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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871530
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 253
Format : 140 x 205 mm

En attendant Robert Capa

Julie Marcot (Traducteur)
Date de parution : 20/01/2011

Romance, guerre et photographie

En 1935, la belle Gerta Pohorylle, Juive allemande, fuit son pays pour la capitale française. Gravitant dans des cercles intellectuels de gauche, elle y rencontre le tout jeune André Friedmann, Hongrois antifasciste vantard et infiniment séduisant. Photographe passionné, il l’initie à son art. Tous deux s’inventent bientôt des identités...

En 1935, la belle Gerta Pohorylle, Juive allemande, fuit son pays pour la capitale française. Gravitant dans des cercles intellectuels de gauche, elle y rencontre le tout jeune André Friedmann, Hongrois antifasciste vantard et infiniment séduisant. Photographe passionné, il l’initie à son art. Tous deux s’inventent bientôt des identités américaines et deviennent Robert Capa et Gerda Taro. Habités par le goût du risque, investis par le devoir d’informer, ils se rendent au front en Espagne, gravant sur la pellicule les atrocités de la guerre civile.

En attendant Robert Capa fait partie de ces mélodrames historiques dont on ne peut sortir indemne, une fresque flamboyante où l’amour se heurte aux atrocités du fascisme. Gerda Taro et Robert Capa ont bâti leur propre légende, jusqu’à donner leur vie pour défendre leurs idéaux. Une ode à la liberté de pensée, d’après une histoire vraie.

