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L'Américaine

Les Escales
EAN : 9782365694445
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm
L'Américaine

Collection : Domaine français
Date de parution : 14/03/2019
Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s’y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l’amitié, le rock, l’amour… tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d’avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine…
Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père,... Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm.
Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l’opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam…
Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s’interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d’adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l’exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec Les Déracinés.

"Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE
 
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EAN : 9782365694445
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Incontournable. Un grand roman, absolument extraordinaire. »
 
Gérard Collard / Le Magazine de la santé

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • myosotis93 Posté le 22 Octobre 2019
    Septembre 1961 : Ruth qui veut devenir journaliste comme son père quitte Sosua, son paradis en République Dominicaine. Ses parents, juifs autrichiens, ont fuient l'Europe et se sont installés sur cette terre pleine de promesses. Alors elle fait la traversée vers New York en bateau pour leur rendre hommage, un voyage en sens inverse. Elle laisse derrière elle son enfance, son pays où règne le chaos et qui connaitra bientôt la guerre civile, mais surtout Almah sa mère, une femme au tempérament bien trempé. Ce roman retrace le parcours de Ruth, la traversée et sa rencontre avec Arturo. Sa vie à New York, stagiaire au Times, étudiante. Sa confrontation avec cette mégalopole qu'est New York ce qui n'est pas aisé quand on a grandi sur une ile tropicale. Sa vie en Israël terre où sa tante s'est installée. Des rencontres éphémères et des amitiés solides malgré les "trahisons". La confrontation avec la réalité, être surprise même déçue par le choix de vie des amies d'enfance. Survivre au deuil. Ce roman mélange les évènements historiques et la vie d'anonymes. Elle traduit avec puissance le sentiment d'impuissance, mais aussi le besoin de s'impliquer. Des joies et des peines, le découragement et le succès. Un récit riche en... Septembre 1961 : Ruth qui veut devenir journaliste comme son père quitte Sosua, son paradis en République Dominicaine. Ses parents, juifs autrichiens, ont fuient l'Europe et se sont installés sur cette terre pleine de promesses. Alors elle fait la traversée vers New York en bateau pour leur rendre hommage, un voyage en sens inverse. Elle laisse derrière elle son enfance, son pays où règne le chaos et qui connaitra bientôt la guerre civile, mais surtout Almah sa mère, une femme au tempérament bien trempé. Ce roman retrace le parcours de Ruth, la traversée et sa rencontre avec Arturo. Sa vie à New York, stagiaire au Times, étudiante. Sa confrontation avec cette mégalopole qu'est New York ce qui n'est pas aisé quand on a grandi sur une ile tropicale. Sa vie en Israël terre où sa tante s'est installée. Des rencontres éphémères et des amitiés solides malgré les "trahisons". La confrontation avec la réalité, être surprise même déçue par le choix de vie des amies d'enfance. Survivre au deuil. Ce roman mélange les évènements historiques et la vie d'anonymes. Elle traduit avec puissance le sentiment d'impuissance, mais aussi le besoin de s'impliquer. Des joies et des peines, le découragement et le succès. Un récit riche en sentiment et en humanité, avec en toile de fond une question éternelle : la migration individuelle ou collective. Car quitter son pays, quel que soit les raisons et même si c'est un acte volontaire, c'est toujours une déchirure. Amputé d'une partie de soi, il faut créer une nouvelle vie ailleurs, apprendre une langue nouvelle. "Elle parlait quatre langues, mais ne savait pas où était son pays". Avoir le corps dans un lieu et le corps dans un autre. Une lecture que je vous recommande.
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  • AMR Posté le 30 Septembre 2019
