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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874760
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 301
Format : 140 x 205 mm

Le Petit Sapin de Noël

Philippe Giraudon (Traducteur)
Date de parution : 08/11/2018
Grâce à son écriture subtilement ironique et à ses histoires à rebondissements, Stella Gibbons nous transporte au cœur d’une Angleterre respectablement excentrique.
L’esprit pétillant de Stella Gibbons parcourt ces quinze nouvelles, profondes sous leur apparente légèreté. Qu’il s’agisse de Pompey, de Mr Pavey ou de Miss Garfield, tous les personnages sont confrontés à la morale victorienne corsetée. Vont-ils oser la transgresser et échapper à leur vie si convenable ? Avec générosité et fantaisie,... L’esprit pétillant de Stella Gibbons parcourt ces quinze nouvelles, profondes sous leur apparente légèreté. Qu’il s’agisse de Pompey, de Mr Pavey ou de Miss Garfield, tous les personnages sont confrontés à la morale victorienne corsetée. Vont-ils oser la transgresser et échapper à leur vie si convenable ? Avec générosité et fantaisie, Stella Gibbons dénonce les clichés d’une société ankylosée par les conventions et les qu’en-dira-t-on.
Ces condensés d’humour british, tout en retenue élégante, sont un enchantement. Ils nous transportent dans un monde délicieusement suranné qui vacille.
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EAN : 9782350874760
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 301
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CathR Posté le 19 Janvier 2020
    Quinze nouvelles dans un esprit british. Ironie, excentricité et humour y sont présents jusque dans les moindres recoins. C'est parfois acide, parfois plus léger mais chacune des nouvelles révèle une vraie tendresse pour le genre humain qui semble souvent perdu... A déguster au chaud avec thé et shortbread pour accentuer le plaisir!
  • DViolante Posté le 5 Décembre 2019
    Je ne connaissais pas Stella Gibbons avant d'ouvrir Le Petit sapin de Noël et j'ai découvert un petit bijou de littérature britannique comme je les aime. Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui dépeignent la bonne société anglaise entre les deux guerres. Les jeunes gens passent leur temps à s'amuser (ou à tenter de s'amuser) dans des soirées, flirtent et n'ont pas d'autres sources d'intérêts. Puis les couples se forment et les femmes restent à la maison, à attendre leur mari. La bonne et la nurse s'occupent de la maison et des enfants et elles se rendent alors compte de la vacuité de leur vie. Lorsqu'elles tentent de s'affranchir de cette vie étriquée, c'est pour s'apercevoir qu'elles ne sont plus ni jeunes ni compétentes pour se faire embaucher et que le mariage est comme un enclos fermé sur leur couple. Celles qui sont restées célibataires ne s'en sortent finalement pas mieux, puisqu'elles ne rêvent que de mariage ou regrettent un ancien amant. Quant aux classes inférieures de la société, elles ne sont pas en reste en matière de préjugés et d'intolérance. Ainsi la mère d'une jeune fille, mère célibataire, estime qu'il n'est pas convenable que sa fille travaille comme bonne à... Je ne connaissais pas Stella Gibbons avant d'ouvrir Le Petit sapin de Noël et j'ai découvert un petit bijou de littérature britannique comme je les aime. Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui dépeignent la bonne société anglaise entre les deux guerres. Les jeunes gens passent leur temps à s'amuser (ou à tenter de s'amuser) dans des soirées, flirtent et n'ont pas d'autres sources d'intérêts. Puis les couples se forment et les femmes restent à la maison, à attendre leur mari. La bonne et la nurse s'occupent de la maison et des enfants et elles se rendent alors compte de la vacuité de leur vie. Lorsqu'elles tentent de s'affranchir de cette vie étriquée, c'est pour s'apercevoir qu'elles ne sont plus ni jeunes ni compétentes pour se faire embaucher et que le mariage est comme un enclos fermé sur leur couple. Celles qui sont restées célibataires ne s'en sortent finalement pas mieux, puisqu'elles ne rêvent que de mariage ou regrettent un ancien amant. Quant aux classes inférieures de la société, elles ne sont pas en reste en matière de préjugés et d'intolérance. Ainsi la mère d'une jeune fille, mère célibataire, estime qu'il n'est pas convenable que sa fille travaille comme bonne à tout faire chez une femme dont l'amant est mort à la guerre... J’ai adoré l’esprit caustique et le regard critique et désabusé sur une société qui nous semble étrangère et désuète, mais dont la mentalité étriquée n’est hélas pas toujours si éloignée de notre époque… Un gros coup de cœur !
