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Julliard
EAN : 9782260029151
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 118 x 185 mm

Les Choses - Édition du cinquantenaire

Date de parution : 03/09/2015
Il y a cinquante ans paraissait le premier roman de Georges Perec, Les Choses. Un chef-d’œuvre qui n’a rien perdu de sa modernité et dont les Éditions Julliard réimpriment l’intégralité sous la charte graphique de sa collection littéraire originale.
En 1965 paraît le premier roman d’un inconnu, Georges Perec, dont le titre et le sous-titre sont déjà tout un programme : Les Choses, une histoire des années 60. Maurice Nadeau, directeur des « Lettres nouvelles » chez Julliard, savait-il qu’il venait de découvrir là l’un des auteurs français les... En 1965 paraît le premier roman d’un inconnu, Georges Perec, dont le titre et le sous-titre sont déjà tout un programme : Les Choses, une histoire des années 60. Maurice Nadeau, directeur des « Lettres nouvelles » chez Julliard, savait-il qu’il venait de découvrir là l’un des auteurs français les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle ? La même année, le livre reçoit le prix Renaudot et il n’a cessé, depuis cinquante ans, d’être lu et relu, s’imposant comme un classique.
Deux jeunes gens, Sylvie et Jérôme, à peine sortis de leurs études de sociologie, vivent sur leurs maigres revenus d’enquêteurs pour des agences publicitaires. Mais leurs aspirations au luxe, aux belles choses, aux vêtements de bonne finition, aux meubles racés, à une vie d’oisiveté dans un décor où chaque détail serait pensé, s’opposent à la trivialité de leur vie réelle : un minuscule deux-pièces où s’entassent pêle-mêle livres, disques et vêtements achetés aux puces, un métier peu reluisant, une incapacité à donner de l’envergure à leur existence. Pourquoi le bonheur leur semble-t-il aussi inaccessible ? Est-ce parce qu’il ne peut échapper, selon eux, à la condition de posséder des « choses » ?
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EAN : 9782260029151
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 118 x 185 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • OufJeRespire Posté le 2 Décembre 2019
    Quel étrange sentiment je ressens après la lecture des "Choses" de Georges Perec. Ce livre est magistralement écrit. le mot juste au bon moment, complexe juste ce qu'il faut pour se sentir intelligent, voire révélé à sa propre condition. Perec nous fait nous sentir sociologues. Il est terriblement actuel. Hormis le chapitre dédié à [masquer] l'Algérie [/masquer], on pourrait dupliquer le constat que Perec fait de notre société et du conditionnement du bonheur par la société du marché et du besoin. On pourrait dire de ce livre qu'il est lucide et frappé par le sceau sociologique, et ce serait parfait, et Perec serait le prophète de nos temps modernes. Sauf que. Il y a un problème. Pas deux. "Un". Il arrive, au fil des pages et même assez tôt dans l'ouvrage, que Perec utilise le mot "minable" quant aux choix que les protagonistes croient faire pour sortir de leur condition et se croire plus heureux "après". Et là, mon intérêt s'est décroché des lignes que je lisais. Perec ne constate plus et n'établit plus de liens de causalité entre les faits qu'il amasse: il juge. Il n'est plus sociologue, mais endosse le regard un peu condescendant de l'entomologiste qui a plus conscience que les... Quel étrange sentiment je ressens après la lecture des "Choses" de Georges Perec. Ce livre est magistralement écrit. le mot juste au bon moment, complexe juste ce qu'il faut pour se sentir intelligent, voire révélé à sa propre condition. Perec nous fait nous sentir sociologues. Il est terriblement actuel. Hormis le chapitre dédié à [masquer] l'Algérie [/masquer], on pourrait dupliquer le constat que Perec fait de notre société et du conditionnement du bonheur par la société du marché et du besoin. On pourrait dire de ce livre qu'il est lucide et frappé par le sceau sociologique, et ce serait parfait, et Perec serait le prophète de nos temps modernes. Sauf que. Il y a un problème. Pas deux. "Un". Il arrive, au fil des pages et même assez tôt dans l'ouvrage, que Perec utilise le mot "minable" quant aux choix que les protagonistes croient faire pour sortir de leur condition et se croire plus heureux "après". Et là, mon intérêt s'est décroché des lignes que je lisais. Perec ne constate plus et n'établit plus de liens de causalité entre les faits qu'il amasse: il juge. Il n'est plus sociologue, mais endosse le regard un peu condescendant de l'entomologiste qui a plus conscience que les insectes qu'il observe de leur condition. Pour la première fois, je suis confronté à un livre qui me fait me sentir "minable", sans rédemption possible. Perec a raison sur tout. Il a eu beau jeu de dire que son livre n'est pas une critique des modes de vie français à l'orée de la société de consommation. le terme "minable", je l'ai ressenti comme une étiquette qu'il me colle en plein visage, et qui aurait pu me sentir honteux si je l'avais lu il y a 15 ans (désormais, je suis assez vieux pour assumer d'être con). Bref: brillant par le style et l'analyse, cafardeux sur le sens et la posture.
