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Belfond
EAN : 9782714479150
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Le Meurtre du Commandeur, livre 2 : La Métaphore se déplace

Hélène MORITA (Traducteur), Tomoko OONO (Avec la collaboration de)
Date de parution : 11/10/2018
Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu.
Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki.
Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital,...
Une jeune fille a disparu.
Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki.
Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur.
Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.
Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur.
Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 
Deuxième livre d’une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.
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EAN : 9782714479150
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PhilduVestit Posté le 13 Février 2020
    Le tome 2 tient de Stephen King par ses côtés spectaculaires mais le final est plus apaisé. On se laisse bien prendre a l’intrigue et on a de la sympathie pour les personnages clés. Un japonais parle des exactions de l’armée en Chine à l’aube de la seconde guerre mondiale ce qui a du valoir à Murakami quelques inimitiés locales...
  • Murasaki Posté le 23 Janvier 2020
    On dit parfois d'un homme et de son enfant qui lui ressemble trait pour trait : "ah ! celui-là il ne peut pas le renier !". Ici, je crois qu'on peut dire la même chose : Murakami ne peut pas renier ce roman, car il contient tout ce qui fait la joie de son vaste fan-club de lecteurs, et tout ce qui énerve ses détracteurs. L'algorithme murakamien est bien là, dans toute sa splendeur, se payant le luxe de singer les critiques, poussant à fond son style bien à lui et ses thèmes de prédilection, avec tout plein de références à son oeuvre qui sont autant de clins d'oeil à ses aficionados. Le quotidien raconté dans tous ses détails, les bagnoles examinées et comparées - jusqu'à me saouler je l'avoue - mais aussi la musique, les considérations sur la vie, la mort, la croissance de l'être humain, la paternité, le bien et le mal, les horreurs de la guerre et l'implacable cruauté du mouvement de la nature, de la culture générale en veux tu en voilà etc.... Murakami nous fait même un petit remake de certains épisodes de 1Q84 en changeant les personnages ; non, je ne spoilerai... On dit parfois d'un homme et de son enfant qui lui ressemble trait pour trait : "ah ! celui-là il ne peut pas le renier !". Ici, je crois qu'on peut dire la même chose : Murakami ne peut pas renier ce roman, car il contient tout ce qui fait la joie de son vaste fan-club de lecteurs, et tout ce qui énerve ses détracteurs. L'algorithme murakamien est bien là, dans toute sa splendeur, se payant le luxe de singer les critiques, poussant à fond son style bien à lui et ses thèmes de prédilection, avec tout plein de références à son oeuvre qui sont autant de clins d'oeil à ses aficionados. Le quotidien raconté dans tous ses détails, les bagnoles examinées et comparées - jusqu'à me saouler je l'avoue - mais aussi la musique, les considérations sur la vie, la mort, la croissance de l'être humain, la paternité, le bien et le mal, les horreurs de la guerre et l'implacable cruauté du mouvement de la nature, de la culture générale en veux tu en voilà etc.... Murakami nous fait même un petit remake de certains épisodes de 1Q84 en changeant les personnages ; non, je ne spoilerai pas, lisez vous-même ! Bref, j'ai kiffé, par moments ça m'a énervée, mais au final c'était vachement bien. Oui-da Messieurs ;)
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  • bgbg Posté le 14 Décembre 2019
    Deux tomes, plus de mille pages qui s’avalent comme du petit lait, et un enchantement franc et continu, cela avec trois-quatre personnages réels et d’autres plus abstraits, tous marqués par une perception fine de leurs dispositions et auxquels on s’attache sans vouloir jamais les quitter. Il y a tout d’abord le narrateur, un peu plus de la trentaine, peintre dont l’approche de l’art est subtile, profonde, originale, très détaillée dans le texte, le narrateur donc qui plutôt que de se donner à la Création avec son lot d’incertitudes, de flottements, de tourments, fait des portraits rémunérateurs, mais d’une grande finesse et qui semblent s’animer, s’incarner sous nos yeux. La femme du narrateur vient de le quitter pour un autre après six ans de vie commune. Il vit dans une maison isolée dans une montagne, et donne des cours de peinture dans la ville voisine d’Odawara. Il y a ensuite Menshiki, le voisin désœuvré mais toujours occupé, un homme riche à la curieuse chevelure blanche, qui ne roule qu’en Jaguar et vit dans une vaste maison moderne en face de celle du narrateur, séparée d’elle par une vallée. C’est un homme charmant, mystérieux, au passé trouble, qui observe