Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714452214
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le Passage de la nuit

THEODORE MORITA (Traducteur), Hélène MORITA (Traducteur)
Date de parution : 25/08/2011

Pour une nuit, Haruki Murakami nous entraîne dans un Tokyo sombre, onirique, hypnotique. Un éblouissant roman d’atmosphère à la poésie singulière, aux frontières de la réalité et du fantasme, où chaque détail, rétrospectivement, fait sens.

Dans un bar, Mari est plongée dans un livre. Elle boit du thé, fume cigarette sur...

Pour une nuit, Haruki Murakami nous entraîne dans un Tokyo sombre, onirique, hypnotique. Un éblouissant roman d’atmosphère à la poésie singulière, aux frontières de la réalité et du fantasme, où chaque détail, rétrospectivement, fait sens.

Dans un bar, Mari est plongée dans un livre. Elle boit du thé, fume cigarette sur cigarette. Un musicien surgit, qui la reconnaît.
Au même moment, dans une chambre, Eri, la sœur de Mari, dort à poings fermés. Elle ne sait pas que quelqu’un l’observe.

Autour des deux sœurs vont défiler des personnages insolites : une prostituée blessée, une gérante d’hôtel vengeresse, un informaticien désabusé, une femme de chambre en fuite. Des événements bizarres vont survenir : une télévision qui se met brusquement en marche, un miroir qui garde les reflets.

