Lisez! icon: Search engine
Julliard
EAN : 9782260054887
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 189 mm
Nouveauté

L'Arbre ou la Maison

Date de parution : 19/08/2021
Rentrée littéraire Julliard 2021. Prix « Albert Bichot » 2021.
De retour en Algérie, deux frères redécouvrent la maison de leur enfance,
en même temps qu’un pays en pleine révolution démocratique.
Un voyage initiatique fait de chair, de larmes et de rires.


 
Après des années d’absence et la mort de leur mère, deux frères lyonnais, Azouz l’écrivain et Samy l’arboriculteur, binationaux franco-algériens, décident de rentrer quelques jours à Sétif, le temps de nettoyer les tombes de leurs parents et de vérifier l’état de la maison familiale. Tandis que Samy bougonne à l’idée... Après des années d’absence et la mort de leur mère, deux frères lyonnais, Azouz l’écrivain et Samy l’arboriculteur, binationaux franco-algériens, décident de rentrer quelques jours à Sétif, le temps de nettoyer les tombes de leurs parents et de vérifier l’état de la maison familiale. Tandis que Samy bougonne à l’idée de remettre les pieds dans cette ville où il n’a plus de repères, Azouz est impatient d’assister à la révolution démocratique qui secoue le pays. Par-dessus tout, il espère retrouver Ryme, la femme qu’il aime depuis toujours, son cordon ombilical avec la terre de ses ancêtres. Mais à Sétif, Samy et Azouz ne reconnaissent plus rien, et aux yeux des locaux, ils sont devenus des étrangers, des bi. Quant à Ryme, l’amour de la liberté lui a donné des ailes, comme à son peuple. L’aura-t-elle attendu ? Il n’y a que le bel arbre planté par leur père devant la maison, un demi-siècle plus tôt, qui n’a pas changé de place. Mais il a tellement grandi que ses racines en menacent les fondations. Les deux frères se retrouvent ainsi face à un dilemme : garder l’arbre ou la maison.
Dans ce roman pétri de tendresse et d’humanité, Azouz Begag confronte, avec un irrésistible sens de l’humour, la nostalgie de l’enfance à la réalité d’un pays en pleine effervescence, résolument tourné vers l’avenir.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260054887
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 189 mm

Ils en parlent

« Avec humour, nostalgie et beaucoup de tendresse, l'auteur revient sur son retour au village paternel pour tenter de sauver la maison familiale. Mais peut-être s'agit-il plus encore de préserver l'arbre qui menace la maison, ou de tenir une promesse, ou de retisser le lien fraternel distendu, sa dernière racine... »
Sabine / Fnac Paris-Montparnasse

