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Archipoche
EAN : 9782377353637
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 239
Format : 110 x 178 mm

J'accuse - La vérité en marche

Jean-denis Bredin (Postface)
Collection : Archidoc
Date de parution : 13/11/2019
Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche  Janvier 1898. Zola est scandalise par la tournure que prend l’affaire Dreyfus. Face au secret militaire et a la raison d’État qui empêchent tout débat public, il rédige une lettre ouverte au président de la République. Il y met en... Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche  Janvier 1898. Zola est scandalise par la tournure que prend l’affaire Dreyfus. Face au secret militaire et a la raison d’État qui empêchent tout débat public, il rédige une lettre ouverte au président de la République. Il y met en cause le grand état- major, accuse de mensonges, de parjure et de crime.  Publie le 13 janvier a la une de L’Aurore, le journal de Clemenceau, sous le titre « J’accuse... ! », ce réquisitoire fait l’effet d’une bombe. Comme il l’avait prévu, Zola sera inculpe et traduit en cour d’assises. Mais, cette fois, aucun huis clos possible : ce proce s-la sera public. Zola sait déjà qu’il sera condamne . Du moins aura-t-il arrache le cas Dreyfus a la nuit dont s’entoure le tribunal militaire.  Trois ans plus tard, sous le titre La Vérité en marche, Zola publie l’ensemble des articles qu’il écrivit sur l’affaire Dreyfus, rassemblés et présentés dans ce livre par Henri Guillemin, historien et biographe de Zola, et postfacés par Jean-Denis Bredin, l’un des meilleurs connaisseurs de « l’Affaire ».
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EAN : 9782377353637
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 239
Format : 110 x 178 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sami33 Posté le 8 Mai 2020
    Si vous me connaissez et me suivez depuis le début, vous savez que Zola est mon auteur classique préféré. J'ai toujours été fan de cet auteur. Je suis tombée amoureuse de sa plume au lycée lorsque j'ai découvert sa saga "Les Rougon-Macquart" où il nous parle de l'humain mais aussi de son amour pour Paris, c'est un point commun que nous avons, la capitale comme amie. Si je connais l'auteur, ses œuvres, il faut dire que je connais moins bien cette partie de sa vie, ses lettres, ses textes écrits. Bien entendu, j'ai entendu parler de l'affaire Dreyfus, de son combat qu'il a mené pour la justice, pour la vérité. Je ne sais pas si à l'époque il mesurait la portée mondiale de la puissance de ses mots mais ils sont grandioses, comme toujours. Cette oeuvre parue la veille de sa mort est une grande claque, pour moi. Tous les textes parus dans la presse et dans lesquels Zola défendait bec et ongles la cause de Dreyfus sont incroyables, on a l'impression qu'il n'y avait que lui, au devant de la scène. Zola voulait faire un recueil et je l'en remercie d'avoir eu cette merveilleuse idée, ainsi ses mots, ses pensées, ses... Si vous me connaissez et me suivez depuis le début, vous savez que Zola est mon auteur classique préféré. J'ai toujours été fan de cet auteur. Je suis tombée amoureuse de sa plume au lycée lorsque j'ai découvert sa saga "Les Rougon-Macquart" où il nous parle de l'humain mais aussi de son amour pour Paris, c'est un point commun que nous avons, la capitale comme amie. Si je connais l'auteur, ses œuvres, il faut dire que je connais moins bien cette partie de sa vie, ses lettres, ses textes écrits. Bien entendu, j'ai entendu parler de l'affaire Dreyfus, de son combat qu'il a mené pour la justice, pour la vérité. Je ne sais pas si à l'époque il mesurait la portée mondiale de la puissance de ses mots mais ils sont grandioses, comme toujours. Cette oeuvre parue la veille de sa mort est une grande claque, pour moi. Tous les textes parus dans la presse et dans lesquels Zola défendait bec et ongles la cause de Dreyfus sont incroyables, on a l'impression qu'il n'y avait que lui, au devant de la scène. Zola voulait faire un recueil et je l'en remercie d'avoir eu cette merveilleuse idée, ainsi ses mots, ses pensées, ses textes ne sont pas tombés dans l'oubli et cela a permis de perpétuer l'oeuvre des dreyfusards car si le capitaine a été gracié par le président de la République, il n'a pas été réhabilité et c'est là que l'oeuvre d'Emile Zola entre en ligne. Zola n'a malheureusement pas réussi à faire éclater la vérité, en tout cas de son vivant car le jugement sera cassé plus tard. Comme toujours, je me suis laissée transporter par les mots de Zola qui n'a pas son égal pour nous offrir un récit fort et percutant. Il aurait pu écrire la chronique mortuaire d'un journal que j'aurai été fan, c'est pour dire ! Ce recueil d'anthologie est une pure merveille qui reste malgré tout d'actualité car les mensonges d'état, les coups d'état, les vérités, les contre-vérités, toussa, toussa, restent encore et toujours d'actualité. Tout ça pour vous dire que la vérité en marche est une oeuvre riche que je vous encourage vivement à découvrir que vous soyez fan ou non de Zola.
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  • Xochitl_LCDLD Posté le 20 Janvier 2020
    Petit recueil de textes de qualité, tant par les textes en eux-mêmes que par l'introduction et la postface. Je le recommande vivement !
