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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350875460
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 205 mm

Assassins !

Date de parution : 05/09/2019
En 1897, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affi che fi èrement. Au coeur de la polémique, Émile Zola déchaîne des torrents de haine, devenant la cible privilégiée des confrères jaloux, des ligues et de la presse d’extrême droite. Jusqu’à devenir l’homme... En 1897, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affi che fi èrement. Au coeur de la polémique, Émile Zola déchaîne des torrents de haine, devenant la cible privilégiée des confrères jaloux, des ligues et de la presse d’extrême droite. Jusqu’à devenir l’homme à abattre ? La piste est sérieuse lorsqu’en 1902, l’auteur des Rougon-Macquart succombe à une intoxication suspecte au gaz méphitique. Qui, parmi ses proches ou adversaires, avait intérêt à le faire défi nitivement taire ?

Assassins ! retrace la vie passionnante du gamin d’Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire. Car, à l’heure de mourir, que valent les honneurs face au souvenir du poème dédié à son premier amour ? Que pèse le succès face aux caresses d’une lingère ? En écho aux réminiscences du condamné, les ennemis
défi lent sur la scène d’un pays aux idéaux sacrifiés sur l’autel de l’intolérance.
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EAN : 9782350875460
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Jean-Paul Delfino dessine un roman nerveux, intime et politique, où le cœur de Zola vibre autant que les manigances de ses ennemis. Un régal ! 
Jessica Nelson / Point de vue

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lusciniole Posté le 19 Mars 2020
    L'affaire Dreyfus a divisé la France, profondément faisant renaître le parti des nationalistes français, antisémites et xénophobes, obscènes et virulents. Maurice Barrès, (qui ressemblait vraiment à un rat), certains patrons de presse et tant d'autres grossissent les rangs de la "Ligue des patriotes" où l'on voit, avec effarement et amertume, les noms d'hommes dont, par ailleurs, on admire l'œuvre. La France, dans l'ombre se prépare à supprimer "la gueuse" (la république). La bourgeoisie est en attente pour applaudir le vainqueur de quelque bord qu'il soit. Dans l'armée, "la grande muette", on pourra sans peine, en les achetant, museler les protestataires les plus violents pour que le reste suive et les catholiques longuement préparés sortiront avec enthousiasme "et la bourse et le sabre". Emile Zola a publié les 20 volumes des "Rougon Macquart", portrait social d'une famille aux branches multiples et variées, qui a été suivi et apprécié de façon très contrastée. Il a été admiré du peuple qui se reconnaît dans certains de ses héros et honni par l'extrême droite qui n'hésite pas à employer pour le qualifier, les termes les plus insultants. Dans ce contexte toxique le "J'accuse" prenant vigoureusement la défense du Capitaine Dreyfus est vécu comme une provocation supplémentaire venant... L'affaire Dreyfus a divisé la France, profondément faisant renaître le parti des nationalistes français, antisémites et xénophobes, obscènes et virulents. Maurice Barrès, (qui ressemblait vraiment à un rat), certains patrons de presse et tant d'autres grossissent les rangs de la "Ligue des patriotes" où l'on voit, avec effarement et amertume, les noms d'hommes dont, par ailleurs, on admire l'œuvre. La France, dans l'ombre se prépare à supprimer "la gueuse" (la république). La bourgeoisie est en attente pour applaudir le vainqueur de quelque bord qu'il soit. Dans l'armée, "la grande muette", on pourra sans peine, en les achetant, museler les protestataires les plus violents pour que le reste suive et les catholiques longuement préparés sortiront avec enthousiasme "et la bourse et le sabre". Emile Zola a publié les 20 volumes des "Rougon Macquart", portrait social d'une famille aux branches multiples et variées, qui a été suivi et apprécié de façon très contrastée. Il a été admiré du peuple qui se reconnaît dans certains de ses héros et honni par l'extrême droite qui n'hésite pas à employer pour le qualifier, les termes les plus insultants. Dans ce contexte toxique le "J'accuse" prenant vigoureusement la défense du Capitaine