Lisez! icon: Search engine
Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871615
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 177
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Rose

RAYMOND CLARINARD (Traducteur)
Date de parution : 03/03/2011

Jamais elle n'abdiquera

Paris, sous le Second Empire. Sur ordre du baron Haussmann des centaines d’habitants sont expropriés et des quartiers entiers réduits en poussière. Loin du tumulte, rue Childebert, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à son amie fleuriste du rez-de-chaussée, les promenades...

Paris, sous le Second Empire. Sur ordre du baron Haussmann des centaines d’habitants sont expropriés et des quartiers entiers réduits en poussière. Loin du tumulte, rue Childebert, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à son amie fleuriste du rez-de-chaussée, les promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit une lettre du Préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard St Germain, doit être détruite. Rose, liée par une promesse faite à Armand, son défunt mari, ne peut se résoudre à quitter la demeure familiale. Déterminée à résister quoi qu’il lui en coute, elle confie à Amand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans son passé et dévoile peu à peu un secret qu’elle a gardé pendant plus de trente ans.
Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au cœur d’un monde où les petits métiers – herboriste, relieur, chiffonnier – fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. Tandis qu’une page de l’Histoire se tourne, Rose devient le témoin d’une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d’embellissement.
Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d’une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782350871615
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 177
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Doralex72 Posté le 24 Septembre 2020
    Tous autant que nous sommes, nous ne pouvons que vanter, alors que nous en arpentons les artères, la beauté de la capitale française. Ville musée et ville moderne, Paris s’identifie à ses grands boulevards, à ses immeubles reconnaissables, à ses parcs et jardins célèbres. Et que dire de l’homme à l’origine de la transformation qui s’est opérée sous le Second Empire. Que dire du préfet Haussmann… Rose Bazelet est veuve et mère de deux enfants. Sa vie s’écoule paisiblement entre la lecture du Petit Journal et ses promenades au Luxembourg. Rien ne semble pouvoir venir bouleverser son quotidien jusqu’au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture lui intimant l’ordre d’évacuer sa maison : celle-ci, située sur le tracé du futur boulevard Saint-Germain, doit prochainement être détruite. Cette lettre est un bouleversement pour cette femme d’une cinquantaine d’années : c’est à la fois la fin d’une vie qu’elle a bâti avec son mari dans leur maison et le début d’une lutte désespérée et irréaliste. En réponse à ce funeste commandement, elle entame la rédaction d’une longue lettre pleine de confessions et destinée à son mari décédé plusieurs années auparavant. Elle y raconte son quotidien, ses sorties et ses... Tous autant que nous sommes, nous ne pouvons que vanter, alors que nous en arpentons les artères, la beauté de la capitale française. Ville musée et ville moderne, Paris s’identifie à ses grands boulevards, à ses immeubles reconnaissables, à ses parcs et jardins célèbres. Et que dire de l’homme à l’origine de la transformation qui s’est opérée sous le Second Empire. Que dire du préfet Haussmann… Rose Bazelet est veuve et mère de deux enfants. Sa vie s’écoule paisiblement entre la lecture du Petit Journal et ses promenades au Luxembourg. Rien ne semble pouvoir venir bouleverser son quotidien jusqu’au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture lui intimant l’ordre d’évacuer sa maison : celle-ci, située sur le tracé du futur boulevard Saint-Germain, doit prochainement être détruite. Cette lettre est un bouleversement pour cette femme d’une cinquantaine d’années : c’est à la fois la fin d’une vie qu’elle a bâti avec son mari dans leur maison et le début d’une lutte désespérée et irréaliste. En réponse à ce funeste commandement, elle entame la rédaction d’une longue lettre pleine de confessions et destinée à son mari décédé plusieurs années auparavant. Elle y raconte son quotidien, ses sorties et ses amis, mais également ses secrets et ses regrets. Par des lettres qu’elle reçoit elle-même de ses proches, on y apprend son entêtement et sa résistance. Rose décide de se battre contre le projet commun de l’empereur Napoléon III et du préfet Haussmann qui modifiera à jamais sa vie. Jusqu’au dernier moment, elle croira être assez forte. Ce roman est particulier par l’originalité de l’histoire qu’il porte. Les grands travaux initiés par ce visionnaire aux fins de moderniser une ville restée moyenâgeuse ont un jour bousculé la vie de milliers d’anonymes. Combien de Rose ont été sorties des livres d’Histoire, victimes de ce mal nécessaire qui consiste à anéantir leurs vies pour un idéal commun. De façon très touchante et tendre, Tatiana de Rosnay, nous livre une œuvre sensible, sur un thème peu commun. Journaliste et écrivain renommée, on lui doit notamment « Elle s’appelait Sarah » paru en 2007. Auteur de onze romans, Rose est son avant-dernier.
