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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350872766
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 120
Format : 143 x 206 mm

Comme un chant d'espérance

Date de parution : 12/06/2014
Ce livre − Dieu me pardonne ! − est un roman sur Dieu, sur son œuvre, sur les hommes et sur rien.
« Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l’ordre de l’univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens − inconnu de nous, bien sûr, mais,... « Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l’ordre de l’univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens − inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m’en remets à quelque chose d’énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.
Je ne suis pas loin de penser qu’il n’y a  que l’insensé pour dire : « Il n’y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu’il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d’où elle pourrait bien venir s’il n’y avait pas de Dieu. »
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EAN : 9782350872766
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 120
Format : 143 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GeorgesSmiley Posté le 8 Avril 2020
    Vous reprendrez bien un petit Jean D’Ormesson ? Un format court de cent-vingt pages, en caractères assez gros. Une heure de lecture agréable, à écouter l’académicien vous faire la conversation de son ton léger et primesautier sur… rien ! Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de parler de tout et de rien, comme vous et moi réussissons généralement à le faire assez bien. Il s’agit de : «L’idée, chère à Flaubert, d’un roman sur rien (qui) m’a longtemps travaillé en silence… Pour préparer deux de mes livres récents, je me suis intéressé en néophyte à un domaine qui m’était étranger et qui fait depuis cent ans des progrès fascinants : la physique mathématique et la cosmologie. » Dieu, l’univers, le néant, le temps, la pensée, Darwin, le hasard, le soleil et la lumière défilent dans une conversation fluide, agréable, accessible, souvent convaincante même si, au bout du compte, votre perplexité resurgit au détour d’une phrase : « Dieu est le néant d’où surgit notre tout. Il n’existe pas au sens où existent les choses et les êtres plongés dans l’espace et le temps. Il est de toute éternité puisqu’il est à la fois le rien et le tout, l’être et le... Vous reprendrez bien un petit Jean D’Ormesson ? Un format court de cent-vingt pages, en caractères assez gros. Une heure de lecture agréable, à écouter l’académicien vous faire la conversation de son ton léger et primesautier sur… rien ! Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de parler de tout et de rien, comme vous et moi réussissons généralement à le faire assez bien. Il s’agit de : «L’idée, chère à Flaubert, d’un roman sur rien (qui) m’a longtemps travaillé en silence… Pour préparer deux de mes livres récents, je me suis intéressé en néophyte à un domaine qui m’était étranger et qui fait depuis cent ans des progrès fascinants : la physique mathématique et la cosmologie. » Dieu, l’univers, le néant, le temps, la pensée, Darwin, le hasard, le soleil et la lumière défilent dans une conversation fluide, agréable, accessible, souvent convaincante même si, au bout du compte, votre perplexité resurgit au détour d’une phrase : « Dieu est le néant d’où surgit notre tout. Il n’existe pas au sens où existent les choses et les êtres plongés dans l’espace et le temps. Il est de toute éternité puisqu’il est à la fois le rien et le tout, l’être et le néant. » Vous refermez ce petit livre élégant, toujours aussi peu avancé sur ce problème diabolique qui vous taraude un peu depuis que vous avez compris qu’il y a une fin au grand film de votre petite vie. Pour tenter d’apaiser le vertige causé par ces angoissantes questions, vous vous retranchez derrière la dernière opinion que vous aviez adoptée sur le sujet. En ce qui me concerne, je doute fortement qu’un quelconque dieu puisse, une fois que j’aurai cessé de vivre, s’intéresser à un être aussi insignifiant, que ce soit pour lui demander des comptes ou l’affecter à un nouveau rôle. Si Dieu existe, je reste persuadé qu’il n’aura que faire de moi, ce qui m’inciterait plutôt à ne pas plus me soucier de lui que ce que j’imagine qu’il se soucie de moi. Je repose le livre, une dernière pensée à l’auteur, pas plus immortel que ne l’étaient les membres de la garde prétorienne de Xerxès affublés pourtant du même qualificatif que nos académiciens, et je me fais la réflexion passe-partout de sortie de cimetière : « il a bien vécu ». Notez qu’il le dit bien mieux que moi : « J’ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous. Je chanterai maintenant la beauté de ce monde qui est notre tout fragile, passager, fluctuant et qui est notre seul trésor pour nous autres, pauvres hommes, aveuglés par l’orgueil, condamnés à l’éphémère, emportés dans le temps et dans ce présent éternel qui finira bien, un jour ou l’autre, par s’écrouler à jamais dans le néant de Dieu et dans sa gloire cachée. » Quant à moi, merci c’était pas mal, je ne regrette pas d’être passé sur terre, je serais bien resté un peu plus, et voilà tout… Pas tout à fait, finalement, car une autre idée vient de surgir, une image plutôt : de quelque part, je ne sais pas d’où, de nulle part ou d’ailleurs, l’écrivain au regard bleu, ou son avatar, m’observe en train de refermer son livre… et je distingue parfaitement son sourire ironique, celui de celui qui sait et ne dira rien… Pfff… ou bien alors, ce sourire ne dissimule qu’un bluff et il n’en sait toujours pas plus que moi !