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sharon Posté le 19 Septembre 2021
    Je n’avais jamais lu de romans d’Azouz Beggag jusqu’à maintenant, non, jamais, pas même pendant mon parcours scolaire. C’est désormais chose faite. Il s’agit non pas d’un retour au pays natal, Azouz et son frère Samy sont nés à Lyon, mais d’un retour au pays natal de ses parents. Comment définir ce pays, d’abord ? L’Algérie, oui, l’Algérie, qui fut colonie française pendant des années, Algérie où la mère de l’auteur n’a pas pu être scolarisée, parce que les écoles n’étaient pas pour elle, mais pour les enfants de colons. L’école en France ? Si Azouz y a excellé, ce ne fut pas le cas de son frère qui a été très vite rejeté, ostracisé. Trouver leur place est difficile, que ce soit en France, où ils sont des « bicots » ou en Algérie, où ils sont des « bi ». Ce qui m’a frappé aussi, sauf erreur de ma part, c’est que ni l’un ni l’autre n’ont d’enfants, qu’Azouz est amoureux de Ryme, et pourtant, elle reste en Algérie, et lui en France. Pourquoi ? Ryme est à elle toute seule l’image, le souvenir, le regret, la douleur des années sombres de l’Algérie, ces années 90 où la mort... Je n’avais jamais lu de romans d’Azouz Beggag jusqu’à maintenant, non, jamais, pas même pendant mon parcours scolaire. C’est désormais chose faite. Il s’agit non pas d’un retour au pays natal, Azouz et son frère Samy sont nés à Lyon, mais d’un retour au pays natal de ses parents. Comment définir ce pays, d’abord ? L’Algérie, oui, l’Algérie, qui fut colonie française pendant des années, Algérie où la mère de l’auteur n’a pas pu être scolarisée, parce que les écoles n’étaient pas pour elle, mais pour les enfants de colons. L’école en France ? Si Azouz y a excellé, ce ne fut pas le cas de son frère qui a été très vite rejeté, ostracisé. Trouver leur place est difficile, que ce soit en France, où ils sont des « bicots » ou en Algérie, où ils sont des « bi ». Ce qui m’a frappé aussi, sauf erreur de ma part, c’est que ni l’un ni l’autre n’ont d’enfants, qu’Azouz est amoureux de Ryme, et pourtant, elle reste en Algérie, et lui en France. Pourquoi ? Ryme est à elle toute seule l’image, le souvenir, le regret, la douleur des années sombres de l’Algérie, ces années 90 où la mort était trop souvent au rendez-vous, il suffisait d’être coupable de vivre. Ryme est celle qui parvient à se révolter, encore, à agir, aussi, à écrire, sûrement. L’arbre ou la maison, c’est le fait de se retrouver avec son frère, grand angoissé, toujours, de parler avec lui, de confronter les souvenirs. Il est question de chercher ce qui est important, ce à quoi on tient vraiment, et ce qu’il reste, après, quand on est reparti. Un livre simple et sobre.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Kirzy Posté le 8 Septembre 2021
    Rentrée littéraire 2021 #18 Le gone du Chaabâ a grandi. C'est un peu comme si on le retrouvait quelques décennies plus tard. Cette fois, l’écrivain Azouz Begag doit retourner dans la maison construite par ses parents dans le village d’El-Ouricia, près de Sétif, accompagné de son frère aîné. Il s’agit d’y enterrer leur mère. S’en suit un voyage initiatique dans ce pays qu’ils connaissent si mal, autour d’un dilemme : faut-il sauver l’arbre planté par le père ou la maison en train d’être détruite par l’arbre ? Le dilemme va bien au-delà d’une simple question matérielle et se révèle symbolique d’un déchirement identitaire, opposant deux versants de l’identité des binationaux franco-algériens nés de l’immigration : un versant Sud et un versant Nord. D’autant plus que les deux frères redécouvrent la maison de leur enfance en même temps qu’un pays bouillonnant, en plein Hirak. L’occasion pour Azouz Begag de scruter en arrière-plan l’évolution récente de l’Algérie, de son rapport à la France et au colonialisme au désœuvrement d’une jeunesse qui ne pense qu’à s’exiler. Si le montage des scènes est parfois un peu confus et le style quelque peu inégal, l’auteur trouve souvent le ton juste et cela compense bien les maladresses qui peuvent être présentes.... Rentrée littéraire 2021 #18 Le gone du Chaabâ a grandi. C'est un peu comme si on le retrouvait quelques décennies plus tard. Cette fois, l’écrivain Azouz Begag doit retourner dans la maison construite par ses parents dans le village d’El-Ouricia, près de Sétif, accompagné de son frère aîné. Il s’agit d’y enterrer leur mère. S’en suit un voyage initiatique dans ce pays qu’ils connaissent si mal, autour d’un dilemme : faut-il sauver l’arbre planté par le père ou la maison en train d’être détruite par