    Lire la suite
    En lire moins
  • micrhone Posté le 21 Juillet 2020
    magnifique livre - certains quartiers de Paris sont détruits pour être remodelés selon les ambitions de Mr Haussmann et beaucoup de personnes son expulsées. Rose ne veut pas quitter son quartier - On découvre la vie simple de Rose et son passé. très beau portrait et également belles descriptions du Paris des petits quartiers et du Bon Marché
  • Cathy2909 Posté le 13 Juin 2020
    Ce roman magnifique et bouleversant nous entraîne dans les ruelles, places, d'un Paris révolu, au côté de personnages pittoresques et attachants ; des reflets d'une vie vie de quartier, de bâtisses familiales transmises de génération en génération. C'est aussi le récit sur la fin d'une capitale plus que séculaire aux vestiges moyenâgeux. Haussmann, le baron éventreur, amorce les prémices d'une ville moderne. Emile Zola et son roman "La curée" ne sont pas loin. La romancière, Tatiana De Rosnay, livre une histoire poignante, abordant avec finesse et brio des thèmes comme le deuil, la perte d'un enfant, la solitude et l'amour. Rose nous apparaît authentique, chaleureuse, comme une femme qui a du caractère avec un petit côté bourgeoise parisienne. Elle apprécie les belles choses et son coquet confort. Nous ne sommes pas indifférents à sa détresse ! La maison reste un personnage à part entière, témoin silencieux d'époques révolues, de drames et de joies. Un abstrait et dernier compagnon pour Rose. Une très belle découverte, un roman épistolaire a une seule voix et la succession de lettres captive et intrigue agréable laissant planer un charme suranné aux parfums d'encre violette et crissements de plume.
  • BruC Posté le 14 Mars 2020
    Rose, de Tatiana de Rosnay, est à la fois un livre à part dans sa bibliographie en même temps qu’un roman très cohérent par rapport au reste de son œuvre. À part car il s’agit – et c’est inhabituel chez elle – d’un récit historique se déroulant dans le Paris du Second Empire ; cohérent car l’écrivain franco-britannique continue de creuser ses réflexions sur l’importance des lieux et de la mémoire. Rose Bazelet est la narratrice de ce roman épistolaire. Elle s’adresse à son mari Armand, disparu quelques années plus tôt, alors que sa propre vie est en train de prendre un tour tragique. Nous sommes en 1869 et la capitale française est en train de vivre une transformation spectaculaire. De 1852 à 1870, le préfet de Paris, le Baron Haussmann, impose la modernisation de Paris : des rues et des immeubles anciens sont rasées au profit de boulevards aérés et rectilignes, des faubourgs sont absorbés faisant passer la capitale de douze à vingt arrondissements, la cité se dote d’un système moderne d’alimentation en eaux et égouts et des monuments sont construits (la gare de Lyon et celle du Nord, l’opéra Garnier, l'église Saint-Augustin ou la mairie du 13e arrondissement). Cependant, ces... Rose, de Tatiana de Rosnay, est à la fois un livre à part dans sa bibliographie en même temps qu’un roman très cohérent par rapport au reste de son œuvre. À part car il s’agit – et c’est inhabituel chez elle – d’un récit historique se déroulant dans le Paris du Second Empire ; cohérent car l’écrivain franco-britannique continue de creuser ses réflexions sur l’importance des lieux et de la mémoire. Rose Bazelet est la narratrice de ce roman épistolaire. Elle s’adresse à son mari Armand, disparu quelques années plus tôt, alors que sa propre vie est en train de prendre un tour tragique. Nous sommes en 1869 et la capitale française est en train de vivre une transformation spectaculaire. De 1852 à 1870, le préfet de Paris, le Baron Haussmann, impose la modernisation de Paris : des rues et des immeubles anciens sont rasées au profit de boulevards aérés et rectilignes, des faubourgs sont absorbés faisant passer la capitale de douze à vingt arrondissements, la cité se dote d’un système moderne d’alimentation en eaux et égouts et des monuments sont construits (la gare de Lyon et celle du Nord, l’opéra Garnier, l'église Saint-Augustin ou la mairie du 13e arrondissement). Cependant, ces transformations voulues par Napoléon III ont leur côté sombre : des quartiers populaires entiers doivent être détruits, poussant des populations entières à l’extérieur de la ceinture parisienne ou dans des arrondissements éloignés. C’est cet aspect des travaux haussmanniens qui intéresse Tatiana de Rosnay dans son roman publié en 2011. Rose est le portrait d’une femme déterminée à ne pas quitter la rue Childebert, vouée à disparaître pour être absorbée par le boulevard Saint-Germain. "Jamais elle n’abdiquera" annonce en couverture l’éditeur. Cette veuve est en effet déterminée à préserver une demeure qui est bien plus qu’un lieu de vie : "Cette maison est mon corps, ma peau, mon sang, mes os. Elle me porte en elle comme j’ai porté nos enfants. Elle a été endommagée, elle a souffert, elle a été violentée, elle a survécu , mais aujourd’hui, elle va s’écrouler." C’est un combat à la David et Golitah que mène Rose, aidée de Gilbert, un misérable chiffonnier, et de la fleuriste indépendante et romanesque Alexandrine : sauver sa rue et sa