    Ayant particulièrement apprécié Les Déracinés, lu l'année dernière dans le cadre de la sélection des 68 premières Fois, je guettais naturellement la parution de ce deuxième volet, consacrée à la génération suivante d'une famille juive exilée en République Dominicaine. Avec L'Américaine, Catherine Bardon continue la fresque historique et familiale en centrant le récit sur le personnage de Ruth, jeune femme moderne qui cherche sa voie au rythme des années 1960. Je vais sans doute me répéter un peu, retrouvant ici avec bonheur ce rapport particulier entre vie privée et contexte historique quand les évènements rejaillissent sur la sphère privée et que le ressenti des personnages nous offre une focalisation originale. Ce livre est la suite immédiate du premier opus, dans la même tonalité, entre romance et Histoire ; c'est captivant et didactique à la fois. La narration se partage entre un point de vue omniscient et des passages à la première personne et les péripéties s'enchainent sans temps morts ni longueurs. Si Les Déracinés s'échelonnait sur trois générations, L'Américaine se concentre sur les années 1960 aux États-Unis, en République Dominicaine et en Israël ; encore une fois, je salue le travail de documentation et de recherche en amont de l'écriture. Personnellement, j'ai... Ayant particulièrement apprécié Les Déracinés, lu l'année dernière dans le cadre de la sélection des 68 premières Fois, je guettais naturellement la parution de ce deuxième volet, consacrée à la génération suivante d'une famille juive exilée en République Dominicaine. Avec L'Américaine, Catherine Bardon continue la fresque historique et familiale en centrant le récit sur le personnage de Ruth, jeune femme moderne qui cherche sa voie au rythme des années 1960. Je vais sans doute me répéter un peu, retrouvant ici avec bonheur ce rapport particulier entre vie privée et contexte historique quand les évènements rejaillissent sur la sphère privée et que le ressenti des personnages nous offre une focalisation originale. Ce livre est la suite immédiate du premier opus, dans la même tonalité, entre romance et Histoire ; c'est captivant et didactique à la fois. La narration se partage entre un point de vue omniscient et des passages à la première personne et les péripéties s'enchainent sans temps morts ni longueurs. Si Les Déracinés s'échelonnait sur trois générations, L'Américaine se concentre sur les années 1960 aux États-Unis, en République Dominicaine et en Israël ; encore une fois, je salue le travail de documentation et de recherche en amont de l'écriture. Personnellement, j'ai beaucoup appris sur l'Histoire dominicaine et le rôle des États-Unis lors des périodes d'instabilité politique dans cette ile. J'ai retrouvé avec plaisir des personnages très travaillés, réalistes, attachants qui font de ce roman une valeur sure. J'ai été sensible à la recherche de racines, d'une terre où se sentir chez soi cristallisée autour du personnage de Ruth dans une époque où les femmes avaient encore beaucoup à faire pour trouver leur place dans la société : elle se trouve confrontée à des choix de vie dont la difficulté est accentuée par le lourd héritage issu du génocide, une culture issue de l'exil, son histoire familiale et ses désirs légitimes d'émancipation. Autour d'elles, l'ensemble des autres personnages véhiculent également des problématiques très contemporaines, parfaitement contextualisées. Certes, mon enthousiasme est un peu plus maitrisé que lors de ma lecture des Déracinés, question d'ambiance, de disponibilité d'esprit, de contraste avec mes autres lectures du moment mais je recommande cette saga familiale dans son ensemble. Cette fois, j'avais choisi une version en livre audio, lu par Ludmilla Ruoso, qui prête admirablement sa voix à ce récit.
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  • Delphine-Olympe Posté le 29 Septembre 2019
    ’avais raté Les déracinés, le premier roman de Catherine Bardon. Ce n’était pourtant pas faute d’en avoir lu beaucoup de bien. Aussi, à l’annonce de son deuxième opus, j’ai préféré ne pas risquer de voir d’autres livres l’évincer et je m’en suis emparée dès qu’il a été disponible. Et le plaisir qu’on m’avait promis a bien été au rendez-vous. D’abord, sans doute, parce que ce livre appartient à un genre que j’affectionne particulièrement, celui du roman d’apprentissage. Encore faut-il que celui-ci soit maîtrisé. Or l’écriture de Catherine Bardon est fluide et alerte, et le rythme qu’elle imprime à son récit ne connaît aucun temps mort. C’est avec une certaine avidité que j’en ai tourné les pages pour suivre la destinée de la jeune Ruth depuis le départ de sa terre natale, la République dominicaine, à son installation à New York dans les années 1960. Vous l’imaginez sans peine, ce cadre invite aisément au romanesque, et l’auteure a très bien su en tirer parti. En effet, au-delà de l’histoire de l’héroïne en quête de son identité, Catherine Bardon embrasse celle des Etats-Unis, évoquant tour à tour le fameux discours de Martin Luther King, auquel assiste Ruth, l’assassinat de Kennedy, la Factory de... ’avais raté Les