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EAN : 9782350871530
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 253
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • adtraviata Posté le 7 Septembre 2018
    En juillet j’ai passé quelques jours en Arles. Outre le plaisir de retrouver une jolie petite ville chargée d’histoire, j’ai visité pour la première fois de nombreuses expos des Rencontres de la photographie (49è édition en 2018). C’était donc l’occasion de sortir ce roman et quelques autres de ma pile à lire et de faire une petite thématique liée à la photo. D’emblée j’ai été charmée par l’écriture (la traduction me semble donc excellente) : Susana Fortes déploie une langue élégante, imagée, capable de décrire autant les images, les photos, les reportages du jeune Robert Capa et de sa compagne que les paysages intérieurs et les tourments de la jeune Juive polonaise exilée à Paris. Même si le titre évoque la jeunesse du célèbre photographe qui fondera l’Agence Magnum, c’est bien sa compagne Gerda Taro qui est le personnage principal de ce roman. C’est tout un monde parisien d’une richesse et d’un rayonnement bouillonnant que nous découvrons sous les yeux de celle qui s’appelait encore Gerta Pohorylle. La rive gauche est le lieu de rencontres d’intellectuels, d’artistes tant français qu’exilés. Parmi eux, André Friedmann, photographe hongrois qui marche à l’instinct, enthousiaste cherchant l’action. Gerta va d’abord lui servir de modèle, il va... En juillet j’ai passé quelques jours en Arles. Outre le plaisir de retrouver une jolie petite ville chargée d’histoire, j’ai visité pour la première fois de nombreuses expos des Rencontres de la photographie (49è édition en 2018). C’était donc l’occasion de sortir ce roman et quelques autres de ma pile à lire et de faire une petite thématique liée à la photo. D’emblée j’ai été charmée par l’écriture (la traduction me semble donc excellente) : Susana Fortes déploie une langue élégante, imagée, capable de décrire autant les images, les photos, les reportages du jeune Robert Capa et de sa compagne que les paysages intérieurs et les tourments de la jeune Juive polonaise exilée à Paris. Même si le titre évoque la jeunesse du célèbre photographe qui fondera l’Agence Magnum, c’est bien sa compagne Gerda Taro qui est le personnage principal de ce roman. C’est tout un monde parisien d’une richesse et d’un rayonnement bouillonnant que nous découvrons sous les yeux de celle qui s’appelait encore Gerta Pohorylle. La rive gauche est le lieu de rencontres d’intellectuels, d’artistes tant français qu’exilés. Parmi eux, André Friedmann, photographe hongrois qui marche à l’instinct, enthousiaste cherchant l’action. Gerta va d’abord lui servir de modèle, il va lui apprendre les bases de la photographie avec son ami David Seymour, elle va ensuite lui servir de manager et créer ce personnage de Robert Capa pour qu’il vive enfin correctement de son travail. Elle deviendra la photographe Gerda Taro (un peu oubliée par l’histoire, ce roman lui rend une seconde vie), la compagne de Capa dans une relation fiévreuse, complexe, qui s’accommode mal de leurs désirs d’indépendance à chacun. Dans ce monde prêt à plonger dans la seconde guerre mondiale, malgré l’exaltation créée par le Front populaire, l’Espagne plonge dans la guerre civile. Ce pays lâché par ses voisins européens devient le symbole de la lutte anti-fasciste. Robert et Gerda rejoignent les Brigades internationales et réalisent à leurs côtés plusieurs reportages : Capa sera marqué toute sa vie par la plus célèbre de ses photos Mort d’un soldat républicain, dont l’histoire vraie est racontée dans le roman. Il sera marqué aussi à tout jamais par sa relation avec Gerda, brutalement brisée par la guerre. Je ne peux que vous conseiller ce roman passionnant qui parle des débuts d’un grand photographe du 20è siècle, de sa compagne Gerda Taro, mais qui traite aussi de l’exil, de l’identité, des soubresauts de l’Europe confrontée au fascisme, de résistance et qui est également une grande histoire d’amour.
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  • Pat0212 Posté le 16 Mai 2018
    Gerta Pohorylle et André Friedmann, ça vous dit quelque chose? Non? Et si je vous dis Gerda Taro et Robert Capa? Oui bien sûr, ce sont deux photographes connus. Et pourtant ce sont les mêmes personnes. Susana Fortes nous donne la clé de ce mystère dans un très beau roman, particulièrement bien documenté. Il commence à Paris en 1933. Gerta, une Juive polonaise fuit Leipzig et la montée de l’antisémitisme avec son amie Ruth Cerf. Ses frères Karl et Oskar sont des militants communistes, comme son fiancé Georg, ce dernier s’est exilé en Italie. Les deux jeunes femmes arrivent à Paris fin 1933 un peu par hasard. De très nombreux exilés qui fuient l’antisémitisme et/ou le fascisme se retrouvent à Paris, ils fréquentent les cafés de la Rive gauche et de Montparnasse, en particulier le Dôme et le Capoulade qui deviennent des hauts lieux de la gauche et de l’intelligentia en exil, les manifestes se succèdent. Gerta est très active dans ce milieu grâce à sa connaissance des langues étrangères. Elle travaille comme secrétaire, puis rencontre André Friedmann, un autre exilé. Il l’initie à la photographie et peu à peu elle devient son manager et son grand amour. Le roman raconte la... Gerta Pohorylle et André Friedmann, ça vous dit quelque chose? Non? Et si je vous dis Gerda Taro et Robert Capa? Oui bien sûr, ce sont deux photographes connus. Et pourtant ce sont les mêmes personnes. Susana Fortes nous donne la clé de ce mystère dans un très beau roman, particulièrement bien documenté. Il commence à Paris en 1933. Gerta, une Juive polonaise fuit Leipzig et la montée de l’antisémitisme avec son amie Ruth Cerf. Ses frères Karl et Oskar sont des militants communistes, comme son fiancé Georg, ce dernier s’est exilé en Italie. Les deux jeunes femmes arrivent à Paris fin 1933 un peu par hasard. De très nombreux exilés qui fuient l’antisémitisme et/ou le fascisme se retrouvent à Paris, ils fréquentent les cafés de la Rive gauche et de Montparnasse, en particulier le Dôme et le Capoulade qui deviennent des hauts lieux de la gauche et de l’intelligentia en exil, les manifestes se succèdent. Gerta est très active dans ce milieu grâce à sa connaissance des langues étrangères. Elle travaille