Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264041166
Code sériel : 3840
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Love

Anne WICKE (Traducteur)
Date de parution : 22/05/2008

A sa mort, Bill Cosey laisse derrière lui un champ de bataille où s’affrontent les femmes de sa vie. Liées par la jalousie et la douleur, May, Christine, Heed, Junior et Vida ne peuvent renoncer au souvenir de cet homme charismatique et monstrueux. Retraçant leurs destins, elles entonnent le chant...

A sa mort, Bill Cosey laisse derrière lui un champ de bataille où s’affrontent les femmes de sa vie. Liées par la jalousie et la douleur, May, Christine, Heed, Junior et Vida ne peuvent renoncer au souvenir de cet homme charismatique et monstrueux. Retraçant leurs destins, elles entonnent le chant implacable d’un amour aux mille visages.

« Dans Love, il y a une tendresse, une caresse, un velouté des mots, une lucidité aussi sur les êtres humains. »
Manuel Carcassonne - Le Magazine Littéraire

Traduit de l'anglais
par (Etats-Unis) Anne Wicke

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264041166
Code sériel : 3840
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Tout Morrison est là : claquer des doigts, imposer un tempo, mettre du rouge sanglant sous du noir ébène et, inversement, raconter une sorte de Roi Lear entourée de ses filles ingrates et dévergondées, sans oublier la trame historique : cette nervosité qui électrisa les Noirs Américains et les fit militer pour l'égalité des droits civiques. »
Manuel Carcassonne, Le Figaro Littéraire

« Love, le nouveau Morrison, se déhanche comme du free-jazz. Avec des passages où le tempo se cherche, et d'autres où il s'envole en de longs riffs incantatoires que la romancière jette sur la page pour attiser ses obsessions. Le lecteur est donc sacrément secoué, mais il ne lâche pas. Car il veut savoir comment tournera cette sombre bacchanale où grouille le noeud de vipères d'une famille déjantée... Love est une hallucinante plongée dans les tourments de la communauté afro-américaine. Sans les clichés bien-pensants ni les bons sentiments d'usage. »
Alain Clavel, L'Express

« Chez Morrison, comme dans un concert de jazz, chacun chante, parle, crie, joue sa partition. Et derrière cette voix qui s'élève, d'autres, telles un choeur, continuent à fredonner, murmurer, commenter ou protester. Puis une autre voix s'élève à son tour et prend le relais. Et c'est dans la réunion, la désunion, les silences, les croisements de ces musiques intérieures que le roman prend son ampleur symphonique. »
Michèle Gazier, Télérama

« Fiévreux roman du désamour, le nouveau livre de Toni Morrison libère d'entêtants parfums de désir et de haine. [...] Nous y lisons la force, la détermination et la sensualité des voix qui sont celles des Afro-Américains autant que les nôtres. »
Thierry Guinhut, Le Matricule des anges

« Dans Love, il y a une tendresse, une caresse, un velouté des mots, une lucidité aussi sur les êtres humains. »
Manuel Carcassonne, Le Magazine Littéraire

« En choisissant de ne pas s'enfermer dans des clichés, Toni Morrison prend le risque de mécontenter tout le monde. Le risque aussi de produire un chef d'œuvre juste et original. »
Marie-Claude Perrin-Chenour, La Quinzaine littéraire

« Love chemine sur des lignes de partage entre passé et présent, hommes et femmes, le monde des morts et celui des vivants. »
Francis Dordor, Les Inrockuptibles

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • votrenvol Posté le 4 Février 2021
    Ne vous fiez pas au titre, ce roman n'a rien d'une histoire d'amour ordinaire. C'est l'histoire d'une amitié entre 2 fillettes emportées par les tumultes d'un homme perdu. Le récit est dur car émaillé de drames qui bouleversent une vie. Toni Morrison nous emmène dans cette sorte de huis clos sur cette île où passé et présent se mêlent. L'histoire est dense, plusieurs générations y sont dépeintes et de nombreux personnages jonchent ce roman choral. Il faut être bien concentré pour parvenir à suivre le fil.
  • BookFan Posté le 20 Juillet 2020
    Entre l'amour et la haine, la frontière est fine. Dans les Etats-Unis des années 1970, la mort de Bill Cosey ébranle la vie des nombreuses femmes qui l'ont entouré de son vivant. Entre amour profond, douleur aigue et jalousie ardente, ce qui reste de l'homme est imprimé dans les mémoires et les souvenirs de ces femmes marquées par la vie.
  • LaMoun Posté le 23 Août 2018
    Voilà, comme toujours avec Tony Morrison, je suis à la fois emballée et perdue ! Elle choisit merveilleusement bien ses sujets et les exploite avec beaucoup de talent et de profondeur ... mais qu'est-ce qu'elle est brouillon et qu'est-ce qu'elle aime perdre ses lecteurs dans les méandres de ses lents puzzles littéraires ! J'ai préféré Beloved et Un Don !
  • petitepom Posté le 7 Février 2018
    J'ai eu du mal à rentrer dans ce livre, heureusement qu'il y a des parties en italique pour éclairer le lecteur, car c 'est un peu confus, on a du mal a comprendre les liens entre les personnages. Mais passé la moitié du livre, les choses se mettent en place, on comprends ce qu'il s'est passé dans cet hôtel, tenu par Mr Cosey, celui ci a acheté un Hôtel au bord de le mer, étant noir, il reçoit une clientèle de couleur qui sont reçues par la grande porte, l'argent du propriétaire permet de payer pour sa sécurité, cela va lui donnait du pouvoir. Et c'est ce statut qui va l'amener à faire un choix qui va entrainer la situation dont on est témoin dans le présent. Une ambiance lourde, des femmes victimes qui deviennent coupables, ce roman est riche, les vérités sont données petit à petit, c 'est pour cela que j'ai persévérer malgré un début un peu laborieux.
  • bilodoh Posté le 9 Mai 2014
    Un roman en noir et blanc, ou plutôt un sombre roman de Noirs et de Blancs Un roman d’époque, celle où, aux États-Unis, les Noirs n’étaient pas admis dans les hôtels réservés aux Blancs. Dans une petite ville de la côte, M. Cosey avait créé un établissement pour les « gens de couleur ». Un grand succès, car y jouaient les meilleurs jazzmen. Les mouvements de libération des années soixante causeront en partie le déclin de l’hôtel en permettant aux Noirs de choisir d’autres lieux de villégiature. Un roman dur, car les victimes y deviennent des coupables. On sait bien qu’une femme vendue ou violée est sûrement coupable de l’avoir cherché… mais on ne réalise pas toujours que l’impuissance des victimes peut aussi créer l’agressivité et la haine qui se tournent vers leur entourage plutôt vers la cause de leur malheur. Un roman étrange puisqu’au puissant réalisme de la Nobel 1993, s’ajoute ici un fantôme qui hante encore les lieux où il a été aimé et haï. Un bon roman de Toni Morrison, peut-être pas le meilleur ou peut-être suis-je moins à l’aise avec les thèmes exploités… (J’ai aimé davantage « Home » ou « L’œil le plus bleu »)
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…