déracinés, le premier roman de Catherine Bardon. Ce n’était pourtant pas faute d’en avoir lu beaucoup de bien. Aussi, à l’annonce de son deuxième opus, j’ai préféré ne pas risquer de voir d’autres livres l’évincer et je m’en suis emparée dès qu’il a été disponible. Et le plaisir qu’on m’avait promis a bien été au rendez-vous. D’abord, sans doute, parce que ce livre appartient à un genre que j’affectionne particulièrement, celui du roman d’apprentissage. Encore faut-il que celui-ci soit maîtrisé. Or l’écriture de Catherine Bardon est fluide et alerte, et le rythme qu’elle imprime à son récit ne connaît aucun temps mort. C’est avec une certaine avidité que j’en ai tourné les pages pour suivre la destinée de la jeune Ruth depuis le départ de sa terre natale, la République dominicaine, à son installation à New York dans les années 1960. Vous l’imaginez sans peine, ce cadre invite aisément au romanesque, et l’auteure a très bien su en tirer parti. En effet, au-delà de l’histoire de l’héroïne en quête de son identité, Catherine Bardon embrasse celle des Etats-Unis, évoquant tour à tour le fameux discours de Martin Luther King, auquel assiste Ruth, l’assassinat de Kennedy, la Factory de Warhol ou encore les communautés hippies. Elle dessine ainsi en les entremêlant avec habileté le portrait d’une jeune femme et celui d’un pays. En arrière-fond, Catherine Bardon continue d’explorer l’histoire chahutée et douloureuse de la République dominicaine, pays qui lui est cher, où elle a vécu et où se situait son premier roman. Si tant est que l’on puisse parler de livre d’été - entendez par là une pagination généreuse, des personnages avec lesquels on fait corps et une lecture aisée et prenante - celui-ci pourrait bien être le vôtre !
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  • Arthore Posté le 15 Septembre 2019
    Cette suite "Des déracinés" est l'occasion pour nous de suivre Ruthie Rosenheck, Ruth pour ses proches, dans les premiers pas de sa vie d’adulte à New York. Hébergée chez son oncle Aaron et sa tante Myriam, elle va suivre les pas de son père en allant étudier le journalisme à l'université. Cette nouvelle vie va être synonyme de douceur de vivre dans sa famille avec son neveu le petit Nathan, de rencontre dès son voyage vers les E. U. avec Arturo qui deviendra son âme soeur, mais surtout du passage d’une vie de jeune fille insouciante à celui de jeune femme devant trouver un sens à sa vie. Ce deuxième tome est également celui des souvenirs et des échanges avec Almah, sa mère restée en République dominicaine, du retour sur son enfance à Sosùa, du souvenir de son père disparu, de la découverte des détails de l’histoire familiale à Vienne avant la période nazie puis de l'exode en République Dominicaine. Une nouvelle fois Catherine Bardon nous entraîne dans un récit captivant, émouvant, dense. Et si les premiers chapitres ont pu me laisser penser que la lecture des quasi 500 pages allait être longue, l’attachement n’a fait que monter en puissance.... Cette suite "Des déracinés" est l'occasion pour nous de suivre Ruthie Rosenheck, Ruth pour ses proches, dans les premiers pas de sa vie d’adulte à New York. Hébergée chez son oncle Aaron et sa tante Myriam, elle va suivre les pas de son père en allant étudier le journalisme à l'université. Cette nouvelle vie va être synonyme de douceur de vivre dans sa famille avec son neveu le petit Nathan, de rencontre dès son voyage vers les E. U. avec Arturo qui deviendra son âme soeur, mais surtout du passage d’une vie de jeune fille insouciante à celui de jeune femme devant trouver un sens à sa vie. Ce deuxième tome est également celui des souvenirs et des échanges avec Almah, sa mère restée en République dominicaine, du retour sur son enfance à Sosùa, du souvenir de son père disparu, de la découverte des détails de l’histoire familiale à Vienne avant la période nazie puis de l'exode en République Dominicaine. Une nouvelle fois Catherine Bardon nous entraîne dans un récit captivant, émouvant, dense. Et si les premiers chapitres ont pu me laisser penser que la lecture des quasi 500 pages allait être longue, l’attachement n’a fait que monter en puissance. De même, s’il est assez vite devenu clair qu’il y aurait encore une suite à cette fresque historique, le plaisir n’en a pas été moindre. On pourra regretter une suite un peu moins fouillée sur le plan historique que le précédent, mais on aimera les chapitres plus courts qui donne un rythme un peu plus soutenu. Dernière précision, même si la lecture du « tome 1 », Les Déracinés n’est pas indispensable ( dixit mon libraire et certaines critiques), je la conseille fortement pour profiter pleinement des retours par Ruth sur les traces de ses parents et de leur histoire.