comme secrétaire, puis rencontre André Friedmann, un autre exilé. Il l’initie à la photographie et peu à peu elle devient son manager et son grand amour. Le roman raconte la vie de Gerta de son arrivée à Paris fin 1933 à son décès en juillet 1937 lors de la guerre d’Espagne. Le roman est très documenté et tous les personnages ont vraiment existé. Le point de vue adopté est celui de Gerta. On vit les 4 dernières années de sa vie avec elle. Parfois l’auteur fait intervenir un narrateur qui connaît la fin de l’histoire pour donner un aspect plus dramatique comme par exemple lorsque la mort de David Seymour (Chim) ou de Capa sont décrites alors qu’il mourront en 1947 et 1954. Gerta est un personnage très attachant, tout comme Robert Capa.C’est une femme moderne et indépendante qui annonce Simone de Beauvoir. J’ai beaucoup aimé l’éclairage donné par l’auteur sur le Paris des années 1930 et la guerre d’Espagne. Comme tout est vrai dans ce roman, on est très proche d’un document, mais il est écrit de façon romanesque. Ce roman permet une plongée dans ces années où le destin de l’Europe a basculé sans retour. C’est un livre très court, de 240 pages, mais très dense et d’une lecture exigeante.
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  • BMR Posté le 27 Mars 2016
    [...] Ce n'était que des photographes. Des témoins. À notre époque submergée d'images animées et où les mots ont perdu tout leur poids, on constate toujours qu'une simple photo garde encore toute sa puissance de choc. L'agence Magnum fête ses soixante ans, la valise mexicaine a été retrouvée et il nous a paru tout naturel de passer un moment en compagnie de l'espagnole Susana Fortes, en attendant Robert Capa. Une biographie romancée du photographe hongrois André Friedmann (aka Robert Capa) et surtout de sa muse, l'allemande Gerta Pohorylle (aka Gerda Taro). Tous deux juifs et réfugiés à Paris au moment où les bruits de bottes se faisaient trop forts dans leurs pays respectifs. C'est évidemment Rive Gauche que va naître leur idylle, dans les cafés de Montparnasse, dans le bouillonnement intellectuel de l'entre-deux guerres, aux côtés des personnalités qui marquèrent la deuxième moitié du siècle. Un amour qui changera et la vie et la carrière de Robert Capa. Et qui aurait sans doute pu changer celles de Gerta ... Ils partirent pour l'Espagne en guerre, armés de leurs Leica. [...] Une cause sans images, ce n'est pas seulement une cause oubliée. C'est aussi une cause perdue. Une courte et belle histoire d'amour comme on sait les idéaliser chez les... [...] Ce n'était que des photographes. Des témoins. À notre époque submergée d'images animées et où les mots ont perdu tout leur poids, on constate toujours qu'une simple photo garde encore toute sa puissance de choc. L'agence Magnum fête ses soixante ans, la valise mexicaine a été retrouvée et il nous a paru tout naturel de passer un moment en compagnie de l'espagnole Susana Fortes, en attendant Robert Capa. Une biographie romancée du photographe hongrois André Friedmann (aka Robert Capa) et surtout de sa muse, l'allemande Gerta Pohorylle (aka Gerda Taro). Tous deux juifs et réfugiés à Paris au moment où les bruits de bottes se faisaient trop forts dans leurs pays respectifs. C'est évidemment Rive Gauche que va naître leur idylle, dans les cafés de Montparnasse, dans le bouillonnement intellectuel de l'entre-deux guerres, aux côtés des personnalités qui marquèrent la deuxième moitié du siècle. Un amour qui changera et la vie et la carrière de Robert Capa. Et qui aurait sans doute pu changer celles de Gerta ... Ils partirent pour l'Espagne en guerre, armés de leurs Leica. [...] Une cause sans images, ce n'est pas seulement une cause oubliée. C'est aussi une cause perdue. Une courte et belle histoire d'amour comme on sait les idéaliser chez les intellectuels de cette période, sur fond d'une guerre d'Espagne finalement assez méconnue. André et Gerta sont exaspérants de suffisance et d'aveuglement. Jeunes, beaux, amoureux, talentueux et bientôt célèbres, ils croyaient changer le monde sans se rendre compte qu'il était en train de s'écrouler autour d'eux. Une dernière salve d'artifice avant que la nuit tombe. Curieusement ce livre très documenté tant sur la guerre d'Espagne que sur le couple de photographes, s'avère finalement assez superficiel et l'on apprend finalement peu de choses sur le travail de ces reporters en pleine guerre d'Espagne. Comme si l'auteure s'était contentée de trouver un beau décor historique pour nous raconter une belle histoire d'amour sous le soleil de son pays. Et sa prose se laisse parfois emportée par le lyrisme maladroit que voulait peut-être l'époque. Finalement, on retiendra surtout de ce bouquin un très beau portrait de femme : encore une créature trop moderne et trop vivante pour son époque. Un portrait qui, toutes proportions modestement gardées, serait un peu comme une vie supplémentaire d'Amory Clay, une vie fulgurante et trop courte. Pour celles et ceux qui aiment la photo.
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  • nkazinski Posté le 4 Mars 2015
    Livre lu dans la foulée de Robert Capa Traces d'une légende. Découverte du photographe, de ses origines, de son goût pour l'aventure et les guerres, mais surtout de Gerta Pohorylle, devenue Gerda Taro, l'amour de sa vie, photographe elle aussi, femme libre avant l'heure. Le contexte de la Guerre d'Espagne, comme celui de la vie à Montparnasse dans les années 1930, est bien rendu, et riche en anecdotes, on y rencontre Cartier Bresson comme Garcia Lorca. La lecture est aisée, et très fluide, les chapitres courts. Le livre donne immanquablement envie de creuser quelques personnages.
  • gorgospa Posté le 13 Décembre 2014
    Susana Fortes est une très bonne écrivaine. On est vite propulsée dans l'histoire de ces deux personnages que sont Gerta et André (Gerta Taro et Robert Capa). Passionné de photographie on aime découvrir les circonstances où ont été prises les photos célèbres. Leur cercle d'ami, les intimes, la guerre, l'amour et la haine. Malheureusement, l'histoire part dans tous les sens, passé, présent, futur, par moment on est vraiment perdu. Le style est parfois un peu lourd et certaines situations paraissent fausses, exagérés, maladroites. Je le conseil cependant comme un bon roman.
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