maison des travaux du préfet Haussmann et, ce faisant, préserver cette mémoire des murs, un thème cher à l’auteur de Boomerang. Il n’est pas seulement question dans ce récit de nostalgie ou du refus de la modernité. La maison de la rue Childebert est importante pour la narratrice car c’est un lieu portant en lui des drames, un double deuil, des rêves mais aussi un événement secret (car il en fallait bien un dans ce livre de Tatiana de Rosnay!) que le lecteur découvrira dans les derniers chapitres. La question de "refaire sa vie" ailleurs, auprès de sa fille qui lui ressemble pourtant si peu, et trouver un peu de légèreté auprès de l’étonnante baronne de Vresse, n’a finalement aucun sens pour une femme qui n’a connu que sa demeure et sa rue, pour le meilleur et pour le pire. Pour parler de lieux disparus il y a 150 ans, à l’instar de Patrick Modiano, Tatiana de Rosnay s’est transformée en historienne et archéologue mentale. Celle qui prend plaisir à déambuler dans Paris, sa ville, part à la recherche de quartiers disparus. Elle fait naître ou renaître des lieux comme des personnages fictifs et imaginaires. Rose, c’est aussi la chronique de ces gens simples écrasés par la grande histoire et les puissants. Les grands événements (les trois glorieuses de juin 1830, la rencontre de Napoléon III et du Baron Haussmann et la transformation urbaine de Paris) rencontrent ces micro-événements qui font toute une existence (la naissance d’un enfant, la mort d’un autre et la destruction programmée d’une maison). Rose pourrait être un authentique roman écrit au XIXe siècle, d’autant plus que les références à cette époque jalonnent le récit, jusqu’au portrait cinglant du Baron Haussmann ("Le grain de sa peau légèrement mouchetée, son teint rougeaud, sa barbe drue et bouclée, son regard bleu et glacé. Il était large, un peu gras, avec des mains énormes.") Tatiana de Rosnay a pris le risque d’écrire un livre que l’on pourrait qualifier "d’anti-moderne" mais qui nous parle à nous, personnes du XXIe siècle, des lieux où nous vivons, des êtres que nous aimons et des morts que nous chérissons.
    Lire la suite
    En lire moins
  • marie504 Posté le 25 Février 2020
    Rose ne souhaite pas quitter la maison dans laquelle elle a vécu avec son mari et qui a vu naître ses enfants. Son mari est décédé quelques années auparavant. Elle lui écrit des lettres pour lui raconter son quotidien et surtout, lui narrer son acharnement pour éviter que leur maison ne soit détruite. En effet, nous sommes au milieu du XIXème siècle et le baron Haussmann exproprie des rues entières pour pouvoir créer les nouveaux boulevards de Paris. Armand pensait que la proximité de l'église protégerait leur maison de la destruction. Il n'en est rien. A travers les propos de Rose, on comprend peu à peu les raisons qui l'ont conduite à s'attacher à cette maison. Rose raconte sa vie de jeune femme mariée, l'entente parfaite avec sa belle-mère, le peu de sentiments qu'elle porte à sa fille, la douleur qu'elle a ressentie lors du décès de son petit garçon... Elle explique également à Armand comment la fleuriste et le libraire l'ont sauvée après son décès, au point qu'elle considère Alexandrine comme sa propre fille. On devine assez rapidement que Rose a pris une décision et va s'y tenir... Il n'y a pas beaucoup d'actions dans ce livre, mais la... Rose ne souhaite pas quitter la maison dans laquelle elle a vécu avec son mari et qui a vu naître ses enfants. Son mari est décédé quelques années auparavant. Elle lui écrit des lettres pour lui raconter son quotidien et surtout, lui narrer son acharnement pour éviter que leur maison ne soit détruite. En effet, nous sommes au milieu du XIXème siècle et le baron Haussmann exproprie des rues entières pour pouvoir créer les nouveaux boulevards de Paris. Armand pensait que la proximité de l'église protégerait leur maison de la destruction. Il n'en est rien. A travers les propos de Rose, on comprend peu à peu les raisons qui l'ont conduite à s'attacher à cette maison. Rose raconte sa vie de jeune femme mariée, l'entente parfaite avec sa belle-mère, le peu de sentiments qu'elle porte à sa fille, la douleur qu'elle a ressentie lors du décès de son petit garçon... Elle explique également à Armand comment la fleuriste et le libraire l'ont sauvée après son décès, au point qu'elle considère Alexandrine comme sa propre fille. On devine assez rapidement que Rose a pris une décision et va s'y tenir... Il n'y a pas beaucoup d'actions dans ce livre, mais la lecture est plaisante. Rose est attendrissante et à travers les lettres qu'elle écrit à son mari défunt, on comprend combien elle lui était attachée malgré les épreuves. Et cette dernière épreuve, qu'elle doit affronter seule, lui est infranchissable ! Tout cela dans le contexte de l'époque, avec tous les bouleversements que traverse Paris pour se moderniser...
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez! La newsletter qui vous inspire !
Il ne s'agit pas d'une newsletter classique. Il s'agit d'une promesse. La promesse de prendre, reprendre ou cultiver le goût de la lecture. La promesse de ne rien manquer de l'actualité de Lisez.