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Jazz

10/18
EAN : 9782264048004
Code sériel : 2604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm
Jazz

Pierre ALIEN (Traducteur)
Date de parution : 22/05/2008

En 1926, le jazz naissant répand sur Harlem un air de folie. Joe, en proie au délire, assassine sa jeune maîtresse devant sa femme, avant que celle-ci ne tue la défunte une seconde fois. Cette violence pousse les époux à se remémorer les fêlures d’un présent ravagé… Laissant poindre les...

En 1926, le jazz naissant répand sur Harlem un air de folie. Joe, en proie au délire, assassine sa jeune maîtresse devant sa femme, avant que celle-ci ne tue la défunte une seconde fois. Cette violence pousse les époux à se remémorer les fêlures d’un présent ravagé… Laissant poindre les derniers accents d’un démon intérieur nourri par l’Histoire. 

« Avec Jazz, Toni Morrison poursuit son oeuvre de transmission de la mémoire de la communauté afro-américaine. Un roman sombre et envoûtant, qui retrace l'épopée des années 20, ces années folles qui virent les Noirs quitter le Sud pour monter vers Harlem, et qui virent aussi la naissance d'un style musical révolutionnaire, le jazz, incarné par la trompette magique de Louis Armstrong. » La Croix 

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Pierre Alien

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EAN : 9782264048004
Code sériel : 2604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Avec Jazz, Toni Morrisson poursuit son œuvre de transmission de la mémoire de la communauté afro-américaine. Un roman sombre et envoûtant, qui retrace l'épopée des années 20, ces années folles qui virent les Noirs quitter le Sud pour monter vers Harlem, et qui virent aussi la naissance d'un style musical révolutionnaire, le jazz, incarné par la trompette magique de Louis Amstrong. »
La Croix

« Jazz pourrait être le sous-titrage d'un chorus de Louis Amstrong ou de Marie Lou Williams. La musique est purement et simplement transformée en mots. Ce texte est admirable et très pratique. La musique résonne directement du livre vers la tête du lecteur dans une partition télépathique : encre + papier + cerveau = musique. »
Jazz Magazine

« Toutes les histoires de Toni Morrison font des étincelles - comme si l'aiguille du phonographe tournait trop vite - qui embrasent lépopée de Harlem, ce nouveau paradis, proche de l'enfer. »
André Rollin, Le Canard enchaîné

« Une tragédie sans issue qui se déroule au rythme omniprésent du jazz. »
Fnac

«
Le jazz est une forme de musique à propos de laquelle il y a toujours eu de monumentales querelles. C'est d'ailleurs pour cette raison que, dans mon roman Jazz, j'ai multiplié les voix pour qu'aucune ne prédomine. »
Propos recueillis par Gilles Anquetil et Bernard Loupias, Le nouvel observateur

« On croirait un blues . Et c'est le début de Jazz, le sixième roman de l'Américaine Toni Morrison qui ne s'arrête pas à la banalité d'un crime passionnel et nous entraîne, de digressions en digressions, dans un drame policier et shakespearien à la fois, plein de couteaux et de produits de beauté, dans cette capitale de l'Amérique noire qu'était le Harlem des années vingt. La passion ! [...] Jazz, ce n'est pas un livre sur la musique. Mais sur une façon d'être. Une façon de parler une langue de la rue. Il s'agissaitpour l'auteur, de capturer l'époque qui a vu la naissance du jazz. La musique comme un miroir des changements dans cette génération-là. Une langue de gens très jeunes qui refont la langue qu'ils parlent comme ils font la musique qu'ils jouent. Une musique qui n'a pas encore attiré les Blancs, qui n'est pas encore à la mode. Une langue qui force à improviser, à se mesurer avec les autres, à faire un "boœf", à inventer de nouvelles formes ; et oublier d'où l'on vient. [...] Toni Morrison imagine entraîner des personnages venus du sud profond vers le Harlem des années 20 pour en faire une métaphore d'une époque qui s'exprime dans la musique et qui mélange l'excitation des années folles, le sentiment du risque, le danger, la ensualité, la passion, la violence. »
Nicole Zand, Le Monde

« La langue de Morrison est imprégnée de rythmes, de références aussi bien orales que savantes, sa narration, puissante, lyrique, est d'ordre musical, ce que vient rappeler son dernier roman, Jazz. elle fait appel à un fonds collectif de mythes et de stéréotypes, à ce creuset où on a annihilé l'identité noire qu'elle entend reconstruire en lui rendant justice. »
Claire Devarrieux, Libération