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  • Garoupe Posté le 16 Janvier 2019
    A British sense of christmas humour Recueil de nouvelles des années 40, ce livre possède un petit goût so british, so suranné, so cynique ! Les nouvelles tournent toutes plus ou moins autour du thème de la rencontre. Elles sont parfois amoureuses, parfois amicales, parfois positives, parfois négatives, parfois fermes et définitives, parfois elles restent en suspension, comme si l’auteur ne voulait pas en dire trop, voulait garder une part de mystère. La narratrice, Stella Gibbons herself, n’est jamais partie prenante, elle opère comme témoin. Elle n’en est pas moins un personnage à part entière qui apporte sa subjectivité et la partage avec le lecteur. Se positionnant en conteuse, elle ne laisse pas le lecteur en simple spectateur mais elle l’invite à prendre position, que ce soit pour ou contre son propre avis. Stella Gibbons semble dénoncer les petits travers de la société anglaise de son époque, exacerbant sa rigidité, son cynisme, son indécrottable maniérisme et machisme. Et pourtant, on ne peut totalement se résoudre à penser que Stella Gibbons soit contre ce système. Sa dénonciation ne semble être que de façade. Elle fait partie de cette société qu’elle dénonce mais qu’elle ne peut pas rejeter. Il y a autant de tendresse pour ces... A British sense of christmas humour Recueil de nouvelles des années 40, ce livre possède un petit goût so british, so suranné, so cynique ! Les nouvelles tournent toutes plus ou moins autour du thème de la rencontre. Elles sont parfois amoureuses, parfois amicales, parfois positives, parfois négatives, parfois fermes et définitives, parfois elles restent en suspension, comme si l’auteur ne voulait pas en dire trop, voulait garder une part de mystère. La narratrice, Stella Gibbons herself, n’est jamais partie prenante, elle opère comme témoin. Elle n’en est pas moins un personnage à part entière qui apporte sa subjectivité et la partage avec le lecteur. Se positionnant en conteuse, elle ne laisse pas le lecteur en simple spectateur mais elle l’invite à prendre position, que ce soit pour ou contre son propre avis. Stella Gibbons semble dénoncer les petits travers de la société anglaise de son époque, exacerbant sa rigidité, son cynisme, son indécrottable maniérisme et machisme. Et pourtant, on ne peut totalement se résoudre à penser que Stella Gibbons soit contre ce système. Sa dénonciation ne semble être que de façade. Elle fait partie de cette société qu’elle dénonce mais qu’elle ne peut pas rejeter. Il y a autant de tendresse pour ces personnages qui tentent de s’extraire d’une routine pour mieux y succomber par paresse, par facilité, par convention, sans le regretter au demeurant, que de propos acerbes et de regards sans concession sur la société dans laquelle ces personnages se déplacent, (sur)vivent, étouffent. A partir du moment où une chose est ancrée en vous depuis l’enfance, il devient difficile, voire impossible, de la contredire, de la renverser. Soumettre une habitude au changement est une des choses les plus difficiles au monde. Par contre, Stella Gibbons préfigure indéniablement une certaine forme de féminisme mais qui est une fois de plus soumise à une sorte de tiraillement entre l’envie de voir la figure de la femme s’émanciper sans pour autant révolutionner une société feutrée et confortable. On pourra toujours trouver que la société dans laquelle Stella Gibbons elle-même vit n’est pas la société de plus basse extraction qui soit. Elle semble être dans une strate plutôt bourgeoise de la société anglaise, travailleuse certes mais pas pour autant populaire. C’est peut-être ce qui fait que, en tant que personne appartenant à une frange plutôt privilégiée de la société anglaise, elle ne lâche pas totalement les chevaux et que la charge n’est que celle d’une brigade légère… Ce qui n’enlève rien au plaisir de découvrir une auteure passionnante. Je vous le conseille, un soir de décembre, pendant les fêtes, allongé sur un canapé moelleux, les jambes couvertes d’un plaid, un feu dans la cheminée et une tasse de thé, légèrement aromatisé et, selon l’arôme, avec un nuage de lait.
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  • alexb27 Posté le 15 Janvier 2019
    J’aime beaucoup la littérature anglaise et les nouvelles, je ne pouvais donc qu’apprécier ces textes plein d’humour et de délicatesse, qui nous dressent un portrait particulièrement savoureux de la femme émancipée des années 1930. Un petit délice, à savourer un peu chaque soir.
  • cathulu Posté le 2 Décembre 2018
    Elles s'appellent Pompey, Joyce ou Jenny et vivent à la fin des années 30 en Grande-Bretagne mais, par bien des aspects, elles pourraient être nos contemporaines. Elles font partie de la bonne société, une classe sociale qui peine parfois à se décorseter, à laisser libre cours à ses sentiments, à accepter que les femmes ont changé : elles travaillent et entendent bien ne pas se laisser dépérir sur pieds pour un homme égoïste et pleurnichard. Les hommes ne sont pas toujours à la fête dans ces textes car Stella Gibbons traque leurs petites lâchetés mais ne manque pourtant pas de souligner les réelles qualités de ceux qui semblent sans charme au premier abord. Ce recueil de nouvelles commence par un conte de Noël avec tous les ingrédients du genre, mais ne croyez pas pour autant que Stella Gibbons fasse dans les sucré: elle rappelle plutôt ces biscuits anglais au gingembre : son esprit piquant prend vite le dessus et épingle avec malice les travers de ses personnages. C'est à la fois délicieusement suranné et toujours d'actualité ! Un petit délice à ne pas manquer !
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