daudet et j’en passe, n’ont pas grand chose à envier à ce qui a pu se dire ou se faire en France pendant l’Occupation. On sent déjà à l’aube de ce sanglant XXe siècle les haines qui engendreront toutes les horreurs que l’on sait, et ça fait peur. Quant au style, j’ai été admirative : en plus d’une fluidité qui nous embarque sans aucune difficulté dans ces histoires parallèles, l’écriture est vraiment riche, belle, et constitue en tant que telle un bel hommage à Zola et à la littérature. Est-il nécessaire que je développe davantage d’arguments ou vous avez tous bien compris où je veux en venir avec mes gros sabots ? 😉 Amis fans de Zola, de littérature, ou intéressés par cette période historique, foncez, vous ne serez pas déçus !…
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  • Roudoul Posté le 26 Septembre 2020
    Livre passionnant et très bien documenté A recommander aux lectrices et lecteurs de Zola car bien des détails de sa vie expliquent ses romans
  • Delphine-Olympe Posté le 19 Juillet 2020
    Pour moi, Zola est un auteur à part. Un auteur qui a joué un rôle unique. Il est en effet avec Dumas celui qui m’a ouvert toutes grandes les portes de la littérature. Il m’a permis de découvrir à quel point un roman pouvait être une clé de compréhension du monde tout en touchant le lecteur au plus intime de son être. C’est très certainement lui qui a été à l’origine de mon choix de faire des études littéraires pour me plonger à corps perdu dans les oeuvres du XIXe siècle et vivre à l’heure des mouvements sociaux et révolutionnaires qui l’ont ponctué. C’est dire si la lecture du nouveau livre de Delfino s’imposait à moi. Zola, c’est évidemment l’écrivain génial qui a fait entrer les plus humbles dans la littérature sans chercher à les idéaliser, mettant au contraire en scène leur vie dans ses aspects les plus triviaux pour jeter la lumière sur les mécanismes sociaux qui la sous-tendaient. C’est aussi, bien sûr, la figure emblématique de l’intellectuel engagé, celui qui décida un jour de sacrifier une position chèrement acquise pour défendre une cause qu’il croyait juste. Aurait-il payé ce choix de sa vie ? Bien qu’elle n’ait jamais été... Pour moi, Zola est un auteur à part. Un auteur qui a joué un rôle unique. Il est en effet avec Dumas celui qui m’a ouvert toutes grandes les portes de la littérature. Il m’a permis de découvrir à quel point un roman pouvait être une clé de compréhension du monde tout en touchant le lecteur au plus intime de son être. C’est très certainement lui qui a été à l’origine de mon choix de faire des études littéraires pour me plonger à corps perdu dans les oeuvres du XIXe siècle et vivre à l’heure des mouvements sociaux et révolutionnaires qui l’ont ponctué. C’est dire si la lecture du nouveau livre de Delfino s’imposait à moi. Zola, c’est évidemment l’écrivain génial qui a fait entrer les plus humbles dans la littérature sans chercher à les idéaliser, mettant au contraire en scène leur vie dans ses aspects les plus triviaux pour jeter la lumière sur les mécanismes sociaux qui la sous-tendaient. C’est aussi, bien sûr, la figure emblématique de l’intellectuel engagé, celui qui décida un jour de sacrifier une position chèrement acquise pour défendre une cause qu’il croyait juste. Aurait-il payé ce choix de sa vie ? Bien qu’elle n’ait jamais été vraiment prouvée, j’ai toujours eu en tête cette hypothèse plus que plausible au vu du déchaînement de haine dont l’écrivain fut l’objet. Jean-Paul Delfino s’est quant à lui intéressé de près à la question, au point de se forger une conviction. Il s’appuie sur une étude approfondie des circonstances de l’événement pour nous proposer un convaincant roman dans lequel Zola lui-même, au seuil de la mort, déroule le fil de son existence, dénombrant les personnes qui auraient pu vouloir intenter à sa vie. Mais Delfino nous fait aussi entendre la voix de tous les boursouflés de haine pour les juifs, les Drumont, les Barrès, mais aussi les anonymes, à l’image de ce Buronfosse qui se targua d’être monté sur le toit de l’immeuble de la rue de Bruxelles pour obstruer la cheminée de l’écrivain, bref de tous les tenants d’une France libérée de la «juiverie» et des «enjuivés» qui prétendument la salissaient. En alternant les chapitres, il nous montre parfaitement comment les antidreyfusards les plus virulents conspirèrent à éliminer le plus ardent défenseur du capitaine déchu et mirent tout en place pour cadrer l’enquête de police afin que celle-ci aboutisse à la conclusion d’une mort accidentuelle. Mais surtout, il nous révèle combien cette haine des juifs se conjuguait à une autre, qui avait marqué Zola au fer rouge de l’humiliation depuis sa plus tendre enfance : la haine de l’étranger, du vilain Italianasse, selon les mots de l’un des Goncourt. Ce mépris répondait encore à la trahison que l’écrivain aurait lui-même commise envers la littérature en la salissant des détails sordides que sa doctrine naturaliste lui imposait de ne pas voiler, se fermant ainsi irrémédiablement les portes de l’Académie au sein de laquelle il avait pourtant maintes et maintes fois tenté de se faire admettre. A l’heure de mourir, sous la plume de Delfino, alors que les braises de l’affaire Dreyfus ne sont pas encore éteintes et que l’antisémitisme est plus brûlant que jamais, Zola est amer à l’idée de passer à la postérité pour avoir été le défenseur d’Alfred Dreyfus plus que pour avoir légué une oeuvre immense et novatrice. Si, comme à la fin de cet excellent roman, son âme plane encore au-dessus de nous, il doit à présent être rassuré. S’il est reconnu comme l’un de nos plus grands écrivains, c’est autant pour la puissance de son oeuvre que parce qu’il a sans doute fondé cette figure d’intellectuel dont on sait le destin qu’elle connaîtra au siècle suivant. Et c'est bien ce qui le rend absolument unique.