l’arbre ? Le dilemme va bien au-delà d’une simple question matérielle et se révèle symbolique d’un déchirement identitaire, opposant deux versants de l’identité des binationaux franco-algériens nés de l’immigration : un versant Sud et un versant Nord. D’autant plus que les deux frères redécouvrent la maison de leur enfance en même temps qu’un pays bouillonnant, en plein Hirak. L’occasion pour Azouz Begag de scruter en arrière-plan l’évolution récente de l’Algérie, de son rapport à la France et au colonialisme au désœuvrement d’une jeunesse qui ne pense qu’à s’exiler. Si le montage des scènes est parfois un peu confus et le style quelque peu inégal, l’auteur trouve souvent le ton juste et cela compense bien les maladresses qui peuvent être présentes. L’humour est très présent et on rit beaucoup des désillusions du frère grincheux ou les noms farfelus des menus. Le récit est tissé de chair, de rires et de larmes avec une fraîcheur et une authenticité réjouissantes. Mais c’est le magnifique personnage de Ryme, l’amoureuse « abandonnée », orpheline depuis que ses parents ont été massacrés par le FIS durant la décennie noire, qui emporte l’empathie. Bien sûr, on sent tout le poids ( un peu didactique ) de la symbolique. Ryme semble être une allégorie de l’Algérie, prête à s’émanciper, prête à jeter son voile, à trouver sa voie, seule, elle qui au départ d’attendait qu’à être sauvé par un homme. La mue vers la liberté est belle et ne peut que toucher. Et puis, comme dans le Gone du Chaabâ, il y a cette ode à la place libératrice de l’école et de la lecture. Ryme a été sauvée du désespoir par les livres, par Le Premier homme d’Albert Camus. Une scène terriblement touchante la voit prendre hors des regards des livres français laissés à la disposition des passants, les uns après les autres, de peur de passer pour une égoïste ou une « voleuse ». L’auteur se demande «  quels murmures d’âmes mortes elle avait déjà captés en s’enfuyant ainsi depuis des années sur des embarcations de papier ». Un roman émouvant et incontestablement empli de sincérité.
    Lire la suite
    En lire moins
  • LesbilletsDeFanny Posté le 30 Août 2021
    C’est par ce livre très touchant que j’ai commencé à découvrir la rentrée littéraire 2021. C’est aussi mon premier roman de l’auteur – et pas le dernier. J’ai été touchée par les retrouvailles entre les deux frères, mais aussi par les émotions et les souvenirs qui les assaillent une fois arrivés en Algérie. Au départ, Samy n’est pas très motivé : l’Algérie lui semble loin, en terme de kilomètres mais aussi de liens, contrairement à Azouz, qui a une triple motivation : voir l’Algérie en proie à la révolution, retrouver Ryme mais aussi régler cette question d’héritage. Alors qu’ils pensent rentrer dans un second chez eux, là où se trouvent leurs racines familiales, ils sont considérés comme des étrangers et la population ne leur est pas forcément favorable… Dans une Algérie agitée, il sera temps pour eux de faire des choix, et pas seulement celui de savoir s’ils gardent l’arbre ou la maison, dont les racines du premier menace la seconde. Je trouve le lien entre les racines de l’arbre et les racines familiales judicieux et très intéressant. Il exprime bien le dilemme identitaire pour ces binationaux. Si j’ai été autant touchée, c’est peut-être parce que l’auteur raconte son histoire : il y... C’est par ce livre très touchant que j’ai commencé à découvrir la rentrée littéraire 2021. C’est aussi mon premier roman de l’auteur – et pas le dernier. J’ai été touchée par les retrouvailles entre les deux frères, mais aussi par les émotions et les souvenirs qui les assaillent une fois arrivés en Algérie. Au départ, Samy n’est pas très motivé : l’Algérie lui semble loin, en terme de kilomètres mais aussi de liens, contrairement à Azouz, qui a une triple motivation : voir l’Algérie en proie à la révolution, retrouver Ryme mais aussi régler cette question d’héritage. Alors qu’ils pensent rentrer dans un second chez eux, là où se trouvent leurs racines familiales, ils sont considérés comme des étrangers et la population ne leur est pas forcément favorable… Dans une Algérie agitée, il sera temps pour eux de faire des choix, et pas seulement celui de savoir s’ils gardent l’arbre ou la maison, dont les racines du premier menace la seconde. Je trouve le lien entre les racines de l’arbre et les racines familiales judicieux et très intéressant. Il exprime bien le dilemme identitaire pour ces binationaux. Si j’ai été autant touchée, c’est peut-être parce que l’auteur raconte son histoire : il y a bien ce peuplier, planté par son père, qui menaçait les fondations de la maison, et toutes les questions qui en découlent. Puis, il y a aussi cette écriture, fluide et non dépourvue d’humour que j’ai beaucoup appréciée. Je vous conseille ce beau roman, qui vous fera rire, et qui devrait vous toucher. Le roman est sorti aux éditions Julliard.