Dreyfus est vécu comme une provocation supplémentaire venant d'un écrivain déjà décrié pour ses origines étrangères, pour le caractère de son œuvre, et enfin pour sa vie privée, qui est, c'est vrai, plutôt proche de la bigamie. Et soudain il meurt … C'est sa dernière nuit qui est évoquée, ponctuée de souvenirs et traversée par cette question : L'a-t'on assassiné, et si oui, qui l'a tué ? … En parallèle au tumulte discordant de la vie publique, on suit l'angoisse, la détresse, les questions que se pose cet homme au seuil de sa mort. Alors, a-t-il succombé à une intoxication par le monoxyde de carbone provenant d'une cheminée obstruée ? A-t-on volontairement bouché la cheminée dans le but de trucider l'écrivain ? Quelle que soit la réponse, ce livre bien écrit a été un plaisir de lecture et l'occasion de faire connaissance avec Jean-Paul Delfino. Lecture achevée le 19 Mars 2020
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  • Kittiwake Posté le 30 Janvier 2020
    Zola, l'incontournable écrivain de la littérature française, est décédé le 29 septembre 1902. D'une intoxication à l'oxyde de carbone. Ce sont les faits, établis, dument constatés par le médecin qui a tenté en vain de le sauver lorsqu'il le trouve agonisant dans sa chambre. Ce qui est beaucoup moins clair, c'est l'origine de cette asphyxie létale. Et l'auteur prend le parti d'argumenter la thèse criminelle : un faisceau d'indices et le témoignage pré-mortem d'un fumiste vont dans ce sens. On est plongé dans cette histoire, comme dans un roman de Zola, mâtiné d'une construction de polar. Zola, l'anxieux, l'hypochondriaque, pressentant peut-être une fin proche, fait le bilan de sa vie. Une réussite littéraire incontestée, même si ses dix-neuf tentatives d'accéder à l'Académie française se sont soldées par un échec. Une vie confortable, certes aux côtés d'une épouse peu amène, circonstances atténuantes pour tenter de justifier sa liaison avec une jeunesse à qui il laissera la charge de deux enfants? Zola, ce soir-là ne va pas plus mal que les autres soirs. Il essaie même de mètre sur le dos de son angoisse le malaise qu'il ressent. Mais Alexandrine qui dort près de lui ne se sent pas très bien non... Zola, l'incontournable écrivain de la littérature française, est décédé le 29 septembre 1902. D'une intoxication à l'oxyde de carbone. Ce sont les faits, établis, dument constatés par le médecin qui a tenté en vain de le sauver lorsqu'il le trouve agonisant dans sa chambre. Ce qui est beaucoup moins clair, c'est l'origine de cette asphyxie létale. Et l'auteur prend le parti d'argumenter la thèse criminelle : un faisceau d'indices et le témoignage pré-mortem d'un fumiste vont dans ce sens. On est plongé dans cette histoire, comme dans un roman de Zola, mâtiné d'une construction de polar. Zola, l'anxieux, l'hypochondriaque, pressentant peut-être une fin proche, fait le bilan de sa vie. Une réussite littéraire incontestée, même si ses dix-neuf tentatives d'accéder à l'Académie française se sont soldées par un échec. Une vie confortable, certes aux côtés d'une épouse peu amène, circonstances atténuantes pour tenter de justifier sa liaison avec une jeunesse à qui il laissera la charge de deux enfants? Zola, ce soir-là ne va pas plus mal que les autres soirs. Il essaie même de mètre sur le dos de son angoisse le malaise qu'il ressent. Mais Alexandrine qui dort près de lui ne se sent pas très bien non plus , et ce n'est pas son habitude. Parallèlement, on assiste aux échanges virulents des antisémites militants à l'influence croissante, et à la préméditation du geste criminel visant le défenseur de Dreyfus. La haine contre les juifs est féroce et profonde, étalée sur les pages de journaux incitant à la persécution, s'auto-stimulant par des effets de manche caricaturaux. Des noms, et pas les moindres, surprennent dans l'évocation de ce parti pris de haine. Le roman se lit comme un thriller, avec à la fois la hâte de découvrir le dénouement, ce qui est un comble pour des faits connus et datant de plus de cent ans, et l'envie de rester en immersion dans ces pages qui nous permettre de partager la vie quotidienne d'un auteur que personnellement je situe dans le top cinq de mes écrivains préférés. Une lecture très appréciée, alors que j'ai parcouru à ce jour les deux tiers de la saga des Rougon-Macquart.