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  • pgremaud Posté le 25 Mars 2020
    Je n'ai jamais vraiment été attiré par les oeuvres de Jean d'Ormesson. Le côté mondain du personnage m'a toujours agacé et ne me donnait pas envie de découvrir l'écrivain. J'ai peut-être tort... Un jour, j'ai ouvert ce livre, lu quelques pages et eu envie d'aller plus loin : le style m'a plu et la démarche aussi. Jean d'Ormesson dit qu'il veut écrire un roman sur rien... et finalement sa promenade littéraire et philosophique nous conduit du Big Bang jusqu'à notre époque.
  • Hauchama Posté le 2 Février 2020
    J'avais beaucoup entendu parler de Jean d'Ormesson, de l'Académie française sans pour autant avoir déjà lu une de ses oeuvres. Je croise beaucoup dans les librairies où je vais "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" qui me tente depuis quelques temps. Et puis, j'ai découvert au détour d'un rayon "Comme un chant d'espérance". Le titre et la 4ème de couverture pour le moins succincte ont titillé ma curiosité et je me suis lancée. Ce ne sera pas le dernier livre de cet auteur que je lirai, bien au contraire. J'ai adoré cette lecture. L'écriture de Jean d'Ormesson est magnifique et j'aime sa façon de voir les choses, de voir la vie. Dans ce livre, il essaie de découvrir ce qu'est le rien, le néant et essaie de comprendre sa perception par l'Homme, depuis le big bang, en passant par toutes les périodes de l'Histoire, partout dans le monde, et l'univers. C'est également une beau message chrétien. Je vous laisse, je vais de ce pas me procurer un autre de ces livres.
  • Traineau Posté le 7 Septembre 2019
    Le personnage dormesson est un un enjoleur des mots et de gens. Il livre ici un court traité de théologie nous montrant à sa façon l'existence de Dieu qui est un tout faute d'être un rien. Il faut s'accrocher un peu pour comprendre parfois , mais je recommande à ceux qui comme moi se posent des questions existentielles, pour les autres, abstenez vous, vous vous ennuierez.
  • TrueDuck Posté le 4 Septembre 2019
    Pour les croyants, les athées, les agnostiques, les amoureux des belles lettres, les rêveurs, les cartésiens, les rapides, les lents, les femmes, les hommes, les philosophes, les religieux, les payens, les doux, les durs, les lecteurs compulsifs, les occasionnels, les chercheurs, les trouveurs, les bavards, les discrets, les pessimistes, les optimistes... Écrit pour tout le monde, il n'y a pas plus belle ode au temps qui passe que ce chant d'espérance. Qu'y avait-il quelques milliardièmes de seconde avant le Big Bang ? Et finalement, s'il n'y avait rien. Mais s'il n'y avait rien, peut-on définir ce rien ? Ici, on ne fait que se poser des questions avec Jean d'Ormesson et ce livre plutôt court. Il m'a bouleversé et je crois qu'il devrait presque être obligatoire de l'étudier.
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