    Lire la suite
    En lire moins
  • letilleul Posté le 20 Août 2021
    En cette rentrée littéraire 2021, Azouz Begag reprend la plume avec un roman autobiographique « L'arbre ou la maison ». Après des années d'absence et la mort de leur mère, deux frères lyonnais, Azouz l'écrivain et Samy l'arboriculteur, binationaux franco-algériens, décident de rentrer quelques jours à Sétif, le temps de nettoyer les tombes de leurs parents et de vérifier l'état de la maison familiale. Tandis que Samy bougonne à l'idée de remettre les pieds dans cette ville où il n'a plus de repères, Azouz est impatient d'assister à la révolution démocratique qui secoue le pays. Par-dessus tout, il espère retrouver Ryme, la femme qu'il aime depuis toujours, son cordon ombilical avec la terre de ses ancêtres. Ayant lu, le Gone du Chaaba dans le cadre scolaire, cette redécouverte de la plume de l'auteur des années après m'a fait l'effet du baume de jeunesse : une redécouverte encrée dans son temps du chemin de vie parcouru par l'auteur aux cultures multiples et enrichies et qui une fois encore revendiqué le parcours unique des binationaux franco-algériens à notre époque. Une lecture authentique, fluide pour un roman à ne pas manquer en cette rentrée littéraire 2021. #NetgalleyFrance #Larbreoulamaison
  • HQL Posté le 5 Août 2021
    J'ai découvert Azouz Begag avec ce roman, n'ayant jusqu'alors jamais eu l'occasion de lire son oeuvre littéraire pourtant prolifique depuis une trentaine d'années, et n'ayant aucun souvenir de son bref passage ministériel dans le gouvernement de De Villepin en 2005. C'est donc à l'occasion de la rentrée littéraire prochaine que je me suis plongé dans L'arbre ou la maison, un roman à paraître aux éditions Julliard. C'est avec son frère Samy qui vit aussi dans la région lyonnaise qu'Azouz Begag décide de retourner en Algérie voir la maison de ses parents qu'ils ont reçu en héritage et dans laquelle cohabitent quelques locataires de longue date. Alors que le pays traverse une crise politique appelant à plus de démocratie, ils se rendent à Sétif, au nord de l'Algérie. Pas vraiment considérés comme français en France, ils découvriront à l'occasion de ce séjour d'une semaine en période trouble qu'ils ne sont pas non plus considérés comme algériens en Algérie, et ce statut de bi-national leur est finalement plutôt défavorable. À travers leur séjour mouvementé, l'auteur dresse le portrait doux-amer d'un pays qui vit sa révolution démocratique en contraste avec les souvenirs un brin nostalgique de l'Algérie de leur enfance. Les deux frères devront choisir, la... J'ai découvert Azouz Begag avec ce roman, n'ayant jusqu'alors jamais eu l'occasion de lire son oeuvre littéraire pourtant prolifique depuis une trentaine d'années, et n'ayant aucun souvenir de son bref passage ministériel dans le gouvernement de De Villepin en 2005. C'est donc à l'occasion de la rentrée littéraire prochaine que je me suis plongé dans L'arbre ou la maison, un roman à paraître aux éditions Julliard. C'est avec son frère Samy qui vit aussi dans la région lyonnaise qu'Azouz Begag décide de retourner en Algérie voir la maison de ses parents qu'ils ont reçu en héritage et dans laquelle cohabitent quelques locataires de longue date. Alors que le pays traverse une crise politique appelant à plus de démocratie, ils se rendent à Sétif, au nord de l'Algérie. Pas vraiment considérés comme français en France, ils découvriront à l'occasion de ce séjour d'une semaine en période trouble qu'ils ne sont pas non plus considérés comme algériens en Algérie, et ce statut de bi-national leur est finalement plutôt défavorable. À travers leur séjour mouvementé, l'auteur dresse le portrait doux-amer d'un pays qui vit sa révolution démocratique en contraste avec les souvenirs un brin nostalgique de l'Algérie de leur enfance. Les deux frères devront choisir, la France ou l'Algérie, la maison qui tombe en ruine ou l'arbre dont les racines menacent la maison. Un joli roman sur les racines familiales, l'héritage des origines et la fraternité. Service de presse adressé par l'éditeur.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE JULLIARD
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.

Lisez maintenant, tout de suite !