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  • DOMS Posté le 30 Janvier 2020
    En cette nuit du 28 septembre de 1902, alors qu’il est couché dans son lit, Zola ressent douleurs et malaises, sa femme également. Il mourra finalement au petit matin, asphyxié par un poêle à bois défectueux. Mais pour nous Jean-Paul Delfino fait une incursion dans les pensées du célèbre écrivain et le laisse dérouler toute sa vie dans sa tête. Son enfance à Aix en Provence, son père émigré italien, les espoirs de fortune grâce au canal qu’il rêvait de construire, puis la faillite à la suite de la mort prématurée du père, la famille ruinée, les procès et la déchéance dans les appartements successifs toujours de plus en plus exigus, la folie de la mère, les difficultés des études pour ce fils d’émigré qui s’est construit tout seul, depuis le poste salvateur chez Hachette, où il va gravir les échelons et apprendre les ficelles du métier d’écrivain jusqu’au succès que l’on connait. Car vint ensuite le succès et l’affirmation du talent de celui qui se rêvait poète. Il sera avant tout le génial auteur des Rougon-Macquart, cette fresque qui en vingt 20 romans retrace la vie parisienne des années 1870 à 1893, personnifiant non seulement l’époque mais aussi la société du... En cette nuit du 28 septembre de 1902, alors qu’il est couché dans son lit, Zola ressent douleurs et malaises, sa femme également. Il mourra finalement au petit matin, asphyxié par un poêle à bois défectueux. Mais pour nous Jean-Paul Delfino fait une incursion dans les pensées du célèbre écrivain et le laisse dérouler toute sa vie dans sa tête. Son enfance à Aix en Provence, son père émigré italien, les espoirs de fortune grâce au canal qu’il rêvait de construire, puis la faillite à la suite de la mort prématurée du père, la famille ruinée, les procès et la déchéance dans les appartements successifs toujours de plus en plus exigus, la folie de la mère, les difficultés des études pour ce fils d’émigré qui s’est construit tout seul, depuis le poste salvateur chez Hachette, où il va gravir les échelons et apprendre les ficelles du métier d’écrivain jusqu’au succès que l’on connait. Car vint ensuite le succès et l’affirmation du talent de celui qui se rêvait poète. Il sera avant tout le génial auteur des Rougon-Macquart, cette fresque qui en vingt 20 romans retrace la vie parisienne des années 1870 à 1893, personnifiant non seulement l’époque mais aussi la société du Second Empire dans laquelle il évolue. Zola, c’est aussi un engagement dans cette société largement et ouvertement antisémite, et le « J’accuse ! » qu’il publie pour défendre Dreyfus, alors injustement accusé et condamné et dont l’affaire divise la France, lui a valu bien des inimitiés. Car n’oublions pas qu’à cette époque, l’antisémitisme occupe une grande place. Édouard Drumont (comme Maurice Barrès ou Maurras pour ne citer qu’eux) proclame ouvertement sa haine des juifs et la prône avec virulence dans les colonnes de La Libre Parole, sans parler de son best-seller, La France juive. Il n’hésite pas à tout faire pour soulever le peuple, mais aussi à avoir recours à des hommes de mains pour réaliser les basses besognes qui pourront lui permettre de faire triompher cet antisémitisme largement répandu dans le pays. La réponse de Zola en faveur d’une république fraternelle aurait-elle déclenché une vengeance ? C’est en tout cas ce qu’imagine Jean-Paul Delfino au fil des pages. C’est tout simplement passionnant. Plus facile à lire qu’une biographie qui aurait pu être fastidieuse, l’intrigue est prenante, l’homme est passionnant, l’écrivain est à la fois charismatique et symbolique de cette époque, dans le Paris de la fin du XIXe-début XXe. lire ma chronique comlppète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/01/16/assassins-jean-paul-delfino/
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  • LPV Posté le 27 Janvier 2020