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  • talou61 Posté le 15 Juillet 2020
    Une belle rencontre au salon de la 25e heure du livre au Mans en octobre 2019. Alors que je discutais avec Monsieur Delfino sur le dernier roman que j'avais lu " Les voyages de sable", je lui confiais que j'étais restée sur ma faim dans les dernières pages... Il me répondit que c'était une fin ouverte mais que si je voulais une fin certaine et fermée, il me tendit son dernier livre "Assassins" que je m'empressa d'acquérir. Je le remercie vivement pour sa très gentille dédicace adressée à la bénévole de la librairie que j'étais durant les deux jours du salon. Tant de belles critiques ont été rédigées sur le déroulement des évènements, alors je ne reviendrai pas là-dessus. Servi par un style magnifique, nous sommes tout de suite dans la tête d'Emile Zola qui en sa dernière nuit de 1902 se remémore sa vie. Son enfance et son amitié avec Paul Cézanne, son parcours difficile, son engagement sociétal, tout dans ce personnage est passionnant et incite à lire (relire) ses ouvrages. On y croise aussi tout ce que le XIXe siècle a produit d'écrivains, d'artistes de talent : de Marcel Proust à Edgar Degas, d'Anatole France à Paul Valéry, de Victor Hugo à Jules... Une belle rencontre au salon de la 25e heure du livre au Mans en octobre 2019. Alors que je discutais avec Monsieur Delfino sur le dernier roman que j'avais lu " Les voyages de sable", je lui confiais que j'étais restée sur ma faim dans les dernières pages... Il me répondit que c'était une fin ouverte mais que si je voulais une fin certaine et fermée, il me tendit son dernier livre "Assassins" que je m'empressa d'acquérir. Je le remercie vivement pour sa très gentille dédicace adressée à la bénévole de la librairie que j'étais durant les deux jours du salon. Tant de belles critiques ont été rédigées sur le déroulement des évènements, alors je ne reviendrai pas là-dessus. Servi par un style magnifique, nous sommes tout de suite dans la tête d'Emile Zola qui en sa dernière nuit de 1902 se remémore sa vie. Son enfance et son amitié avec Paul Cézanne, son parcours difficile, son engagement sociétal, tout dans ce personnage est passionnant et incite à lire (relire) ses ouvrages. On y croise aussi tout ce que le XIXe siècle a produit d'écrivains, d'artistes de talent : de Marcel Proust à Edgar Degas, d'Anatole France à Paul Valéry, de Victor Hugo à Jules Vallès. Mais ce beau siècle cache ou révèle deux faces sombres, une corruption d'Etat et un antisémitisme développé et mortel dont les teneurs n'ont pas pardonné à Zola son article "J'accuse" dans le journal "L'Aurore" : parmi lesquels le fils Daudet, Barrès, Maurras, Déroulède... Il ne faut pas oublier que trois ans plus tôt (en 1899), quelqu'un avait tenté de boucher les cheminées du domicile de Zola, en 1901 on avait retrouvé une bombe sous la porte cochère. La police, toujours flegmatique et complice, n'a pas diligenté les recherches des responsables. La mort d'Emile Zola n'a pas fait l'objet d'une enquête afin de ne "pas devenir le prétexte à une nouvelle flambée de violence". Le gouvernement n'a pas daigné se faire représenter de façon officielle à ses funérailles... Par contre les chapitres décrivant la réunion des ennemis de Zola restent difficiles, nécessitant une très bonne connaissance du XIXe siècle et de ses hommes politiques. Franchement, avant d'imposer la lecture des œuvres de Zola aux collégiens, il serait indispensable qu'ils lisent ce livre : ils comprendraient le contexte historique et les engagements de l'auteur.
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