À Tokyo, le temps d’une nuit, va se nouer un drame étrange…

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714452214
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mh17 Posté le 17 Novembre 2020
    Quel puissant roman, sombre, fantasmagorique, énigmatique ! Il est facile à lire, les chapitres sont très courts et vous tiennent en haleine comme dans un bon thriller. Le vocabulaire est simple, les personnages ordinaires vous ressemblent. L'écriture est sèche, saccadée, avec des solos magnifiques qui vous nouent les tripes. L'atmosphère est celle d'un film noir. Au début, à 23h 56 vous survolez la ville comme un oiseau de nuit. Monstrueuse créature qui se régénère perpétuellement. "Agrégat" de corps interconnectés "qui clignotent au rythme des battements du coeur". Et puis vous plongez vers le centre-ville et plus exactement vers cette zone de néons multicolores où s'agglutinent les étudiants de retour de soirée, les prostituées, les rabatteurs de karaoké etc. Un monospace noir aux vitres opaques passe. Et vous vous rapprochez encore. Vous entrez au Denny's. Un restaurant sans charme appartenant à une chaîne. Et là vous vous fixez sur une fille attablée avec un gros bouquin. Elle s'appelle Mari. Elle est étudiante en Chinois. le genre banal et sérieux Elle lit un pavé. Elle n'a pas sommeil. Un gars nommé Takeshi qui porte un trombone s'installe à côté d'elle. Il l'a déjà vue avec sa soeur aînée Eri qu'il connaît. Eri c'est une... Quel puissant roman, sombre, fantasmagorique, énigmatique ! Il est facile à lire, les chapitres sont très courts et vous tiennent en haleine comme dans un bon thriller. Le vocabulaire est simple, les personnages ordinaires vous ressemblent. L'écriture est sèche, saccadée, avec des solos magnifiques qui vous nouent les tripes. L'atmosphère est celle d'un film noir. Au début, à 23h 56 vous survolez la ville comme un oiseau de nuit. Monstrueuse créature qui se régénère perpétuellement. "Agrégat" de corps interconnectés "qui clignotent au rythme des battements du coeur". Et puis vous plongez vers le centre-ville et plus exactement vers cette zone de néons multicolores où s'agglutinent les étudiants de retour de soirée, les prostituées, les rabatteurs de karaoké etc. Un monospace noir aux vitres opaques passe. Et vous vous rapprochez encore. Vous entrez au Denny's. Un restaurant sans charme appartenant à une chaîne. Et là vous vous fixez sur une fille attablée avec un gros bouquin. Elle s'appelle Mari. Elle est étudiante en Chinois. le genre banal et sérieux Elle lit un pavé. Elle n'a pas sommeil. Un gars nommé Takeshi qui porte un trombone s'installe à côté d'elle. Il l'a déjà vue avec sa soeur aînée Eri qu'il connaît. Eri c'est une beauté. Dans le chapitre 2 à 23h56. elle est allongée et dort comme une belle endormie. Un torrent de cheveux noirs déborde de son oreiller. Elle est dans une pièce sans personnalité. Vous l'observez avec un autre observateur qui se cache et vole l'image de la belle. Vous voyez qu'elle est plongée dans un profond sommeil. A minuit vous entendez un grésillement. L'écran de la télé clignote. Il se passe quelque chose derrière l'appareil. Non, la télé est débranchée. Pourtant sur l'écran une image prend forme. Une pièce avec une chaise. Un type d'un âge indéterminé aux habits sombres et au visage caché y est assis... Le roman fait alterner les deux récits le temps d'une seule nuit. Mari va se déplacer, quitter son abri de néons et son bouquin malgré elle, rencontrer des gens, une prostituée chinoise battue, des femmes blessées, d'autres coeurs solitaites qui vont lui parler, se livrer, lui donner. Eri, la belle endormie semble immobile. Rêve-t-elle ? Est-elle l'objet du rêve de sa soeur au physique banal ? de ce type inquiétant qui la regarde? de nous tous voyeurs ? Nous sommes tous complices semble dire Murakami, tour à tour victimes et prédateurs de la video surveillance, des images en général, du conformisme, du productivisme hyper moderne. Qu'est-ce qu'il reste d'authentique dans ce monde ? Comment y (re)trouver notre place ? Comment nous (ré)unir ?
    Lire la suite
    En lire moins
  • Isavsd Posté le 7 Octobre 2020
    La narration particulière de ce livre m’a séduite… Entre rêve et réalité, il nous invite au travers de notre « œil/caméra » à survoler différents personnages dont les vies se croisent le temps d’une nuit… deux sœurs, un musicien, une gérante d’un hôtel de passe, un homme d’affaires, une employée du même hôtel… Je me suis demandée parfois, et cela assez régulièrement tout au long du livre, où l’auteur voulait nous emmener, sans que cela ne m’ôte cependant l’envie de poursuivre ce récit onirique. Puis je me suis dit que, peut-être, la fin serait révélatrice, que le destin de tous les personnages allait nous plonger dans une autre réalité… Mais non… Pourtant il y a derrière cette histoire, simple en apparence, mais emplie d’étrange (des miroirs qui gardent le reflet des visages, une télé qui s’allume et « aspire » le sommeil d’Eri, la sœur de Mari, d’ailleurs, sont-elles bien des sœurs, on peut se le demander…), des questionnements beaucoup plus profonds qu’il n’y paraît… La nuit passe, minute après minute, heure après heure, et des vies se déroulent, se dénouent peut-être…
  • Laurent3375 Posté le 25 Août 2020