« Avec Jazz, Toni Morrison poursuit une sorte d'épopée romanesque, une histoire fragmentée, de l'esclavage à nos jours. »
Le Monde des Livres

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Carteroutiere Posté le 15 Février 2019
    Ouf ! J’ai terminé ce livre. J’ai eu la prétention de le lire en anglais et là cela a été dur. J’ai compris 80% de l’histoire et 50% des détails. L’anglais est difficile chez cet auteur. L’histoire et la structure du livre sont intéressantes. Un homme mûr, Jo, a tué sa maîtresse, Doras. Il n’est pas poursuivi mais tout lire monde sait que c’est lui. A partir de là le livre, chapitre après chapitre, va nous décrire l’histoire de JO, de sa femme, de Doras et de sa famille... Une occasion de nous parler de l’après guerre de sécession, de la vie dans le Sud et de la vie à New York dans les années 20. Un livre dur, exigeant et passionnant.
  • bgbg Posté le 24 Août 2018
    Toni Morrison, c’est un style, une écriture, une atmosphère. C’est aussi un respect particulier du lecteur qui doit s’accrocher pour suivre ou pour le dire autrement, lire “activement“. De nombreux passages paraissent hermétiques au premier abord, nécessitant des éclaircissements qui viendront plus loin si l’on est attentif. Jazz, qui appartient à une trilogie sur l’histoire des Afro-Américains, a une histoire, mais s’articule également autour de la généalogie de quelques personnages. Commençons par Dorcas, une très jeune fille noire, deux fois tuée, d’abord par Joe Trace son amant, puis par Violette l’épouse de celui-ci, qui a lacéré au couteau son beau visage alors qu’elle reposait dans son cercueil avant d’être inhumée. Dorcas vivait avec sa tante Alice depuis la mort de ses parents au cours d’émeutes en 1917, alors qu’eux-mêmes n’étaient pas vraiment émeutiers. Alice n’a pas pardonné le meurtre à Joe, mais ne l’a pas poursuivi en justice. Par contre, elle reçoit volontiers Violette, elles boivent le thé ensemble, discutent. Alice est quelque peu condescendante avec sa cadette. Violette a été élevée au milieu d’une fratrie de six enfants par Rose Dear qui, mariée avec un militant pour le vote des Noirs, le plus souvent absent, a dû être... Toni Morrison, c’est un style, une écriture, une atmosphère. C’est aussi un respect particulier du lecteur qui doit s’accrocher pour suivre ou pour le dire autrement, lire “activement“. De nombreux passages paraissent hermétiques au premier abord, nécessitant des éclaircissements qui viendront plus loin si l’on est attentif. Jazz, qui appartient à une trilogie sur l’histoire des Afro-Américains, a une histoire, mais s’articule également autour de la généalogie de quelques personnages. Commençons par Dorcas, une très jeune fille noire, deux fois tuée, d’abord par Joe Trace son amant, puis par Violette l’épouse de celui-ci, qui a lacéré au couteau son beau visage alors qu’elle reposait dans son cercueil avant d’être inhumée. Dorcas vivait avec sa tante Alice depuis la mort de ses parents au cours d’émeutes en 1917, alors qu’eux-mêmes n’étaient pas vraiment émeutiers. Alice n’a pas pardonné le meurtre à Joe, mais ne l’a pas poursuivi en justice. Par contre, elle reçoit volontiers Violette, elles boivent le thé ensemble, discutent. Alice est quelque peu condescendante avec sa cadette. Violette a été élevée au milieu d’une fratrie de six enfants par Rose Dear qui, mariée avec un militant pour le vote des Noirs, le plus souvent absent, a dû être submergée par la tâche. Sa mère, True Belle, d’une grande vitalité, est venue la seconder mais n’a pas empêché Rose Dear de se jeter dans un puits. Violette est restée très liée à sa grand-mère. Joe Trace a une filiation plus complexe avec sa mère surnommée la Sauvage qui vit dans la plus grande précarité, dans la nature, dans une sorte de grotte d’accès impossible, et surtout n’a aucun empressement à reconnaître ou à communiquer avec son fils. Celui-ci en conçoit la plus grande honte. Venons-en à l’intrigue, un meurtre. En 1906, Joe et Violette arrivent du Sud et s’installent dans un coin du Nord-Est des États-Unis, puis à New-York. Ils se sont connus dans une plantation, et comme beaucoup de Noirs, depuis les années 1870-80, ils fuient massivement vers les villes industrielles, les métropoles, les ports, New-York - jamais nommée, appelée la Ville dans le roman. Violette s’improvise