  • ay_guadalquivir Posté le 10 Juillet 2017
    Si J'accuse est le point d'orgue de l'engagement dreyfusard de Zola, on en ignore souvent l'ensemble des textes qu'il a consacré à l'Affaire. Par voie de presse ou courrier adressé aux plus importants hommes politiques, Zola est impliqué dans chacun de ses mots au service de sa grande idée de justice. A la lecture de ces textes, on en vient à croire qu'aujourd'hui les mots ont perdu leur sens. Zola enchaîne les morceaux de bravoure, les envolées au nom de la Justice, les attaques impitoyables contre tous ceux qui sont complices par leur faiblesse ou lâcheté. Que nous disent ces textes aujourd'hui? Que les mots semblent vidés de leur sens, que leur usage abusif a fini par les user, que les mots ne sont plus au service des grandes idées et des nobles causes, que ceux qui devraient s'en emparer sont devenus muets.
  • Grecie Posté le 8 Avril 2014
    Tout le monde, à défaut d'en avoir lu toutes les oeuvres, a une idée de l'immensité de l'oeuvre littéraire d'Emile Zola, qui lui permet de figurer en bonne place parmi les plus grands écrivains que la France ait enfantés. On connaît moins bien le citoyen exemplaire qu'il a été, quoique le "J'accuse !..." qui a paru dans l'Aurore sous sa plume en 1898 dans le cadre de l'affaire Dreyfus ait eu à l'époque une portée mondiale et qu'il continue à être pour la postérité un exemple clé de ce que peut être l'engagement civique pour une grande cause. La Vérité en marche est une oeuvre voulue par Zola qui parut en 1901, à la veille de sa mort. Elle rassemble des textes précédemment parus dans la presse et dans lesquels l'écrivain défendait la cause d'Alfred Dreyfus. Zola souhaitait en faire un recueil afin de continuer l'oeuvre des dreyfusards car, en 1901, rappelons-le, si le capitaine avait été gracié par le président de la République, il n'avait pas été réhabilité. Le but ultime de Zola n'était donc pas atteint, à savoir obtenir la justice en faisant reconnaître officiellement la vérité. En réalité, il n'assistera pas au triomphe de son combat car le... Tout le monde, à défaut d'en avoir lu toutes les oeuvres, a une idée de l'immensité de l'oeuvre littéraire d'Emile Zola, qui lui permet de figurer en bonne place parmi les plus grands écrivains que la France ait enfantés. On connaît moins bien le citoyen exemplaire qu'il a été, quoique le "J'accuse !..." qui a paru dans l'Aurore sous sa plume en 1898 dans le cadre de l'affaire Dreyfus ait eu à l'époque une portée mondiale et qu'il continue à être pour la postérité un exemple clé de ce que peut être l'engagement civique pour une grande cause. La Vérité en marche est une oeuvre voulue par Zola qui parut en 1901, à la veille de sa mort. Elle rassemble des textes précédemment parus dans la presse et dans lesquels l'écrivain défendait la cause d'Alfred Dreyfus. Zola souhaitait en faire un recueil afin de continuer l'oeuvre des dreyfusards car, en 1901, rappelons-le, si le capitaine avait été gracié par le président de la République, il n'avait pas été réhabilité. Le but ultime de Zola n'était donc pas atteint, à savoir obtenir la justice en faisant reconnaître officiellement la vérité. En réalité, il n'assistera pas au triomphe de son combat car le jugement ayant condamné Dreyfus ne sera pas cassé avant 1906. La Vérité en marche est donc une oeuvre d'un intérêt très riche. Littérairement : c'est une plongée dans le style d'une époque - qui plus est le style de Zola ! - , une écriture beaucoup plus puissante que celle d'aujourd'hui, pleine d'emphase et de force, quelquefois même grandiloquente et outrancière, mais désireuse de toute évidence d'interpeller et de convaincre, ce qui fut après tout le mode d'expression de l'écrivain dans toutes ses oeuvres. Historiquement et politiquement ensuite : elle est révélatrice d'une époque (une si Belle Epoque !) et d'un contexte dont par certains côtés nous sommes éloignés et par d'autres étonnamment proches. La puissance de l'armée et de l'Eglise n'est plus la même mais qui doutera que le pouvoir de nos jours ne soit encore capable de mensonges et de lâchetés pour protéger des intérêts particuliers affublés des oripeaux de la fameuse "raison d'Etat" ? Oui, les groupes de pression, ceux qui influent ou tentent d'influer sur la gouvernance de notre pays, ont évolué mais ils existent toujours et cette oeuvre en fait prendre conscience régulièrement. Moralement, enfin. C'est le combat entre un certain pragmatisme, qui s'accommode d'une réalité injuste parce qu'il croit cela nécessaire ou seulement parce que cela le sert ; et une volonté de vérité et de justice absolues, qui ne tolère, elle, aucun ajustement. Zola, l'homme et le citoyen, s'y révèle tout entier, en apothéose d'une carrière littéraire dans laquelle il avait déjà égrené ses convictions profondément humanistes. "Parce qu'il s'était dit : (...) je dois faire (...) la preuve (...) que la vérité que nous voulions mettre dans notre oeuvre, nous voulons la mettre dans notre vie." (Jean Jaurès). C'est d'ailleurs, nous apprend le livre, davantage le citoyen Zola que l'écrivain Zola dont les cendres furent déposées au Panthéon. Et, honteusement, cet événement a été mal assumé par tous les pouvoirs qui se sont succédé en France depuis. Sait-on que François Mitterrand, en 1981, ne se recueillit pas devant le tombeau de Zola, alors qu'il le fit devant celui de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher ? Preuve, s'il en était besoin, qu'il est toujours difficile, voire impossible pour ceux qui nous gouvernent de sortir du clivage entre politique et humanisme. Zola, en ce siècle qui nous sépare de sa mort, aurait eu encore bien des pages à noircir.
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