    Moi qui étais habituée à Delfino pour le Brésil, me voilà dans un autre décor. Mais si familier. Parce que même s'il m'est arrivé, plusieurs fois, de poser mes bagages à Rio, je suis aixoise, et pas qu'un peu. Aixoise de souche, comme on dit, même si ma souche prend racine depuis quelques années dans la péninsule ibérique. Je crois que c'est Cézanne qui a dit qu'on ne peut véritablement aimé Aix-en-Provence que de loin. C'est vrai que parfois, elle est étouffante. Mais à l'étranger, elle vous manque un peu comme une partie de vous. Elle fait partie de ses villes-là. Donc, voilà, plaisir inavoué mais bien ressenti de retrouver Aix dans ces pages. Un peu comme à la fin de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, lu à Porto. On a plaisir à retrouver des rues et des noms, parfois devenus des noms de rue, mais surtout à rencontrer cet homme, plus ou moins fréquentable, selon le point de vue. Une fin presque aussi misérable que ses débuts, si ce n'est plus, et entre temps, une histoire passionnante. De l'Histoire pure et dure, très dure, que Delfino a clairement fouillée et qu'il nous transmet à un rythme... Moi qui étais habituée à Delfino pour le Brésil, me voilà dans un autre décor. Mais si familier. Parce que même s'il m'est arrivé, plusieurs fois, de poser mes bagages à Rio, je suis aixoise, et pas qu'un peu. Aixoise de souche, comme on dit, même si ma souche prend racine depuis quelques années dans la péninsule ibérique. Je crois que c'est Cézanne qui a dit qu'on ne peut véritablement aimé Aix-en-Provence que de loin. C'est vrai que parfois, elle est étouffante. Mais à l'étranger, elle vous manque un peu comme une partie de vous. Elle fait partie de ses villes-là. Donc, voilà, plaisir inavoué mais bien ressenti de retrouver Aix dans ces pages. Un peu comme à la fin de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, lu à Porto. On a plaisir à retrouver des rues et des noms, parfois devenus des noms de rue, mais surtout à rencontrer cet homme, plus ou moins fréquentable, selon le point de vue. Une fin presque aussi misérable que ses débuts, si ce n'est plus, et entre temps, une histoire passionnante. De l'Histoire pure et dure, très dure, que Delfino a clairement fouillée et qu'il nous transmet à un rythme à la fois dense et bouillonnant. Et peu comme Zola. Il y a ce gros corps, qui a tellement de mal à se déplacer et qui garde pourtant l'esprit si vif, l'envie d'en faire encore et encore plus même en se sentant mourir.
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  • oiseaulire Posté le 17 Janvier 2020
    "Assassins" est un roman historique qui adopte la thèse, plausible, de l'assassinat d'Emile Zola par ses adversaires anti-dreyfusards. L'atmosphère de haine hystérique d'une grande partie du monde politique à la fin du 19 ème siècle et au début du 20 ème, est rendue avec un réalisme convainquant et terrible : l'antisémitisme devient une véritable idéologie d'appel au meurtre systématique, pensée, et planifié dans le cadre d'un projet de renversement du gouvernement du Président Emile Loubet. J'ai regretté que le roman n'ait pas été un peu plus fouillé sur le plan historique : les réflexions de Zola agonisant prennent parfois beaucoup de place par rapport aux enjeux et aux transactions sordides qui se nouent entre le monde politique, journalistique et les agitateurs aux dents longues souvent issus de la base. On y gagne toutefois de mieux connaître les grandes lignes de la vie de l'écrivain. L'intérêt de ce livre est de donner envie d'aller plus loin dans la connaissance de l'affaire Dreyfus qui occasionna un phénoménal clivage et prépara le terrain aux désastres ultérieurs. Et aussi de mieux connaître Emile Zola, grand écrivain, mais aussi homme courageux qui s'éleva contre la barbarie.
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