coiffeuse à domicile et Joe est une sorte de représentant en cosmétiques, la valise toujours bourrée d’échantillons. Joe, lassé de sa vie de couple, plate et monotone, homme mûr bien de sa personne, apprécié de sa clientèle féminine, tombe un jour de 1926 sous le charme de l’insouciante et très jeune Dorcas, qui joue beaucoup avec les garçons et se délecte à papillonner. Ils vivent malgré un grand écart d’âge une forte romance, presqu’au nez de Violette. Mais les passions, ça ne finit pas toujours bien, et dans un accès de jalousie, Joe tue Dorcas. On saura beaucoup plus loin le déroulement de ce geste, dans un passage très fort. Joe se replie sur Violette qu’il aime toujours mais le jour de l’enterrement, celle-ci cherche à tuer sa rivale une seconde fois. Dans ce roman à plusieurs voix - tous les protagonistes prennent la parole sans jamais s’annoncer, ce qui peut troubler le lecteur -, il faut à la fois se laisser bercer par le rythme et rester très attentif à suivre le fil de l’histoire. En fait, lire et relire. Les faits sont distillés au coin des phrases, rarement de façon explicite. Le récit ne semble pas organisé, volontiers laconique, il affecte les dissonances, les ellipses, les décalages et les ruptures, se moque de la chronologie, vagabonde dans le temps, dans l’espace aussi, délaisse les explications de texte, les exégèses, au profit de réminiscences surgies on ne sait d’où mais qui s’éclaireront plus loin dans l’histoire. Quoi qu’il en soit, Toni Morrison brosse un tableau saisissant de la condition noire au début du XXe siècle, des hommes et des femmes, dont elle sonde avec force l’âme et le passé, anciens esclaves revenus de captivité ou leurs descendants, et qui font à la fois l’expérience de la liberté, de la création (naissance du jazz), mais aussi du déracinement, de l’absence de repères moraux, de multiples formes d’inadaptation sociale. Avec un style qui peut paraître déroutant mais séduit par une prose finalement charismatique, Toni Morrison livre une histoire d’amour violente et désespérée qui plonge ses racines pour chacun des protagonistes, dans un passé à la fois singulier et tourmenté. (24 août 2018)
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  • Frunny Posté le 13 Janvier 2014
    Après "Beloved", un nouveau tour de force de la romancière américaine. "Jazz" est avant tout une magnifique histoire d'amour construite dans la douleur et la violence. Violette et Joe devront fouiller leur passé à la recherche des explications de cette explosion de violence. Une oeuvre forte dans l'Amérique des années 1920 ou le Jazz incarne la liberté d'une nouvelle génération de Noirs américains. Toni Morrison poursuit son oeuvre de transmission de la mémoire de la communauté afro-américaine. De subtils flashback servis par un style flamboyant . La prix Nobel de littérature au sommet de son art. Un moment de lecture intense !
  • MRL Posté le 18 Février 2013
    Jazz est un roman d'amour se passant dans la communauté noire américaine des années 20. Au travers de l'histoire de Joe Trace qui assassine sa jeune maîtresse Dorcas et de Violette sa femme, qui fond sur la dépouille de sa rivale pendant les funérailles, dans le but de la tuer une seconde fois, Toni Morrison nous entraine dans un roman bouillonnant avec en toile de fond l’Amérique des années 20. En proie au désespoir et à la jalousie, bouleversé par l'horreur de leurs gestes, les deux époux vont fouiller dans le passé pour mieux comprendre ce qui leur est arrivé et continuer d'avancer sur le même chemin malgré tout. Dans ce roman s'affirme à chaque page le pouvoir de l'amour, la vulnérabilité de la chair, le désespoir de ses personnages. L'écriture est magnifiquement belle,mais l'histoire excessivement difficile à suivre tant Toni Morrison part dans tous les sens en bouleversant toute chronologie au fil de la narration. On ne sait plus parfois de qui elle parle et il m'a fallu plusieurs fois revenir en arrière pour retrouver le fil de l'histoire. Mais je suis contente d'avoir persévérer et d'être aller jusqu'au bout car c'est vraiment un Maaagnifique roman ! je vous conseille... Jazz est un roman d'amour se passant dans la communauté noire américaine des années 20. Au travers de l'histoire de Joe Trace qui assassine sa jeune maîtresse Dorcas et de Violette sa femme, qui fond