    Premiers pas dans la littérature japonaise avec ce roman, sous l’influence positive d’une charmante babélienne, inconditionnelle du genre. C’est un roman court de 149 pages que je n’ai pas été en mesure de lire d’une traite. Les dix-huit chapitres nécessitent d’être absorbés et digérés avec délicatesse. Nous traversons une nuit entière, sous la lumière spectrale de Tokyo, façon cinématographique. Le lecteur devient l’œil de la caméra pour observer le destin croisé de plusieurs personnages. Mari, une jeune fille de 19 ans, s’installe dans un café pour lire et rencontre Takahashi, un garçon du même âge. Ils se sont déjà rencontrés, il y a plus d’un an, lui se souvient d’elle et il l’entraîne dans un fil de discussions : la vie de famille, les études, le rapport aux autres. Ce jeune homme profite de la nuit pour ses répétitions musicales avec son groupe. Il joue du saxophone. Ce contexte musical conduit l’auteur à ponctuer ses lignes, ses pages d’une vingtaine de références musicales jazz. J’ai associé l’écoute de ces propositions musicales à ma lecture qui ont favorisé l’immersion. Au même moment, la caméra nous conduit dans la chambre d’Eri, sœur de Mari, plongée dans un sommeil profond où la camera observe,... Premiers pas dans la littérature japonaise avec ce roman, sous l’influence positive d’une charmante babélienne, inconditionnelle du genre. C’est un roman court de 149 pages que je n’ai pas été en mesure de lire d’une traite. Les dix-huit chapitres nécessitent d’être absorbés et digérés avec délicatesse. Nous traversons une nuit entière, sous la lumière spectrale de Tokyo, façon cinématographique. Le lecteur devient l’œil de la caméra pour observer le destin croisé de plusieurs personnages. Mari, une jeune fille de 19 ans, s’installe dans un café pour lire et rencontre Takahashi, un garçon du même âge. Ils se sont déjà rencontrés, il y a plus d’un an, lui se souvient d’elle et il l’entraîne dans un fil de discussions : la vie de famille, les études, le rapport aux autres. Ce jeune homme profite de la nuit pour ses répétitions musicales avec son groupe. Il joue du saxophone. Ce contexte musical conduit l’auteur à ponctuer ses lignes, ses pages d’une vingtaine de références musicales jazz. J’ai associé l’écoute de ces propositions musicales à ma lecture qui ont favorisé l’immersion. Au même moment, la caméra nous conduit dans la chambre d’Eri, sœur de Mari, plongée dans un sommeil profond où la camera observe, scrute chaque détail et nous interroge sur la situation. Ce sont peut-être les passages les plus denses, les plus mystérieux de ce roman. J’ai eu l’impression d’être plongé dans un film de Jean-Luc Godard tellement l’appel à la réflexion est intense. Enfin nous rencontrons Kaoru, gérante d’un love-hôtel, où les thèmes de la prostitution, de la violence vont être abordés, le rapport distendu avec les chinois. « Le passage de la nuit » est un voyage onirique au plus profond d’une nuit japonaise teinté de poésie et des couleurs nocturnes de cette mégalopole tentaculaire. A lire et à relire pour en extraire sa substantifique moelle. Une belle découverte. Bien à vous tous amis Babéliens !
    Lire la suite
    En lire moins
  • AlexandreDeMortcerf Posté le 3 Août 2020
    Dans ce roman étrange et fascinant, Murakami met en scène Éri et Mari Assaï. La première, adorée de tous, décide de sombrer dans un sommeil profond et indéfini. La seconde, plus réservée, ne peut plus fermer l'oeil depuis et erre seule dans les rues de Tokyo sous le couvert de la nuit illuminée par les néons. Elles ne semblent pas de la même réalité. Les rencontres et événements qui s'enchainent durant cette longue nuit sauront-ils les rapprocher? Un livre sur les rencontres nocturnes inattendues et les relations familiales. Avec une écriture tantôt saccadée, tantôt éloquente, l'auteur installe notre regard impuissant comme une caméra sur un trépied ou nous donne une vue d'ensemble comme un drone au-dessus des têtes. J'ai été impressionné par la liberté d'écriture de style "Jazz" de Murakami qui mélange si aisément les genres littéraires. Il est donc difficile pour moi de le classer : roman initiatique réaliste magique à saveur policière? À lire dès la tombée de la nuit!
  • Ellexa Posté le 9 Juillet 2020
    Tokyo, la nuit. Nous sommes tantôt un œil ouvert sur toute la ville, qui couve un évènement puis un autre, tantôt notre œil se focalise sur une personne : Mari, qui lit dans un bar, sa sœur Eri qui dort d'un sommeil particulier, un jeune musicien, une gérante d'un hôtel, un homme de bureau. Ils n'ont aucun lien, du moins on le pense, et pourtant toute la nuit tournera autour d'eux. Un drame, un événement malheureux se prépare. Le récit de cette nuit, c'est un voyage sombre, drôle et presque onirique. Le récit de cette nuit est un moment de repos où on peut mettre notre vie de côté, oublier un peu les tracas pour savourer une tranche de celle de quelques autres personnes. Lu dans une période compliquée, où le moral et la concentration n'étaient pas au rendez-vous, Le Passage de la Nuit a été une bulle d'air plus que bienvenue. Le premier roman de cet auteur que j'ai pu lire, et sûrement pas le dernier. Merci, Monsieur Murakami, pour ces petits instants de rêve.
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.