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  • FabDef95 Posté le 12 Septembre 2019
    Rappelez-vous, il y a quelques semaines, un souffle romanesque m'embarqua de Vienne à Sosùa en République dominicaine. C'était avec Les déracinés le premier opus de cette saga familiale. L'Américaine n'est autre que la suite du primo roman de Catherine Bardon. Inutile d'avoir lu le premier pour se plonger dans le second. Néanmoins au vu des nombreux analepses, il est tout de même conseiller de les découvrir dans l'ordre de leur publication. Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm. Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l’opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam… Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s’interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine,... Rappelez-vous, il y a quelques semaines, un souffle romanesque m'embarqua de Vienne à Sosùa en République dominicaine. C'était avec Les déracinés le premier opus de cette saga familiale. L'Américaine n'est autre que la suite du primo roman de Catherine Bardon. Inutile d'avoir lu le premier pour se plonger dans le second. Néanmoins au vu des nombreux analepses, il est tout de même conseiller de les découvrir dans l'ordre de leur publication. Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm. Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l’opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam… Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s’interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d’adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ? Ecrire une suite après un premier roman qui plus est lorsqu'il a été très bien accueilli par les lecteurs, est un exercice difficile et particulièrement risqué. Catherine Bardon a su relever le défi. Bien que L'Américaine soit de mon point de vue un peu en deçà du premier opus, notamment parce qu'il est moins rythmé, moins romanesque, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé ceux qui ont fait Les déracinés. Entrelaçant encore une fois petite et grande histoire, explorant la question de l’exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre à travers le parcours de Ruth une radiographie des États-Unis des années 1960, tout en poursuivant l'histoire d'Almah, de Frédérick, d'Aaron, Myriam, Svenja, Markus et les autres... Si de prime abord les thèmes explorés par l'auteure semblent similaires d'un roman à l'autre, il convient de souligner que l'exil de Ruth aux Etats-Unis après le décès de son père est volontaire et qu'à aucun moment il ne s'impose à elle en raison de faits extérieurs. Si cette jeune femme tout juste sortie de l'adolescence ressent le besoin de rompre avec les siens c'est uniquement pour répondre à une question existentielle qui la taraude. Qui est-elle ?Née en République dominicaine de parents juifs autrichiens, parachutée à New York, Ruth est perdue. Est-elle juive, dominicaine, américaine ? S'exiler sera pour elle non seulement l'occasion de convoquer le passé de ses parents pour mieux le comprendre mais surtout pour trouver son identité. Mais si Ruth choisit de s'éloigner des siens, c'est également pour exister indépendamment de sa mère, cette femme flamboyante au destin si singulier, cette femme qu'elle a mis sur un piédestal. Partir non pas pour fuir, mais partir pour se trouver, telle est la démarche de Ruth, telle est la thématique de L'Américaine. Catherine Bardon a réussi ce pari fou mais pas impossible de convoquer le passé des parents pour aider la fille à mieux définir son futur. Elle fait du second opus, L'Américaine, un roman miroir du premier, Les déracinés. Bien qu'un peu moins exaltant, moins fouillé d'un point de vue historique L'Américaine reste un roman plaisant à lire. On y croise énormément de personnages, ceux qui ont fait Les déracinés mais également ceux qui ont fait l'Amérique tels Marilyn Monroe, John Fitzgerald Kennedy, Martin Luter King, les hippies, les Rock Stars... Dans L'Américaine, petite et grande histoire se mêlent, s'emmêlent, s'entremêlent pour mieux dénouer celle d'une famille d'exilés qui finira par poser ses valises sur une parcelle de terre, un petit bout de paradis.
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  • Par Lisez

    Le Noël des auteurs : 5 questions délicieusement festives à Catherine Bardon

    Tout au long du mois de décembre, Lisez interroge les auteurs sur leur rapport à Noël. En 2018, Catherine Bardon a publié son premier roman, Les Déracinés, premier tome d'une saga historique. Le troisième tome, Et la vie reprit son cours, paraîtra aux Escales en avril 2020. Pour l'autrice, pas de Noël possible sans Mary Poppins, Jingle Bells et des montagnes de chocolat.

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