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  • isanne Posté le 25 Novembre 2019
    Il est des écrivains devant lesquels on se sent très petit, desquels on n'ose pas ouvrir les livres parce que... Et pourtant, ils nous adressent bon nombre de clins d'oeil : un livre sur Ellis Island - lieu sur lequel on ne s'arrête jamais de vouloir apprendre sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment de raison tangible - un livre - biographie - qu'on a longuement regardé et laissé sur l'étal du bouquiniste que l'on fréquente, un chat noir aux grands yeux sereins perché sur une épaule.... Je me suis décidée... et je sais que je viens de trouver une pile de livres à lire et qu'ils vont m'enchanter. Les choses , c'est l'histoire - un peu autobiographique - de l'écrivain, un jeune couple, les années 60, une certaine définition du bonheur... Ce bonheur que ne semble devoir s'acquérir qu'avec de l'argent, beaucoup d'argent afin d'être "large" et de ne pas craindre d'en manquer. Ce n'est pas une critique de la société de consommation telle qu'elle commence à apparaître dans ces années, plutôt le constat d'une attitude, d'un état de fait d'une génération, l'argent devient disponible pour davantage que la survie, il peut permettre d'acquérir ces choses destinées à apporter le bonheur, du moins dans... Il est des écrivains devant lesquels on se sent très petit, desquels on n'ose pas ouvrir les livres parce que... Et pourtant, ils nous adressent bon nombre de clins d'oeil : un livre sur Ellis Island - lieu sur lequel on ne s'arrête jamais de vouloir apprendre sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment de raison tangible - un livre - biographie - qu'on a longuement regardé et laissé sur l'étal du bouquiniste que l'on fréquente, un chat noir aux grands yeux sereins perché sur une épaule.... Je me suis décidée... et je sais que je viens de trouver une pile de livres à lire et qu'ils vont m'enchanter. Les choses , c'est l'histoire - un peu autobiographique - de l'écrivain, un jeune couple, les années 60, une certaine définition du bonheur... Ce bonheur que ne semble devoir s'acquérir qu'avec de l'argent, beaucoup d'argent afin d'être "large" et de ne pas craindre d'en manquer. Ce n'est pas une critique de la société de consommation telle qu'elle commence à apparaître dans ces années, plutôt le constat d'une attitude, d'un état de fait d'une génération, l'argent devient disponible pour davantage que la survie, il peut permettre d'acquérir ces choses destinées à apporter le bonheur, du moins dans l'imaginaire des gens. Concilier profession, rêves à réaliser, mode de vie désiré, rien n'est facile, finalement. Et puis, un changement de vie, le désir de s'affranchir des ces désirs qu'on n'assouvit pas et qui restent seulement des rêves : le départ pour Sfax, et une vie toute en simplicité, toute en retenue, une vie qui ralentit , sans frénésie. Et si le bonheur résidait dans cette simplicité, justement, dans cette absence de course ? Pourtant ce jeune couple choisira de rentrer en France... Juste une question après avoir refermé ce récit : "être" ensemble, n'était-ce pas suffisant pour parler de bonheur ? Faut-il toujours vivre dans l'agitation, même seulement celle de l'imagination ?
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  • JulieB41 Posté le 27 Octobre 2019
    Pas lu jusqu'au bout. Les livres qui parlent de moi et de ma capacité à vouloir posséder, ça me gène. Quoi ? Avoir pour être, n'est-ce pas comme cela qu'il fonctionne ce fichu monde ? Je ne suis pas encore capable à seulement "être", alors je laisse de côté pour éviter de regarder en face ma propre aliénation.
  • julnar Posté le 19 Septembre 2019
    Une fois lu vous vous regarderez autrement entre être et avoir.
  • Sebastien95 Posté le 16 Mai 2019
    Ecouté en livre audio (Audiolib) Déçu par le récit, pourtant primé, reconnu et vanté, On suit le déroulé de vie d'un coupe de jeunes (?), coinçé entre la frustration de la possession et l'impossibilité d'acquérir. Une certaine monotonie s'empare du lecteur-puisque oui la condition pour qu'un roman soit bon-et on l'oublie trop souvent-est qu'il doit avant tout captiver le lecteur. Rien n'est pire qu'un lecteur qui s'ennuie. Bref, au-delà de la qualité de l'écriture - évidemment - de Pérec, j'y ai trouvé une histoire finalement assez terne.... ...mais c'était avant d'entendre l'intervention de Peeters, spécialiste reconnu de Pérec, qui remet le "roman" dans son contexte, retraduit certains des passages et surtout en tire une analyse limpide et claire. C'est là l'un des avantages des livres audio: offrir parfois un autre éclairage au lecteur lui permettant d'apprécier autrement le récit. La voix de Personnaz est moyenne et plutôt monotone-à l'image du récit finalement. PEETERS
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