à la jumelle une fillette... Deux tomes, plus de mille pages qui s’avalent comme du petit lait, et un enchantement franc et continu, cela avec trois-quatre personnages réels et d’autres plus abstraits, tous marqués par une perception fine de leurs dispositions et auxquels on s’attache sans vouloir jamais les quitter. Il y a tout d’abord le narrateur, un peu plus de la trentaine, peintre dont l’approche de l’art est subtile, profonde, originale, très détaillée dans le texte, le narrateur donc qui plutôt que de se donner à la Création avec son lot d’incertitudes, de flottements, de tourments, fait des portraits rémunérateurs, mais d’une grande finesse et qui semblent s’animer, s’incarner sous nos yeux. La femme du narrateur vient de le quitter pour un autre après six ans de vie commune. Il vit dans une maison isolée dans une montagne, et donne des cours de peinture dans la ville voisine d’Odawara. Il y a ensuite Menshiki, le voisin désœuvré mais toujours occupé, un homme riche à la curieuse chevelure blanche, qui ne roule qu’en Jaguar et vit dans une vaste maison moderne en face de celle du narrateur, séparée d’elle par une vallée. C’est un homme charmant, mystérieux, au passé trouble, qui observe à la jumelle une fillette dont il pense être peut-être le père. Cette fille, c’est Marié, treize ans, mutique quand elle ne veut pas parler, sélective dans ses affinités, intuitive et intelligente. Une personnalité déjà ! Qui tient la dragée haute à Menshiki. Sa mère, morte piquée par une guêpe, fut la maîtresse de ce dernier. Tout comme le narrateur avec qui se crée une relation complice, elle a accès à l’irrationnel. Elle disparaît un jour, amenant le narrateur à plonger dans un parcours fantastique, irréel, symbolique, largement souterrain, pour la retrouver. Il faillira y laisser sa vie et échouera à retrouver Marié qui réapparaîtra d’elle-même. Tomohiko Amada est un vieux peintre célèbre qui finit ses jours dans une maison de retraite spécialisée dans les troubles cognitifs, type Alzheimer. Il a habité la maison où vit le narrateur et y a laissé un tableau fascinant, peint dans sa période nihonga (traditionnelle japonaise) qui retrace un épisode du drame tiré du Don Giovanni de Mozart, Le meurtre du Commandeur. La vie de Tomohiko Amada, qui a passé sa jeunesse à Vienne pendant l’Anchluss, n’est pas limpide et le narrateur n’a de cesse de la scruter pour comprendre le mystère de ce tableau génial. Le Commandeur du tableau est un personnage du roman ! Haut de soixante centimètres, d’apparence telle que sur le tableau (d’où il ne disparaît jamais), s’exprimant en multipliant des adverbes redondants, il apparaît au narrateur (exclusivement) de façon toujours opportune, pour l’informer et le conseiller. C’est quelqu’un de bienveillant, drôle, éthéré, mi-bouffon mi-sage, un feu follet dans cette saga de défoncés. Ou un Deus ex machina, là pour dénouer des situations complexes et faire avancer l’action. Sa nature ? Il dit être une Idée ! La fosse, enfin, deux mètres de diamètre, trois mètres de profondeur, des parois lisses qu’on ne peut escalader, donc impossible d’en sortir sans aide quand on y est. Le narrateur et Menshiki l’ont mise à jour parce qu’un son semblait venir de là, ils y ont trouvé une clochette et rien d’autre. On n’éclaircira pas l’énigme de la clochette ni de la fosse, et tant pis. Le récit égrène ainsi quelques situations qui gardent leur mystère, sans créer de frustration majeure chez le lecteur. Ainsi se déroule ce roman entre situations inconsistantes du quotidien et envolées surnaturelles, au sein desquelles se glissent quelques considérations parfois laborieuses sur cette curieuse Idée (avec une majuscule) incarnée dans le personnage du Commandeur. Le narrateur est un personnage ouvert, flegmatique parfois, sa rationalité est mise à l’épreuve, prix à payer pour dénouer les énigmes qui le cernent ou maintenir sa relation privilégiée avec Marié. Menshiki, intelligent, volontaire, pose sa rondeur relationnelle devant un seul objectif : capter l’attention de Marié, après avoir manigancé un vaste système pour s’en approcher et l’épier à tout moment. Saura-t-il un jour s’il est le père de Marié ? Peu lui importe, semble-t-il... Marié concentre le mystère d’une adolescente de treize ans, sauvage, fermée, qui choisit son confident, le narrateur, mais est animée par la tentation de percer les secrets de Menshiki. Murakami pourrait irriter par moments quand il s’enlise dans une fadeur apparente du récit. Disons plutôt qu’il s’y complaît, s’en délecte, et sait que la fable envoûtante qu’il écrit passionne, emporte, enivre, à la fois consistante et féerique, réelle et irréelle. Murakami efface les limites entre les deux mondes, et qu’il le fasse par faiblesse, par inertie, par facilité, ne l’empêche pas d’évoquer par petites touches, des moments honteux de l’Histoire, la réalité du monde contemporain nippon, enfin la psychologie des êtres. Un Japonais moderne, quoi !