sur la dépouille de sa rivale pendant les funérailles, dans le but de la tuer une seconde fois, Toni Morrison nous entraine dans un roman bouillonnant avec en toile de fond l’Amérique des années 20. En proie au désespoir et à la jalousie, bouleversé par l'horreur de leurs gestes, les deux époux vont fouiller dans le passé pour mieux comprendre ce qui leur est arrivé et continuer d'avancer sur le même chemin malgré tout. Dans ce roman s'affirme à chaque page le pouvoir de l'amour, la vulnérabilité de la chair, le désespoir de ses personnages. L'écriture est magnifiquement belle,mais l'histoire excessivement difficile à suivre tant Toni Morrison part dans tous les sens en bouleversant toute chronologie au fil de la narration. On ne sait plus parfois de qui elle parle et il m'a fallu plusieurs fois revenir en arrière pour retrouver le fil de l'histoire. Mais je suis contente d'avoir persévérer et d'être aller jusqu'au bout car c'est vraiment un Maaagnifique roman ! je vous conseille une sacré dose de concentration pour ne pas vous perdre au fil du texte construit comme un morceau de jazz.. Dans une construction parfaitement dérangeante pour le lecteur, l'auteur vous amène au bout de l'histoire où toutes les notes s'assemblent comme par miracle pour former comme dans un morceau de jazz, un roman sublime. Amateur de lecture facile s'abstenir!
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  • Thyuig Posté le 16 Octobre 2012
    Difficile roman. Une première partie époustouflante, pleine de bruit et de fureur. Et qui happe son lecteur, le malaxe durement dans cette Amérique des années vingt. Un crime parfaitement idiot, une jeune délurée - ou bien est-elle seulement libre ? - , un couple qui vieillit doucement ensemble, ils s'éloignent, Violette et Joe Trace. La faute à personne. Pas vraiment à cause de la grande ville. C'est juste comme ça. Et si Joe Trace tue cette gamine, c'est juste parce qu'il l'aimait trop, il "éprouvait un de ces amours tordus, profonds, qui le rendait si triste et si heureux qu'il l'a tuée juste pour garder cette sensation". Une seconde partie moins intuitive, plus explicative. Toni Morrison tente de justifier, non, d'expliquer les raisons qui prédominaient le comportement de ses personnages. Inutile. Pas seulement parce qu'elle leur enlève un peu de beauté en agissant comme ça, mais surtout parce que leur attitude justifiait à elle seule le titre - Jazz - du roman. C'est un jazz qui prend au corps, qui se dirige à l'instinct, secoue les corps enfin presque libres d'un peuple noir urbain depuis peu. Cette musique les transcende, imprime la liberté de mouvement, de pensée, défait et refait les... Difficile roman. Une première partie époustouflante, pleine de bruit et de fureur. Et qui happe son lecteur, le malaxe durement dans cette Amérique des années vingt. Un crime parfaitement idiot, une jeune délurée - ou bien est-elle seulement libre ? - , un couple qui vieillit doucement ensemble, ils s'éloignent, Violette et Joe Trace. La faute à personne. Pas vraiment à cause de la grande ville. C'est juste comme ça. Et si Joe Trace tue cette gamine, c'est juste parce qu'il l'aimait trop, il "éprouvait un de ces amours tordus, profonds, qui le rendait si triste et si heureux qu'il l'a tuée juste pour garder cette sensation". Une seconde partie moins intuitive, plus explicative. Toni Morrison tente de justifier, non, d'expliquer les raisons qui prédominaient le comportement de ses personnages. Inutile. Pas seulement parce qu'elle leur enlève un peu de beauté en agissant comme ça, mais surtout parce que leur attitude justifiait à elle seule le titre - Jazz - du roman. C'est un jazz qui prend au corps, qui se dirige à l'instinct, secoue les corps enfin presque libres d'un peuple noir urbain depuis peu. Cette musique les transcende, imprime la liberté de mouvement, de pensée, défait et refait les couples. Toni Morrison essaye de justifier ça. C'est inutile. Joe Trace et Violette s'en passent largement dans la première partie qui souffle et tempête autant qu'un choeur gospel enfin libéré de l'Eglise, qui éructe comme sait si bien le faire une trompette affranchie de sa partition. Jazz raconte cela dans cette première partie, un peu moins dans sa seconde. On se souviendra surtout du début.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…