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  • hulottekili Posté le 8 Décembre 2019
    On avait annoncé cette œuvre "Le meurtre du Commandeur" comme comparable à 1Q84, dont le fantastique foisonnant ne m'avait pas tout à fait séduite (même si je reste fan de Murakami) Là, l'histoire m'a semblée plus resserrée et cohérente...bref, j'ai préféré cette histoire. Bien sûr, le fantastique est toujours présent, avec les thèmes habituels de ce romancier : l'existence d'une réalité parallèle, un monde secret. On y trouve aussi la conception, en rêve d'un bébé, phénomène curieux déjà observé dans 1Q84 ! A noter l'mage très forte du puits présent dans les "Chroniques de l'oiseau à ressort"...cette fois, il s'agit plutôt d'une fosse mais finalement assez similaire, avec cette idée troublante et dérangeante, de l'attraction à la fois du refuge et de la mort possible en fonction de la présence ou pas d'une échelle ! Restent les personnages du Commandeur et de Menshiki. Le commandeur qui se matérialise et se dématérialise sous la forme d'un personnage d'un tableau et qui obtiendra de notre héros qu'il réalise le "meurtre" afin que la boucle soit bouclée ! Le voisin mystérieux, Menshiki, personnage troublant et complexe, parfois bienveillant, parfois inquiétant, et dont, finalement, on ne connaît que peu de choses.... On avait annoncé cette œuvre "Le meurtre du Commandeur" comme comparable à 1Q84, dont le fantastique foisonnant ne m'avait pas tout à fait séduite (même si je reste fan de Murakami) Là, l'histoire m'a semblée plus resserrée et cohérente...bref, j'ai préféré cette histoire. Bien sûr, le fantastique est toujours présent, avec les thèmes habituels de ce romancier : l'existence d'une réalité parallèle, un monde secret. On y trouve aussi la conception, en rêve d'un bébé, phénomène curieux déjà observé dans 1Q84 ! A noter l'mage très forte du puits présent dans les "Chroniques de l'oiseau à ressort"...cette fois, il s'agit plutôt d'une fosse mais finalement assez similaire, avec cette idée troublante et dérangeante, de l'attraction à la fois du refuge et de la mort possible en fonction de la présence ou pas d'une échelle ! Restent les personnages du Commandeur et de Menshiki. Le commandeur qui se matérialise et se dématérialise sous la forme d'un personnage d'un tableau et qui obtiendra de notre héros qu'il réalise le "meurtre" afin que la boucle soit bouclée ! Le voisin mystérieux, Menshiki, personnage troublant et complexe, parfois bienveillant, parfois inquiétant, et dont, finalement, on ne connaît que peu de choses. Car assez souvent chez Murakami, les choses restent en demi-teintes, dans l'inachevé (comme les tableaux que peints le personnage). Par ailleurs, j'ai retrouvé tout ce j'aime chez cet auteur, l'introspection du personnage, sa sensibilité, l'évocation du passage délicat de l'adolescence, la figure de l'absente aimée (femme ou sœur). Et puis, bien sût l'importance de l'art, la peinture et la musique.
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  • Baluzo Posté le 28 Novembre 2019
    Belle suite , enthousiasmante du volume 1 .... on y retrouve les mêmes personnages , toujours aussi bien décrits par Murakami et l'histoire rentre dans le monde parallèle si cher à Murakami....on y est bien et on suit le héros avec grand plaisir....le dénouement est il prévisible...un peu mais l'auteur ne nous l'avait pas caché.... vraiment bien!
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